Et voici une petite suite. Pour ceux et celles qui attendent des réponses et s'inquiètent pour Rick...vous pouvez continuer :=)
Bonne lecture et merci pour les reviews et story alert.
9. Le fugitif
Il sortit le plus calmement possible du commissariat et se réfugia avec soulagement dans l'habitacle surchauffé d'un taxi. Son pull et son veston étant un peu léger pour le protéger du froid. Il dit au chauffeur de le conduire Ground Central. Ensuite il éteignit son portable pour ne pas se faire repérer. Et il envoya le message à Vincente. Il tourna la tête machinalement et aperçut son reflet dans la vitre. L'espace d'un instant il eut envie d'envoyer son poing pour faire disparaître son image.
Il revit l'expression de stupéfaction sur le visage de Kate, suivi par la colère. Puis elle avait compris, plutôt deviné juste pour Alexis. Alors il avait vu de la compassion ou de la pitié, il ne serait vraiment le dire. Il lui avait simplement demandé de lui laisser du temps. La façon dont elle avait prononcé son prénom, le ton de sa voix, son regard lorsqu'elle lui avait répondu de ne rien faire. Cela avait été comme si elle lui hurlait sa déception. Il avait en été profondément touché. Ça lui faisait mal. Il n'avait même pas eu le cran de la regarder pour lui dire adieu et il avait parfaitement illustré l'expression « fuir comme un voleur ».
Le taxi ralentit et s'arrêta. Il paya la course et descendit. Une bourrasque glaciale le transit. Il entra rapidement se mettre à l'abri. Il se dirigea vers les consignes et ouvrit la sienne. Il récupéra son sac, la parka et fila dans les toilettes. Du sac à dos il sortit le bonnet et les gants, y rangea l'arme du flic qu'il avait gardé. Il ouvrit le sac de voyage, il prit quelques billets qu'il fourra dans une poche de sa parka y mit le sac à dos. Cinq minutes plus tard, portant le sac en bandoulière, il sortait de Ground Central. Il avait remonté la fermeture éclair à fond, levant bien le col qui lui cachait tout le bas du visage. Avec le bonnet bien descendu sur le front, il était méconnaissable.
Il marcha un bon moment avant de trouver un hôtel de seconde zone. Le réceptionniste était assis, les pieds sur le comptoir et il regardait une vieille série télévisée. Lorsque Castle reconnut un épisode du fugitif, il nota l'ironie de la situation. Lui qui venait en moins de deux heures de passer 'd'écrivain célèbre' à 'fugitif'. Le gars souffla, se leva et lui tendant le registre.
- Vous restez longtemps ?
- Une semaine.
- Ok, on paie d'avance et notez vot' nom là. Il montra une case sur la page.
- Combien ?
- 250.
- Parfait, il paya.
- V'là votre clé monsieur, il lut le nom inscrit…. Rodgers. Chambre 105.
- Merci.
Castle entra dans la chambre mais n'alluma pas tout de suite. Avant il alla tirer les rideaux. Il ôta parka, bonnet, boots et s'allongea sur le lit, le portable à portée de main. Il ne lui restait plus qu'à attendre. Il alluma le vieux poste de TV, le mit sur la chaine info mais coupa se le son. Il finit par s'endormir.
Au même moment dans la rue une ford s'arrêtait et un type montait à l'intérieur.
- Alors ?
- Il a pris une chambre dans cet hôtel. On prévient le boss
- Oui. Il se débrouille plutôt bien pour un apprenti criminel.
- Pas mal. On continue la surveillance et on attend le coup de fil d'Andrew.
Kate était dans le bureau du capitaine. On l'avait appelé pour le prévenir qu'un vol avait eu lieu dans le local des pièces à convictions. L'agent Garibaldi qui devait prendre la relève, était arrivé au moment où ce dernier reprenait connaissance et avait trouvé Becket menottée.
- Comment va l'agent Thomson ?
- Ça va, juste un peu sonné.
- Il a vu son agresseur ?
- Non, il a été pris par surprise et vous Beckett vous avez pu le voir ?
- Non monsieur. Mentit-elle, il lui avait demandé du temps elle lui en laissait.
- Son allure générale ?
- Il était de taille et de corpulence moyenne.
- Vous avez vérifiez, c'est bien les preuves contre Lorenzo Vincente qui ont disparue.
- Oui, celles qui ne mettaient pas en doute son implication dans le meurtre.
- Rentrez chez vous Beckett. Nous en reparlerons demain.
- Bien capitaine.
Elle quitta le commissariat mais au lieu de se rendre chez elle, elle se rendit à l'appartement de Castle. Elle avait eu le temps de se remémorer ces deux jours. Comment ne s'était-elle pas rendue compte que quelque chose n'allait pas. Elle inventa une histoire de clé oublié pour le gardien qui se fit un plaisir de lui ouvrir. La première chose qu'elle fit fut de monter dans la chambre d'Alexis. Bien sûr elle n'était pas là. Ensuite elle passa dans la chambre de Castle. y trouva un pommade contre les coups, et des pansements.
Depuis qu'elle avait croisé son regard avec celui apeuré de Castle, elle était à la fois inquiète et en colère. Elle descendit et pénétra dans le bureau de l'écrivain. Dès qu'elle alluma, elle vit tout de suite l'enveloppe posée bien en évidence sur le bureau. Elle lut le nom écrit dessus. C'était le sien. Elle s'assit, l'ouvrit et en retira plusieurs feuillets. Elle commença sa lecture.
A la fin de sa lecture, elle pleurait. Comment Castle avait-il fait pour faire comme si tout allait bien. Il avait dû vivre un véritable enfer. Et il avait raison pour la petite Laura.
En se levant elle buta dans la corbeille qui se renversa. Elle se baissa pour ramasser les feuilles de papiers froissées. Elle en déplia une, comme ça par curiosité où parce que son instinct de flic la poussa à le faire. Lorsqu'elle vit ce qu'il y avait de noté elle en déplia d'autres fébrilement.
- Mon Dieu Rick, qu'allez-vous faire ?
Elle prit son portable et essaya à nouveau de le joindre. Elle tomba une nouvelle fois sur sa messagerie. Elle passa de autres appels et rentra chez elle.
