Bonjour à vous toute! Nous sommes désolé pour le si gros délai, on n'a pas eu vraiment le temps ces dernières semaines! Pour ce faire pardonner on a fait un très gros chapitre! À plus et surtout bonne lecture :) xxxxxxxxxxx
ps: pour la suite on ne tardera pas autant... hihihi
Chapitre 9 : Vivre à deux, pas toujours évident…
Le lendemain je m'étais fait réveiller par le soleil, ça me prit un certain temps avant de réaliser que je n'étais pas chez moi, étonnamment j'eus un léger pincement au cœur. Mon ancien appartement allait me manquer… Je crois que ce qui allait davantage me manquer c'était mes instants de solitude… Maintenant que nous vivions à deux, ça allait être différent. J'étais quelqu'un qui aimait être en bonne compagnie, mais à certains moments il me fallait être seul.
Je ne m'étais levé avec absolument rien à faire. Je ne me rappelais pas quand datait la dernière fois où j'avais eu l'occasion de faire ça… Edward était déjà parti travaillé alors j'avais un peu de temps pour moi.
À peine venais-je d'enfiler le premier chandail que j'avais trouvé, j'étais allé à la cuisine pour me faire du café et je vis qu'Edward m'en avait laissé. J'avais souri devant cette gentille attention, puis m'en servit une tasse.
J'avais eu envie d'aller prendre un bon bain chaud et prendre un peu de temps pour moi. Et c'était exactement ce que j'avais fait durant mon avant-midi. Je m'étais mis du vernis à ongles sur les mains ainsi que sur les pieds. Je m'étais épilé la totalité de mon corps. Je m'étais fait les sourcils, la totale quoi? Ça m'avait fait un bien fou!
Quelque heure plus tard, j'étais confortablement assise sur le canapé, habillé, peigné et maquillé. J'étais un long soupire s'échappa malgré moi. J'étais bien. Il était déjà 4 heures. La journée avait filé à une vitesse effrayante! Edward n'allait probablement pas tarder, j'étais allé dans la cuisine pour y voir s'il y avait de quoi faire le souper. J'avais secoué la tête, guère étonné que d'y trouver que le minimum qu'un garçon avait besoin pour ce nourrir, c'est-à-dire de la bière, les garnitures nécessaires pour des hamburgers et un reste de lait. Un tour à l'épicerie s'imposait! Rapidement j'étais sortie de l'appartement pour aller faire la commande. Après une demi-heure, mon panier débordait! Nos aurions pas à faire la commande pour le mois à venir pensais-je amusé. Ça m'avait couté près de 200$. J'étais toutefois heureuse, ça allait faire plaisir à Edward j'en étais certaine, c'était une façon de le remercier pour son hospitalité. Sur le chemin du retour, je m'étais demandé ce que j'allais bien pouvoir faire pour le repas. Ce n'était pas dans mes habitudes de faire à manger pour deux. Je dirais même que ce n'était pas dans mes habitudes de faire à manger tout simplement. Et si Edward n'aimait pas ma cuisine? Angoissais-je. Il ne m'avait même pas dit ce qu'il aimait et ce qu'il n'aimait pas?! J'avais tenté de fouiller dans de vieux souvenirs afin de me remémorer les repas qu'il aimait lorsqu'il était plus jeune. Rapidement un souvenir de son dixième anniversaire me vint en tête, ma mère lui avait fait sa fameuse lasagne, il en raffolait! J'avais souri à de tels souvenirs, ça faisait si longtemps. J'avais même l'impression que c'était dans une autre vie.
En arrivant dans l'appartement, j'avais rapidement commencé à papoter. Une douce musique que je venais de mettre flottait magnifiquement dans l'appartement. C'était clair de lune, de Debussy. Je raffolais de la musique classique, c'était tellement apaisant. Je fredonnais, perdu dans mes pensées.
Une demi-heure plus tard, la lasagne était au four, les deux verres de vins installés sur la table, il ne manquait plus qu'Edward. Comme s'il avait lu mes pensées, il entra dans l'appartement quelque minute plus tard, l'air crevé.
- Oh la vache! C'est ici que ça sent aussi bon? jura-t-il en inspirant fortement.
J'avais ri doucement en lui tendant son verre de vin à la main.
- Passer une belle journée? demandais-je gentiment.
Alors que son regard se posa sur moi, une infinie gratitude s'y afficha.
- Avant de rentrer la réponse aurait été différente mais maintenant oui, je passe une très belle journée! Dit-il en prenant une gorgée de vin. Qu'est ce que tu prépares au fait pour que ça sente aussi bon?
- La fameuse lasagne à Renée dont tu raffolais quand tu étais plus jeune. Avais-je dit satisfaite par sa réaction.
- Wow!? Merci Kris! Avait-il dit avant de poser doucement ses lèvres sur les miennes pour y déposer un baiser.
J'étais restée surprise sans toutefois le repousser. Pourquoi avait-il fait ça? Avant que je n'aie pu réagir, il était déjà partir à sa chambre en râlant fortement.
- La journée a été longue, j'ai tellement hâte de prendre une bonne douche chaude!
J'étais restée muette et j'étais allé vérifier où en était la lasagne. J'étais encore un peu perturbé. Ce qui m'agaçait n'était pas le baiser que m'avait donné Edward, mais plutôt ce que j'avais ressenti lorsqu'il l'avait fait. Pire, j'avais espéré qu'il m'embrasse! Quelque minute plus tard, j'avais entendu la douche démarrer. J'avais soupiré de soulagement, mes épaules se détendirent. Et si James avait raison? Et si c'était vraiment inévitable que nous nous attachions l'un à l'autre plus qu'il ne le faudrait? J'avais dégluti péniblement et secouai la tête soupirant. Edward n'était un ami, rien de plus! Nous avions grandi ensemble, nous ne pouvions simplement pas être un couple et nous aimer. J'étais complètement ridicule, je m'inventais des scénarios et je me croyais en plus! J'avais sorti la lasagne du fourneau et la laissai refroidir un peu avant de la déposer dans les deux assiettes que j'avais mises sur le comptoir. Détends-toi Kris! M'ordonnais-je mentalement? J'étais allé poser mon iPod sur sa stéréo et firent jouer des chansons qui allaient m'entrainer vers une bonne humeur certaine. Il était là mon problème, je pensais toujours trop! Je m'étais mis les couverts sur la table, me laissant entrainer par la musique qui m'emportait dans un état de béatitude. La voix d'Edward m'avait fait sursauter.
- Tu danses bien. Me complimenta-t-il en souriant?
Il avait son ver à la main, j'ignorais depuis combien de temps il était installé là, à me regarder, mais j'avais instantanément rougi.
- Tu as faim? lui demandais-je pour changer de sujet.
- Tu rigoles? Je meurs de faim!
J'avais ri doucement avant de poser nos assiettes sur la table.
- Qu'est-ce que tu as fait de ta journée? Me demanda-t-il en prenant une énorme bouchée de lasagne?
- Et bien pour être honnête je n'ai pas fait grand-chose, je me suis reposé et j'ai fait la commande. On peut dire que ce n'est pas ton fort!
Il rit puis but une gorgée de vin.
- J'ai réussi à ne pas mourir de faim jusqu'à aujourd'hui c'est l'important non?
Je secouai la tête en riant. Il inspira fortement et laissa joncher sur son dossier de chair lourdement, les yeux fermés.
- C'est délicieux Kris, merci!
- Pas de quoi, je suis contente que tu aimes. Il faut dire que faire à manger ce n'est pas mon truc… dis-je en riant.
- Je n'en crois pas un mot, cette lasagne est exquise!
- Je n'ai pas de mérite, c'est la recette à ma mère…
Son expression devint tout à coup plus sérieuse.
- Tu lui as reparlé?
- Ne parle pas d'elle s'il te plaît…
- D'accord, pardon…
- Et si tu me parlais de ta journée plutôt?
Le reste du repas se déroula paisiblement, nous parlions de tout et de rien. C'était agréable, comme si nous n'avions plus de soucies à ce préoccupés. Le reste de la soirée, c'était également terminer de cette façon, nous nous étions installés devant un film. Lorsque j'étais blotti contre Edward, je sentais je pouvais affronter n'importe quoi. Sa compagnie était des plus apaisantes…
Sa respiration se faisait de plus en plus profonde et ses bras qui m'entouraient de plus en plus lourde. Je risquai un coup d'œil vers lui et m'aperçut qu'il s'était endormi. J'avais ri silencieusement. Le plus doucement possible, je me retirai de notre étreinte afin de ne pas le réveiller. Il devait être vraiment fatigué… J'en profitai pour faire de la lessive. J'emportai mon linge salle ainsi que le sien dans sa chambre, pour l'emmener avec moi dans la salle de lavage. Je me déshabillai rapidement comme à mon habitude pour laver également le linge que j'avais sur moi. Ce fut à ce moment que je m'aperçus que j'avais oublié de fermer mon iPod, car une musique rock éclata dans l'appartement. Les yeux écarquillés, je courus dans la cuisine pour aller l'éteindre j'avais craint que cela réveille Edward, mes craintes se révélèrent exactes puisqu'il se releva doucement du canapé, encore endormi. Lorsque son regard se tourna vers moi je me souvins brusquement que j'étais nue comme un ver. Il me dévorait du regard. Par réflexe je me cachai de mes mains, mais malheureusement ça ne cachait pas grand-chose… Il se leva et s'avança vers moi lentement, mais non sans calculer chacun de ses pas. Je connais que trop bien ce regard! J'en mouillai instantanément.
- Désolé de t'avoir réveillé… réussis-je à dire? Je me félicitai intérieurement d'avoir donné du contrôle à ma voix. Car tout mon corps déraillait à ce moment précis.
- Moi je ne suis pas désolé du tout. Avoua-t-il d'une voix grave des plus sexys?
À quelque centimètre de moi j'avais pu voir que ses yeux, tantôt verts, étaient rendus Noir de désir. Il relâcha mon regard pour contempler mon corps nu. Ses mains étaient allées s'installer dans les creux de mes reins pour descendre jusqu'à mes fesses qu'il serra fortement. Un grognement sourd s'échappa de son torse. J'étais toujours debout, immobile, à le regarder. Excité comme rarement je l'avais été. Je réalisai que ça faisait un moment que nous avions couché ensemble.
- Est-ce que tu sais à quel point j'ai envié de toi Kristen? me chuchota-t-il à l'oreille.
Dans un mouvement de bassin, il colla étroitement son membre sur ma féminité maintenant trempée pour lui. Pour toute réponse j'avais gémi fortement dans long un soupir. J'avais tellement envie de le sentir en moi. Pire, j'en avais besoin! Il caressa avec l'une des ses mains mes seins qui pointait vers son torse. Son autre main alla à mon intimité.
- Uhm… tu es tellement mouillé Kris, putain… râla-t-il
Mon bassin alla se cogner plus étroitement à sa paume, je voulais le sentir plus près. Écoutant ma plainte silencieuse il enfonça brutalement deux doigts en moi me faisant crier de plaisir. Il faisait des allés-retours puissants et profonds. Mes gémissements résonnaient dans l'appartement. Je retirai sa main et me mit de dos à lui, guidant à nouveau sa main à mon vagin, je fis pénétré ses deux doigts à nouveau à l'intérieur de moi.
- C'est ça guide moi… grogna-t-il alors que je sentais son membre à l'étroit dans son pantalon contre mes fesses.
Sans lui lâcher la main, je fis bouger mon bassin contre son bas-ventre. Il gémit fortement alors que sa deuxième main empoignait fortement ma poitrine. Son souffle se faisait pressant dans mon cou. À l'aide de son pouce, sans jamais arrêter les vas et-viens, je le fis roulé contre mon clitoris.
Prise de spasmes je sentais que j'allais bientôt jouir. Mes gémissements se faisaient de plus en plus pressants. Son toucher, son membre contre moi, ses gémissements… C'en fut trop. J'explosai dans un puissant orgasme.
Ça me prit quelque seconde pour me rétablir complètement, il me fit tourner vers lui le regard fiévreux.
- Tu ne cesseras jamais de me surprendre! dit-il d'une voix rauque.
Je lui avais souri aguicheuse puis l'entrainai vers sa chambre. Il me suivait l'air hypnotisé. Je le fis tomber sur son lit et m'installai à califourchon sur lui. Je lui retirai son pyjama et son boxer d'un même mouvement ce fut ensuite le tour du chandail. Il me regardait désireux, prêt à tout pour me posséder. Je vis dans ses yeux que c'était ce dont il avait besoin.
Je m'avançai vers son oreille et lui mordis le lobe.
- As-tu confiance en moi? lui murmurais-je d'une voix sensuelle.
Je l'entendis déglutir puis il hocha la tête. J'avais souri avant de me détacher de lui. J'allai rapidement chercher une de ses ceintures et son chandail que j'avais précédemment lancé au sol avant de me réinstaller à califourchon sur lui. Il me regarda semi-effrayé, semi-curieux. Avec le chandail, je lui avais bandé les yeux et avec la ceinture je lui attachai les poignets à son meuble de lit au-dessus de sa tête.
Je vis par son expression qu'il n'aimait pas cela ne pas pouvoir me toucher. Je souris, j'étais fière de mon coup. Je pouvais faire ce que je voulais avec lui maintenant… Cette idée me fit mouiller comme ce n'était même pas permis… Je l'avais doucement embrassé sur la bouche pour ensuite descendre à sa mâchoire. J'allai également torturer son cou de la même façon, laissant parfois ma langue lui gouter au passage. Ces nombreux gémissements m'encourageaient à continuer. Je parsemai tout son torse de baisers. Sa peau frissonnait sur mon passage, j'aimais voir que je lui faisais autant d'effet. Plus je m'approchais de son membre tendu dans ma direction, plus je sentais sa respiration devenir irrégulière. Une fois arrivé au moment tant attendu, je fis trainer ma langue sur toute sa longueur sous un profond grognement de la part d'Edward. Il remonta son bassin vers moi aussitôt que je le relâchai.
- Putain Kris tu vas me rendre fou!
- T'avais-je déjà dit à quel point du goute bon?
Il gémit fortement en tirant violemment sur la ceinture, j'avais même cru qu'elle se briserait… J'avais lentement débuté de légers va-et-vient de ma main droite sur son érection, son bassin suivait mes mouvements. Ses grognements résonnaient au plus profond de ma féminité, j'avais vraiment besoin de le sentir en moi. Mais je voulais aussi faire durer le plaisir.
Je fis des cercles avec ma langue sur son gland enflé de plaisir.
- Kris allez détache-moi maintenant… grogna-t-il dans un son à peine audible.
Le torturer me procurait le plus grand des plaisirs… J'embarquai à nouveau sur lui et mit ma féminité à la hauteur de son membre. Je pris son membre et le fis glisser sur ma fente trempée pour lui…
- Oh putain… souffla-t-il.
Dans un mouvement lent et calculé, je m'empalai en entier sur lui. Je devais me maitriser, car si ce n'était que de moi, j'aurais perdu le contrôle il y a longtemps déjà… Nos gémissements résonnèrent dans un même et unique son. Je restai quelque minute dans cette même position avant de débutai par de lents va-et-vient, puis je me laissai guidé par le plaisir. Nos corps en sueur bougeaient à l'unisson. Je m'agitais sur lui comme une toxicomane qui consommait sa drogue préférée. Car oui, Edward était ma drogue. Sans arrêter mes mouvements de bassins, ma bouche allait s'écraser sur la sienne, nous entrainant dans un baiser des plus passionnés. Il brisa la dernière règle et inséra sa langue dans ma bouche, ce fut une sensation merveilleuse! Je sentais l'orgasme monter en moi pour la deuxième fois, je mordis violemment sa lèvre, il gémit de douleur. Plus rien de comptait. Il n'y avait qu'Edward et moi et ce puissant lien qui nous unissait. Je criai ma jouissance comme une libération Edward en fit de même. Je ne l'avais jamais entendue jouir de la sorte. Je m'effondrai sur lui, épuisé. Ça nous prit de longues minutes avant de retrouver nos souffles. Profitant de l'opportunité que m'offrait le moment, j'allai l'embrassai dans le coup avant d'aspirer dans peau fortement entre mes lèvres.
- Kristen! lâcha-t-il aussitôt lorsqu'il comprit ce que j'étais en train de faire.
Il se débattait fortement, mais il ne pouvait rien faire pour le moment. Je le relâchai quelque seconde plus tard, fière de voir la sucette qui commençait déjà à apparaitre.
Fière de moi, je détachai le chandail qui couvrait ses yeux. Il me fusillait du regard.
- Je travail dans le public Kris nom d'un chien, je vais avoir l'air de quoi? Me gronda-t-il
Je n'avais pas arrêté de sourire. Puis l'embrassai chastement sur les lèvres.
- Tu sais que tu es vraiment mignon quand tu es en rogne?
Il secoua la tête sans pouvoir s'empêcher de sourire.
- De toute façon, je te le devais, tu te rappelles? lui demandais-je en lui lançant un clin d'œil.
Il secoua la tête en levant les yeux au ciel.
- Bon, maintenant aurais-tu l'amabilité de me détacher s'il te plait? Me dit-il en secouant ses poignets.
- S'il te plaît ma belle Kristen que j'aime de tout mon cœur, sans qui ne pourrait vivre une seule seconde!
- Kris, je ne blague pas. Détache-moi! dit-il furieux.
Je mis ma main derrière mon oreille et attendit. Il soupira et dit docilement :
- S'il te plaît ma belle Kristen que j'aime de tout mon cœur, sans qui ne pourrait vivre une seule seconde. Bon allez! Maintenant que je l'ai dit, détache-moi.
- Pour que tu te venges? Non merci! dis-je en éclatant de rire.
Je me détachai de lui et fit mine de partir hors de la chambre.
- KISTEN SWAN! cria-t-il, revient ici tout de suite!
Je me tournai face à lui et je dus me retenir pour ne pas éclater de rire.
- Avant, tu dois me promettre que tu ne feras rien pour te venger! dis-je malicieuse.
- Je promets, maintenant s'il te plait détache-moi…
Il semblait piteux. J'allai donc vers lui et détacha la ceinture qui lui avait laissé des marques rouge sang sur les poignets. Je restai stupéfaite.
- Putain, je peux savoir ce que tu avais à tirer aussi fort? m'exclamais-je remplis de remords.
Il me regarda incrédule.
- Tu veux rire? Tu me poses vraiment cette question après ce que tu viens de me faire? J'ai cru de venir fou Kris!
Il semblait choqué que je puisse même poser la question. Il se frotta les poignets. J'éclatai de rire.
- Tu n'avais pas l'air de trouver ça désagréable tout à l'heure. Lui dis-je malicieux tout en m'approchant de lui?
Il ne m'avait pas relâché du regard, retrouvant aussitôt un éclat de désir dans ses prunelles. Il m'attira à lui et m'entraina dans un profond baiser, je me laissai aller dans notre agréable étreinte. Il me fit m'étendre sur le lit, là où il avait été quelque minute plus tôt. Je pus aussitôt sentir son érection dressée pour moi. Nous fûmes interrompus par la sonnerie du portable à Edward. Ce dernier l'ignora majestueusement. Toutefois, aussitôt qu'elle cessa, ce fut le tour de mon portable. Il soupira et alla le chercher. Il revint, tel un Apollon. Imposant, mais surtout, nu… J'eus envie qu'il me prenne sauvagement, mais au lieu de cela, il me tendit mon portable, furieux. Je pris mon portable, sourcils froncés.
- Oui?
- J'espère que je vous dérange? demanda Emmett amusé à l'autre bout du fils.
Je n'avais pas voulu avouer ouvertement aux amis d'Edward que nous couchions ensemble toutefois il était plus qu'évident qu'ils s'en doutaient tous fortement.
- Oui en effet, tu déranges, qu'est-ce que tu veux? demandais-je en soupirant.
Il éclata de rire.
- Tu m'envoies ravie! Rose et moi on était en train de parler et on se demandait si vous vouliez venir souper à la maison ce week-end et après on pourrait tous sortir quelque part, qu'est-ce que tu en dis?
- C'est une bonne idée Emmett, samedi?
- Peu importe, la journée qui vous plaira.
- Alice et Jasper seront là?
- Kris, je ne tiens pas à mourir aussi tôt, évidemment que j'ai invité Alice et Jasper! dit-il en riant.
J'éclatai de rire.
- Bon je te laisse à tes occupations qui devaient surement être plus intéressantes que me parler! dit-il malicieux.
- Tu n'auras jamais su si bien dire Emmett!
- Envoie mes salutations à Edward et dit lui pour moi que maintenant nous sommes quittes!
Je regardais Edward qui me fixait, curieux.
- À plus Emmett.
Sans plus tarder, je raccrochai.
- Rose et lui organisent une petite soirée ce week-end et ils voulaient savoir si on serait présent.
- Et bien sûr, il appelle à 10h du soir? soupira-t-il découragé.
Je ris.
- Au fait, il voulait que je te dise que maintenant vous êtes quitte?
Il éclata de rire, mais je ne cherchai pas à comprendre. Et puis nous avions continué là où nous avions été interrompus.
Le reste de la semaine s'était déroulé rapidement, j'avais été porté plusieurs CV pour obtenir un nouvel emploi, mais je n'avais eu aucun appel pour le moment… Edward ne cessait pas de m'encourager et de me dire que j'allais être appelé c'était évident. Toutefois j'étais quelqu'un remplis d'insécurité alors j'étais beaucoup moins confiante que lui à ce sujet… Il m'avait même offert de demander à son patron s'il avait de la place pour moi à la banque. Cependant je lui ai dit que je n'étais pas encore rendu là, passé 24h sur 24h avec lui… J'ignorais si j'allais être capable de le supporter. J'avais ri à cette idée. Le week-end était arrivé plus rapidement que je ne l'avais cru.
- Salut vous deux! Nous salua Rosalie à notre entrée chez elle.
Jasper et Emmett étaient assis sur le canapé une bière à la main. Alice sautilla jusqu'à nous et prit la bouteille de vin que nous avions apportée pour le repas.
- On a préparé des pâtes, ça vous plaît? Nous demanda Alice heureuse.
- Même si on disait non Ali, est-ce que ça changerait quelque chose? demanda Edward amusé.
Jasper et Emmett pouffèrent.
- Allez vient t'installer Ed, on a de la bière froide dans le frigo!
Il se tourna vers moi, souriant. Et il partit se chercher une bière et alla rejoindre les garçons devant le match de foot.
Alice fit la moue quelques minutes, mais ça ne dura pas.
- Du vin? Me proposa-t-elle souriante.
- Évidemment! dis-je en enlevant ma veste.
Ça ne faisait pas longtemps que nous nous connaissions, mais déjà je me sentais comme en famille. Ils m'avaient tous admis avec gentillesse. Je me sentais bien, simplement.
- Alors comment ça se passe la colocation avec Edward, il n'est pas trop dur à vivre? Me demanda Rosalie amusée, alors que nous nous dirigions vers la cuisine.
- Ça va, il n'est pas dur à vivre du tout! Dis-je en prenant une gorgée du vin qu'Alice venait de me tendre?
- C'est vrai que vous avez une relation plus étroite que de simple colocataire pas vrai? demanda Alice alors qu'elle et Rosalie s'échangèrent un regard complice.
Je roulai les yeux.
- Bon sang! Vous n'arrêterez jamais avec ça?
- Pas tant que tu ne nous diras pas la vérité! Dis Alice fièrement.
- Il n'y a rien à dire?! m'exclamais-je en me sentant rougir.
- Votre façon de vous regardez vous trahis malheureusement ma chérie, mais ce n'est pas grave, nous on le sait et c'est ça l'important! Pas vrai Rose?
Elle pouffa à son tour. Je secouai la tête découragée, elles n'abandonneraient définitivement jamais! Nous avions parlé de tout et de rien jusqu'à ce que le repas soit prêt. Edward me lançait régulièrement des regards subtils comme pour vérifier que tout se passait bien.
- Ce soir, c'est à notre tour de boire les garçons! lança Rosalie lorsqu'elle déposait le repas sur la table.
- Et nous alors? Lui demanda son petit-copain dépité.
- Ce sera pour une prochaine fois! Dit-elle en lui lançant un clin d'œil?
- Tant que vous ne faites pas les choses à moitié! Dis Jasper en riant.
Edward et Emmett avaient ri à leur tour.
- Où on va? Demandais-je en prenant la première bouché de mon repas, c'était succulent.
- On avait pensé au patriote à côté ou bien la Vedette pas trop loin de chez Edward, ou plutôt de chez vous. Dis Alice en souriant. Avez-vous une préférence?
Je haussai les épaules, ce soir j'avais bien envie de m'amuser, ça allait faire un sacré moment que je n'avais pas eu la chance de m'éclater, étonnant venant de moi pas vrai?! Encore une fois j'eus un moment de nostalgie en pensant à James… Il me manquait terriblement, je devais penser à l'appeler bientôt…
- Le patriote je n'y suis jamais allé, ce pourrait être amusant.
- Alors on va au patriote les enfants on va s'éclater! Dit Emmett enthousiasme
- On est sérieuse Em, pas d'alcool pour vous ce soir! Dis Alice sur une voix de maman qui gronde son enfant.
- Oui maman! Dis Edward en riant.
Tout le monde avait ri. À la fin du repas, nous étions déjà rendues à notre deuxième bouteille de vin à trois. Je commençais déjà à sentir les effets de la boisson sur moi et j'adorais cela!
- Bon, on laisse les garçons s'occuper de la vaisselle! Nous on va se refaire une beauté! Venez les filles! Dit Alice qui semblait être un peu plus touché par l'alcool. Ça me fit rire, pas étonnant je riais pour un rien en ce moment. Elle partit à la chambre. Rose et moi on haussa les épaules et on l'avait suivi sous le regard choqué des garçons.
- C'est une blague, j'espère? Ce n'est pas au mec de faire la vaisselle!? Entendis-je Emmett se plaindre lorsqu'on était entré dans la chambre?
Alice ferma la porte derrière nous en sautillant, elle débordait de joie.
- Est-ce que c'était une sorte de tactique pour ne pas faire laver la vaisselle? demandais-je toujours hilare.
Rosalie et Alice me dévisagèrent un moment.
- Non? On sort Kris! Alors on se prépare? Dis Rose comme si j'étais attardé.
Je fronçai les sourcils.
- Et bien? Je me suis déjà préparé avant de venir ici imaginez-vous donc?
Rosalie et Alice se jetèrent un regard complice.
- Laisse-nous s'occuper de toi! Dis Alice en souriant malicieusement.
C'était suspect tout ça, mais j'avais accepté. Après tout Alice étudiait pour être styliste et Rosalie travaillait dans le maquillage et dans la coiffure, elle voulait tous les deux se rendre à l'échelle professionnelle et je leur souhaitais grandement. J'aurais aimé savoir ce que je voulais faire dans la vie, mais le simple fait de penser au futur m'effrayait au plus haut point… Maintenant que j'avais 22 ans, j'aurais pu simplement retourner aux études… Mais j'en avais peur pour mourir… Quand je pensais quand septembre tout le monde retournerait à l'école, même Edward, et que moi j'irais nulle par, je me disais que quelque part dans ma vie j'avais échoué. Et je savais exactement quelle partie de ma vie j'avais gâchée.
- Tu es drôlement silencieuse, à quoi tu pensais? Me demandais Rosalie qui appliquait du fard à paupière sur mes yeux.
- Pas grand-chose, j'étais dans la lune…
- Voilà! J'ai trouvé! s'exclama Alice qui fouillait depuis 15 minutes dans la penderie à Rose.
Elle dévoila la robe qu'elle m'avait trouvée pour la soirée. J'en restai estomaqué. Elle était magnifique. Elle était noire, mais une large ligne au-devant ainsi qu'au derrière de la robe ornait des petites pierres grises qui brillaient telles des étoiles. Deux trous reposaient sur les hanches qui allaient laisser une bonne partie de mon corps à nue… C'était la robe la plus sexy que je n'avais jamais vue. Elle était resplendissante et elle devait avoir couté une fortune.
- Je ne peux pas mettre ça! Définitivement!
- Oh que oui tu vas la mettre! Dis Rose en souriant.
- Edward ne tiendra pas toute une soirée ça c'est sur! Dis Alice en pouffant de rire.
Je levai les yeux au ciel, mais je ne pouvais absolument la contredire à ce sujet, j'allais bien m'amuser ça c'est sur.
- Allez qu'est-ce que tu attends! Va l'enfiler! S'exclama Rosalie
- C'est à toi? demandais-je à Rose en m'approchant de la robe.
- Oui, mes parents ont… disons qu'ils ont beaucoup d'argent… dit-elle en riant.
Je pris la robe dans mes mains comme si elle était entièrement faite de diamant. Excité comme une gamine je sautillai jusqu'aux toilettes pour l'enfiler. Mon maquillage était terminé, tout comme mes cheveux, mais j'avais voulu attendre jusqu'au dernier moment avant de me regarder dans la glace et j'avais bien fait… Mon reflet final m'estomaqua complètement. J'ignorais combien de temps j'étais resté là à me contempler, mais les cognements à la porte me firent sursauter.
- Allez sort de là! crièrent Rosalie et Alice d'une même voix.
Quand j'étais sorti, j'avais vu leur expression me confirmer que je n'étais pas la seule à être restée muette devant mon allure. Il faut dire que Rose avait fait du bon travail, mes cheveux étaient remontés d'un simple chignon et mon maquillage était subtil non sans rester vraiment joli. Sans oublier la robe…
- Tu m'as vu ce décolleté! Tu es ravissante Kris! Me dit Rosalie
- Edward est mieux de garder un œil sur toi durant la soirée parce que tu ne survivras pas longtemps avec cette allure! Dis Alice en riant.
Ce fut leur tour de se préparer. 30 minutes plus tard, on sortit enfin de la chambre. Les garçons qui avaient fait la vaisselle étaient tous les trois installés sur le canapé à regarder le match. Ça prit un long moment avant qu'ils se décident enfin à se tourner vers nous. Emmett qui s'était ouvert la bouche pour se plaindre la referma aussitôt, muet.
- Ça, c'est ce que j'appelle du temps bien investi! dit-il en se levant pour aller vers sa bien-aimée.
Jasper avait dit quelque chose à son tour avant d'aller rejoindre Alice. Mais je n'avais pas écouté. J'étais hypnotisé par le regard d'Edward dans le mien. Nous nous étions regardés sans bouger pendant une période qui m'avait paru une éternité. Comme s'il n'y avait plus personne d'autre que nous dans la pièce.
- La terre appelle Edward? Dit Jasper hilare. Tu comptes passer ta soirée sur le canapé?
J'avais ri imité par tous les autres. Il s'était donc levé maladroitement dans ma direction. Dieu qu'il était beau…vous n'êtes pas seul! me cria une voix dans ma tête. Il n'avait toujours rien dit.
- Bon! On y va? demandais-je pour enlever ce lourd malaise qui nous entourait.
Je voyais bien qu'il regrettait lui aussi qu'on ne soit pas seul… La tension sexuelle émanant de nos deux corps était plus que palpable. J'en étais mal à l'aise. Je n'étais pas la seule qui l'avait remarqué évidemment!
- On est mieux de partir avant que ces deux-là se sautent dessus! Dis Emmett en riant.
Je secouai la tête en riant. Nous partîmes avec deux voitures. Une voiture de filles et une autre de gars. Le bar était à 15 minutes dues chez Emmett et Rose. C'est Rose qui avait conduit, elle n'avait pris qu'un seul ver. Je compris pourquoi Alice et moi étions autant affectés par l'alcool nous avions pris pratiquement 2bouteilles à 2. Je ne pus m'empêcher de rire.
- Sa va Kris? me demanda Alice amusée.
- Mieux que jamais! dis-je en souriant.
- Nous y voilà les filles! Dis Rose enchantée alors qu'on se stationnait.
J'étais souvent venu ici avec Jess et James nous n'aurions pas à faire la file. Elle était très longue d'ailleurs! Les gars étaient venus nous rejoindre grincheux.
- On n'est pas rentré là-dedans avant 10 ans minimum. Dit Jasper maussade.
J'avais souri avant de me diriger vers la porte d'entrée.
- Eh! Kris, ça ne fonctionne pas tout à fait comme ça… dit Emmett en se moquant de moi.
- Allez venez donc! leur dis-je maintenant loin devant eux.
Ils me suivirent sans ciller.
- Kristen Swan! Ça fait un moment qu'on t'a vu dans le coin?! M'accueillit l'un des portiers.
- James n'est pas avec toi? me demanda le plus grand à côté de lui.
- Non pas ce soir, mais je vous amène de nouveaux copains. Félix, Dimitri je vous présente Alice et son copain Jasper. Rosalie et son copain Emmett et Edward mon ami d'enfance.
Ils se donnèrent des poignés de main puis Dimitri nous ouvrit la porte.
- Après vous! Et passez une belle soirée. Nous dit-il.
Félix me fit un clin d'œil avant que je rentre. J'avais vu Edward réprimer une grimace. Je dus me retenir pour ne pas rire.
- Wow! Merci Kris!? Comment tu l'es connait? Me demanda Alice fièrement.
- Et bien il n'y a pas si longtemps que ça, je voyais les portiers de tous les bars de la ville plus souvent que ma propre famille si ça peut te donner une idée…dis-je en riant?
- Bien jouer Kris! Dis Emmett en riant.
- Bon! On commence à boire ou pas? Demandais-je malicieuse en regardant Rosalie et Alice.
Je ne pus m'empêcher de regarder Edward en dernier qui me fixait de manière insistante depuis qu'il m'avait vu sortir de la chambre. Sans attendre, nous étions allées au bar pour commander 3 gins.
- À une nouvelle belle amitié qui commence! Dis Rosalie en me faisant un clin d'œil.
On avait levé nos verres avant de le boire d'un seul coup.
- Jasp! cria Alice en riant. Je peux encore boire sérieusement?! dit-elle de peine et de misère.
- Bébé, tu tiens à peine debout! Ça suffit! La gronda-t-il sans grande autorité?
Rosalie et moi pouffâmes. Emmett et Edward parlaient sans vraiment se soucier de ce qui se passait autour d'eux. À vrai dire, j'avais sans peine su qu'Edward me boudait. Eh oui! Il me boudait! Plusieurs gars m'avaient invité à danser, j'avais évidemment accepté, puisque lui de toute évidence ne m'inviterait pas. À vrai dire, oui! Moi aussi je boudais! Il va de soie que je ne l'inviterais pas, ce n'était pas aux filles à faire ça.
- Si tu ne veux plus que je boive, est-ce que je pourrais au moins aller danser? demanda Alice furieuse.
Jasper secoua la tête et lui rendit son ver.
- Fait donc ce que tu veux, l'avais-je entendu murmurer découragé.
Elle reprit son ver et sautilla, non sans manquer de tomber, jusqu'à la piste de danse.
- Viens donc danser avec moi! lui dit-elle en lui faisant un clin d'œil.
La moue sur son visage céda à un grand sourire. Il alla donc la rejoindre. Rosalie regarda Emmett en souriant. Il comprit le message à l'amena à son tour sur la piste. Il ne resta qu'Edward et moi. Celui-ci me jeta un regard en biais. Mais je l'ignorai. Un des barmans me demanda si je voulais un autre ver et je lui fis signe que oui. Quelque seconde plus tard, mon ver arriva.
Je me levai donc et j'allai rejoindre les autres sur la piste de danse. J'étais maintenant vraiment saoule, mais pas assez pour ne pas être capable de danser! Un gars vint me rejoindre et déposa ses mains sur mes hanches pour me rapprocher de lui. Nous dansâmes comme ça un moment, je me sentais bien. J'avais soudain senti deux mains fortes me tirer brusquement à droite, j'en avais perdu l'équilibre et je tombai sur le torse d'Edward et fixait le mec qui avait dansé avec moi plus tôt d'un air mauvais. Ça me fit rire.
- Je peux savoir ce qui te fait rire? Me demanda-t-il perplexe.
- Toi!
Il haussa les sourcils.
- Et en quoi je te fais rire? Tu peux bien m'expliquer?
- Tu m'ignores depuis le début de la soirée et te voilà qui apparais comme ça en marquant ton territoire?
Il haussa les épaules. Nos corps se balançaient aux rythmes de la musique. Pour la première fois de la soirée, je me détendis complètement. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point être en froid avec Edward m'avait rendu tendu. Je déposai ma tête sur sa poitrine et inspirai son odeur. Mon corps en entier se détendit.
- Tu es à couper le souffle ce soir Kris… me chuchota-t-il a l'oreille.
- Tu peux bien parler toi! Moi j'ai besoin de tout ça! dis-je en désignant ma robe. Alors que toi…
Je me tus. Je me sentis rougir, pourquoi avais-je dit ça?
- Tu me trouves à couper le souffle? dit-il avec une pointe de fierté dans la voix.
- Tu veux rire Edward? Tu t'es déjà regardé dans une glace? As-tu au moins déjà porté attention à comment les filles te regardaient?
Il haussa les épaules nonchalamment. Il eut un long moment de silence avant que l'un de nous reparle, ce fut moi qui brisai le silence.
- Dommage que tu ne bois pas…
- Pourquoi?
- Je ne sais pas, ça aurait pu être marrant… dis-je en souriant face au dernier souvenir que j'avais eu de nous dans un bar. Ça avait été la première fois que nous avions couché ensemble sans savoir qui nous étions. C'est amusant en y repensant… Parfois le hasard faisait bien les choses. Mais j'insiste sur le parfois.
- Il faut bien que quelqu'un de nous deux soit capable de nous ramener à la maison! dit-il en riant.
- J'aime ça que tu dis ça… avouais-je en souriant.
- Quand je dis quoi?
- À la maison…
Je le sentis me serrer encore plus étroitement à lui. Encore une fois un long silence s'installa entre nous. Sur un coup de tête, j'avais dit :
- Des romans…
- Quoi? dit-il sans comprendre.
- Des romans, c'est ça qu'il y avait dans la boite qu'Alice a trouvé dans mon appartement… Et c'est aussi ce que j'aimerais faire plus tard…
Il se décolla un peu de moi pour me regarder dans les yeux. Ces yeux verts me scrutaient profondément.
- Pourquoi tu ne te lances pas alors? Je suis certain que tu as beaucoup de talent!
Je haussai les épaules gênées.
- Tu es le seul à part mes parents et James qui est au courant… avouais-je.
Je me blottis à nouveau contre lui voulant fuir son regard.
- J'aime quand tu bois… m'avoua-t-il à son tour.
- Ah bon? Et pourquoi ça? Demandais-je sourcil froncé.
- Parce que tu es comme un livre ouvert, alors qu'à l'habitude…
Il ne finit pas sa phrase. Il n'en avait pas eu besoin, j'étais déjà au courant de ce qu'il allait suivre.
- Alors que d'habitude je suis renfermé? Finis-je pour lui.
- Ouais… admit-il.
- C'est ça que vous appelez danser? demanda Emmett fortement pour se faire entendre malgré la musique.
Edward et moi avions ri, puis nous avions commencé à danser pour vrai. Laissant de coté les sujets plus sérieux. L'heure était à la fête! Quelque minute plus tard, Edward me gronda.
- Kris, ne fait pas exprès de ne déhancher comme ça s'il te plait!
J'avais joué l'innocente.
- Mais voyons de quoi tu parles?
- Tu sais très bien de quoi je parle!
- Auriez un problème dans votre pantalon Monsieur?
- Non, mais si tu continues je serai obligé d'abuser de vous Madame! dit-il d'une voix rauque.
- Je n'attends que cela! murmurais-je, aguicheuse.
Il grogna et tenta de maitriser mes hanches qui bougeaient habillement contre lui. La vérité c'était que j'avais atrocement envie qu'il me prenne là maintenant!
- On a qu'à aller dans les toilettes? demandais-je à son oreille en glissant adroitement ma main entre nos deux corps pour aller atteindre son membre maintenant en érection.
Il l'a retirera d'un geste vif.
- Kris si on fait ça, ils sauront tous qu'on couche ensemble et je ne suis pas sur que ça te plaise d'en entendre parler jusqu'à ce que tu décèdes! dit-il tendu.
Je fis la moue. J'étais consciente que j'avais l'air d'une enfant, mais j'étais furieuse qu'il me repousse. Je savais bien qu'il avait raison, mais j'étais tout de même contrariée. Mais ça ne dura pas, j'étais allé danser avec Emmett et même Jasper! Nous avions ri comme des fous, j'adorais passer du temps avec eux! Mais malheureusement, ça ne dura pas… J'étais encore vraiment sous l'effet de l'alcool même si ça faisait un moment que j'avais arrêté de boire. Un barman était venu me voir pendant que je dansais avec Edward un ver à la main. Je fronçai les sourcils et tendis l'oreille vers lui. Il s'approcha de moi pour que je puisse l'entendre :
- Un garçon au bar tenait à vous offrir ceci.
- Et bien merci. Dis-je flatté tout en prenant le ver.
Il se tortillait maladroitement à côté de moi, visiblement mal à l'aise puis poursuivi :
- Il tenait également que je vous dise de sa part qu'il allait vous ravoir, qu'il allait tout faire pour réparer son erreur…
Je m'étais figé de tout mon corps, les yeux écarquillés. Je scrutai le bar minutieusement pour le trouver, mais je ne le vis pas. Je rendais le ver au barman, terrorisé.
- Non merci, je ne peux pas accepter. Balbutiais-je maladroite.
Edward me scrutait intensément. Il voyait bien que ça n'allait pas, mais je ne croyais pas qu'il mesurait l'ampleur de ma panique… Qui d'autre que Riley aurait pu faire ça? Et ça voulait dire qu'il était là dans ce bar à m'observer. Le barman partit aussitôt.
- Kris? Sa va? Me demanda Edward qui commençait à s'inquiéter sérieusement.
Respire… me dis-je mentalement. Je ne voulais pas que personne ne sache ce qui se déroulait. Est-ce que je le savais moi-même? Qu'est-ce que ça voulait dire? Je commençais à trembler, Edward n'y manqua rien.
- Kris! Parle-moi? Qu'est-ce qui ne va pas?
Je dis la première chose qui me vint en tête.
- Je ne me sens pas bien, ça doit être l'alcool… J'aimerais partir…
Je fuyais son regard, je n'allais pas être capable de lui mentir autrement…
Il n'insista pas.
- Bon d'accord, je vais aller avertir les autres.
Je fus prise de panique.
- Non! Ne me laisse pas seule! L'implorais-je les larmes aux bords des yeux en tenant fermement son bras.
Cette fois je l'avais regardé droit dans les yeux. En un seul coup d'œil, j'avais eu l'impression qu'il avait pu lire en moi comme un livre ouvert. Il prit ma main et m'entraina avec lui à travers la foule. On trouva rapidement la bande. Je n'entendis pas vraiment ce qu'il leur avait dit, trop occupé à scruter la foule. J'étais nerveuse, il pouvait être partout… Pourquoi avais-je aussi peur de lui?
Parce que tu sais de quoi il est capable! Me dit ma conscience.
Non boucle-la ! me dis-je mentalement, pense à autre chose… Pense à Edward… il est là pour te protéger! Le simple contact de ma main dans la sienne me rassurait énormément… Je devais me calmer avec un peu de chance, il n'aurait rien remarqué… avait-il au moins entendu le message qu'on m'avait transmis?
Il avait été bref et on partit immédiatement à l'extérieur, l'air frais me fit un bien fou…
En marchant jusqu'à la voiture d'Edward, je remarquai qu'il avait l'air furieux… Je le comprenais, je venais de gâcher sa soirée… On s'était installé dans la voiture et contre toute attendre, le trajet c'était fait en silence, un silence lourd... Je me sentais terriblement mal…
On arriva rapidement à l'appartement. À l'intérieur il m'avait dit :
- Tu veux en parler? Son ton était distant et froid.
Ça me dit l'effet d'une gifle. J'avais secouai la tête, en me retenant pour ne pas éclater en sanglots. Puis il partit sans un mot de plus dans sa chambre et renfermant la porte derrière lui.
Des larmes silencieuses coulèrent alors que je fixais la porte de sa chambre. Je comprenais que la soirée ne s'était pas déroulée comme prévu à cause de moi, mais méritais-je vraiment ça?
J'allai à la salle de bain, une bonne douche allait probablement me faire sentir mieux… Je me laissai glisser sur le sol. L'eau chaude me fit du bien, pourtant j'avais l'impression d'avoir l'hiver dans le corps tellement j'avais froid. Comme si je n'avais pas déjà assez souffert à cause de cet homme… Pauvre idiote! Je ne pus rien contre les sanglots qui déchiraient ma poitrine. J'avais envie de hurler tellement j'étais en colère, en colère contre ma putain de faiblesse. Je n'étais qu'une faible! Je serrai mes jambes contre ma poitrine en priant pour que cette douleur disparaisse… J'entendis soudain la porte de la salle de bain s'ouvrir alors que j'étais persuadé d'avoir mis le loquet en entrant. C'était Edward. Il ouvrit une des portes de la douche. Je n'osai même pas le regarder… J'avais honte, je ne voulais pas qu'il me voie dans cet état. Contre toute attente il entra dans la douche, encore habillé et vint m'enlacer fortement. Je pleurai de plus belle. Pourtant son contact me fit un bien fou, sa simple présence suffisait à me redonner un peu de confiance…
- Je suis désolé Kris… Je n'aurais pas dû te laisser seule. S'excusa-t-il.
Ce fut plus fort que moi, je me blottis à lui comme s'il était la bouée que j'entendais pour pouvoir enfin respirer. Il s'était à son tour assis dans la douche, moi toujours blottis contre lui. Quand ma respiration était enfin devenue régulière et que mes sanglots avaient cessé, je lui avais demandé d'une voix enrouée :
- Edward?
- Oui?
- Tu crois que je pourrais dormir avec toi ce soir?...
- Tout ce que tu veux. Murmura-t-il en déposant un baiser sur le sommet de ma tête.
Après un long moment, nous étions sortis de la douche. Edward était trempé de la tête au pied.
- Je peux savoir ce qui t'a pris ? lui demandais-je en le regardant retirer ses vêtements pour les mettre dans la sécheuse.
- Depuis qu'on est petit t'entendre pleurer c'est… C'est horrible vraiment. T'entendre souffrir c'est comme si je souffrais aussi… avouait-il d'une petite voix avec une expression peinée.
Il semblait gêner de me l'avouer. Alors que moi ça me touchait énormément.
- On peut aller dormir maintenant? demandais-je en bâillant.
J'étais complètement exténué. Il hocha la tête et me tendit une serviette que je puisse me recouvrir. Sans l'attendre j'étais allé dans sa chambre et trop paresseuse pour aller me chercher un pyjama je lui avais prit un chandail, il m'arrivait en dessous des fesses. Je me dépêchai à aller me faufiler sous les couvertures, peur d'être prise en flagrant délit. Je doute que ça l'ait fâché, mais je n'avais pas envie de prendre la chance de me disputer avec lui, surtout pas ce soir…
Il arriva quelque minute plutôt en serviette et alla enfiler un boxer avant de venir me rejoindre. Dommage que la soirée se soit fini de la sorte, j'aurais fini dans son lit pour de bien différentes raisons… À peine avait-il eu le temps d'entrer sous les couvertures que je m'étais blotti contre lui, son odeur et sa chaleur me réconfortaient et en ce moment, c'était ce dont j'avais le plus besoin… Il m'accueillit en riant doucement. Ma tête était posée sur son torse alors que j'écoutais les battements réguliers de son cœur. Je le sentais joué pensivement dans mes cheveux. Je savais qu'il aurait voulu me questionner sur ce qui s'était passé, mais il n'en fit rien. Je lui en étais reconnaissante. La dernière chose que j'avais enviée c'était de parler de ça.
Quelque minute plus tard, je le sentis relever la couverture.
- Est-ce que c'est l'un de mes chandails que tu portes?
J'avais senti une pointe d'amusement dans sa voix et j'en fus soulagé.
- J'étais trop paresseuse pour aller me chercher un pyjama dans ma chambre…
Il rit pour de bon cette fois.
- Ça, on appelle même plus ça de la paresse?! Kris c'est à 5 secondes de ma chambre.
Je ris avec lui. Ça avait détendu l'atmosphère.
- Bonne nuit Edward… avais-je dit lorsque j'avais senti qu'il s'endormait.
- Bonne nuit Kristen.
Il embrassa le sommet de mon front puis ça lui prit quelque seconde avant de s'endormir pour de bon. Je m'étais endormi en écoutant le son de sa respiration, de plus en plus profonde. Et puis je tombai moi aussi peu de temps après dans les bras de Morphée.
Plusieurs semaines s'écoulèrent après la nuit dans ce bar et beaucoup de choses avaient changé.
Pour commencer, je m'étais trouvé un boulot. Excellente nouvelle! J'étais maintenant secrétaire pour un dentiste connu de la ville. Je soupçonnais Edward d'avoir demandé de l'aide à son père… Mais je ne pouvais tout de même pas lui en vouloir, il m'avait rendu un sacré coup de main! Je gagnais plus qu'Edward d'ailleurs. J'étais très bien payé et j'adorais travailler là. De plus je travaillais que la semaine, j'avais donc les week-ends de libre.
Nous étions au mois d'aout. Le temps passait à une vitesse fulgurante! Edward et moi avions eu quelques petits accrochages depuis que j'avais emménagé chez lui, mais il faut dire que nous avions tous les deux très mauvais caractère (surtout moi), alors c'était sans doute inévitable. Ce qui m'amène à cette soirée, nous avions invité nos amis à la maison. Ou plutôt, c'était Emmett qui s'était invité. Il y avait un match de foot ce soir-là, ça nous avait donné l'occasion de nous retrouver tous ensemble. Seulement, Edward était étrange depuis quelque temps… Il me fuyait presque et restait toujours plus longtemps au boulot. Il semblait me cacher quelque chose, mais j'ignorais quoi? Peut-être voyait-il quelqu'un d'autre? Je détestais l'avouer, mais cette pensée me mettait dans un drôle d'état… Comment on appelle ça déjà? Ah oui c'est ça, la jalousie! Ce qui était complètement ridicule puisqu'il n'y avait absolument rien entre Edward et moi, on couchait ensemble. Point barre. Du moins, c'était ce dont j'essayais de me convaincre… Je voulais en parler à Edward pour qu'il puisse enfin cracher le morceau pourtant, quelque chose m'empêchait de le faire. Et s'il me demandait de partir?
- Alors elle arrive ou pas cette pizza!? cria Emmett du salon.
- Je viens d'appeler, prends ton mal en patience. Lui dis-je en arrivant au salon?
Encore une fois, alors que j'allais regarder Edward, je le vis fuir mon regard. Ça me blessait plus que je le laissais paraitre… J'allai donc à la cuisine préparer les couverts pour le souper. Rose et Alice vinrent me rejoindre. J'avais espéré qu'il retrouverait son humeur habituelle devant nos amis, mais apparemment ça ne fut pas le cas… J'allais lui parler le soir même, ça ne pouvait définitivement plus durer…
- C'est tellement moche le foot! soupira Alice en arrivant près de moi.
- À qui le dis-tu! Dis Rosalie sur le même ton.
J'avais souri. Mais apparemment ce ne fut pas assez convainquant.
- Sa va Kris? Tu n'as pas l'air dans ton assiette… me demanda Alice soucieuse.
Je me lançai, j'en avais marre de garder ça pour moi.
- C'est moi ou Edward est vraiment bizarre depuis quelque temps?
Je les vis baisser toutes les deux leurs regards.
- Vous savez pourquoi alors! Allez dite-le moi! M'empressais-je de dire?
Étrangement je m'étais senti trahi. Apparemment tout le monde était au courant, sauf moi.
- On peut ne rien dire Kris… Désolé. Dit Rosalie consterné.
- Edward nous a fait promettre… continua Alice sur une voie torturée.
- Et pourquoi c'est juste moi qui ne suis pas au courant? M'emportais-je?
Elles se jetèrent un regard chamaillé. Je voyais bien qu'elles voulaient me le dire, mais Edward les avait tenues au silence, mais pourquoi? Puis sans un mot de plus elles partirent rapidement au salon. Abasourdit je les regardai partir. C'était une blague ou quoi? Furieuse je me précipitai au salon avec la ferme intention de savoir ce qui se tramait dans mon dos.
- Edward, je peux savoir ce qui se passe? criais-je presque.
Tout le monde se tourna vers moi, surpris. Edward se leva maladroitement et me regarda pour la première fois dans les yeux depuis un bon moment.
- On n'a rien dit nous! S'empressa de dire Alice pour ne pas avoir d'ennuis.
Je regardais toujours Edward, attendant une réponse, et j'étais bien décidé d'en avoir une. Jasper et Emmett avaient baissé les yeux. Mes soupçons se confirmèrent, tout le monde sauf moi était au courant de ce qu'Edward me cachait.
- J'attendais un… meilleur moment pour t'en parler… avoua-t-il en se passant la main dans les cheveux?
Il faisait souvent ça lorsqu'il était nerveux.
- Et bien je crois que maintenant est un excellent moment! dis-je aussitôt. J'avais les nerfs à vif. Ça faisait trop longtemps que ça trainait, ce n'était pas vrai qui allait me faire languir encore plus.
- Tu veux qu'on aille parler en privé? Me demanda-t-il timidement?
- Bien sûr que non, de toute façon tu n'as rien à caché parce que de toute évidence, tout le monde est déjà au courant. Ironisai-je
Il inspira fortement et alla dans la cuisine puis revint quelque seconde plus tard avec une enveloppe dans les mains, qu'il me tendit.
- Tu veux que je parte? Tu en as marre que je vis chez toi? demandais-je sèchement.
C'est yeux étaient devenu rond de stupeur.
- Non! Bien sûr que non! S'exclama-t-il
- Mais enfin c'est quoi? demandais-je quelque peu soulagé.
- Ouvre là et tu le sauras! Me dit Alice excitée.
Sourcils froncés, je pris l'enveloppe et regardai les inscriptions sur le dessus.
- Université de Montréal… lisais-je à voie haute.
Mon regard se dirigea automatiquement sur Edward. Il n'avait tout de même pas fait ça, sans même m'en parler ou me demander mon autorisation?
J'avais ouvert l'enveloppe rapidement et avait lu la première phrase : merci d'avoir envoyé une demande d'admission à l'université de Montréal, il nous fera un plaisir de vous accueillir pour la session d'automne 2009.
Je n'avais pas pris la peine de lire le reste qui s'étalait sur plusieurs pages. Des larmes silencieuses coulaient sur mes joues, mais j'ignorais encore si c'était parce que j'étais en colère ou si c'était des larmes de joie.
- Félicitation… me dit Edward, hésitant.
Je savais seulement dans son timbre de voix qu'il redoutait ma réaction… Un silence d'aplomb régnait dans la pièce.
- Et tu n'as pas cru bon de m'en parler avant de faire ça dans mon dos? demandais-je d'une voix tranchante.
Je savais que son intention première n'avait pas été de me blesser, mais malgré tout, je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir trahi. Je détestais qu'on se mêle de mes affaires.
Je le vis blêmir, ne sachant pas quoi dire. Pourtant quelque chose dans son visage me permit de voir qu'il était déçu. Je regardai les autres qui nous regardaient mal à l'aise. Ce n'était pas le bon moment. Loin de là. J'inspirai profondément et déposai l'enveloppe sur la table du salon. La pizza arriva au même moment. Je devais me calmer.
Tandis qu'Edward ne me quitta pas des yeux, nos amis se s'empressèrent d'aller ouvrir, content d'avoir un prétexte pour quitter la pièce.
- Je comprends que tu sois fâché, même si j'osais espérer que tu réagisses autrement… me dit Edward d'une petite voix.
Je le dévisageai.
- Non, honnêtement je crois que tu ne comprends pas. Sinon, tu n'aurais jamais fait ça. Dis-je d'un calme qui me surprit moi-même?
Il ne répondit rien.
- Depuis combien de temps tu es au courant?
- Un bout de temps…
Je mordis ma lèvre, en plein combat intérieur.
- Je suis désolé Kris… Mais avant de te mettre en colère, écoute ce que j'ai à dire…
- Je t'écoute? dis-je en croisant mes bras, réticente.
- La dernière chose que je voulais c'était de te fâcher, j'ai cru que tu serais heureuse de pouvoir retourner aux études. C'est seulement après avoir reçu la réponse que j'ai pensé à l'effet inverse de ce que j'avais pensé et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai hésité avant de te l'a donné... J'ai même pensé ne pas te l'a remettre du tout… Mais après je me suis dit que c'est le moment idéal? Maintenant que tu n'as pas autant de choses à payer et que tu travailles beaucoup moins qu'avant, tu auras beaucoup plus de temps pour l'école. Je te connais assez pour savoir que tu n'as pas envie de finir ta vie secrétaire…
Il avait dit cela d'une voix douce. Aussitôt je m'étais calmé. J'étais accepté, je n'arrivais pas à y croire…même après avoir lâché l'école… Edward s'approcha de moi, incertain.
- Tu m'en veux?... Me demanda-t-il piteux.
J'avais soupiré en secouant la tête.
- Bien sûr que non, comment pourrais-je t'en vouloir. Tu as voulu bien faire après tout…
Il large sourire s'étendit sur son visage.
- Félicitation miss Swan, tu as été accepté! Me dit-il en me soulevant par les hanches et en me faisant tourner avec lui?
Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Alice arriva au même moment avec la pizza, suivit des autres. Jasper tenait deux bouteilles de champagne.
- Ce soir les amis, on boit à la santé de Kris!
Le reste de la soirée se déroula extrêmement bien, j'ignorais si c'était les effets de l'alcool ou bien parce que j'adorais ma vie. Ce devait être un mélange des deux! Quoi qu'il en soit, j'étais heureuse, vraiment! Dès le lendemain, j'avais appelé James pour lui annoncé la nouvelle, il était vraiment content pour moi et me rappela que je lui manquais profondément, d'ailleurs, à moi aussi il me manquait! Le soir même on s'était promis d'aller manger un morceau là où nous avions l'habitude d'aller et je ne fus que plus comblé!
Pendant que je me préparais pour mon souper avec James, Edward fit irruption dans la salle de bain.
- Tu sors? Me demanda-t-il perplexe.
- Oui, je vais manger avec James ce soir.
- Tu ne travailles pas demain? me demanda-t-il visiblement déçu que je parte.
J'avais ri en voyant ça mouais.
- Oui je travaille, je n'ai pas l'intention de manger jusqu'à 1h du matin Edward!?
- Oh d'accord…
- N'es-tu pas trop vieux pour encore faire la moue ?
Un sourire sincère s'afficha sur ses lèvres. Il s'était approché de moi doucement sans me lâcher du regard. L'air dans la pièce avant montée d'un cran. À peine venait-il de saisir mes hanches fortement, je me sortis de son emprise aussi vite que possible. J'étais déjà en retard, mon entrejambe maintenant en feu allait attendre et Edward également.
- Je sais ce dans quoi tu allais nous embarquer Monsieur Cullen et sache que ton charme n'a aucun effet sur moi.
Il arqua un sourcil en prenant une expression de défis. Avant qu'il soit trop tard et qu'il m'empêche de penser de façon cohérente, j'avais réajusté la tire
- Bon d'accord, nous savons tous les deux que je ne peux rien contre ton charme, mais pour le moment je dois partir, James doit déjà être en train de m'attendre!
Il avait éclaté de rire d'un rire rauque des plus sexy en rejetant sa magnifique crinière derrière. Nom d'un chien! Ce qu'il pouvait être séduisant, même en riant, comment était-ce possible?
Alors que j'enfilais ma veste, le plus rapidement possible afin de ne pas tomber dans la gueule du loup, il avait retrouvé son sérieux, même qu'il avait une expression étrangement grave.
- Tu es prudente? Et si j'avais il y a quoi que ce soit, tu m'appelles. Dit-il d'une voix des plus sérieuses?
Je savais qu'il s'inquiétait depuis l'épisode du patriote, où j'avais vu Riley et que c'était sa façon à lui de montrer qu'il était là pour moi.
Je lui souris
- Promis! Bonne soirée, à plus tard!
Il me sourit et je sortis rapidement. Lorsque j'arrivai dans ma voiture, je reçus un texto. J'avais tout de suite cru que c'était James qui s'impatientait, mais je fus surprise de voir un message d'Edward :
Demain, c'est moi qui t'emmène diner! xxx
Éd.
J'avais souri devant mon écran de cellulaire, je trouvais son côté jaloux très excitant, mais ce l'était nettement moins lorsqu'on sait que James était homosexuel! Il me faisait rire malgré tout! Pensais-je amuser?
C'est seulement après avoir vu James que j'avais réalisé à quel point il m'avait manqué! Il se passait tellement de choses dans nos vies! Il était désormais en couple, qui l'aurait cru!?
- Kris, je te jure, ce mec est parfait!
- Crois-moi, les défauts vont arriver bien assez vite! Mais je suis heureuse pour toi!
- Et toi, du nouveau? Me demanda-t-il avec un clin d'œil?
- Tu m'énerves! Je te dis qu'il ne se passe rien de plus que ce que je t'ai raconté avec Edward! dis-je en levant les yeux au ciel.
- Tu veux savoir ce qui m'irrite le plus Kristen Swan! Ce n'est pas que tu me mentes en plein visage, mais plutôt que j'aie l'impression que tu essaies vraiment de t'en convaincre?!
- Fin de la discussion. Dis-je en prenant une gorgée de bière?
James leva les yeux au ciel à son tour en secouant la tête.
- Toujours aussi borné à ce que je vois! me dit-il en me souriant faussement.
- Toujours aussi énervant à ce que je vois! répondis-je sur le même ton.
Nous éclatâmes de rire et c'est d'ailleurs ainsi que se déroula tout le reste de la soirée, il avait bien des défauts ce James, mais je n'échangerais mon ami pour rien au monde.
Comme me l'avait dit Edward, le lendemain lorsque j'étais arrivé à la maison, j'avais trouvé un papier sur la table.
Salut toi! Rejoins-moi au restaurant à côté de la marina, met toi belle, à plus tard xxx
J'avais souri naïvement durant la lecture et même quelque seconde qui ont suivi. Ressaisis trois bordels!? Me secouais-je mentalement?
Étant donné que mes cheveux étaient déjà préparés de ce matin, tout comme mon maquillage, il me restait plus qu'à enfiler une tenue adéquate. Je me rappelais que le restaurant dont Edward parlait était relativement chic, je mis une robe noire moulante à bretelle. Elle était magnifique dans toute sa simplicité, je l'adorais! Je fis quelque retouche à mon maquillage, enfilé mes escarpins rouge sang et partis en direction du restaurant. J'avais vu la voiture d'Edward et m'était garé à ses cotés. En entrant dans le restaurant, je fus heureuse de voir les hommes se retourner sur mon passage, j'aimais voir l'effet que je produisais sur le sexe opposé, ça avait d'ailleurs toujours été le cas. Il faut dire que mon décolleté assez plongeant faisant tourner des têtes. Mais comme dirait Jessica, tant qu'à avoir une grosse poitrine, on est aussi bien de les montrer. Faudrait que je pense à prendre de ses nouvelles?
Mon cerveau arrêta de fonctionner aussitôt que je vis Edward au loin dans sa chemise blanche entre ouverte qui montrait bien ses muscles parfaitement sculptés. C'est cheveux étaient en bataille comme à leur habitude. Il ressemblait à un apollon, je ne pouvais pas même le quitter des yeux.
- J'imagine que vous êtes avec cet homme? Me demanda une voix masculine qui me sortit de ma transe.
J'avais hoché la tête sans même le regarder. Je pouvais sentir son regard insistant sur moi, mais à vrai dire, il était le dernier de mes soucis.
- Vous pouvez me suivre. Dit-il avec une pointe d'arrogance dans la voix?
Il n'était apparemment pas content de ne pas attirer mon attention. Ce fut seulement lorsqu'il passa devant moi pour m'emmener à ma table que je le vis, il était beau garçon c'était indéniable, il ne devait pas être habitué d'être ignoré de la sorte et c'était probablement ça qui l'avait insulté.
Lorsqu'Edward me vit, un large sourire s'installa sur son visage radieux, j'en fis de même. Nous avions vraiment eu l'air d'un couple à ce moment précis, c'était ça le plus amusant.
- Bon appétit, votre serveuse arrivera sous peu. Dis l'homme d'une même voix sèche alors que je venais de m'asseoir.
Edward me regarda intrigué devant mon air amusé devant ce garçon offusqué. J'avais secoué la tête en souriant un peu plus.
- Tu es très beau ce soir! Dis-je en lui décrochant mon plus beau sourire?
- Regarde qui parle, tu es splendide, comme toujours! Me complimenta-t-il
J'avais senti mes joues s'embraser, la serveuse arriva juste avant qu'il puisse en dire quoi que ce soit, j'en fus soulagé!
- Qu'est-ce que je vous sers, pour boire commencez? demanda-t-elle sans jamais m'adresser un seul regard.
Edward prit une bouteille de vin italien si je me fiais au nom!
- Je vous apporte ça tout de suite! dit-elle à Edward d'une voix aguicheuse.
Puis elle partit, toujours sans un regard pour moi. Non, mais sans blague, avait-elle vu au moins que j'étais là? Mais quel personnel de merde? pensais-je. Edward qui avait l'air de n'avoir rien remarqué avait toujours les yeux rivés au menu. Je fis de même, je réalisai au même moment à quel point j'avais faim!
Une fois que nous avions tous les deux choisi ce que nous voulions manger, la serveuse arriva avec deux coupes à vin ainsi que la bouteille déposa le tout sur la table et sortit son calepin puis son crayon.
- Qu'est-ce que je peux vous servir? demanda-t-elle à Edward, bien entendu.
La politesse qui fait passer les femmes d'abord, ça ne lui dit rien à cette pouffiasse? Au moins, elle avait apporté deux coupes donc nécessairement pris connaissance de ma présence!
Lorsque mon tour arriva, son regard haineux me fixait avec mépris. Définitivement, je n'y comprenais rien. Si elle me cherchait cette conne, et bien elle allait me trouver!
- Et pour vous? siffla-t-elle.
- Un spaghetti. Dis-je en soutenant son regard?
Après un dernier regard pour Edward, elle partit en direction de la cuisine. Je regardai Edward, estomaqué.
- Ça ne va pas? On dirait que tu viens de voir un fantôme? me demanda-t-il amusé.
- Tu veux rire de moi, tu n'as pas remarqué la façon qu'elle agit?
- De la façon que qui agi? demanda-t-il complètement perdu.
Au fond, j'étais heureuse qu'il ne l'aille pas remarquer.
- La serveuse te dévore des yeux! C'est à peine si elle ne me poignarde pas pour venir prendre ma place?
- Ah oui? fit-il intéresser en regardant les alentours comme pour la chercher.
Je le dévisageai.
- Tu peux passer le reste du repas avec elle si tu veux, tu n'as qu'à me le dire!
Je vis passé une étincelle passé dans ses yeux émeraude.
- Est-ce que par hasard tu serais jalouse?
Je me mis automatiquement sur la défensive.
- Non, je dis juste ce qui en est!
- Pourtant ça a vraiment l'air à t'énerver? continua-t-il moqueur.
- Tu es ridicule Edward, je ne suis pas jalouse. Dis-je en haussant le ton?
Il éclata de rire, faisant tourner plusieurs têtes au passage. Surtout des femmes remarquais-je. Edward était l'homme le plus séduisant que j'avais rencontré jusqu'à présent et Dieu sait combien d'hommes j'ai rencontrés. Il fallait bien que je m'en attende!
Pour sa part, il comprit le massage, il changea immédiatement de sujet et nous versa du vin dans nos coupes. Nous avions parlé de tout et de rien, de nos emplois respectifs, de l'école qui arrivait à grands pas… J'étais beaucoup plus nerveuse que je le laissais paraître.
- Emmett, Rosalie, Alice et Jasper pensent venir s'installer un peu plus près. Me dit Edward en prenant une bouchée de ses pâtes.
- Plus près?
- Plus près de tout, du centre-ville, de l'université et de nous, je suppose. Il avait dit sa dernière phrase en soupirant.
Je compris que ça ne faisait pas son bonheur de les avoir plus souvent dans les pattes. Je me retins pour rire. Quelque seconde plus tard, la conversation prit un tournant complètement différent. J'étais loin d'apprécier l'initiative d'Edward…
- Tu penses parler de ton retour à l'école à tes parents?
J'avais soupiré lourdement.
- Et donner raison à Renée? J'avais de la vie.
- Je suis pourtant certain que ton père serait très heureux pour toi. Dit-il en évitant d'aborder le sujet de ma mère, il savait que c'était un sujet particulièrement sensible.
- Elle finira par le savoir, mais ce n'est pas moi qui lui dirai.
Il hocha la tête sans rajouter un mot. Le reste du repas s'était terminé dans une ambiance beaucoup plus légère, on avait parlé de nos souvenirs d'enfances, de Carlisle et d'Esmée ainsi que de ses amis. Je commençais à être assez réchauffé. Edward du le remarquer parce qu'il n'avait pas voulu que je prenne ma voiture pour retourner à l'appartement. J'en avais pris conscience moi aussi lorsque je m'étais levé de ma chaise et que les effets de l'alcool avaient fait surface!
Edward paya la facture et nous partîmes à l'extérieur vers le stationnement. Dans un geste automatique je glissai ma main dans la sienne, je n'avais aucune idée du pourquoi j'avais fait cela, mais ça me rassurait. J'aurais pu affronter n'importe quoi avec lui à mes côtés. Bon! Je devais sentimental pensais-je en me moquant de moi-même.
Le chemin vers la maison se déroula d'une lenteur monstre. Je n'avais qu'une envie, sautée sur Edward pour qu'on puisse s'envoyer en l'air! Ça faisait un moment que nous n'avions rien fait, une semaine si mon compte était exact? C'était beaucoup trop long?! Pensais-je horrifier?
Je fis trainer ma main doucement sur sa cuisse et je m'approchais très près de son membre. Il fit comme si de rien n'était, alors je décidai d'y mettre plus d'enthousiasme! Ma main flatta maintenant son entrejambe plus abruptement… Je sentais la bosse dans son pantalon très apparente, il me jeta un regard noir de désir. D'une geste habile et rapide, je détachai son pantalon et fit glisser ma main sous son boxer pour saisir son sexe. Je fis des va-et-vient rapides sans le relâcher des yeux. Je le vis défaillir quelque peu pi tourner d'un geste vif dans une ruelle. Il sauta sur ma bouche et nous entraina dans un baiser charger d'excitation. Ses mains étaient partout et elles me procuraient des caresses délicieuses, tout comme sa bouche à cet instant qui quitta la mienne pour aller se loger dans mon coup et le début de ma poitrine. En un moins de temps, nous étions tous les deux nus sur la banquette arrière. Edward m'offrit le plus merveilleux des cunnilingus que j'avais connu. Sa langue, ses doigts, ses lèvres, ses dents, tout cela dans une caresse sublime. Je le fis tourner sur le dos, incapable d'attendre plus longtemps et m'empalai sur toute sa longueur dans un gémissement commun. Putain de merde que c'était bon! Nous bougions à l'unisson dans une sorte de transe d'extase. J'en aurais jamais assez, je ne voulais jamais que ça s'arrête. Jamais… J'aurais pourtant dû y penser, toute bonne chose à une fin…
