A propos de l'histoire : Comme promis, chapitre 9 dans la foulée ! Normalement, la chapitre ne devrait pas tarder à suivre...
J'ai une annonce à faire !
Mon esprit étant en éternelle ébullition (c'est plutôt que y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis), j'ai décidé de raccourcir ma fiction.
J'annonce donc officiellement qu'il reste encore 4 chapitres, à quelques détails près, avant l'épilogue.
Je dédicace comme toujours cette fanfiction à mon cher 'Tit Diable, mais je le signale à nouveau, puisque c'est un chapitre qu'elle me réclamait depuis un moment...
Attention, c'est maintenant que cette fic vaux son rating T, même si je n'ai pas vraiment fait dans l'explicite...
Enjoy, et à très vite !
"Just a moment before saying "Goodbye"..."
(POV Sirius)
Nous quittons la fête par le jardin et nous éclipsons chez Remus.
Pardon Remus...
Pardon de ne pouvoir t'offrir qu'une nuit.
Si je pouvais, je t'offrirais toute ma vie.
Mais je me suis malheureusement déjà engagé.
Toute rancœur oublié, je veux juste le combler.
Au moins cette nuit.
Il cherche ses clés et ouvre la porte de chez lui.
Il entre, et je le suis.
Il ne prend même pas la peine d'allumer la lumière et me saute au cou pour m'embrasser passionnément.
Je le comprends...
Nous n'avons pas de temps à perdre...
(POV Remus)
La seule source de lumière provient des réverbères qui éclairent encore la rue.
Le salon baigne dans la pénombre, et seul le bruissement de nos vêtements qui se frôlent, les bruits de nos baisers et quelques soupirs brisent le calme de la maison.
A tâtons, je dirige Sirius jusqu'à l'étage, sans lâcher ses lèvres.
Arrivés près de ma chambre, il me porte, mes jambes entourant sa taille et il ouvre la porte.
Doucement, il me dépose sur le lit.
Nous nous détachons quelques secondes, juste le temps d'enlever nos vestes et nos chaussures.
Il s'approche ensuite de moi lentement, venant cueillir mes lèvres.
Il est si doux.
Je caresse son torse, inlassablement, puis je m 'empresse de dénouer sa cravate que j'envoie valser à l'autre bout de la pièce.
Lui ne prend pas cette peine et passe directement une main sous ma chemise, me faisant frissonner.
Ses doigts sur moi, c'est ce qu'il y a de plus beau au monde.
Je passe mes mains dans ses cheveux, savourant le goût de ses lèvres le plus longtemps possible.
Car je sais que notre temps nous est compté.
Et je me fais violence pour ne pas fondre en larmes dans ses bras.
J'attendais cette étreinte depuis tellement longtemps...
C'est cruel de me laisser profiter de lui, de son amour, rien qu'une nuit.
Rien qu'une seule nuit.
Alors je m'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage alors qu'il défait finalement ma chemise, glissant ses doigts sur mon torse scarifié.
(POV Sirius)
Trop de cicatrices pour un corps si parfait.
Ca me fait mal au cœur.
Remus a subit tellement de choses, et moi, j'en rajoute...
Excuse-moi Remus.
J'effleure chaque cicatrices du bout des doigts, les embrasse doucement, comme pour soigner toutes ses blessures.
Sa peau est douce, tout comme je l'avais présumé il y a des années.
A l'époque où nous étions encore des étudiants, et où tout semblait si facile.
J'aimerais tellement revenir en arrière.
Te dire que je t'aime et qu'on se mette ensemble immédiatement, grandissant ensemble, vieillissant ensemble... Mourant ensemble...
Rattraper le temps perdu en si peu de temps...
Je l'embrasse passionnément alors que je fais glisser sa chemise le long de ses épaules, lui arrachant de doux soupirs.
Mon Remus.
Pourquoi es-tu si beau ?
Quel supplice.
Je ferme les yeux et le fait basculer sur le dos, m'installant au-dessus de lui.
Ses mains caressent mon visage, agrippent mes cheveux, frôlent ma peau...
Ses lèvres m'embrassent tendrement, amoureusement, passionnément.
Je l'aime tant.
Je l'aime trop.
Je descends mes mains jusqu'à sa ceinture et entreprends de la défaire après avoir retiré ma propre chemise.
Lorsque je lui ai enlevé son pantalon et qu'il a fait de même avec le mien, je m'allonge avec minutie sur lui, nos jambes se nouant les unes aux autres et nos torses se bombant l'un contre l'autre.
J'enlace ses doigts et continue à valser avec sa langue, m'empreignant de son odeur, de son goût, de sa douceur...
M'empreignant de lui, tout simplement.
Je le sens qui ondule légèrement contre moi.
Il en a envie, et moi aussi.
Nous en mourront cruellement d'envie.
Franchir le point de non retour, c'est le but même de cette unique nuit que nous nous accordons.
Oublier un instant que jamais nous ne pourrons vivre heureux et réellement ensemble, puisque le destin en a décidé autrement.
Il paraît que tout est écrit.
Dans ce cas, Remus et moi devons être les boucs-émissaires de notre auteur.
Mais qu'importe.
Puisque, rien que pour une nuit, nous trouvons l'audace de défier notre rédacteur et ainsi, l'audace d'être ensemble.
(POV Remus)
Je suis si bien dans ses bras.
Quelle torture de savoir que demain, il me sera arraché.
De ses mains, de ses lèvres, de son corps, il me marque, il me fait sien.
J'en veux plus.
Tellement plus.
Je bouge contre lui, attendant avec impatience l'instant où il me prouvera que tout ceci n'est pas un rêve.
Il comprend parfaitement mes intentions et se redresse légèrement.
Nous n'avons jamais vraiment eu besoin de mot pour nous comprendre.
Les mots sont parfois si peu de choses comparés aux actes.
Il s'affaire à nous retirer nos caleçons le plus vite possible, puis il revient se lover contre moi.
Nous somme si bien ainsi, l'un contre l'autre, nous embrassant éperdument.
Mais ce n'est pas encore l'extase.
J'écarte un peu les jambes pour lui laisser place.
Je glisse mes mains le long de ses flancs puis de ses reins, et je lui mordille la lèvre inférieure tout en appuyant son bassin contre le mien.
Il comprend de nouveau le message et s'installe plus confortablement.
Il amorce un geste pour me préparer, mais je le retiens aussitôt.
Je ne veux pas qu'il me prépare.
Je le veux juste lui.
Il se redresse un peu et me pénètre alors lentement, couvrant mes lèvres de baisers.
Je réprimande un gémissement de douleur.
Il s'arrête alors aussitôt de bouger, me laissant le temps de m'habituer.
Je le remercie d'un langoureux baiser.
Puis, me sentant un peu plus à l'aise, je bouge légèrement, l'appelant à faire de même.
Il s'exécute, se mouvant très lentement en moi.
C'est si bon.
C'est si bon de le savoir en moi, avec moi, à moi.
Je l'enlace, comme pour l'emprisonner tandis qu'il perd peu à peu le contrôle de ses gestes.
Je le sens quitter la terre, défaillir, et je décolle avec lui.
(POV Sirius)
Enfin.
Le point de non retour.
Il est enfin dépassé.
Je me sens tellement à ma place.
Nos corps se mouvant l'un contre l'autre à la perfection, j'ai presque l'impression que nous avons été créés pour être ensemble.
Quelle ironie.
Peu à peu, je perds le contrôle et agrippe les draps, me raccrochant à la réalité.
A Remus.
Sa voix, son corps ses gestes s'accordent à la perfection avec les miens.
Nous sommes réellement fait pour être ensemble, pour être unis l'un à l'autre.
A croire que Le Créateur a l'esprit de contradiction. Ou alors est-il juste un tyran qui aime malmener ses créations et les admirer dans toute leur souffrance.
Le Paradis se rapproche, nous le frôlons du bout des doigts, et nous cessons de nous embrasser, de nous caresser.
Et c'est ensemble que nous atteignions enfin les Cieux.
Haletants, exténués, nous restons enlacés, ne voulant pas mettre fin à ce moment de pure extase et de pure osmose.
Je ne veux pas le quitter.
Je ne peux plus.
Pardonne-moi Jeff.
Mais j'aime trop Remus pour rester à tes côtés.
Tu ne lui arrive pas à la cheville.
Personne n'est à son égal.
Je veux au moins mourir avec la certitude qu'il m'ait aimé et que je l'ai aimé en retour.
Et tant pis si, tôt ou tard, le destin nous séparera à nouveau.
Malheureusement, Sirius ne croyait pas si bien dire...
