Rien à moi bla bla bla ...

Bonne lecture!

Ah oui, les vers sont de diam's. Bonne lecture!

Aaaah ! Rien de mieux que de courir, tôt le matin. Même lorsqu'il était encore dans l'armée satédienne, il appréciait le calme du lever du jour. Cela le mettait en forme pour la journée.

Pour l'instant, assis sur un escalier, Ronon reprenait lentement son souffle.

Retournant à ses quartiers pour une bonne douche, il croisa le petit scientifique, celui avec lequel travaillait parfois Héléa. Celui-ci le salua aimablement et Ronon répondit de la même façon.

Il est bien le seul de ses collègues à me parler comme un homme et non comme un gorille tout juste bon à se battre. Héléa ne disait que je n'ai rien fait contre ça. Elle n'a pas tort. Mais quand on a été seul si longtemps. C'est comme si Héléa m'avait facilité la tâche.

Pensant à la jeune femme, il sourit.

Elle a bien changé. C'était toujours la première à aller parler aux solitaires, comme moi.. Je la voyais comme ma petite sœur...

Oui, mais Héléa était devenu une splendide jeune femme, bien que trop marquée par les évènements qui avaient jonchés sa courte vie.

Ronon aimait parler avec elle. D'une part parce qu'elle était la seule sur Atlantis à connaître ce monde sur lesquels ils avaient tous deux grandi, de l'autre parce que même si tous ici avaient un jour fait ou feraient des cauchemars sur les Wraiths, elle était la seule à comprendre l'horreur de leur vie de Runner.

Déposat son plateau à sa table favorite, il pensa à ce qui les attendait. Le colonel Sheppard, le Major Lorne, le Dr McKay, Héléa et lui-même devaient se rendre sur Nétonia. La jeune femme pensait qu'il pouvait y rester des armes comme la sienne. Et si comme elle le pensait il n'y avait plus aucun habitant vivant…

J'ai pas compris pourquoi on devait emmener McKay. Mais bon, C'est le Dr Weir qui décide…

Tant que Teyla n'était pas rétablie, Elizabeth avait en effet suspendu les missions d'exploration.

Rodney se rendit en salle de briefing en traînant les pieds. Pourquoi donc fallait-il qu'il y aille ? Puisque les missions d'exploration sont suspendues, ils pourraient me laisser tranquille dans mon labo. Mais non, Rodney, faut sortir ! Va encore falloir marcher pendant des heures.

Pff, le but de la mission était clair. Absolument rien de scientifique. Rodney tenta tout ce qui lui passer par la tête pour pouvoir rester sur Atlantis. Mais non, rien n'y fit.

Il passèrent la porte comme d'habitude : le Colonel Sheppard, puis lui-même, et enfin Conan et Xéna numéro deux – enfin Héléa, auxquels s'était joint le Major Lorne et au dernier moment le sergent Waltermann.

Rodney n'avait pas de contacts autres que purement professionnels avec la nouvelle – enfin cela faisait presque trois mois qu'elle était là à présent. Elle s'entendait très bien avec Teyla, et le Major Lorne. Il savait que Zelenka faisait parfois appel à elle. Mais il ne comprenait pas ce qu'elle pouvait lui apporter.

D'ailleurs, Zelenka s'était énervé la dernière fois que Rodney avait pesté contre Ronon et Héléa.

Il s'en rappelait encore.

Jurant en tchèque, le scientifique avait laissé tomber ce qu'il faisait pour venir se planter devant lui.

« Rodney, si vous essayiez de les connaître et arrêtiez de les considérer comme des gorilles sans cervelles, ça irait beaucoup mieux. Ils ont un cerveau, comme vous, mais n'ont pas eu la chance que nous nous avons eue, d'étudier en paix. Et d'ailleurs Héla commence à être très efficace. »

« Wow wow wow, c'est pas une question de chance mais de talent »

L'arrogance naturelle de Rodney avait ressurgi illico.

« Rodney ça suffit, vous la fermez et vous gardez vos réflexions pour vous. Et arrêtez de croire qu'ils ne savent pas ce que vous pensez. »

Tout à ses pensées, il trébucha. D'une seule main, le Runner qui avançait derrière lui, l'empêcha de tomber.

Il croit que je ne suis là que pour ça, l'empêcher de se faire mal.

Ronon ?

« Oui. »

Dis à Rodney de fermer sa grande bouche. Il est dans le viseur d'un guetteur.

« Ok. Mc Kay ! »

« Oui ? »

« Fermez-là. »

« Quoi ? »

Un coup sur l'épaule le fit taire.

Un éclair orange fusa. Héléa venait de tirer. Mais c'était trop tard pour McKay. Il prit la fléchette dans le haut de la cuisse. Et le bonhomme qui était perché tomba juste devant Sheppard.

« Oh merde ! »

Héléa, Walt et Lorne arrivaient au pas de course.

« Il ne doit pas être seul » fit Héléa.

« Ok. Vigilance maximale ! » lança Sheppard. « On reste ensemble »

Ils reprirent leur route vers le village.

Ils firent cinquante mètres de plus. Et furent attaqués. Une dizaine de personnes. La mêlée était confuse. Héléa et Ronon en assommaient autant qu'ils pouvaient à coups de stunners, mais avec un Rodney qui ne pouvait plus avancer – il ne sentait plus sa jambe – la fuite était compromise. Les militaires tombèrent au bout de quelques minutes. Héléa et Ronon, se battaient à qui mieux mieux, mais plus ils en assommaient, plus il en venait semblait-il.

Ils finirent par tomber, tant sous le nombre d'assaillants que par les mêmes fléchettes qui avaient eu raison de leurs amis.

Il ne restait que Rodney, conscient, mais bien incapable de s'enfuir, et encore moins d'aider ses collègues.

Et merde ! Dans quoi est-ce qu'on est encore tombé ?Xéna nous a fait tomber dans un traquenard o quoi ?

Il ne réfléchit pas plus longtemps, car les autres l'assommèrent.

Lorsque Ronon émergea, il avait la tête en compote. Il regarda autour de lui, et vit tous ses collègues et amis, étendus non loin. Il examina les alentours. Ils étaient dans une espèce de cellule, dont les quatre côtés étaient des barreaux, elle-même dans un hangar à moitié détruit. Il se leva pour éprouver la solidité de la cage. Lorsqu'il se retourna, il vit qu'Héléa commençait à remuer.

« Mais qu'est-ce que c'est que ce.. »

« Pas accueillants ces nétoniens. »

« Ce ne sont pas des nétoniens. »

« Qui êtes vous, pour prétendre si bien nous connaître ? »

Héléa se leva d'un bond et s'approcha des barreaux.

« Caléhan ? »

L'homme s'approcha.

« C'est bien mon nom. Comment le connais-tu ? »

« Je suis Héléa. Héléa Nox »

L'homme se mit à crier.

« C'est faux ! Héléa est morte il y a cinq ans, quand les Wraiths sont venus nous récolter »

« Ils ont fait de moi une Runner, après m'avoir forcé à voir mourir mes amis… »

« Usurpatrice ! Héléa est morte. » Il braqua son arme de façon significative.

« Oh du calme » lança Ronon en venant se placer à côté d'elle. « J'ai grandi avec elle, je peux t'assurer qu'elle est qui elle dit. »

L'autre baissa son arme.

« Leve ton t-shirt. »

« Quoi ? » s'insurgea Ronon.

« T'en mêles pas toi. Lèves ton t-shirt je t'ai dit. »

Il vit un éclair de compréhension passer dans le regard d'Héléa. La main de la jeune femme se posa sur son bras. Elle s'exécuta de l'autre main.

Voyant les cicatrices, l'homme cilla. Ronon sursauta. Elle avait été quasi mutilée.

Sans dire un mot il les laissa. Ils se retournèrent et virent leurs amis réveillés.

Ils discutaient entre eux de la conduite à tenir, Héléa restant à l'écart. Ronon, silencieux, l'observait.

Il s'aperçut alors que le Major Lorne faisait de même, l'air préoccupé.

Il sait quelque chose. Quelque chose qu'il est probablement le seul d'entre nous à savoir.

Rodney lui, maugréait encore et toujours. Le coup de Ronon lui avait fait mal, et l'endroit où la fléchette s'était plantée était aussi douloureux.

« Mc Kay …» l'avertit Sheppard.

« Quoi ! »

Et Ronon explosa.

« Mais fermez-là ! Vous n'êtes pas le seul à être dans la merde, alors taisez-vous et laisser réfléchir ceux qui essaient de vous en sortir. Et arrêtez de vous plaindre tout le temps c'est plus qu'agaçant. Et par-dessus le marché, arrêtez de nous prendre pour des imbéciles… On a un cerveau, nous aussi et on sait s'en servir »

« Je… »

« Pas un mot. Je sais très bien comment vous m'appelez quand j'ai le dos tourné. L'homme des cavernes. Ca vous amuse, peut-être, mais votre petit jeu commence à sérieusement m'agacer. Vous l'ouvrez encore avant qu'on soit sorti d'ici et je vous jure que je vous tue. » gronda-t-il pour terminer.

Si la situation n'avait pas été la même, Lorne, Walt et Shepard en aurait ri. La tête de McKay était vraiment comique.

Oh merde ! Première nouvelle : Conan peut aligner plus de trois mots. Qui lui a appris à parler ?ouah ce regard là n'est pas bon du tout.

Et Rodney d'opérer un repli stratégique vers les trois militaires

« Vous n'allez pas le laisser faire ? » leur souffla-t-il.

Oups aucune aide à attendre de ce côté-là.

« Oh si, Rodney. Et même, je vous tiendrai s'il le veut » lança Lorne.

Walt ne bougea pas, Sheppard haussa les épaules.

Rodney choisit de se taire et de les laisser tranquille. Il se disait que décidément Ronon n'était qu'une brute. Mais quelque part il n'avait pas tort. Lui-même n'avait pas été tendre.

Qui eut cru que Conan avait un cœur ?

Tous furent interrompus par le retour de leur geôlier, accompagné de l'homme qu'Héléa avait ciblé, celui qui visait Rodney. Agé d'une quarantaine d'année, il semblait bien remis de sa chute.

« Héléa Nox n'est pas une si bonne guerrière que toi. »

« Etre le gibier des Wraiths pendant cinq ans, ça aide » lâcha Ronon.

L'homme réfléchit une seconde. Il détacha un lien de cuir de sa ceinture et le lança à Ronon.

« Attache lui les mains. »

« Quoi ? »

Héléa s'avança vers lui, poignets tendus et joints. Il s'exécuta.

« Si tu peux t'échapper, fais le. Ok ? T'occupes pas de nous. »

Elle secoua la tête.

Quand il se fut exécuté, il lui signifia d'un mouvement du canon de son arme de s'approcher, pendant que les autres surveillaient Ronon.

Il ouvrit la porte de la cellule, et attrapa Héléa sans ménagement.

« Amenez là à Caléhan. Il est devant le cimetière. » lança-t-il aux deux autres gardes qui attendaient dehors.

Ronon s'appuya contre les barreaux. Il fut surpris de voir le major Lorne se lever et venir le rejoindre.

Qu'est-ce qu'il a, lui ?

« Merde, merde, et merde. Le seul endroit où il ne fallait pas qu'elle aille… »

« Pourquoi ? »

« C'est pas vraiment à moi de t'expliquer…Mais… »

Le garde revenait, les bras chargés. Ils se rendirent qu'il portait leurs équipements. Il ouvrit la porte de leur cellule, puis s'en alla sans un mot.

Sans même récupérer son équipement, Ethan s'en alla en courant vers le cimetière, qu'il avait aperçu auparavant. Attrapant son arme au vol, Ronon le suivit. Arrivant à l'entrée du cimetière, il trouva l'homme qui en sortait.

« Je suis désolé » leur dit celui-ci. « C'était le seul moyen de vérifier son identité. »

Ronon sentit une vague de fureur l'envahir.

Il attrapa l'homme par le col, et gronda. « Que lui avez-vous fait ? Où est Héléa ? »

« Ronon. » entendit-il derrière lui. « Elle est là-bas. Venez. On y va. »

Apercevant Héléa, il lâcha l'homme et suivit Lorne.

Héléa était un coin du cimetière, devant une petite tombe, les genoux remontés encerclés par ses bras. Ethan s'assit passa un bras autour d'elle.

« Ca va ? »

Quelqu'un va m'expliquer là ?

Le Runner se demandait ce qui se passait. Héléa ne semblant pas vouloir parler, pour l'instant, aussi tourna–t-il les yeux vers la tombe.

Il lut d'abord l'épitaphe.

Ni le ciel ni les étoiles ne m'éloigneront de toi

Je te donnerai un père et une voix

Je le jure je serai là du berceau à la tombe

Je serai le monde car tu porteras mon nom

Ces quelques mots le touchèrent. C'était une berceuse que sa mère chantait, et que toutes les veuves de guerre satédiennes connaissaient.

Qu'est ce que cela fait gravé ici ?

Il lut ensuite le nom gravé plus haut. Et là son cœur manqua un battement.

Kaïran. Kaïran Nox.

Il s'agenouilla, comprenant soudain. Héléa avait eu un fils.

« Kaïran ? »

Héléa leva les yeux chargés de larme et acquiesça.

Il s'agissait d'une coutume satédienne de donner à un garçon dont le père était mort en combat le prénom de son père.

Ce pauvre gosse était donc le fils d'Héléa et de Kaïran…Voilà pourquoi il l'a trainé là. Une mère, aussi endurcie soit-elle, ne guérit jamais de la mort d'un enfant.

Lorne se leva, et les laissa seul, sous le prétexte de récupérer son équipement.

Enfin, je vais pouvoir rentrer à la maison et me faire soigner pensait un Rodney soulagé.

Probablement fatigué de ses plaintes, le colonel Sheppard le renvoya sur Atlantis, avec Walt chargé d'expliquer la situation à Elizabeth.

Pendant ce temps, il discutait avec celui qui était le chef.

« Je suis désolé pour ce qu'a subi votre amie à cause de moi, mais c'était le seul moyen de s'assurer de son identité. Elle a énormément changé. »

« Elle est solide. Elle s'en remettra je pense » dit prudemment John, ne sachant pas de quoi parlait son interlocuteur.

« Désolé aussi pour l'emprisonnement. Nous ne savions pas du tout qui vous étiez, donc nous avons préféré être prudent. »

Et Sheppard de débiter son petit laïus habituel sur Atlantis et sur les Wraiths, et d'expliquer aussi les raisons de leur présence ici.

Il fut rejoint par Lorne et par Walt, qui revenait de la porte.

Ils venaient d'une autre planète, Altayos. Quelques nétoniens avaient trouvé refuge chez eux. Mais leur monde étant quasi détruit, ils y étaient restés. Et ils venaient sur Nétonia pour voir si d'autres personnes étaient revenues s'y installer. Ils devaient rester deux jours.

« Vous voudrez bien partager notre repas, c'est le moins que nous puissions faire.. »

Sheppard n'osa pas refuser. En effet, il ne disait rien, mais il espérait pouvoir nouer des contacts avec Altayos.

Pendant ce temps au cimetière, Ronon ne disait rien. Certes il était un peu vexé qu'Héléa ne lui aie rien dit, alors que le Major Lorne était au courant.

« J'étais enceinte quand Satéda a été attaquée. De Kaïran. Oui, « ton Kaïran ». Quelques mois après l'attaque, je suis revenue sur Satéda avec quelques hommes. Nous avons été attaqué par les Wraiths. Ils ont essayé de se nourrir de moi et lui, qui était dans mon ventre. Il s'est arrêté un instant, le temps pour Caléhan de le tuer, mais cela avait fragilisé Kaïran. Personne ne s'en est rendu compte, pas même moi. Mais quand il a commencé à être malade souvent, je me suis inquiétée. Et mon bébé est mort deux mois après ses un an, quelques semaines à peine avant que je ne devienne Runner. »

Elle soupira.

« Voilà, tu sais tout. Et si Ethan est au courant, c'est parce qu'il a entendu le Dr Becket me parler ; Il avait promis de garder le secret, mais cela ne va pas le rester longtemps. »

Il se leva et l'aida à en faire de même. Elle gardait les yeux fixés sur la petite tombe. Il se plaça derrière elle, et passa ses bras autour de sa taille. Elle s'appuya contre lui, appréciant le soutien qu'il lui offrait. Comme Ethan revenait les chercher, il fut frappé de l'harmonie qu'il y avait entre eux deux : ils formeraient un beau couple. Une autre chose qui le frappa fut l'attitude de Ronon. C'était comme s'il y avait une pancarte : pas touche ! Gare à celui qui lui fera du mal, il aura affaire à moi.

Il toussa, pour signaler sa présence.

Ronon tourna la tête, lançant un regard noir à l'intrus. Il se détendit apercevant le Major Lorne.

« Je suis désolé, mais on nous attend… »

Merde ! Pas moyen d'être tranquille…

Il fit pivoter Héléa devant lui, et plongea ses yeux dans les siens. Elle acquiesça, et il rejoignirent Lorne, qui les mena jusqu'au feu de camp ou tous les autres étaient rassemblés.