Et voilà un nouveau drabble ! ^^

Merci pour toutes vos reviews, elles m'encouragent vraiment !

Réponse à Gabriel : merci de m'avoir suggéré des chansons ! ____ Celle de Slipknot est vraiment superbe ! (et tu n'avais pas besoin de me prévenir, j'écoute aussi beaucoup de musique dites « violente » XD) je pense que je posterais un drabble avec elle bientôt ^^

( et le fait que tu m'as appelé « trésor » m'a fait beaucoup rire XD j'étais en train de regarder Iron Man et c'est tombé pile au moment où il dit à Jarvis « ne m'attends pas trésor » XDDD)

P.S : je m'excuse à l'avance s'il y a des fautes, je suis un peu tête en l'air en ce moment =__=

Bonne lecture ^^

Science (version acoustique)

(Ex Nihilo Vox)

_ . . .regardez cette merveille Watson ! C'est historique ! La première fois que l'on tente d'associer le pont à bascule et. . .

Je ne l'écoutais qu'à moitié.

Tandis qu'il était fasciné par le paysage industriel qui se déroulait derrière la fenêtre de la voiture, j'admirais ses grands yeux bruns, qui pouvaient virer au gris selon son humeur.

L'étincelle qui les animait quand mon ami parlait de sujets qui lui tenait à cœur me retournait toujours l'estomac. Je le sentais faire des pirouettes derrière mon complet trois pièces gris souris et j'espérais de tout mon cœur que le grand détective assis devant moi ne remarque rien.

Avoir des sentiments incertains envers le plus grand analyste du monde quand votre visage reflète la moindre de vos émotions comme un livre ouvert équivalait à un suicide sentimental.

Inutile de vous préciser l'identité du potentiel suicidé. . .

Et il continuait, imperturbable, à m'expliquer des choses que de toute façon je ne comprendrais jamais complètement, n'étant pas aussi intelligent que lui dans ce domaine. Nous étions tous les deux des hommes de science, à notre façon : lui la chimie, la physique, et tout ce qui touchait à la technique ; moi la biologie, l'anatomie, le vivant. Nous étions en quelque sorte les représentants de deux mondes qui se télescopaient sans cesse, mais qui ne se comprenaient, hélas, pas toujours.

Je me contentais donc d'acquiescer de temps en temps et cela lui suffisait.

Pendant qu'il s'enflammait, débitant ses explications à un rythme de plus en plus soutenu, je divaguais et essayais de mon côté d'analyser mes sentiments à son égard.

Ce n'était pas de l'amitié. Nous avions dépassé ce stade depuis longtemps maintenant.

Mais ce n'étais pas non plus une simple cohabitation entre deux gentlemen ayant des liens très fort.

C'était sûrement de l'amour. Bien que ce constat me dérangeais, (moi ! aimer un être aussi insupportable, malsain, insolent, décadent !) je ne pouvais que m'y confronter et me dire que ce n'étais pas si grave : si Holmes était en effet un excentrique insupportable, malsain, insolent, décadent et relativement insensible, je savais lire entre les lignes et ce que je devinais suffisait à me remplir de fierté.

J'étais amoureux de Sherlock Holmes.

Sherlock Holmes !

Secrètement, j'étais fier que mon âme ait choisit de s'attacher à cet homme. Nous nous complétions à merveille, même si parfois le seul fait d'être dans la même pièce suffisait à embraser nos nerfs.

Soulagé aussi, d'une certaine manière.

Si je ne pouvais détacher mes yeux de son visage à cet instant, je savais que notre relation resterait platonique. La loi n'avait rien à voir dans cette affaire, je n'éprouvais simplement pas de désir sexuel pour lui.

Au risque de lui donner raison et de paraître encore plus fleur bleue que ce qu'il croit, le simple fait d'être prés de lui suffisait à mon bonheur.

Souvent, les choses les plus simples nous transportent. Le voir, sentir son odeur et sa présence à mes côté, profiter de son enthousiasme et de ses rares sourires éclatant qu'il m'offrait parfois, jeter notre complicité à la face de Lestrade et du monde, toutes ces choses qui tissaient mon quotidien n'avait ni besoin de sexe ou de mots d'amour.

Cela peut paraître invraisemblable, qui plus est pour un homme, et pourtant je ressentais réellement cet amour presque pur, presque sans accros.

Et il continuait, immuable, à me parler de vis, d'écrou, de modernité. . .

Ah ! Parlons-en de la modernité !

Tous les jours, j'observais la société qui m'entourait et tous les jours, je me disais que cette fameuse « ère moderne » ne touchait que l'acier et le fer ; les hommes, eux, restaient figé dans leurs idées régressives, englués dans leurs soi-disant « bonnes mœurs ».

Observant avec amusement les mains de mon ami s'agiter sous l'effet de l'émotion vive qui l'animait, je songeais que le monde aurait le droit de se targuer de « moderne » le jour où il serait normal de croiser deux hommes ou deux femmes main dans la main, s'embrassant et s'étreignant en public. Bien entendu, je gardais ce genre de réflexion pour moi. A notre époque, il n'était pas de bon ton d'avancer des idées trop . . . avant-gardiste.

Sauf si vous vous appeliez Sherlock Holmes bien sur.

La science pourra bien tracer son chemin, si les hommes n'élèvent pas leur conscience, tout ce progrès sera inutile.

Je chassai ses réflexions philosophiques avec une pensée plus égoïste, mais délicieuse : le monde pouvait bien sombrer, le seul être qui comptait se trouvait devant moi, son genoux effleurait le mien et il me jetait un regard sceptique, peut être dérangé par le sourire idiot qui flottait sous ma moustache.

_ Watson ! Vous n'avez pas écouté un mot de ce que j'ai dit !

Je m'appelle John Watson, je vois le monde courir vers le progrès, je comprends de moins en moins le dit progrès, je suis amoureux.

La vie est belle en somme, science ou pas.