-Que dirais tu Patmol, de mettre un peu de piment dans cette soirée ô combien ennuyante ?
-Si «mettre du piquant » inclus un passage par les cuisines en cour de route, ça me va. Y a des Souaffles en chocolat qui font du charme à mon estomac depuis bientôt vingt minutes.
James Potter et Sirius Black, aussi appelés respectivement Cornedru et Patmol, étaient assis -le terme « affalés » conviendrait sans doute mieux- dans des fauteuils que nous ne prendrons pas la peine de décrire car tout le monde s'en contre balance. La salle commune était incroyablement silencieuse ce qui était loin de plaire à nos deux Maraudeurs ici présent qui cherchaient désespérément une occupation depuis que Lily Evans leur avait confisquée leur frisbee à dents de sabre. Le fait que ce dernier arrache la tapisserie à chaque passage et ai tenté de scalper la jeune fille deux fois de suite, y soit peut être pour quelque chose. Sirius soupira et étala ses jambes sur la table basse sous le regard réprobateur de Mary McDonald qui pesta en se décalant.
James se creusait la tête en quête d'une idée plus ou moins fabuleuse quand la portait de la grosse dame s'ouvrit, laissant apparaître Remus et Peter, tout deux essoufflés et hilares. Voir le si gentleman Remus et le discret Peter aussi échevelés était quelque chose d'assez surprenant mais rappelait cependant à tous pourquoi ces deux là étaient des Maraudeurs digne de ce nom. Repérant leurs deux amis qui les regardaient avec amusement, Peter se dirigea vers le dernier fauteuil de libre près d'eux alors que Remus se laissait tomber au sol dans un grognement peu élégant. Ni James ni Sirius ne semblaient décidés à les laisser reprendre leur souffle et des qu'ils furent assis, James ouvrit l' « inquisition » avec un sourire moqueur :
-A voir vos faces rouges tomates, l'on pourrait croire que vous venez de voir des nichons pour la première fois.
-Si c'est le cas, faut absolument fêter ça !
-La ferme Sirius, grommela Remus.
-Ho vous êtes passés au cap supérieur peut être ?
-Continue avec ça et je t'enfonce une plume dans l'anus
-Bof ça serait pas la première fois
- Hein ?
-C'était une blague Queudever, soupira James.
-Je n'aime pas quand je ne comprends pas l'ironie. Préviens avant, dit "je vais faire de l'ironie" et là, tu la fais.
-Peter ? appela distraitement Remus en s'étirant. Je fais de l'ironie. Ce n'était pas une plume.
Le pauvre garçon écarquilla les yeux, rougit, regarda alternativement Sirius et Remus avec un air de profonde confusion, et enfin pâlit avant de remarquer James qui rigolait comme un cochon en se frappant la cuisse. Un éclair de compréhension du traverser Peter puisque l'instant d'après il foudroyait ses amis du regard avant de grogner en sortant son livre de Potions de son sac. Sirius lui administra une grande claque dans le dos, sa façon de lui assurer que les moqueries n'avaient pas mauvais fond, arrachant à Peter un léger sourire.
-Bon, alors, blagues à part. Qu'avez-vous donc fais pour arriver dans un état aussi peu naturel et innocent ?
Remus prit le temps de terminer la chocogrenouille qu'il avait enfournée entière dans sa bouche avant de répondre, ses dents désormais marrons contrastant avec son apparence si soignée :
-Vois tu Sirius, il se trouve que Rusard possède l'incroyable capacité de repérer les bêtises et autres petites maladresses d'une telle façon que même un radar ultra-perfectionné ne serait égaler.
-Et, ajouta Peter, n'oublions pas l'incroyable, la fabuleuse qui remporte le titre de chat le plus haï de l'histoire de Poudlard, ce qui n'est pas peu dire.
-Enfin, reprit Remus, il semblerait que ces deux chers compères n'ai que très peu appréciés que l'on transforme le couloir du cinquième étage côté est, en patinoire.
-Je ne vois pas pourquoi en plus, pouffa Peter. Les premières années avaient l'air de bien s'amuser !
-Mais il se trouve que ce bon vieux Rusard refusa de laisser passer une « aussi belle preuve de votre épouvantable éducation bande de sale petits morveux » et il a commencé à nous courir après.
-En marmonnant les menaces habituelles évidement.
-« Je vous ferais fouetter moi » « attachés par des chaines au plafond, rigolerez moins » et « les châtiments corporels y a que ça de vrai » ?
-Évidemment Patmol, évidemment.
-Dans ce cas, s'écria James en sautant sur ses pieds, qu'attendons nous mon cher Sirius pour aller admirer l'œuvre de nos confrères ?
-J'ai toujours voulut patiner au chaud en plus. Vous venez ? demanda Sirius aux deux autres en enfilant sa cape.
Remus et Peter déclinèrent la proposition, ayant chacun mieux à faire que de retourner sur les lieux de leur « forfait ». A vrai dire, Peter avait surtout un devoir de Potion à commencer et Remus avait rendez-vous avec une Serdaigle à la bibliothèque. Le temps que Remus ajuste sa cape et souhaite un bou courage Peter qui regardait d'un air mauvais son manuel, Sirius et James avaient déjà décampés en direction de la patinoire improvisée.
Sur le chemin, une ravissante Serdaigle aux yeux de biche et aux courbes plantureuses, leur adressa un clin d'œil suggestif avant de rejoindre ses amies dans un magnifique déhanché, laissant perplexe James qui lança un regard stupéfait à Sirius que l'événement ne semblait pas avoir perturbé pour une mornille.
-Je peux savoir ce que Marie-Odile te voulait ?
-Ah c'est comme ça qu'elle s'appelle ? Ho eh bien sûrement un lit où passer la nuit. Tu connais ce genre de fille, y a que le pieu qui les intéresses.
-Sirius !
-Bah quoi. Et puis sincèrement James, tu devrais te détendre. Crois moi, le sexe, ça calme les nerfs.
-Peut être mais pas avec des filles comme elle ! Elle a un petit pois en guise de cerveau. Un petit pois ! Ho ! Après si t'es végétarien...
-Aller arrête, soupira Sirius, tu sais très bien que ce genre de filles ne m'intéresse pas. Ce n'est pas parce que je leur souris et passe mon temps à faire le Don Juan avec elles qu'elles me plaisent. Ça m'amuse, c'est tout. Ce type de fille nymphomane et superficielle qui ont des montgolfières dans le décolté, très peu pour moi.
-Ho c'est vrai que toi, dit James moqueur, tu préfères les petites brunes aux yeux bleus et qui ont à peu près autant de courbes qu'une planche à pain.
-La ferme.
-Je comprendrais jamais comme tu en es arrivé là mon vieux. Si mes souvenirs sont corrects, tu l'aimes parce qu'elle t'a morvée sur le torse en troisième année ? T'es fada toi.
-Ho mais tu me lâches oui ? Est-ce que je t'en parle de ta Lily moi !
-Bah... oui mon gars, et pas qu'occasionnellement.
-Ah oui, eh bien je t'écoute, quand est-ce que je t'ai charrié avec elle la dernière fois ?
-Aujourd'hui. Il y a moins de trente minutes.
Sirius grommela et continua à avancer, en silence cette fois, sous le regard moqueur de James. Ce dernier, trop occupé à retenir son fou rire devant la mine ronchon de son meilleur ami l'empêcha de voir les deux Serpentards qui couraient dans leur direction, visiblement pressés. L'un des Serpentards se retourna pour regarder derrière lui, faisant dévier sa trajectoire à son compagnon qui fonça vers James qui gardait les yeux rivés au sol pour ne pas rire. Ce qui devait arriva, le Serpentard aux cheveux étrangement grisonnant se prit le pied de James , tenta de se rattraper à une armure, perdit l'équilibre et tomba tête la première dans les quelques petites marches qui séparaient deux couloirs, entraînant dans un joli vacarme la pauvre armure, un tableau innocent et Chaussette, le chaton de l'infirmerie, qui se demandait bien ce qu'il pouvait faire là. James et Sirius tendirent la tête et aperçurent le pauvre gars étendu de tout son long sur le sol, un heaume de chevalier sur la tête alors que son ami était agenouillé à ses côtés, visiblement sur le point d'éclater de rire.
-Whoua, bah alors Bunny, t'es tombé ?
-Non je fais un câlin au sol, il avait l'air triste.
James et Sirius pouffèrent en s'éloignant. Pauvre type quand même. Alors que Sirius expliqua le pourquoi du comment la magnifique chute avait eu lieu, Miss Teigne apparut à l'angle du couloir, sûrement attirée par le bruit qu'avait fait l'armure en tombant. Les deux Maraudeurs se figèrent avant de faire ce que tous hommes courageux et ayant un peu d'honneur aurait fait : ils prirent la fuite. En courant. Personne ne s'y attendait… Mais il est vrai que tout individu ayant un minimum d'instinct de survie préférait décamper plutôt que d'affronter . Le règne animal perdurait encore.
Malheureusement, leur bonne étoile semblait avoir prit un jour de congé puisque Rusard en personne apparut au bout opposé du couloir. Dans un élan de panique, poussé par l'adrénaline de la course ou par la connerie qui les caractérisait si bien, Sirius dégaina sa baguette et lança un Stupéfix sur la chatte qui gagnait du terrain, entraînant son ami dans le sens opposé à celui du concierge furieux qui poussait des meuglements de colère. Après quelques virages serrés, trois armures renversées, un professeur McGonagall désabusée, une cheville à moitié tordue et des poumons en feu, les deux Maraudeurs ralentirent leur course, s'adossant à une statue qui vacilla légèrement lorsqu'ils se relevèrent précipitamment quand Rusard déboula d'une tapisserie à cinq mètres de leur point de repos improvisé.
-Je vais mourir, haleta Sirius ce qui fit rire James d'une façon parfaitement semblable à celle d'un fumeur alcoolique.
Tous espoirs semblaient envolés. Rusard les talonnait de près, et jubilait déjà des punitions qu'il allait leur infliger, les tenant visiblement responsables pour le coup de la patinoire de Remus et Peter. Alors que James entamait un sprint désespéré et que Sirius s'apprêtait à affronter sa triste destinée, un énorme boum suivit d'un bruit de chute les fit s'arrêter net.
Dans un recoin du couloir, dissimulées plus ou moins discrètement par l'ombre et les toiles d'araignées, se tenait deux élèves. L'une tenait un énorme livre et regardait son amie avec fierté alors que l'autre dévisageait avec une expression catastrophée le corps inanimé de Rusard. Visiblement la plus petite avait du se servir du livre comme massue et l'avait abattue de toutes ses forces sur le concierge. Sirius sourit légèrement lorsqu'il reconnu Justine Jedusor. La fille à ses côtés était sans aucuns doutes possibles, Toothiania Fairy. James allait les remercier bien qu'étant étonné d'être sauvé par la maison rivale de la sienne.
-Il faut effacer toutes les traces ! hurla soudainement celle qui n'avait pas le bouquin. Pas de témoins !
-Comment ça, toutes les t..
Un saumon alla violemment s'écraser sur son visage, le coupant dans sa phrase alors que les deux filles décampaient. Digne, il laissa le poisson se décoller lentement de son visage et tomber sur le sol dans un bruit moite. Sirius, dans un élan de fraternité, fit des efforts surhumain pour ne pas éclater de rire, l'ego de James ne l'aurais pas supporté.
Sans un mot, le Griffondor à présent incroyablement vexé, fit demi-tour et se dirigea de bon pas vers leur salle commune, oubliant toutes notions de patinoire ou d'humour. Sirius le suivait dans un silence religieux. Ce ne fut que lorsqu'ils furent de retours dans les fauteuils de la salle commune et que Remus, s'inquiétant du mutisme de James, leur demanda ce qui c'était passé, que le pauvre garçon n'y tenant plus explosa de rire.
-Vous auriez du voir sa tête lorsque, lorsque le poisson… hoqueta difficilement Sirius.
James, incarnation même de la dignité bafouée, ne prit même pas la peine de répondre, s'enfonçant un peu plus dans son fauteuil en grognant.
-Le sau-saumon, le saumon !
Sirius était à présent étalé au sol, se tenant les cotes et la mâchoire devenues douloureuses à force de rire. Malgré lui, les lèvres de James se rehaussèrent en un sourire amusé avant de se transformer à son tour en éclat de rire lorsque le ridicule de la situation le frappa en pleins fouet.
Bien plus tard, lorsque le fou rire fut passée et que l'hilarité de Remus et Peter, suite aux mésaventures de leur amis, se soit calmée et qu'ils montèrent se coucher, Remus ne pu s'empêcher de leur faire remarquer à quel point Rusard était toujours perdant dans leurs aventures.
-Victime un jour, victime toujours ! rit James en s'enroulant dans la couette.
-Il peut toujours porter plainte auprès de l'auteur si il n'est pas content de toute façon.
-De quoi tu parles Sirius, grommela Peter déjà à moitié endormi.
-Hein ho de rien, dors Peter. *zieute l'auteur à moitié morte de rire derrière son clavier et enfonce sa tête dans l'oreiller (la sienne, pas celle de l'auteur, faut pas exagérer non plus, c'est qui le boss ici non mais !)*
Et bonjour la compagnie ! Voici un petit chapitre bonus rien que pour vous (en même temps, personne d'autre n'en voudrait...JE SUIS UNE INCOMPRISE...ok inspire expire Shakespeare). Il y aura plusieurs chapitres bonus au cour de l'histoire si le contexte vous plaît. Les chapitres bonus sont comme vous l'avez sûrement compris, des petits retours sur certains épisodes mais vu d'un autre point de vu que celui de notre Justine adorée (Justine: JE SUIS PLUS SUFFISAMENT BIEN POUR TOI C'EST ÇA ?!). Si vous avez envie d''un chapitre bonus en particulier, dites le moi et j'en discuterai avec vous ! Sur ce, je vous laisse, j'ai un bac blanc à réviser (dit ça mais va aller se perdre sur Youtube comme à son habitude). On se retrouve au prochain chapitre ! Bise bise !
P.S: pour les réponses aux reviews, je mettrai celles concernant les chapitres comme d'habitude en début du chapitre suivant; celles des chapitres bonus iront en début du prochain bonus (j'espère que j'ai été compréhensible dans mes explications^^).
