Auteur : LoloVoldy
Titre : Empêcher l'inévitable
Rating : M.
Disclaimer : Rien n'est à moi, tout appartient à JKR (Heureusement pour les personnages XD)
Résumé :Ses parents étaient partis il y avait tout juste trois heures, Hermione Granger avait juste voulu aller faire des courses. Mais en revenant, elle avait eu une... surprise très inattendue.
Pairing : Hermione/Voldemort/Severus/Lucius !
Béta : Sevy4eveR
RaR : Merci à toutes les personnes qui ont eu la gentillesse de me laisser un petit mot, ça me fait vraiment plaisir chaque fois que j'en lis un nouveau. Voici donc la suite, attention, ce chapitre est plus long que les autres, mais ne vous y habituez pas trop, je ne promets rien pour les chapitres qui suivront !
Empêcher l'inévitable
Chapitre 10
Au petit matin, réveillée par un Pattenrond câlin qui s'amuse à essayer de me coiffer avec ses griffes, j'ouvre les yeux en fixant de suite deux rubis étincelants.
-Bonjour, comment allez-vous ce matin ? Bien dormi ? Dis-je à mon voisin, alors que je me lêve sans attendre de réponse.
Et pourtant...
-Bien, et toi Hermione ? Dit une étrange voix suave, presque irréelle tant sa tonalité est plaisante.
Alors que je suis entrain de sortir de mon lit, je suis tellement surprise que je manque de justesse de tomber à terre.
Je me retourne vivement et lance un regard soupçonneux vers Pattenrond, histoire d'être certaine que ce n'était pas lui qui me fait une farce.
-Voyons, jeune sorcière, bien que nous venions du monde magique, il ne me semble pas que les chats aient appris à parler, résonne à nouveau ce son voluptueux, alors suivi d'un petit rire cristallin.
Je me tourne donc vers la seule autre personne présente dans la pièce qui est capable de parler : Voldemort.
En voyant mon air ahuri ce dernier recommence à rire, et je sens un petit frisson me parcourir l'échine.
Je me trouve un peu bête aussi, car je ne sais pas trop quoi dire ni faire.
Bien que j'hésite entre danser une gigue en délire pour montrer ma joie ou partir à Rome me faire nonne de pureté dans un couvent de bonne sœur.
-Heu...je suis contente de voir que vous allez beaucoup mieux Tom, dis-je simplement de manière un peu stupide.
Ne faisant plus attention à moi, je vois du coin de l'œil, pendant que j'enfile ma robe de chambre histoire d'être un peu plus présentable, que ce dernier tente difficilement de se lever.
Brusquement, il chute au sol, et c'est in extremis que j'arrive à temps pour l'empêcher de se cogner durement contre ma table de chevet.
C'est alors que je me rends compte de la situation encore farfelue dans laquelle je me trouve : je tiens le Seigneur de Ténèbres dans mes bras, de la même manière qu'un homme tiendrait sa fiancée lors d'un mariage, une main sous sa nuque, l'autre posée sous sa hanche.
C'est timidement, que je relève la tête, et me retrouve à trois centimètres de son visage, ses yeux flamboyants rivés aux miens.
Alors que nous sommes les yeux dans les yeux, je sens une sensation bizarre descendre dans mon bas-ventre.
-MMMMMMMMMMMMIAAAAAAAAOUUUUUU : entends-je soudainement, brisant le silence gênant. Ouf, sauvée par le chat, merci Pattenrond.
-Heu, mon chat à faim, il veut que je lui donne ses croquettes, dis-je en détournant mon regard et en posant tant bien que mal son corps sur le lit.
-Et bien, il semblerait que je sois encore loin d'avoir retrouvé toute ma force, surtout au niveau des jambes, dit Tom, avec un air contrit.
-Vous devriez peut-être vous reposer, je vais vous monter votre plateau pour prendre votre petit déjeuner, dis-je alors que je passe la porte avec Pattenrond à mes pieds.
Tandis que je descends l'escalier, je l'entends bougonner suivis d'un bruit sourd contre le mur.
Remontant à l'étage, je vois le mage noir tenter désespérément de tenir sur ses jambes, appuyé périlleusement contre le mur du couloir, les jambes tremblante, prêtes à céder à tout moment.
-Roh, mais je vous ai dit de rester couché, dis-je en ronchonnant un peu, alors que je le rejoins pour l'aider à tenir debout.
-Bien que la situation ne me déplaise pas au premier abord, j'en ai franchement marre d'être cloué dans votre lit, me répond-il alors qu'il passe tant bien que mal un bras autour de mon cou.
C'est donc cahin-caha que je l'aide à rejoindre le salon soutenant à moitié son poids avec la partie gauche de mon corps.
-Une fois qu'il est installé correctement sur le canapés, il prend alors la télécommande posée sur la table basse et allume la télévision.
-Ça alors, ça fait des années que je n'ai pas regardé la télé.
Surprise, je reste bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau, alors qu'il se met à zapper d'une chaîne à l'autre.
-Je ne savais pas que vous aimiez la technologie. Je pensais que vous haïssiez tout ce qui avait un rapport avec les moldus ? Lui dis-je en reprenant mes esprits.
-Voyons, il faut savoir vivre avec son temps et son époque. Dans mon enfance, à l'orphelinat on avait le droit de regarder un vieux poste en noir et blanc une heure par semaine. Et je n'ai jamais trouvé le moyen de mettre le câble ou le wifi à mon manoir. La technologie moldue ne fonctionne pas, ou alors très mal, en présence de la magie, m'explique-t-il, les yeux rivés sur l'écran plasma d'un mètre placé à quelques pas du canapé.
-Tant que j'y pense, puis-je avoir ma baguette s'il te plaît ? Me demande-t-il en allongeant ses jambes fragiles sur le divan.
Une fois de plus, je reste stupidement plantée sur mes pieds, ne sachant quoi dire.
Bien que je ne sache pas trop si c'est une si bonne idée que ça qu'il récupère sa baguette, je sorts par la porte d'entrée et brandis la mienne en direction du centre commerciale.
-'Accio baguette magique de Tom Jedusor', dis-je, recevant quelques secondes plus tard une baguette de bois blanche dans les mains.
Je prends un instant pour l'observer.
Ce bout de bois blanc, si puissant qu'il fait trembler le peuple sorcier en entier.
Et qui risque surtout de nous tuer tous, Harry, moi et le reste de nos amis.
Qui avait d'ailleurs déjà tuer tant de gens, tâcher de sang les victimes de Voldemort. Ne souhaitant plus l'avoir en main, je me dépêche donc de la rendre à son propriétaire.
-Tenez, mais je ne vous conseille pas de l'utiliser. Au vu de votre état vous risqueriez encore d'avoir des soucis si vous faites de la magie, fis-je en rendant sa baguette au Seigneur des Ténèbres.
-Je ne compte pas l'utiliser voyons, c'est juste que je préfère l'avoir près de moi, comme tout bon sorcier qui se respecte, dit-il en la prenant délicatement entre ses longs doigts blancs et fins, la baguette semblant vraiment être un prolongement de son bras, alors qu'il la caresse tendrement comme un petit chaton.
-Oui, c'est vrai que la mienne ne me quitte jamais non plus. Je vais aller faire le petit déjeuner, dis-je en allant à la cuisine, où je prépare nos repas après avoir donné le sien à Pattenrond.
Je retourne au salon, portant nos bols sur un plateau et le pose sur la table basse.
Nous mangeons sans échanger un mot en regardant une émissions animalière.
C'est vraiment facile pour moi de trouver normal de manger à côté de Lord Voldemort en regardant la télévision à présent.
Ça fait si longtemps qu'il est chez moi, c'est comme une éternité, pensé-je en l'observant du coin de l'œil, alors qu'il mange avec plaisir une tartine de confiture à la framboise.
Une fois notre repas terminé, je reste à cuisiner jusqu'au midi, le laissant se reposer sur le canapé.
Dès qu'il a terminé le repas copieux que je lui ai préparé durant toute la matinée, il s'endort rapidement sur le canapé.
Alors que je suis sur le point de me lever pour faire un brin de course, il change soudain de position et pose sa tête sur...mes genoux.
Instantanément, je ne bouge plus d'un pouce et passe donc le reste de l'après-midi devant la télé, avec le son réglé au minimum afin qu'il dorme paisiblement.
J'ai ainsi tout le loisir d'observer son visage.
Faut dire qu'à force d'être à ses côtés, je ne trouve plus ses traits reptiliens si effrayant que ça, et commence même à lui trouver un certain charme.
Pour tenter d'arrêter de penser à des idées si stupides, je regarde des séries débiles sur les chaînes régionales.
Tandis que le soir commence à tomber, j'entends brusquement des coups à la porte.
Je dois me lever pour aller ouvrir, et il commence à se réveiller doucement.
Bien sûr, ce sont ses deux mangemorts qui viennent lui rendre visite comme d'habitude.
-Bonsoir, Miss Granger. Comment allez-vous ? Me demande poliment mon professeur de potions avant d'entrer chez moi.
Même si j'ai le dos tourné, je le vois donner un coup de coude à son comparse et Lucius me salue d'un grognement en levant le nez en l'air avec prétention.
Je ne peux retenir un soupir, fatiguée de voir que je n'arriverai décidément jamais à m'entendre avec l'aristocrate blond.
-Je vais bien merci et vous ? Leur demandé-je à mon tour, leur rendant la même politesse.
-Je vais bien merci. Nous allons monter à l'étage, voir comment va notre maître, si vous le voulez bien ? : Me demande Severus, avec un rictus au coin de la bouche.
-Ah désolé de vous le dire, mais il n'est plus à l'étage, fis-je en leur désignant le canapé avec un petit sourire mystérieux aux lèvres.
-Quoi ? Mais pourquoi donc l'avez vous descendu ? Il ne doit en aucun cas quitter le lit. Il a grandement besoin de se reposer, s'écrie Lucius en râlant alors qu'il rejoint vivement le dossier du divan.
-Lucius, aide moi à le remonter, fit Severus en s'approchant de Tom qui ne comptait pas se laisser faire.
-Je vous préviens tous les deux, le premier qui me remet au lit aura des problèmes, dit brusquement Tom, avant de se retrouver noyer dans les bras de ses deux amis, ravis de voir qu'il a retrouvé la parole.
Bien qu'ils doivent se retenir pour ne pas s'embrasser devant moi, je ne peux m'empêcher d'observer tout l'amour qu'il y a entre eux, et j'en ressens un petit pincement au cœur, espérant un jour être aimée autant de quelqu'un moi aussi.
-Lucius, je tiens à m'excuser pour la dernière fois. J'ai été un peu trop virulent. Tu ne m'en veux pas trop j'espère ? Demande le Seigneur des Ténèbres en minaudant tel une jeune fille, devant le regard d'acier de Lucius.
-Bien sûr que non, voyons, c'est déjà oublié. D'ailleurs, pour que vous n'ayez plus de soucis de ce genre à l'avenir, on va annuler le Fidelitas, annonce le blond, suivis par Severus qui approuve ses paroles en hochant de la tête.
Je les laisse un peu en tête à tête pour discuter et retourne à la cuisine pour nous préparer le repas du soir.
Après un repas passé dans une étrange mais agréable bonne humeur, surtout grâce à Tom, qui a réussi à décoincer les deux autres, Severus et Lucius doivent finalement partir.
Avant de s'en aller, comme promis, ils lèvent le sortilège qui nous liait Tom et moi, et après les avoir salué pendant un bon quart d'heure, nous montons nous coucher, épuisés par cette journée riche en émotion.
Et alors que je ferme les yeux dans l'obscurité de ma chambre, je sens la main fine et gracile de Tom se poser sur la mienne.
Ne sachant comment réagir, je ne retire pas ma main, faisant comme si de rien n'était. Mais en réalité, je m'endors très paisiblement avec une petite sensation très agréable au creux du ventre.
A suivre...
Ps : Si vous pouvez, n'oubliez pas de me laisser un petit commentaire s'il vous plaît, c'est gratuit et ça me fait toujours très plaisir de les lire !
Note de Sevy4eveR : Et voilà ^^
Quel chouette et loooong chapitre. Le début était très drôle ^^ C'est toujours une situation rocambolesque, mais ça change de ce qu'on a l'habitude de lire … Bon boulot ^^
