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Un nouveau chapitre fort en émotions !
J'espère que ça vous plaira ! =)
Bonne lecture :D
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Chapitre 10 : Denali
- Bella, s'écria Alice, me sautant au coup. Ça va ?
Je me doutai que cette question, d'apparence banale, cachait un tas de sous-entendus.
- Je vais très bien, l'assurai-je. Comme tu as pu t'en rendre compte hier soir, enchaînai-je à voix basse pour que mon père, assis devant son match, ne m'entende pas.
Dans la pièce voisine, le fauteuil grinça. Quand je lui avais parlé de ma visite chez les Cullen, hier matin, il m'avait paru un peu déboussolé. Se reprenant, un sourire s'était étalé sur son visage.
« Je suis content que tu leur parles. Ils sont un peu en marge, mais se sont vraiment des chouettes gosses », m'avait-il dit.
Tu m'étonnes ! avais-je pensé en souriant.
Charlie arriva lentement dans le hall.
- Bonjour, monsieur Swan ! s'exclama Alice d'une voix pétillante.
- Je t'en prie, appelle moi Charlie, rétorqua-t-il. Alors, il parait que tu kidnappes ma fille ?
Son allure décontractée m'avait un peu désarçonnée. Mais, après une minute de réflexion, je me rappelai qu'il devait avoir déjà côtoyé le docteur Cullen.
- Non, non, badina la lutine. Là, elle est consentante. Le kidnapping, se sera pour faire les boutiques.
Elle tourna les yeux vers moi, étudiant me tenue, puis émis un soupir exaspéré, se demandant sûrement ce qu'elle pourrait bien faire de moi.
Mon père s'esclaffa avant de nous souhaiter une bonne journée.
Ni une, ni deux, Alice m'empoigna par le bras. Nous fûmes dans la Volvo de son frère en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire…
Je soupirai, rapidement gagnée par l'angoisse : La dernière fois que j'étais allée chez les Cullen, ça c'était assez mal terminé. Pour ma part en tout cas puisque j'avais été certaine de ne plus jamais revoir les abords de la villa.
Cependant, Alice mit fin à mes craintes. Quelques minutes après s'être engagée sur la route, elle s'écria :
- Compte-tu enfin avouer à mon frère que tu l'aimes ?
Je sursautai, prise de court.
- Alice ! la réprimandai-je.
Elle fit la moue.
- Zut ! Je vois clairement que tu n'as même pas l'intention de lui en parler, bouda-t-elle. Tu ne sais pas à quel point c'est frustrant de vous voir tout les deux. On dirait des écoliers ! Et encore, même des maternelles seraient moins têtus !
Je la laissai soliloquer, incertaine de pouvoir répondre.
- Franchement, tu le sais qu'il est amoureux de toi et…
- Non, Alice, la coupai-je. Je n'en sais rien. Et toi non plus si je ne m'abuse.
- Moi, je ne sais peut-être pas. En revanche, Jasper le sait, lui ! (Je levais les yeux au ciel. Maudite famille !) Et puis tu ne me tromperas pas. Combien de fois as-tu été ne serait-ce que tentée de l'embrasser ? Je vois tout ça dans mes visions et…
- Alice, murmurai-je, torturée.
Elle ronchonna, mais n'insista pas. Nous avions désormais bifurqué sur le petit sentier menant à l'imposante villa des Cullen. Encore quelques secondes à peine et ils seraient en mesure de nous entendre.
Déjà, des bruits émanant de la sublime demeure nous parvinrent. Des discussions, en masse, et des rires. J'avais l'impression d'importuner par ma présence. Peut-être était-il plus sage pour moi de déguerpir maintenant, éviter de leur gâcher un aussi bon moment.
Je m'imaginai déjà, fuyant la maison avant même d'y être entrée. Après tout, je n'avais pas parlé, ni émis aucun son qui aurait pu les avertir de ma présence.
- N'y pense même pas ! se récria Alice. Tu restes là, Bella. Il est trop tard de toute façon, ils savent que tu es là !
Je ruminai. Elle ne pouvait pas être plus discrète celle-là ?
Et pourquoi pouvait-elle entrevoir la moindre petite décision que je prenais ? Moins que ça ! Ce ne pouvait être que l'ombre même d'une minuscule décision que l'on envisageait de prendre, hypothétiquement, qu'elle le voyait illico, nous coupant l'herbe sous le pied.
Grrr ! Pourquoi la petite particularité que j'avais avec Edward n'avait effet qu'avec lui ! Alice et Jasper ne pouvaient-ils pas être imperméables à mon don ?
Ce fut donc en grimaçant – d'irritation et d'angoisse – que j'arrivai devant la somptueuse maison Cullen, Alice m'adressant un regard signifiant clairement : « Je t'ai à l'œil ! Pas d'entourloupes ! »
A l'intérieur, les conversations avaient toujours bon train. Un rire s'élevait au dessus des autres. Un rire de femme. Très plaisant, comme chez tous ceux de notre espèce. Elle semblait aux anges.
Alice m'invita à entrer, ce que je fis, tachant de dissimuler au mieux mon hésitation.
Je ne pus faire un pas de plus, pétrifiée dans l'entrée.
Mes yeux s'écarquillèrent.
Je savais maintenant d'où provenaient les rires mélodieux que j'entendais.
Une blonde parfaite riait aux éclats, perchée sur les genoux d'Edward qui, lui aussi, souriait, bien que sa bonne humeur n'atteigne pas l'extravagance de l'autre espèce de poupée de porcelaine.
Alice ne m'avait jamais réellement parlé des Denali. Leurs cousins, soit disant.
Je ne me doutai pas qu'un tel lien les unissait.
Pourquoi la petite lutine me titillait tant avec son frère si son cœur était déjà pris ailleurs.
Transpercée au plus profond de mon âme, je dus me retenir de hurler. Je tournai vivement la tête, tachant d'ignorer le couple pour considérer le reste de la famille. Trois autres femmes. Deux blondes au teint neigeux et une brune, de peau mate sous notre habituelle blancheur. Elle tenait la main d'un homme, aussi brun qu'elle. Tous deux arboraient un sourire gracieux et bienveillant. On aurait dit une version latino des patriarches Cullen. Même âge – à quelque années près – même gentillesse naturelle parsemée d'autorité parentale.
- Bonjour ! chantonna la magnifique blonde, toujours assise sur les genoux d'Edward.
Elle s'élança vers moi, tendant une main amicale. Je la serrai difficilement, la gorge serrée.
- Je m'appelle Tanya, lança-t-elle joyeusement. Et voici Kate et Irina, mes sœurs. Carmen et Eléazar sont les « parents » de notre famille.
Je hochai la tête en un vague salut à chaque nom, affichant le sourire le plus serein possible. En réalité, je n'avais qu'une envie, c'était de mettre mon poing – qui était serré et tendu à l'extrême depuis mon entrée dans la pièce – dans la magnifique petite tête blonde de cette Tanya.
- Bonjour, réussis-je à articuler, ravalant mes envies meurtrières. Je suis…
- Bella, évidemment, finit Tanya, sa voix teintée d'inexplicable amertume.
Quoi alors, elle voulait me présenter à ma place ? Quitte à tout me prendre…
Je contins mes pensées. Elle ne m'avait rien pris. Rien du tout.
Je pris une profonde inspiration, rassemblant mes idées.
- Heureux de te connaître, s'aventura la brune, Carmen, en s'avançant vers moi.
Ses accents espagnols me confortèrent dans mes supputations quand à leur provenance « latine ». Sa voix douce réussit à me calmer, momentanément du moins.
- Moi de même. Alice m'a tant parlé de vous.
Pas tant que ça, en fait. La preuve, je n'avais pas été au courant de la relation très « familiale » qui unissait son apollon de frère à l'autre blonde. Je n'en savais que très peu, en réalité. Trop peu.
Les autres membres de la famille s'approchèrent de moi. Ils étaient tous amicaux, même si l'un d'eux, le seul mâle, semblait troublé.
Quand les Denali eurent fini de se présenter, les Cullen prirent la relève.
- Salut, toi, s'esclaffa Emmett. Alors, les loups ne t'ont pas mis en miettes ?
Je souris du mieux que je pus, incapable de plus. Esmée me prit dans ses bras.
- Ça fait bien longtemps que tu n'es pas venue, dit-elle.
- Je suis venue il y a moins d'une semaine, rétorquai-je, conservant toujours ce pâle sourire aux lèvres, qui n'atteignit pas mes yeux cependant.
- Une éternité !
Je ris faiblement. Leur chaleur me faisait du bien.
Quand Edward se leva, il se retrouva aussitôt flanqué de Tanya qui se colla à lui avec des allures de propriétaires. Elle voulait quoi ? Mon poing dans la figure ?
Il me salua d'un grand sourire. Mon cœur se serra. Je décidai de reporter mon attention sur Jasper et Carlisle, tous deux revenus aux cotés de leurs épouses.
Le visage du premier était tendu, maîtrisé, mais plein de détresse. J'étais désolée de lui faire ressentir toute cette peine et cette colère, mais je n'étais pas encore prête à laisser couler. Pas maintenant.
Rosalie, contre toute attente, ne vint même pas m'embrasser, se contentant de m'adresser un bref signe de tête, le regard dur et froid, avant de ré entamer la discussion avec Kate et Irina. (C'est une peste, Rose ! Je me venge, ma sister préférée ! TDR)
Une vague de colère aussitôt m'emporta. Un peu plus faible. Comme si j'avais besoin de ça maintenant. Pourquoi se comportait-elle ainsi avec moi ? Bon sang ! Qu'avais-je pu lui faire ? Elle avait peur que je fasse de l'ombre à Tanya, ou quoi ? Sa petite « belle-sœur » ? Que j'empêche l'amour des deux tourtereaux briller sous les étoiles ?
J'eu un rictus intérieur. Aucun risque à craindre en ce cas. Comment pourrait-il s'intéresser à moi ? Avec cette beauté fatale comme petite amie. Ou plus, je n'en savais rien.
- Bon, lança Emmett. C'est fini les embrassades ? On est venu là pourquoi ? Discuter ou chasser ?
- Toujours aussi délicat, Emmett, pouffa l'apollon, s'éloignant de la magnifique blonde pour se diriger vers la porte. Allez, allons-y.
C'est dans un éclat de rire que la troupe se dirigea vers la sortie. On remarquait automatiquement les groupes qui se formaient.
Emmett, Edward et Jasper avaient pris la tête, débâtant sur leur proie à venir. L'adonis se retournait fréquemment, jetant des regards d'amoureux transis à la blonde qui était juste à coté de moi. Une lame de rasoir lacéra ma poitrine.
Les filles – nous comptions la moitié du clan à nous six – les suivaient de près, discutant de tout et de rien. J'étais incluse automatiquement dans ce petit club, mais n'étais présente que physiquement. Meurtrie de l'intérieur, j'étais une coquille vide, ne pensant à rien, suivant juste le mouvement.
Les patriarches, eux, restaient en marge. Les deux couples se tenaient par la main, fermant la marche. Ils discutaient simplement, avançant d'un pas lent.
- Bella ? demanda soudain Alice, me sortant de ma torpeur. Tu vas bien ?
Je sursautai.
Il fallait que je me reprenne. Le désespoir ne pouvait pas m'abattre comme ça !
Je me mis soudain à penser à Jacob.
Jacob, mon antidote.
- Très bien, mentis-je à la perfection (pour la première fois de ma vie). Je suis juste songeuse.
J'accompagnai mon boniment d'un large sourire auquel elle répondit, ignorant totalement le subterfuge.
Je ris malgré moi. Penser à Jacob m'avait fait le plus grand bien. Aussitôt les mauvaises pensées s'étaient échappées de mon esprit, comme un soleil chassant les nuages.
C'était ça. Jacob était un soleil, tout aussi brulant et réconfortant.
Mon soleil.
Durant toute la matinée, je ne faisais que suivre les conversations, n'y participant que lorsque j'étais sollicitée. Le reste du temps, je pensai à Jacob. Lui et la meute.
J'étais même encore ailleurs lorsque nous chassâmes, tous ensembles. J'attrapai un puma, mon animal préféré, et le dégustait rapidement, prêtant oreille à mon entourage. Ils discutaient de préférences culinaires. Il était amusant de constater que les couples avaient une préférence bien distincte pour les mêmes animaux.
- Les tigres du Bengale, répondirent en cœur les patriarches Cullen, échangeant un regard complice.
Ils rirent aussitôt au rappel d'un vieux souvenir.
Rosalie et Emmett avaient tous deux une préférence pour les ours. Les grizzlis, particulièrement.
Les lions étaient la préférence d'Alice et Jasper, mais aussi de Carmen et Eléazar. Irina souligna qu'ils étaient aussi à son goût, même si les tigres lui convenaient mieux.
Kate, la plus exotique, raffolait des alligators
- Il y a toujours plus de lutte avec eux, s'esclaffa-t-elle.
L'intérêt d'Emmett grimpa en flèche.
- Ils sont durs à battre ? s'enquit-il immédiatement.
L'assemblée tout entière s'esclaffa. Même moi, je réussis à rire. Ne plus penser qu'à Jacob me faisait le plus grand bien.
Le met préféré d'Edward n'était autre que le puma.
- Comme moi ! s'était exclamé Tanya, après une brève hésitation.
Que grand bien lui fasse, ils étaient accordés. J'eu, de nouveau malgré moi et mes efforts pour ne pas y penser, un soubresaut de douleur. Ce que personne ne remarqua, par chance.
Je m'étais reprise rapidement.
- Pareil, répondis-je quand ce fut mon tour.
Tanya eu un petit gémissement dégouté.
Elle croyait quoi ? Que j'avais menti ? Rien que pour avoir les mêmes préférences que sont petit ami ?
Décidément, cette peste blonde me sortait par les yeux. C'était encore pire qu'avec Lauren et Jessica. Sans doute parce que je la savais immortelle. Rien que d'imaginer devoir la côtoyer pour l'éternité me donnerait des nausées.
Dans l'après midi, les garçons, avide de sport, proposèrent une partie de football.
- Denali contre Cullen ! s'écria Emmett, excité comme un gamin.
C'était fait, je me sentis de trop. Une intruse, encore une fois. Jamais cette sensation ne m'avait atteinte chez les Quileute. Ils s'arrangeaient toujours pour m'inclure. Là, je ne trouvai pas ma place.
J'eu un pincement de cœur. Je faisais plus partie d'une famille lycanne que d'un clan vampirique. Dans quel étrange monde vivais-je ?
- Et Bella ? lança Alice.
- La nouvelle-née est pour nous ! répliqua Irina. Ça rétablira l'équité !
Tanya afficha une rapide grimace avant de venir vers moi, tout sourire.
- Très bonne idée, déclara-t-elle, s'agrippant à mon bras.
Je sursautai à son contact, mais elle ne lâcha pas prise. Je me retins de me détacher vivement d'elle. Inutile de rendre ma journée plus difficile.
- J'avais compté Bella comme une Cullen, se renfrogna Emmett.
Pour le coup, je fus déconcertée.
- Allons, Emmett ! plaisanta Edward, me sortant de ma stupeur – il était évident qu'il ne me considérait absolument pas de sa famille, lui (cette révélation me touchait plus que je n'aurais jamais pu l'admettre). Ne soyons pas mauvais joueurs. Il faut au moins leur laisser une chance.
Le mastodonte grigna un instant, mais l'incident fut vite oublié. Nous venions d'arriver dans une large clairière, presque aussi imposante que la ville de Forks. Ou que son lycée tout du moins.
Elle était bordée par de grands pins et de hauts ifs. Le tout entouré d'une formation rocheuse proéminente. Je n'eu pas beaucoup à réfléchir pour découvrir à quoi servait cet endroit. Un terrain de sport à ciel ouvert.
- Il va falloir aller doucement avec le ballon cette fois, déclara Alice. Sans mauvais temps, on aura du mal à croire à un orage, même dans ces contrées.
- N'est-ce pas, Emmett ! s'esclaffa Carlisle.
Le géant avait disparu – surement parti chercher un ballon –, mais j'étais sure qu'il avait entendu les boutades de sa famille. Je ne pus réprimer un sourire.
Mais, même en songeant à mon antidote, je n'avais pas vraiment le cœur à jouer. J'étais trop pleine de ressentis pour ça, surtout considérant ma partenaire.
- Tu ne veux pas jouer, Bella ? s'enquit Alice.
En réalité, ce n'était pas vraiment une question. Elle avait déjà du voir ma résolution dans une de ses visions.
- Non, m'excusai-je. Désolée, mais je n'ai jamais vraiment aimé le football.
J'accompagnai mes paroles d'une petite grimace.
La lutine tergiversa un instant, puis déclara :
- Je reste avec toi. L'équilibre reste intact comme ça, continua-t-elle. Tout le monde sait que je suis imbattable à ce jeu.
Je m'en voulais de lui faire rater cette partie de foot mais j'étais heureuse qu'elle veuille rester avec moi. Jacob et la meute avaient beau chasser tous les malheurs de mon esprits, ils n'étaient là que mentalement.
Emmett revint rapidement, armé d'un ballon flambant neuf. Le matériau qui le constituait m'était inconnu, mais on devinait facilement la fabrication manuelle. Il était difficile de débarquer dans un magasin en demandant : "Bonjour, vous n'auriez pas un ballon résistant pour que mes amis vampires et moi puissions jouer ?"
Il eu un rapide sourire lorsqu'il apprit que je ne jouais pas – un adversaire de moins – mais il grinça des dents pour la défection d'Alice. Il n'aimait pas perdre, c'était certain.
Alice et moi prîmes place à la lisière de la forêt, assis dans l'herbe – même considérant l'éloignement, nous n'aurions aucun mal à voir la partie.
Ils délimitèrent les contours du terrain et des buts. Je ne manquai pas de remarquer la différence de taille entre ce terrain de jeu et un autre, dit "conventionnel". J'avais hâte que la partie débute. Cela promettait d'être spectaculaire.
Les gardiens de buts avaient été choisis automatiquement – Esmée pour les uns et Irina pour les autres – et ils ne tardèrent pas à lancer le coup d'envoi.
La balle fusa.
Heureusement que mes yeux vampiriques pouvaient suivre le ballon sans effort, sans cela, jamais je n'aurais réussis à assister ce match. Les deux familles étaient en parfaite symbiose, se passant la balle, tel une chorégraphie minutieusement montée. Ils évoluaient à vive allure, maniant avec précision les atouts des uns et des autres. C'en était presque artistique. Le ballet était souvent interrompu par un membre de l'équipe adverse, d'une vitesse déconcertante, qui repartait, aussi rapidement, débuter une nouvelle danse avec ses équipiers.
Je regardai ces deux équipes progresser. Je m'étais attendue à être surprise par cette partie, mais c'était plus que ça. Je restai complètement stupéfiée par ce jeu. On aurait dit des professionnels, mais en plus élégants. Ils jouaient sans jamais se fatiguer, gardant toujours une allure soutenue et gracieuse.
- Impressionnant, non ? pouffa soudain Alice, remarquant mon ébahissement.
- Je ne m'attendais pas à ça, répondis-je.
Mes yeux ne se détachaient pas du terrain, suivant les tours et détours du ballon.
- Je ne pensais que vous étiez doués en tout, comme ça, raillai-je.
Elle s'esclaffa.
- Que veux-tu, fanfaronna-t-elle. N'est pas Cullen qui veut !
Oui, je m'en doute, pensai-je, me fermant automatiquement.
- Est-ce que ça va, Bella ? s'inquiéta-t-elle. Depuis ce matin… Je te trouve étrange. Tout le temps ailleurs.
Je baissai la tête.
Evidement que ça n'allait pas ! Mais, ça, je n'allais pas le lui dire.
- Ne t'inquiète pas, la rassurai-je. Je suis juste songeuse.
Mais mon mensonge ne fonctionna pas deux fois. L'antidote Jacob commençait-il à s'altérer ? Mes ressentis s'inséraient à nouveau dans mon esprit, brouillant tout le reste.
- Bella, me réprimanda-t-elle. Ça fait deux fois que tu me le dis. Je ne te crois pas. Qu'y a-t-il ?
Je me recroquevillai, ramenant mes genoux contre ma poitrine.
- Je repensai juste à ma journée à la Push. (Ce n'était pas un réel mensonge, j'avais bel et bien pensé à Jacob toute la journée)
- Quelque chose s'est mal passé ? demanda-t-elle, un peu anxieuse.
Elle s'était penchée vers moi.
- Non, répondis-je simplement.
Et c'était justement le problème. Tout c'était parfaitement bien passé avec les Quileute, censés être mes pires ennemis. Et aujourd'hui, alors que j'étais entourée de ceux de mon espèce, tout était au plus mal. Après ça, qui pourrait me déterminer comme "normale".
Je posai ma tête sur mes genoux.
- Alors, quoi ? insista-t-elle.
Mon hésitation était palpable.
- Rien, c'est juste que j'y songe énormément, finis-je par répondre.
Elle se renfrogna. Cette attitude provoquait habituellement une forte hilarité chez moi. Mais pas aujourd'hui. Le rire était exclu en cet instant.
- Je pensai qu'on était plus proches que ça, se lamenta-t-elle.
Sa phrase me fit comme un électrochoc. Je me retournai vivement.
- Bien sur qu'on est proches ! m'écriai-je. Je t'adore ! Tu es comme une sœur pour moi (il était peut-être un peu tôt pour dire ça, mais c'était ce que je ressentais, contre toute attente). Je refuse que tu croies le contraire.
Je la pris dans mes bras. Cette réaction de ma part me surprit. Ce n'était pas dans mes habitudes.
- Pourquoi tu refuses de me dire ce qui ne va pas ? murmura-t-elle, abattue.
Je desserrai mon étreinte et l'obligeai à me regarder, un sourire forcé aux lèvres.
- Je ne refuse pas, Alice. C'est…
Je secouais la tête, incapable de lui avouer ce que j'avais sur le cœur. Finalement, je décidai d'éluder totalement ses questions.
Peut-être lui avouerai-je, un jour, dans quelques décennies, lorsque Edward ne provoquera plus cette attraction ridicule autant qu'inexplicable (et involontaire, j'en étais sure) sur moi.
En attendant, mieux valait l'emmener sur une pente moins glissante.
- Quoi ? Tu ne me connais pas encore, tentai-je de plaisanter. Je boude souvent pour rien, tu le sais bien.
Elle me regarda dans les yeux, scrutant le moindre indice qui aurai pu lui indiquer si je mentais ou non. Au bout d'un long moment, elle baissa la tête.
- D'accord, j'arrête, souffla-t-elle.
Elle n'était pas convainque, ça se voyait. Je m'en voulais de lui faire autant de peine. Mais que pouvais-je lui dire ? Que je ne me sentais pas acceptée parmi eux ? Que j'avais le cœur brisé en un millier de morceau ? Sans vouloir jamais avouer la raison ?
Elle ne devait pas savoir.
Ne pouvant continuer de la regarder, je tournai la tête.
A quelques dizaines de mètres de là, Edward nous regardait, totalement étranger à ceux qui l'entouraient. Nos yeux s'accrochèrent. J'avais le souffle coupé.
Pourquoi ? me récriai-je intérieurement.
Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? La vie était-elle injuste à ce point ? Pourquoi en cet instant, j'avais comme l'impression que chaque particule de mon être voulait s'élancer vers lui, rien que lui, toujours lui ?
Pourquoi ? Il était inaccessible. Et je le savais. Je ne comprenais rien… Je ne me comprenais pas…
Il devait y en avoir tant d'autres. Pourquoi lui ?
Nos yeux ne se lâchaient plus, et j'en étais de plus en plus confuse. C'était comme si l'univers avait cessé de tourner rond.
C'est sans doute pour ça qu'il ne le vit pas.
Le ballon lui atterrit en pleine face, faisant un bruit de tous les diables. Deux rocs entrant en collision.
Il se ressaisit.
- Bah alors, frérot ? On est ailleurs ? s'esclaffa bruyamment Emmett.
Toute l'assemblée éclata de rire, Tanya et moi exceptées. Elle, me regardait avec des accents meurtriers.
Qu'avais-je bien pu faire encore ?
Pour ma part, j'étais trop choquée de voir que le geste d'Emmett - sans aucun doute totalement prématuré - n'avait pas été perçu par Edward. J'étais même sure qu'Alice avait du le prévoir, elle secouait la tête de gauche à droite, un sourire moqueur aux lèvres.
Pourquoi l'apollon ne l'avait pas entrevu plus tôt ?
Incompréhensible...
La partie reprit, avec un Emmett toujours aussi hilare.
Alice et moi ne reparlâmes pas des loups, observant et commentant le match. Je passai en sa seule compagnie, un moment fort agréable.
Ma bonne humeur (passagère, mais bel et bien réelle) chassait quelque pu mes idées noires, ramenant à mes lèvres un sourire que je croyais avoir perdu.
La partie ne tarda pas.
Le match avait été conclu par un superbe but d'Irina, après une passe parfaitement exécutée d'Eléazar. L'avantage restait cependant aux Cullen - qui étaient plus nombreux et principalement constitués d'hommes, précisons-le - avec neuf buts contre sept.
Les Dénalis s'étaient sacrement bien défendus !
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, toute la troupe avait rangé le terrain et se dirigeait vers la villa Cullen, badinant joyeusement sur le chemin.
Tanya et Kate ne cessaient de se chicaner. La première passait sont temps à enfoncer ses doigts entres les cotes de sa sœur.
- Hé ! s'écria-t-elle soudain.
Je me retournai instinctivement, tachant de savoir ce qui était arrivé à l'agaçante blonde. Elle se massait le bras, observant d'un œil mauvais sa sœur. Kate, pour sa part, affichait un sourire satisfait.
- Arrête ça, Kate ! s'énerva-t-elle
L'intéressée éclata de rire.
Je regardai ce tableau avec curiosité, ne comprenant pas la scène qui venait de se dérouler sous mes yeux. Kate, toujours aussi amusée, tourna la tête vers moi. Constatant mon air étonné, elle expliqua.
- C'est mon don, dit-elle, levant une main anodine en l'air. Je suis capable d'envoyer des petites décharges d'électricité aux gens un peu trop agaçants (elle adressa un regard joueur à ça sœur). Il suffit que ma peau entre en contact avec la leur.
Elle eut un petit sourire sadique. Je réprimai le même sourire, nullement désolée pour sa blonde de sœur.
- Tu veux essayer ? demanda sèchement Tanya tout à coup.
Edward se tendit, peut-être se rendait-il enfin compte de la méchanceté de sa petite amie.
J'avais pensé ses mots avec une telle férocité qu'ils auraient pu sortir de ma tête pour aller la gifler... Ce qui n'était malheureusement pas possible.
- Sans façons, répondis-je aimablement.
Elle m'adressa un regard dégoûté avant de poursuivre, encore plus sèche que le désert du sahara.
- Et toi, tu as un don ? Ou tu es simplement exceptionnelle.
Le dernier mot avait été prononcé le plus ironiquement du monde.
Je levai les sourcils. Elle voulait se montrer mauvaise, qu'elle le fasse, je ne rentrerais pas dans son jeu. Tanya était de ses personnes qui pouvaient vite monter en température.
- Non, aucun don en vue, répondis-je avec affabilité.
- Je n'en serais pas si sur, déclarèrent Edward et Eléazar de concert.
Les deux hommes se regardèrent.
- Tu en as déduit la même chose que moi, je suppose, Edward.
L'adonis acquiesça.
Le silence perdura pendant que les deux hommes tenaient une conférence mentale.
Rosalie explosa en même temps que moi.
- Vous nous mettez au parfum ? nous étions nous énervées au même moment.
Cette réaction similaire m'avait fait sourire. Je regardai Rosalie dans l'espoir d'obtenir la même réaction de sa part.
Autant décongeler une glace dans un congélateur ! (Hi hi hi ! Reine des glaces !) Ses trais étaient pincés et froids. Un coup de poing m'aurait sans doute moins blessé.
Je sursautai, douchée.
Les deux hommes se tournèrent vers nous, Eléazar pris la parole.
- Ce matin, quand notre chère amie (il me désigna d'un respectueux signe de tête) est arrivée, j'ai été, pour ainsi dire, totalement ahuri de me rendre compte que... Rien ! Je ne percevais rien d'elle.
Aussitôt, oublieuse de tout mes actuels soucis, je me renfrognai. Encore un autre télépathe qui ne percevait pas mes pensées... Etais-je si anormale que ça ?
Alice s'approcha de moi, imaginant mon malaise.
- Eléazar ressent les dons des vampires, murmura-t-elle à mon oreille.
Je fronçai les sourcils, emplie d'une curiosité nouvelle.
Il ne voyait rien ? Quoi, je n'avais pas de don ? Et alors ?
- Et ? s'interrogea Carlisle, aussi perdu que moi.
Il eut un petit moment d'hésitation avant de reprendre.
- Habituellement, je vois les gens... qu'ils soient doués ou non... mais là... rien ! Pas l'ombre de la moindre petite aura de vie ! Le néant.
- Exactement quand je cherche à percevoir tes pensées. Néant total.
Carlisle fronça les sourcils, beaucoup plus intéressé par la conversation maintenant.
- Qu'est-ce que cela signifie, d'après toi ? interrogea-t-il son ami.
- Eh bien, reprit-il. Ce n'est qu'une conjecture, évidemment, mais, je pense qu'elle me bloque. Mentalement, je veux dire.
- Comme un bouclier, tu crois ? songea le patriarche Cullen, se passant une main dans les cheveux.
Le vampire à la peau olivâtre me regarda intensément.
- Oui, je pense que cette jeune demoiselle ici présente n'est autre qu'un bouclier mental.
- Un bouclier mental, répétèrent les autres en chœur.
Voila que j'étais encore au centre des discussions. Comme je détestai ça !
- L'explication est parfaitement plausible, reprit Edward. Mon pouvoir est totalement mental et ne fonctionne pas avec Bella.
Je restai pensive devant ces allégations. Un bouclier mental ? Que voulait-il dire ? Qu'aucune attaque ayant atteinte à mes pensées ne fonctionnait ?
Pendant que je cogitai à cette hypothèse, je remarquai le regard d'Edward sur moi. Ce qui m'avait amené à me poser des questions (il ne pouvait pas arrêter, avec ses prunelles d'or fondu ?). Avant que je remarque que, en réalité, tous les yeux étaient braqués sur moi.
Une main se posa sur mon bras.
- Kate ! s'écria Edward.
Je tournai la tête vers la désignée. Elle haussait les épaules, l'air légèrement déçue.
- Quoi ? bougonna-t-elle. Elle n'a rien senti, non ?
- Ce n'est pas une raison, se récria l'apollon. On ne connaît pas les limites de son don !
Kate leva les yeux au ciel. Elle trouvait – tout comme moi – cette intervention totalement démesurée. Et puis, de quoi se mêlait-il ?
- Désolée, concéda-t-elle finalement. Je n'avais envoyé qu'une petite décharge.
- Ne t'excuse pas, répondis-je, agacée par le comportement d'Edward. Et c'est aussi inutile de lui crier dessus.
J'avais haussé le ton plus que nécessaire. Ce n'était pas à mon habitude, mais je commençai à avoir les nerfs à vif.
Abasourdi par ma répartie, Edward ne souffla mot.
A cet instant, je remarquai un événement dont j'aurais du me rendre compte depuis le début.
- Pourquoi n'ai-je pas reçu de décharge ? demandai-je à Kate, étonnée.
- Le don de Kate n'est qu'une illusion mentale de la douleur, déclara Eléazar.
J'en restai coite. Donc, la particularité singulière qui me rendait si mal à l'aise n'était due qu'à un don. Un don que je possédais et non à une quelconque bizarrerie. Je m'en sentais déjà plus légère.
- Un bouclier mental, répétai-je à mi-voix, effarée.
- En tout cas, c'est un don super ! s'exclama Emmett, encore plus enjoué que moi. Imagine, si tu arrives à l'étendre pour les autres ? Tu seras une sorte de Wonder woman ! Une protectrice de choc ! Avec ma force (il contracta fièrement ses biceps) personne ne viendra nous chercher des noises !
L'assistance entière s'esclaffa.
- Je te rappelle, soulignai-je, joueuse. Que, pour l'instant, ta petite force de rien du tout ne vaut rien à coté de la mienne.
Il me regarda, un air faussement indigné au visage. Je lui tirai la langue, Alice éclata de rire.
- Eh bien, jeune présomptueuse, qui te dit que je ne suis pas quand même plus fort que toi ? Ça n'aurait rien de vraiment étonnant. Regarde toi, aussi mince et fragile. On dirait un humaine !
Ce fut mon tour de jouer les indignées.
- Chiche ! lançai-je, hilare. Tu aimes les combats ?
J'étais déjà sure de sa réponse. Son regard s'illumina, un large sourire s'étala sur ses lèvres.
- Je les adores ! répondit-il, levant les sourcils.
Un combat ! Rien de tel pour évacuer ses mauvais sentiments et les soucis que j'avais depuis ce matin. Puisque le remède Jacob ne fonctionnait plus.
Instantanément, je me mis en position d'attaque, un peu curieuse de connaître mes propres capacités. Il m'imita aussitôt et les deux familles s'écartèrent, formant un cercle autour de nous. Seul Edward ne bougea pas (et Tanya, de par le fait, qui ne le lâchait jamais).
- Vous êtes franchement ridicules, s'interposa-t-il.
Je m'interrompis aussitôt, soufflée. Tanya afficha un sourire satisfait, je sentis ma colère monter.
- Voyons Edward, laisse-les, dit-elle, enfonçant un doigt entre ses côtes, joueuse. Et puis, ce n'est pas plus dangereux que son remake de « danse avec les loups »
Ma fureur monta en flèche. En un instant, tous mes ressentis me montèrent à la tête, cherchant un moyen de s'échapper.
- Et en quoi ça te regarde, toi ? aboyai-je férocement.
Elle sursauta devant un tel accès de colère.
- Elle n'a pas tord, Bella, rétorqua Edward.
- Alors, toi, tais toi ! m'énervai-je, agressive. Ça ne te regarde en rien non plus ! Ils ne sont pas plus dangereux que nous. Je ne vois même pas en quoi je me justifie. C'est ma vie, j'en fais ce que j'en veux.
Il se braqua face à ma rebuffade.
- Ils sont dangereux ! s'emporta-t-il.
- Excuse-moi ? ripostai-je, partant d'un rire nerveux. Ils n'ont jamais faillit me faire de mal, eux !
Les mots étaient à peine sortis de ma bouche que, déjà, je les regrettai. Pourquoi diable avais-je remis sur le tapis cette ineptie ?
Mais, il était trop tard.
Le regard d'Edward se ferma. Mais on y lisait facilement la peine pourtant. Comme un effet miroir, la mienne resurgit aussitôt.
Je savais à quel point sa réaction, ce premier jour, le rendait honteux. Le détruisait. Ce que je lui infligeai aujourd'hui, c'était pire qu'une gifle. Je le meurtrissais de l'intérieur.
Il déglutit. Un son qui m'arracha le cœur. Je voulais m'excuser, le supplier de me pardonner. Mais les mots ne parvinrent pas à sortir de ma bouche.
- C'est vraiment ce que tu penses ? déclara-t-il difficilement.
Je ne répondis pas. Je n'y arrivais pas. Ma gorge était trop serrée. Serrée, parce que je lui avais fait du mal.
Mes paroles l'avaient blessées comme, lui, il ne serait jamais capable de blesser quelqu'un.
Enfin, c'était ce que je croyais.
J'avais tord.
- Allez, assena-t-il avec mépris. C'est bon, va te marrer avec tes sales cabots. Tu n'as rien à faire ici.
J'en eu le souffle coupé.
C'était le coup de trop. La goûte d'eau.
J'avais provoqué cette situation, je le savais. Tout était de ma faute.
La douleur, la peine, le mal-être. Tout resurgit d'un coup. Tout ce que j'avais tant réprimé aujourd'hui. Un pieu m'enfonça le cœur, le brisant totalement.
J'avais été rejetée. Par lui de surcroît. La seule personne au monde par qui j'aurais voulu être acceptée.
Tout était de ma faute.
Je m'étais mentie, depuis le début. Depuis l'instant même ou je l'avais vu, dans cette cafétéria bondée.
Je l'aimais. Lui, celui qui en avait choisit une autre. Lui, qui me rejetai maintenant.
J'étais amoureuse de lui, contrairement à ce que je ne cessai de rabâcher.
L'expression « avoir le cœur brisé » n'avait jamais eu autant de sens pour moi. Pour la première fois de ma vie, je comprenais cette sensation. Le désespoir. La douleur. Le vide.
Je me mordis la lèvre. Si fortement qu'un bruit métallique se fit entendre, comme des clés rayeraient une voiture.
J'essayai au mieux de dissimuler ma peine, mais je n'avais pas son talent en la matière.
Jasper, qui n'était pas réellement détendu depuis mon arrivée, fut comme transporté de douleur. Une expression meurtrie se dessina sur son visage. Il voulu m'inonder de calme. Mais c'était trop tard.
Un sanglot s'échappa de ma gorge.
Toute l'assemblée se figea, sauf lui, qui, me tournant ostensiblement le dos, commença à s'avancer, sa blonde toujours colée à lui.
Je m'enfuis à toute jambes.
- Espèce d'idiot ! s'exclama Alice.
Ce fut les derniers mots que j'entendis. Déjà, j'étais loin. Lutant contre les sanglots.
Je courrai, aussi rapidement que je le pouvais.
Fuyant cette maison
Cette famille.
Fuyant tout.
.o0o.
Alors ?
Vos avis ?
Ps : Je suis en vacannnces =D
