Disclamer: Les personnages de FullMetal Alchemist appartiennent à Hiromu Arakawa.


Chapitre 10

Tiens? Il n'avait aucun souvenir de s'être assoupit. C'était vrai que le voyage jusqu'à Central avait été long et qu'il n'avait pas trouvé le sommeil durant de trajet. Il se replaça dans sa chaise et cligna des yeux pour permettre à sa vue de s'habituer à la lumière de la pièce où il se trouvait. Au fait, où se trouvait-il? Diable: sa mémoire avait fait défaut pour les quatre années passées à vagabonder à travers Amestris avec son frère, mais elle n'avait jamais fait de tels caprices ensuite. Il se secoua la tête mentalement. C'était sûrement dû à l'épuisement et à son anxiété.

« Bien dormi? »

Il sursauta comme un enfant pris la main dans le sac. Il se retourna pour voir l'auteur de sa stupeur, qui, lui, ricanait de sa réaction.

« Je n'ai pas voulu te faire peur: pardonne-moi. »

Oui! Ça lui revenait maintenant! Il était dans le bureau du Colonel Mustang.

« Je t'ai laissé dormir: tu avais l'air tellement épuisé.

- Je ne sais pas si je dois vous remercier pour ça. »

Roy afficha un air interrogatif.

« J'aurais voulu voir mon frère le plus tôt possible, enrichit-il.

- Tu peux y aller tout de suite. Je ne te retiens pas. »

Mais Alphonse n'avait pas l'air plus pressé que cela. Le militaire s'approcha de lui et s'assit sur le bord de son bureau, les bras croisés sur la poitrine. Le cadet Elric se cala plus profondément dans la chaise, fuyant le regard ténébreux du grand alchimiste.

« J'a... j'attends Winry. »

Évidemment, lorsque le Lieutenant Hawkeye, accompagnée de son fidèle Black Hayate, avait cogné à la porte des Rockbell et avait raconté l'affreuse situation dans laquelle Edward était, la jeune fille avait insisté pour suivre son ami d'enfance jusqu'à Central.

« Elle est où au juste?

- À la cafétéria: elle avait un petit creux. »

Silence.

« Tu as besoin d'une fille pour aller voir ton propre frère? »

Encore, seul le silence lui répondit.

Il avait peur de ce qu'il pourrait bien découvrir: un grand frère profondément comateux à cause du manque de sang dans son cerveau ou son bras gauche dénudé de toute peau ou bien des plaies profondes tels des canyons? Il frissonna à ces idées horribles. Décidément, il avait beaucoup d'imagination.

« Ne t'en fais pas. Ce n'est pas aussi terrible que tu le penses. On lui a même retiré les tubes servant à le nourrir et à lui donner du sang hier soir. Sa santé va très bien. Seul son moral est bas. » rassura le Colonel, comme s'il avait lu dans ses pensées.

Alphonse leva la tête vers lui, qui avait un sourire tout aussi rassurant que ses paroles sur les lèvres. L'enfant pensa quelques instants et se leva de sa chaise, l'air un peu plus confiant. Mais il resta tout de même planté au même endroit.

« Allons, allons. Je vais venir avec toi: ça te rassure?

- Merci... »

Ils sortirent tout deux du bureau de Mustang. Alphonse demanda gentiment à Riza d'envoyer Winry à la chambre d'Edward lorsqu'elle reviendrait. Celle-ci accepta sa requête. Les deux alchimistes continuèrent alors leur chemin vers l'infirmerie. Le plus jeune se tortillait les doigts: il stressait à l'idée de revoir son frère. Que lui dirait-il?

Perdu dans ses pensées, il ne remarqua même pas l'endroit où il était rendu.

« Alphonse!

- Quoi?

- Je t'appelles depuis deux minutes. Nous sommes arrivés.

- Ha! Désolé. J'étais... dans la lune.

- Ce n'est pas grave. Entres maintenant.

- Mais vous aviez dit que vous viendriez avec moi!

- Oui: jusqu'à la porte. Allez! »

Roy ouvrit la porte, poussa le jeune garçon à l'intérieur de la chambre et la referma derrière lui. L'enfant resta comme paralysé un moment. Son grand frère, sa seule famille, était là, devant ses yeux et semblait dormir à poings fermés. C'était vrai: son cas n'était pas si critique. En fait, comme ça, on n'aurait jamais deviné qu'il était en un point « malade ».

Alphonse avança lentement et s'assit sur l'éternelle chaise à côté du lit de son frère. Son regard se porta immédiatement sur la chevelure de celui-ci.

« Court? » chuchota-t-il pour lui-même.

Il délaissa ses questionnements pour prendre la main de son frère.

« Edward. Je... je ne sais vraiment pas quoi te dire, mais... Je suis vraiment désolé. C'est ma faute. J'ai agis en égoïste. Je n'ai pensé qu'à moi-même. Je t'ai laissé seul lorsque tu avais besoin de moi. »

Il ferma les yeux pour retenir ses larmes de culpabilité et porta la main de son frangin à sa joue.

« Sauras-tu me pardonner un jour? J'ai failli te faire tuer. Edward...

- Al... Alphonse? »

Celui-ci ouvrit les yeux, surpris. Il découvrit deux iris dorés, l'observant, tout aussi étonnés.

« Grand-frère! »

Il plongea vers lui pour le serrer dans ses bras. Déconcerté, Edward lui rendit son étreinte, tant bien que mal.

« Alphonse? Qu'est-ce que tu fais ici?

- Je m'excuse. C'est à cause de moi: on me l'a raconté. Tu pensais que je te détestais, mais c'est le contraire. Je t'aime! Autant qu'un frère peut aimer son aîné. Je ne veux pas te perdre. »

Il se recula légèrement, prenant son grand-frère par les épaules, le regardant dans les yeux.

« Suis-nous: viens à Risembull. S'il te plaît. »

L'aîné Elric semblait réfléchir à la question bien que sa réponse était déjà fixée. Il baissa son regard.

« Je t'aime moi aussi Alphonse. Je te pardonnes, c'est sûr. Mais je ne peux pas revenir à Rizembull.

- Mais, fit le jeune garçon en fronçant les sourcils.

- Pas tout de suite. » le coupa immédiatement Edward.

Il releva les yeux pour voir le visage de son frère, cherchant toujours pourquoi il avait refusé son offre.

« J'ai des choses à finir ici.

- Tes automails te dérangent tant que ça? Et nous pouvons toujours trouver une solutions à la maison. »

Le blondinet sourit doucement.

« Non, mes automails, j'y suis rendu habitué. Au fait, puisque j'y repense; on ne devrait pas risquer une fois de plus les interdits.

- Mais, que dois-tu faire de plus ici alors?

- Des choses qui me concernent plus ou moins. »

Il n'en rajouta pas plus, laissant son frère en pleine incompréhension.


Ouah, c'est trop méchant de ma part finir là. XD Je suis désolée d'avoir été aussi longue pour l'écriture du fameux chapitre dix, mais j'étais en manque flagrant d'idées pour le commencement. Menfin. Hey! Fêtons ça! Le chapitre DIX! -ouvre le champagne- Yeah! Au fait, je voudrais remercier les personnes du forum DUG qui m'ont aidé pour l'expression "Il plongea vers lui pour le prendre dans ses bras.". Parce que vous savez, "Il se jeta dans son bras.", c'est pas très... menfin, vous voyez ce que je veux dire. XD Traitre de radottage, je vous laisse reviewer en paix. !P