Un peu plus tôt, Mackenzie, suivie de Liz, Vala et Sam sortait de la limousine. Un des deux portiers de l'hôtel vint à leur rencontre, jugea du nombre de bagages et fit un signe à un chasseur pour qu'il s'occupe des sacs.
Portier : Bienvenue au Georges 5 Mesdames.
Ma : Merci William.
W : Mademoiselle de La Cour ? C'est bien vous ?
Pour toute réponse, la jeune femme s'avança vers l'homme se tenant devant elle et le prit dans ses bras.
Ma : Bonjour William.
W : Pourquoi êtes-vos là Mademoiselle ?
Ma : Pour deux mariages.
W : Oserais-je espérer que l'un des deux soit le vôtre ?
Ma : Oui.
W :Je l'ai tant rêver ce mariage pour vous Mademoiselle.
Ma :Je sais bien. Combien de fois vous ai-je entendu me dire...
W/Ma : Si vous vous décidez à vous marier le Georges 5 vous ouvrira grand ses portes.
W : Ces dames sont avec vous ?
Ma : Oui. Je vous présente le Docteur Elizabeth Weir, diplomate américaine, le lieutenant colonel Samantha Carter de l'USAF et voici Vala et Teyla, deux...
V/T : Amies.
W :N'en dites pas plus, n'en dites pas plus. J'ai l'habitude des situations classées confidentielles. Vous n'avez pas besoin de vous justifier.
William avait dit ça en regardant d'u air entendu Vala et Teyla qui ne semblaient pas être vraiment du coin. Même si Teyla avait revêtue une tenue plus « terrienne » que d'ordinaire. Par contre Vala, tout comme Sam, étaient restées en tenue du SGC, et elles ne passaient nullement inaperçues.
W (s'adressant à Sam et Vala) : Mesdames, si je puis me permettre de vous conseiller une boutique pour que vous vous fondiez davantage dans le paysage, j'en serais ravi.
Sam et Vala se regardèrent l'une l'autre et se rendirent compte, qu'en effet, elles dénotaient dans le paysage.
S : Ce serait une bonne idée en effet.
V (en sautant sur place) : Oh oui ! On va faire du shopping chez Valentino, Nina Ricci, Cartier...
S : Vala ! Daniel va vous tuer quand il saura que vous utilisez sa carte.
V : Non ! Quand il me verra belle comme Hathor, il va me pardonner tout de suite.
S : Vala !
V : Oh, ça va, ce n'est qu'une expression. Et de toute façon, même si on leur disait ce qui c'est passé avec Hathor, ils ne nous croiraient pas.
Ma :Il y a un petit souci William. Nous n'avions réservait qu'une chambre mais nous serons un peu juste...
W : Mademoiselle sait bien que j'ai toujours une solution. Veuillez me suivre.
Les cinq jeunes femmes suivirent le portier. Une fois à l'intérieur du hall, Vala ne put s'empêcher d'ouvrir grand la bouche.
S : Fermez la bouche Vala ! On va finir par attirer l'attention !
V : C'est magnifique ici !
Un homme se retourna sur le passage de Vala. Celle ci le suivit du regard et lui fit un grand signe.
V :Salut ? Tu veux venir t'amuser ?
Sam lui attrapa l'épaule et la tira vivement à sa suite.
S :Mais qu'est-ce qui vous prend ?!
V (soupirant) : Oh rien. Je crois que je m'ennuie de Daniel.
Mackenzie arriva au comptoir, précédée de William. Les autres étaient restées en retrait.
T : Elizabeth, avez-vous déjà eu l'occasion de visiter cette vielle ?
E : La visiter on mais y séjourner pour affaire oui.
T : Votre planète est vraiment pleine de surprises.
Mackenzie revint vers ses amies quelques secondes plus tard.
Ma : Bonne nouvelle : le colonel et Vala peuvent loger dans une chambre voisine de la nôtre.
S : Merci Mackenzie.
Ma : Oh, je n'y suis pour rien, il faut remercier William.
Ce dernier passa devant les jeunes femmes et mit sa main à sa casquette pour les saluer avant d'aller reprendre son poste. Le major remit à Sam la clef de leur chambre et invita ses amies à la suivre vers l'ascenseur. Une fois à l'intérieur :
S : C'est incroyable ! Je voudrais bien savoir comment vous arriver à...
V :Vous loger dans des palaces comme ceux là !C'est dingue, j'ai pu voir mon reflet dans les lustres suspendus au plafond !!
Ma :Et bien disons que mon père a noué des relations et rendu des services et que les personnes qui lui étaient redevables et qui n'ont pas pu lui renvoyer l'ascenseur l'ont fait avec moi
T : Merci major de nous offrir cet hôtel.
V : Ah nous aussi ?!
Ma : A quoi sert d'avoir des facilités si on ne peut pas en faire profiter ses amies ?
V (les larmes aux yeux) : Vous êtes mon héros.
Les jeunes femmes sortirent de l'ascenseur, Mackenzie en tête. La jeune femme se repérait dans l'hôtel comme chez elle.
Ma : Nous y voilà. Mon colonel...
S (lui souriant) : Pas de cérémonies, appelez moi Sam.
Ma (lui rendant son sourire) : Sam, Vala, voici votre chambre. Vous avez la 543. Nous nous sommes juste à côté. Nous avons la 545.
E : Je propose que nous défassions nos bagages et que nous nous donnions rendez-vous dans le hall dans 20 minutes.
V : Dois-je vous rappelez que certaines n'ont pas de bagages.
Ma :Vous allez bien trouver un petit jeu de patience en nous attendant.
V : Moui... Oh oui !! Ils ont forcément le câble. Je me demande s'ils ont les mêmes films coquins que chez nous.
Sur ce, Vala entra en trombe dans la chambre et claqua la porte au nez de Sam.
S : Je sens que ça va être long...
E :A tout de suite Samantha.
Les jeunes femmes s'engouffrèrent dans leurs chambres respectives
Vingt minutes plus tard, toutes sortirent en même temps de leur chambre. Toutes ? Non, Vala n'était pas là.
E : Où est Vala.
S (gênée) : Elle a trouvé le câble.
E (rougissant) :Oh !
Ma : Je vais vous la faire sortir de là moi !! (Puis, se collant à la porte) :Vala ?
Pas de réponse.
Ma (plus fort) : Vala ?C'est l'heure du shopping.
La porte faillit percuter le major tellement Vala l'ouvrit brutalement.
V (un grand sourire aux lèvres) : Ben alors, qu'est-ce que vous attendez ?! Vous avez fini de traîner !
La jeune femme avait lancé ça sur un ton désinvolte avant de se précipiter vers l'ascenseur. Liz, Teyla et Mackenzie regardèrent Sam.
S : Ne me regardez pas comme ça !Moi je dois vivre avec elle non stop depuis deux ans.
Les jeunes femmes rejoignirent Vala à l'ascenseur. Toutes descendirent dans le hall à la recherche de William.
M : Bon, très bien. Il est plus de 17h. Le shopping sera donc un peu raccourci aujourd'hui. Mais je pense que Sam et Vala pourraient continuer demain pendant que nous prospecterons pour nos robes.
E : Parfait programme.
S : Tout à fait.
T : Vous êtes très organisée major.
V : Ca va être l'éclate !!
William arriva à cet instant.
W : Mesdames, la limousine vous attend. Elle vous mènera où vous le désirez.
Ma :Merci beaucoup William.
Et les jeunes femmes de s'engouffrer de nouveau dans le véhicule.

Les boutiques défilaient les unes après les autres. Soudain, Vala hurla :
V : LA !! Arrêtez vous là !! La limousine ralentit et se gara en double file.
Les autres jeunes femmes regardèrent par la vitre. Le véhicule avait stoppé devant le magasin Chanel. Vala fusa hors de la voiture.
S :Je ne l'ai jamais vu aussi rapide, même pour fuir les Oriis.
Liz cacha un sourire. Teyla sortit, suivie de Liz, Mackenzie et Sam. Les cinq amies entrèrent dans la boutique sous les regards presque méprisants des vendeuses. Teyla et Sam se sentirent tout de suite mal à l'aise. Vala s'en fichait et était déjà en train de regarder les pantalons et les robes. Mackenzie et Liz savaient, quant à elles, que dès qu'elles sortiraient leur carte de crédit, le personnel et les clientes changeraient immédiatement d'attitude.
V : Venez voir ! Regardez moi cette merveille !
Les autres la rejoignirent. Vala avait jeté son dévolu sur un pantalon taille basse en velours brun et sur le bustier sans manches assorti.
V (complètement excitée) : Il est super !
Une vendeuse s'approcha alors du groupe.
Ve (d'un ton hautain) :Je peux vous aidé mesdames ?
E :Oui, je vous remercie. Nous cherchons des tenues pour ces dames.
Liz avait désigné Sam et Vala.
Ve (d'un regard dédaigneux) : Ah, je vois.
Vala n'avait pas aimé le ton de la vendeuse. Elle s'approchait d'elle pour lui dire sa façon de penser lorsqu'elle fut arrêtée par Mackenzie.
Ma : Voyez-vous ces jeunes femmes (désignant Vala et Liz) font partie de l'armée de l'air des Etats-Unis et ont été dépêchées dans notre pays trop rapidement pour avoir le temps de faire leurs valises. Quant à ces deux jeunes femmes, elles représentent leurs pays respectifs en tant que diplomates.
E (avec une mine hautaine imitant la vendeuse) : Merci major de la Cour.
La vendeuse était rouge de honte et totalement confuse.
Ve : Oh, bien.
V : Et si vous nous laissiez regarder tout ça tranquillement ?
Ve : Oui, bien sûr Madame.
Et la vendeuse repartit sans demander son reste. Lorsqu'elle fut partie, toutes se retournèrent vers Mackenzie.
T : Votre peuple n'a pas l'air très avenant.
Ma : C'est comme partout, il y a des idiots !
V (ayant retrouvé sa bonne humeur) : Bon, ben moi je vais essayer cet ensemble.
Alors que Vala fonçait vers la cabine, son attention fut attirée successivement par une robe, et trois ensembles assez sexy, dont un en dentelles rouge, visiblement fait pour égayer les nuits de couples. Lorsqu'elle le prit, elle se retourna et l'agita à ses amies :
V : C'est pour Daniel. Pour me faire pardonner d'avoir fait chauffer sa carte de crédit.
Les quatre jeunes femme se regardèrent et se cachèrent le visage. Toutes les clientes du magasin les regardant.
Ma :Venez Samantha, on va vous trouver quelque chose.
S : Je vous suis. Mais je ne suis pas très à l'aise avec les vêtements de grand luxe.
Ma : Profitez Samantha !Lâchez vous, je vous en prie !
S : Très bien.
Les jeunes femmes parcoururent les rayons et Sam parut intéressée par une jupe longue bleue ciel et un chemisier à manches évasées, également bleu.
T : Cet ensemble vous irez très bien colonel.
S (hésitante) : Vous pensez ?
E : J'en suis sûre ! Teyla a raison.
Ma : Oui ! Allez l'essayer !
Le groupe se dirigea vers les cabines. Vala sortit la tête.
V : Et regardez ça.
La jeune femme sortit dans la tenue très provocante qu'elle avait choisie pour « se faire pardonnée » par Daniel. Sam fonça vers elle et la poussa dans la cabine.
S : Non mais ça va pas !Vous n'êtes pas seule !
V (ne se départissant pas de son sourire) :J'en déduis que ça me va bien ! Super, je vais faire craquer Daniel !
Sam secoua la tête et sortit de la cabine.
E : Je pense que vous n'aurez pas assez avec une seule tenue pour trois jours.
V (de la cabine) : Elle a raison.
S : Oui, sans doute.
T : Venez, je vais vous aider à trouver d'autres vêtements.
S :Oh, vous êtes sûre... ?
Ma : Tout à fait sûre !
V : Et lâchez-vous c'est moi qui paye. Enfin, je veux dire mon Daniel.
Teyla accompagna Sam dans un autre rayon, laissant Liz et Mackenzie seules.
V : Vous êtes toujours là ?
E : Oui.
Ma :Attendez, vous êtes en quelle tenue ?
V : Vous en faite pas. J'ai compris que je faisais des jalouses, j'ai mis quelque chose qui recouvre mon corps, enfin pas tout quand même, il faut faire plaisir aux hommes.
Et la jeune femme sortit de la cabine. Liz et Mackenzie ne purent s'empêcher de l'admirer.
E (étonnée) : Vala, cette tenue vous va comme un gant.
Ma : Ca oui !
V : Oui, je sais, elle met mais formes en valeur.
Vala se regardait dans la glace. La tenue lui collait au corps sans être vulgaire. Elle se trouva super canon et retourna en vitesse dans la cabine.
Sam et Teyla cherchaient toujours une tenue, voire deux, pour le colonel.
S :Vous avez intégré... l'équipe depuis longtemps ?
Elle parlait à mot couverts pour ne pas éveiller l'attention de la clientèle.
T : Depuis son... arrivée en fait. Le premier membre que j'ai rencontré fut le colonel Sheppard.
Sam sourit.
S : Il a un dossier assez lourd.
T (lui rendant son sourire) : Oui, je l'ai entendu dire.
T/S :Il n'en fait qu'à sa tête.
Les deux jeunes femmes étouffèrent un rire.
T : Regardez ceci colonel.
S : Je vous en prie, ça me gène. Appelez-moi Sam.
T : Très bien... Sam.
Le colonel prit ce que lui présenta Teyla et le regarda. La tenue se composait d'un pantalon bordeaux, d'un pull fin de la même couleur ainsi que d'une veste dans les mêmes tons.
T : Elle vous irait à merveille.
S(avec un sourire) : Oui, sans doute. Bon, très bien. Après tout, un peu de féminité n'a jamais fait de mal à personne.
T :Vous avez bien raison !
S : Vous ne prenez rien ?
T : Non, merci. Elizabeth a eu la gentillesse de me prêter des affaires.
Les deux jeunes femmes reprirent le chemin des cabines lorsque Teyla arrêta le bras de Sam.
T :Avez-vous une tenue pour dormir ?
S : Non ! Vous avez raison.
V :Attention les yeux !Je vais vous montrer la robe que je mettrai pour le mariage.
Et Vala déboula devant ses amies dans une robe noire, très moulante, laissant apparaître ses épaules et ses jambes à partir de mi cuisse. Le décolleté, quant à lui, était plus que pigeonnant.
E : Vous êtes très...
Ma : Si vous venez comme ça à mon mariage je vous tue Vala.
V :Pourquoi ?
Ma : Vous vous êtes regardé ?!
V (avec un grand sourire) : Oui ! Et je trouve que je suis drôlement bien fichue !
Ma : Oui, ben justement, trop bien. Je ne voudrais pas paraître égoïste, mais c'est mon mariage et je voudrais autant que possible qu'on fasse attention à moi.
V : C'est pas grave, je la mettrai pour celui d'Elizabeth.
E : Euh, non.
V : Oh, vous êtes pas drôle ! Et puis zut, je la prends quand même ! Pour moi !
Sam et Teyla arrivèrent.
T : Samantha a trouvé deux tenues qui lui iront très bien.
S : Ainsi qu'un pyjama.
V (sortant la tête de la cabine) : Zut !Le pyjama !
Elle s'habilla en quatrième vitesse et fonça vers les tenues de nuit. Pendant ce temps, Sam essaya les deux tenues qu'elle avait choisies avec l'aide de Teyla. A chacune de ses deux apparitions, ses amies la regardaient avec des yeux ronds. Elle était extrêmement belle dans chacune d'elle. Vala et Sam essayèrent ensuite leurs pyjamas et sortirent enfin des cabines. Le magasin n'allait pas tarder à fermer. Elles passèrent à la caisse. Vala paya pour elle et Sam avec un grand sourire. Un homme qui l'avait vue essayer la tenue rouge très sexy vint vers elle.
H :Bonjour Mademoiselle.
V :Bonjour.
H Je vous ai vu essayer vos tenues tout à l'heure et...
V : Vous avez des cartes de crédit ?
H : Euh... oui.
V :Bien. Vous aimez explorer de nouvelles planètes ?
Sam lui donna un coup de coude.
H (un peu étonné) : Euh...
Ma : Laissez tomber. Elle vous écrasait en deux minutes. Pour votre santé il vaut mieux que vous laissiez tomber.
V :En plus j'ai déjà mon jouet ultra résistant. Mais merci quand même.
Teyla et Liz partirent en premier, assez gênée par la situation. Sam les suivit de près. Vala et Mackenzie fermèrent la marche, le sourire aux lèvres.
Ma : Je n'ose pas vous le demander. Mais quand vous parliez de jouet résistant, vous parliez de...
V : Daniel ! Oui, je suis toujours étonnée qu'il survive un jour de plus à mes côtés.

Les cinq femmes s'installèrent de nouveau dans la limousine et celle-ci les ramena à l'hôtel. Dans la voiture, les cinq amies n'étaient plus des femmes de combat ou des dirigeantes venant de pays, de planètes ou de galaxies différentes. Elles étaient juste des femmes, des amies qui avaient passé du bon temps ensemble. Teyla riait à gorge déployée en voyant Vala le nez fourré dans tous les paquets de Sam. Soudain Vala sortit son nez des vêtements de Sam et replongea dans les siens, en sortant le ticket de caisse. Un gros sourire s'afficha alors.
E (intriguée) : Que se passe-t-il Vala ?
V : Daniel va avoir une attaque !!
Mackenzie, soudain inquiète, prit la facture des mains de Vala. Elle manqua de s'étrangler.
Ma : Oh ben mince !!
E/S : Tat que ça ?
Mackenzie passa le ticket à Liz et Sam. Les yeux des deux jeunes femmes s'agrandirent automatiquement.
E : Je sais que c'est Chanel mais quand même !
T : Pourrais-je voir le ticket Elizabeth ?
E : Oui, oui, bien sûr.
Teyla le prit. Elle avait déjà vu la tête de John lorsqu'elle avait fait des emplettes la dernière fois qu'ils étaient « venus sur Terre ». Là, le prix était extrêmement plus élevé.
T :Mon dieu ! 4000E !!
E : Pour ainsi dire, autant de dollars !
Vala était aux anges. Elle posa ses bras sur le dossier de la banquette et rejeta la tête en arrière.
V : Quelle belle journée !!
Les autres la regardèrent interloquées. Elles ne la comprendraient jamais ! La voiture arriva enfin à destination, laissant sortir ses passagères qui regagnèrent leurs chambres. Il étit bientôt 19h.
Ma : Nous dînons à l'hôtel ou vous préférez sortir en ville ?
E : Je ne sais pas. C'est comme vous voudrez. Mais je dois avouer que je suis assez fatiguée.
T : Je le suis également.
S : D'autant qu'une longue journée nous attend demain.
V : Moi aussi, je suis exténuée.
Ma : Bien, dans ce cas nous dînerons à l'hôtel. Le dîner est servi vers 20h. Cela nous laisse le temps de nous rafraîchir, nous préparer et nous retrouver.
E/T/V/S/ : Parfait.
Les jeunes femmes se retrouvèrent une heure plus tard dans le hall d'entrée. Les lumières des lustres en cristal faisaient briller les robes des femmes qui allaient et venaient dans le hall avec des airs de propriétaires. Sam, la seule à ne pas être en robe, se sentit mal à l'aise. Liz s'approcha d'elle.
E : Détendez-vous Samantha, vous êtes magnifique.
Ma :Vous n'avez rien à envier à toutes ces pimbêches.
S : Oui, vous avez sans doute raison.
V : Bon, on va manger ?!
S (aux autres) :C'est sa troisième passion après l'argent et les hommes.
V : Non, c'est ma deuxième passion.
Ma : Vous êtes moins vénale que je pensais alors.
V : Non, ce sont les hommes qui viennent en troisième !
En sur ce, la jeune femme partit en direction du restaurant. Sam la suivit hochant la tête de droite à gauche. Mackenzie demanda une table non fumeur pour cinq et toutes s'attablèrent. Vala se précipita sur le menu. Tout était écrit en français. Mackenzie fit la traduction. Lorsqu'elle arriva aux cuisses de grenouilles :
Ma :Attention au choc. Elizabeth, Sam, vous savez peut-être déjà ce que c'est.
S/E :Oui, tout à fait.
Ma :Très bien. Teyla, Vala, on y va pour les explications. Prière de ne pas vomir sur les belles nappes de l'hôtel.
Les deux extra terrestres se regardèrent, légèrement inquiètes. Le major expliqua ce que c'était. Comme le teint de ses amies n'avaient pas trop changé, elle décida d'enchaîner avec l'explication des escargots. Là, Vala changea immédiatement de couleur et Teyla eut un peu de mal à déglutir.
Ma : Ca va aller ?
V :Pas sûre.
T :Cava, je crois.
Ma : Bien. Vous avez choisi ?
Toutes acquiescèrent et le major appela le serveur. Toutes prirent des cuisses de grenouilles ou des escargots, sauf Vala.
Ma :Je vous promets que demain on se fera un hamburger frites.

Le repas se passa presque sans encombre. Mais lorsque Teyla essaya de sortir l'escargot de sa coquille, celle vola à travers la pièce. Heureusement qu'elle arriva dans la main du maître d'hôtel de façon très naturelle. A croire que ce genre de choses arrivait assez fréquemment. La jeune athosienne finit le restant du dîner le nez plongé dans son assiette, ses amies tentant tant bien que mal de contenir leurs rires pour ne pas mettre davantage mal à l'aise la jeune femme. Toutes, même Vala, encouragée dans cette voie par un coup de coude de Sam.
Lorsque le repas fut fini, toutes regagnèrent leur chambre pour une bonne nuit de sommeil, se donnant rendez vous le lendemain matin à 09h00 dans le hall de l'entrée. Il était 23h00 lorsque Liz, Mackenzie et Teyla entrèrent dans les trois lits que comportait la chambre. L'athosienne fut la première à s'endormir. Mais Liz et Mackenzie, malgré la fatigue, ne pouvaient trouver le sommeil. Le major se redressa pour voir si les autres dormaient. Elle vit que la dirigeante de la cité avait encore les yeux grands ouverts.
Ma (chuchotant) : Vous n'arrivez pas à dormir Elizabeth ?
E (de même) : Non, c'est vrai. Je pense à...
Ma :A John ?
E :Oui.
Ma : Je sais ce que vous ressentais.
E : Rodney vous manque aussi ?
Ma : Oui, affreusement. Ses bras, sa chaleur, lui tout entier.
E : Moi aussi.
Ma : Courage, on les revoit dans trois jours.
E : Oui, trois interminables jours. Il faut essayer de dormir.
Ma : Oui, essayons. Bonne nuit Elizabeth.
E : Bonne nuit Mackenzie.
Le sommeil vint les prendre au bout de quelques minutes.

Rodney et John étaient allongés, John par terre dans son sac de couchage et Rodney sur le lit de John. Car il s'était avéré que le scientifique avait le dos très fragile. Et étant donné que le seul moyen de faire taire ses plaintes était de sacrifier son confort, John se sacrifia. Mais le sommeil ne venait ni pour l'un ni pour l'autre. Il était plus de minuit et aucun des deux amis n'avait encore fermé l'œil. Le militaire tentait tant bien que mal de dormir lorsqu'il fut troublé par un bruit.
J (d'une voix dynamique) : McKay, arrêtez de gesticuler ! Je voudrais dormir moi.
M (d'une voix étouffée par le sanglot) : Pardon.
John remarqua l'intonation particulière de la voix de son ami et se redressa.
J : Rodney, ça ne va pas ?
M :Non, ça va, dormez.
John était aux aguets. Ce n'était pas normal que Rodney dise que tout allait bien. Il se leva et s'approcha sans bruit du lit. Il vit Rodney, les yeux fermés, le visage brillant des quelques larmes qu'il avait versées. Une boule d'angoisse se forma dans sa gorge.
J (le secouant) : Rodney, ça va pas ?
M (se cachant le visage sous les couvertures) : Si, très bien !
J : Je vois bien que non. Sortez de là-dessous qu'on en parle.
M (rejetant rageusement la couverture) : Vous êtes du genre têtu vous !
John s'assit sur le bord du lit. Rodney s'assit, le dos contre l'oreiller, les yeux fixés dans le vague.
J : Alors, vous allez finir par me dire ce qui vous tracasse.
M :Elle me manque.
J : Oh !
M (essuyant son visage et s'apprêtant à replonger sous les couvertures) :Je savais bien que vous vous moqueriez.
J (l'arrêtant) : Non, non. Elle... elle me manque aussi.
Rodney regarda son ami avec de grands yeux.
M : Vraiment ?
J (baissant les yeux) : Oui, vraiment.
Les deux amis restèrent un moment sans parler.
M : Vous savez, c'est dur pour moi d'exprimer ce que je ressens. Surtout avec vous.
J : Oui, moi c'est pareil.
M : Et c'était aussi le cas avec les femmes avant. Mais avec Mackenzie. Enfin, comme vous dire... ?
J : Elle a réussi à percer la carapace que vous vous étiez forgée pour éviter de vous ouvrir aux autres et de trop souffrir.
M : Exactement.
J : Je sais ce que vous ressentais. Mais vous savez quoi ?
M : Non, quoi ?
J : On les revoit dans trois jours.
M : Autant dire une éternité.
J : Et il faut se faire beaux pour elles. Alors ce que je vous propose c'est qu'on dorme. Comme ça on sera en pleine forme demain pour choisir nos costumes et nos habits de garçons d'honneur.
Un pâle sourire éclaira le visage de Rodney.
M : D'accord.
J( souriant à son tour) : D'accord. Alors bonne nuit Rodney.
M : Bonne nuit John.
Le militaire se leva pour se recoucher.
M : Et merci.
John se retourna mais Rodney avait de nouveau disparu sous la couverture. John sourit. Elizabeth lui manquait aussi énormément mais ils ne pouvaient pas être deux à craquer. Il se recoucha et le sommeil finit par le prendre.

Le lendemain, Liz, Mack (marre d'écrire Mackenzie, ça fait 104 pages world que j'écris Mackenzie !!)et Teyla attendaient Vala et Sam dans le hall depuis 20 minutes.
Ma :Mais qu'est-ce qu'elles fonts ?
T : Vous croyez qu'elles ne se sont pas réveillées ?
E : Ah les voilà.
Elles virent arriver Vala, fraîche comme une rose et Sam, très peu réveillée.
E : Vous allez bien ?
V : Oui, c'est la super forme. Prêtes à faire exploser la facture, comme hier !
E : Sam... ?
S : Oh, j'ai très bien dormi ! Entre ses ronflements et les longues conversations qu'elle a eu avec un certain Azmarim toute la nuit.
V : Eh ! Je ronfle pas !!
S : Qu'en savez-vous ?!
V : Daniel me l'aurait dit !
S : Vous... avec Daniel ? !
V : Une fois, mais on était coincé dans une grotte.
Ma :Et Azmarim ?
V (d'un air rêveur) : Ah lu, c'était... très personnelle comme relation. Mais je l'ai cassé au bout de deux semaines.
E :Bon, et bien si nous y allions ?
T :Où va-ton exactement ?
Ma : Et bien j'avais pensé que Vala et Sam pourraient prendre la limousine pour faire le tour de la ville pendant que nous irions acheter nos tenues pour le mariage.
V (sautant sur place) : Oh oui !! La tour Eiffel, les bateaux mouche !! Le Moulin rouge !
S : Oh non...
V :Allez Sam, venez !!
Et sans attendre de réponse de sa part, Vala entraîna Sam à sa suite.
S (criant dans le hall) : A ce soir.

Liz, Mack et Teyla se regardèrent un instant puis sortirent de l'hôtel. Elles iraient faire les boutiques à pieds, comme de vraies touristes. Le major savait déjà dans quelle boutique elle voulait aller pour sa robe de mariée. Elle entraîna ses deux amies à sa suite. Liz, qui était pourtant déjà venue de nombreuses fois à Paris, ne se lassait pas d'admirer l'architecture des bâtiments qui défilaient. Teyla, quant à elle, ne décrochait pas ses yeux du haut des immeubles qui les enserraient, ce qui lui aurait valu de percuter de plein fouet un touriste japonais qui en faisait autant si le major n'avait pas eu la présence d'esprit de la tirer par la manche. Les jeunes femmes arrivèrent enfin devant la colossale vitrine de haute couture.
Ma :Voilà, nous y sommes.
Liz et Teyla observèrent la gigantesque vitrine.
T :Elle est immense.
Ma :C'est exact. Allé venez.
Les trois jeunes femmes entrèrent dans la boutique, Teyla passablement intimidée.
V :Bonjour Mesdames.
Ma :Bonjour. Voilà, nous sommes ici pour deux robes de mariées et trois robes de demoiselles d'honneur.
V (surprise) : Oh. Et bien... euh, nous allons voir ce que ne pouvons faire. Avez-vous déjà un modèle de robe entête, ou bien une couleur ?
Ma :Elizabeth, à vous l'honneur.
E :Oh, et bien d'accord. A vrai dire, je pensais à une robe dans les bordeaux, longue, à bustier à lacets et à manches à fines bretelles en V.
T :Elizabeth.
Ma : Oui, je ne vous connaissais pas si...
T : ... étonnante.
Mack et Teyla se regardèrent, en espérant que Liz ne le prenne pas mal.
E : J'ai toujours rêvé de ce jour et ce style de robe m'a toujours fait envie. (soudain inquiète) : Vous croyez que ça fait trop voyant ?
T : Non !
Ma : Non ! Pas du tout. Je vous pensais simplement plus sobre dans vos goûts. Je suis impressionnée par votre choix.
T : Vous serez radieuse.
Liz sourit, baissa les yeux et rougit.
V :Je n'en doute pas une minute !! Si vous le permettez, nous ferons une robe à la fois. (à Liz) : Si vous voulez me suivre, je vais vous présenter différents modèles qui pourraient correspondre à votre attente. (puis, à l'adresse de Mack et Teyla) : Si vous voulez prendre le temps de regarder les autres modèle de robes de mariées et celles de demoiselles d'honneur, mesdames. Vous êtes ici chez vous.
T/Ma : Merci.
Liz partit avec la vendeuse vers une partie du magasin recouverte de robes de mariée.
Ma : Je propose que nous regardions les robes de demoiselle d'honneur.
T :J'allais vous le dire.
Les deux amies examinèrent les robes les une après les autres. Pendant ce temps, Liz avait trouvé la robe de ses rêves ! Elle tomba en admiration devant la robe qu'elle avait décrite à la vendeuse.
E : Je n'aurais jamais cru la trouver !
V (avec un sourire) : Il ne faut jamais dire jamais. Venez l'essayer.
La vendeuse la décrocha et partit avec Liz vers les cabines.

De leur côté, Teyla et Mack voyaient les modèles défiler mais aucun ne leur convenaient réellement. Elles cherchaient un modèle de robe en accord avec les tons qu'avait choisis Liz, sans pour autant lui faire de l'ombre. Soudain, Teyla posa sa main sur le bras de Mack.
T : Que pensez-vous de ce modèle ?
Ma (dans un souffle) : Il est parfait ! Bien joué Teyla.
Le modèle que Teyla avait repéré était en satin crème. La robe descendait jusqu'au bas de chevilles et était parsemée de fines broderies bordeaux, rappelant par là même la robe de la mariée. Les manches étaient longues, bouffantes et vaporeuses. Le haut de la robe consistait en un bustier-corset, tout comme la robe de mariée, avec des lacets du même genre. Contrairement au dos de la robe de mariée, qui dévoilait le dos de la porteuse presque jusqu'au bas des reins, le modèle laissait paraître le dos de son mannequin jusqu'au bas des épaules. Le décolleté, quant à lui, était légèrement pigeonnant.
Ma : Oui, elle est parfaite.
Une vendeuse fut appelée et deux modèles furent confiés aux jeunes atlantes. Alors que Mack et Teyla arrivaient aux cabines, Liz sortit de la sienne. La terrienne et l'athosienne s'arrêtèrent au même moment. Teyla porta la main à sa gorge et Mack la main à sa bouche pour étouffer un cri de stupeur. Ce fut Teyla qui reprit ses esprits la première.
T (dans un murmure) : Elizabeth, vous êtes resplendissante.
Ma : Radieuse.
Et c'était vrai. Liz était d'une beauté peu commune. Cela perçait dans ses vêtements ordinaires ou même de travail mais là elle explosait radicalement.
E : Arrêtez. La robe fait tout le travail, c'est tout.
Ma : Il faut que je prenne une photo !
Mack tendit sa robe à Teyla et fourragea dans son sac à la recherche de son appareil photo. Elle le trouva enfin et prit un cliché. Liz s'approcha d'un miroir pour se regarder à son aise. Certaines clientes du magasin ne purent s'empêcher de s'attarder sur sa silhouette si fine et si gracieuse. Elle avait l'air d'un ange.
E : Cette robe est vraiment merveilleuse !! Je cois bien que je vais la prendre.
Elle se retourna vers ses amies qui acquiesçaient vigoureusement de la tête, encore sous le charme.
V : Je crois aussi.
E : J'aurais toutefois besoin d'une retouche au niveau du dos.
V : Tout à fait, ainsi qu'un ou deux centimètres en moins au niveau du talon, pour éviter qu'elle ne traine trop par terre.
E : Je me marie dans quatre jours...
V : Ne vous inquiétez pas, tout sera prêt à temps.
E : Merci.
Liz s'approcha ensuite de ses amies.
E : Vous avez trouvé quelque chose ?
Ma : Oui, grâce à l'œil de lynx de Teyla.
Le deux jeunes femmes lui montrèrent leur trouvaille.
E :Elles sont splendides !
T : Oui, c'est exact.
E : Si vous les essayiez ?
Ma : On y va !
Mack et Teyla entrèrent dans leurs cabines.

TBC