Voici le chapitre. Bon appétit ! Euh, je veux dire...bonne lecture...on se retrouve en bas !
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-Je ne boirai plus jamais, grogna Hermione en se tenant la tête.
En face d'elle, sur le canapé, Pattenrond était assis avec dignité, la fixant d'un regard méprisant.
-Je le jure, coassa-t-elle.
Le chat sembla renifler dédaigneusement, puis descendit du canapé sans la quitter du regard, et lui présenta une vue imprenable sur son arrière-train tandis qu'il entreprit de marcher jusqu'à la cuisine.
La cheminée ronfla soudainement, et Ginny en sortit, tenant un exemplaire de Sorcière Hebdo dans la main, fixant la une avec curiosité. Elle jeta un regard sympathique à Hermione, et expliqua :
-Je suis passée te voir, étant donné que tu n'as pas l'habitude...
-Et je comprends pourquoi, répliqua Hermione en se laissant tomber dans un fauteuil. Je n'ai jamais eu aussi mal à la tête. Sans oublier que j'ai dansé avec Malefoy. De ma pleine et entière volonté. Je ne m'en remettrai jamais. La honte m'envahit. Madame se meurt. Madame est morte.
-Hein ?
-Non, rien. Mais tu te rends compte ? J'ai dansé avec Malefoy. Je n'ai plus qu'à mourir. C'est impossible ! Mais oui ! C'est impossible ! Il a dû glisser quelque chose dans mon verre ! Me droguer ! Je...je ne sais pas...de l'Imperox ! L'Impérium buvable ! Bon, ça n'existe pas, mais quelque chose du genre doit bien se vendre au marché noir...
Le visage de Hermione se fendit d'un sourire immense, tant elle était heureuse d'avoir trouvé la réponse à ses problèmes. Rien ne venait d'elle : tout était de la faute de son employeur. Ginny lui jeta un regard dubitatif, et nota,
-En tout cas, je n'ai jamais vu quelqu'un qui soit aussi heureux d'avoir été drogué contre son gré.
Hermione soupira et se laissa aller contre les coussins.
-Je ne pourrai plus jamais regarder Malefoy en face.
-Et moi, c'est Blaise que je ne pourrai plus jamais regarder en face, répondit Ginny en secouant le journal. Je ne le verrai plus jamais de la même manière dorénavant. La une du journal de ce matin me restera éternellement gravée sur la rétine. Je vais faire du thé.
Ginny se dirigea dans la cuisine à la suite de Pattenrond et Hermione saisit le journal que la jeune rousse venait de déposer sur la table basse du salon. Sous le titre L'héritier Zabini fait encore des siennes et enchante la population féminine du pays entier, était une photographie de la veille. Elle représentait en gros plan les fesses de Blaise tandis qu'il se penchait devant la caméra du photographe, alors qu'il se baignait dans une fontaine de Londres.
Les fesses de Blaise...nues.
Hermione cligna des yeux.
Puis posa le journal à l'envers.
Ginny revint avec le thé et Hermione, revenant à ses pensées, marmonna en acceptant une tasse avec gratitude :
-C'est fini. Je ne sortirai plus jamais.
-Oh, allez, ce n'était pas si affreux, répondit la rouquine. Nous nous sommes bien amusées, tout de même, non ?
Hermione souffla sur sa tasse.
-J'imagine...
Il y eut un silence.
-Ginny ?
-Oui ?
-Est-ce que tu crois que l'Imperox existe ?
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Narcissa pianota contre les bras du fauteuil sans décrocher le regard de la cheminée. Elle attendait de la visite.
Quelque chose au-dessus de sa tête gratta le plafond et la respectable matriarche Malefoy roula des yeux avec élégance avant d'entreprendre de limer ses ongles afin de faire passer le temps plus vite.
Soudain, un petit cri résonna, et la chose qui grattait perdit apparemment sa capacité à rester accrochée au plafond et tomba en un tas peu élégant devant elle, sur le tapis persan. Narcissa compta mentalement jusqu'à cinq afin de se calmer, puis posa sa lime à ongles, et croisa les doigts devant elle.
Le tas devant elle remua et Lucius, l'air penaud, se leva en toussotant, lissant les pans de sa cape noire.
-Lucius, prévint-elle d'une voix dangereusement basse. Tu n'es pas Batman.
-Silence, Mary-Jane, répliqua Lucius en la foudroyant du regard. Tant qu'il y aura des criminels, il y aura toujours un Batman pour les arrêter.
Et il sortit à grands pas.
Au moment où la porte se refermait sur lui, des flammes vertes éclatèrent dans la cheminée, et Ginny Weasley apparut.
Narcissa sourit et alla embrasser la jeune femme, avant de battre des mains.
-Alors ? Raconte-moi tout !
Ginny se lança dans un compte-rendu fidèle et enthousiaste de la soirée de la veille. À la fin de son récit, Narcissa se caressa pensivement le menton.
-Je vois...Blaise et Pansy sont repartis ensemble ?
-Oui. Mais vous les connaissez aussi bien que moi, ma chère, répondit la rousse. S'il s'est passé quoi que ce soit entre eux, ils s'empresseront de tout nier.
-Nous y reviendrons après, décida la blonde. En attendant, nous pouvons mettre l'étape trois en route.
-Pour ce soir ? Si tôt ?
-Il est hors de question de laisser passer du temps ! De laisser défaire les quelques rapprochements qui ont pu avoir lieu hier soir !
Narcissa secoua la tête, fébrile.
-Mais ne vous en faites pas. Tout se déroulera bien.
-Et si cela ne fonctionne pas ?
-Alors, ma chère, il sera toujours temps d'utiliser un joker.
Alors que Ginny ouvrait la bouche pour répondre, la porte claqua et Lucius, toujours déguisé, entra en courant à toute allure dans la pièce.
-Où est-il ? Où ? Parlez !
Ginny recula, ébahie, tandis que Narcissa se contenta de hausser un sourcil impatient.
-Je vous ai entendu en parler. Ne le protégez pas ! Livrez-moi le Joker immédiatement !
-Il a sauté par la fenêtre, là, indiqua Narcissa.
Lucius s'empressa de sauter à son tour, et Ginny écarquilla des yeux, horrifiée, avant de se précipiter vers la fenêtre ouverte en s'écriant :
-Mais nous sommes au cinquième étage !...oh, ça va, il est tombé dans la piscine.
-Ah ? Oui, j'avais oublié que la piscine était en-dessous, décréta pensivement Narcissa. Bon ! Je dois aller mettre l'étape trois en place.
-Tenez-moi au courant.
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Blaise ouvrit un œil paresseusement. Puis le deuxième. Il devait être midi passé, il avait un mal de tête caractéristique, Pansy se réveillait doucement à ses côtés, et bien que ses souvenirs de la veille soient floues il avait l'impression qu'il devait regarder Sorcière Hebdo aujourd'hui...
Il arrêta soudainement son flot lent de pensées. Et tourna à nouveau la tête vers la gauche. Non, il ne rêvait pas. Pansy était bien là, à côté de lui. Encore à moitié endormie, elle le regarda à son tour.
La seconde d'après, ils lâchèrent tous les deux un glapissement et sautèrent hors du lit. Enfin, Pansy, en sous-vêtements, parvint à trouver son équilibre, mais Blaise se rata, entortilla son pied dans le drap, et s'échoua avec autant de grâce qu'un bébé cachalot obèse sur une plage. Il se releva et, sans tenir compte de sa nudité, se tourna vivement vers la jeune femme.
-Pourquoi es-tu ici, au juste ? hurla-t-il avec fureur.
-Peut-être parce que c'est chez moi ! Et toi, que fais-tu ici ?
Bonne question. Mais étant donné la situation, il ne fallait pas être stupide pour répondre à cela.
-Ah, oui, je me souviens, lança Pansy avec un sarcasme mordant. Hier soir tu t'es accroché à moi lorsque je transplanais. Aha ! Tu voulais te retrouver seul avec moi pour m'agresser !
-Pour t'agresser ? J'en rêve, oui...marmonna Blaise. Mais si je me souviens bien, c'est toi qui criais : oh oui, Blaise, encore, oui...
-Je n'ai jamais dit ça, décréta-t-elle tandis que ses joues se teintaient de rouge. Tu...tu as rêvé ! Ou alors, tu m'y as forcé...tu m'as ensorcelé, c'est cela ? Tu m'as soumise à l'Impérium ? Hein? Tu as mis quelque chose dans mon verre? Une sorte de, de...d'Impérium buvable! Je parie que ça existe et qu'un pervers comme toi s'en est procuré illégalement. Cela s'appelerait...de l'Imperox! Je vais te dénoncer aux Aurors.
-La ferme, Pansy. C'est toi qui m'as embrassé pour commencer à la boîte.
Les lèvres de la jeune femme se retroussèrent.
-Sors de chez moi.
-Un peu que j'y vais, cracha-t-il.
Blaise fit demi-tour et sortit de l'appartement avec dignité.
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Drago s'arrêta en quittant sa villa. Devant l'entrée se trouvait sa chère, tendre et charmante fiancée, Astoria Greengrass. Elle était ravissante, moulée dans une robe de créateur, et tapait du talon aiguille contre le sol de l'allée. Drago déglutit. La moue boudeuse de sa future épouse promettait rétribution.
-Toi, hurla-t-elle dès qu'elle le vit.
Elle pointa un doigt accusateur et légèrement tremblant de colère dans sa direction. Drago regarda par-dessus son épaule. Malheureusement, son majordome n'était pas dans les environs, sans quoi le blond n'aurait eu aucun scrupules à le pousser dans la ligne de mire d'Astoria avant de prendre une fuite précipitée.
-Moi ? finit-il par demander, penaud.
-Oui, toi ! À qui crois-tu que je veux parler ? Au majordome ?
-Ah, je crois l'avoir aperçu dans le salon. Vas-y si tu veux, moi je dois...
-Drago ! Hier soir nous devions aller ensemble chez ma mère, et au lieu de cela, il a été mentionné dans Sorcière Hebdo que tu étais à l'Aurum Iuventus avec Zabini, Parkinson et la clique !
Drago s'insulta mentalement de tous les noms. Il aurait dû s'assurer de prévenir Astoria, sans quoi une scène du genre de celle-ci était bien évidemment inévitable. Il aurait pu lui dire qu'il avait du travail en attente, ou que sa mère était malade. Ou il aurait pu pousser sa fiancée du haut d'une falaise, ce qui était de loin son idée favorite.
-Je n'étais pas là-bas, assura-t-il d'une voix apaisante. J'étais au travail.
-C'est faux, vociféra-t-elle. J'y ai été, et les veilleurs de nuit m'ont dit que tu étais parti tôt !
-Oui, parce qu'en vérité, après, ma mère est tombée malade...
-C'est étrange, siffla-t-elle, parce que Narcissa ne savait pas non plus où tu étais.
-Est-ce que tu ne veux pas sauter du haut d'une falaise ?
-Je te demande pardon ?
-Euh...rien. Écoute, chérie, j'étais...en déplacement. C'était urgent. Mais je n'oublie pas que nous avons rendez-vous ce soir, au restaurant, d'accord ? Je te promets de me rattraper.
Il lui embrassa le front et elle sembla se calmer.
-Je dois te laisser, déclara-t-il.
-Où vas-tu ?
-Chercher Blaise. Il m'a envoyé un hibou pour une histoire bizarre. À ce que j'ai compris, il est chez les Aurors pour attentat à la pudeur. Il a passé la nuit chez Pansy, s'est disputé avec elle, et a oublié de se rhabiller avant de partir...du coup il est rentré à pied et à poil...
Astoria soupira en regardant Drago s'éloigner pour transplaner. Elle sortit sur le Chemin de Traverse et s'apprêta à l'imiter, lorsque soudain, elle se sentit fatiguée, très fatiguée. Au moment où elle s'endormit, des bras puissants la rattrapèrent et la jetèrent sur une épaule musclée.
L'homme transplana devant le Manoir Malefoy avec un sourire goguenard. Théodore Nott sonna, et un elfe vint lui ouvrir. Narcissa Malefoy lui avait parlé d'un plan, lui avait demandé d'éloigner la fiancée de son fils...et à présent, elle allait le couvrir d'or.
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Hermione ébouriffa les plumes de la grosse chouette de chez Malefoy Inc. qui venait de lui apporter un courrier, et parcourut la lettre des yeux avant de grogner de désespoir.
Mademoiselle H. Granger
Nous sommes navrés de vous demander ce service, mais en réponse à une commande clientèle de dernier instant, vous aurez ce soir un dîner d'affaires en compagnie de Monsieur D. Malefoy, et de Monsieur et Madame Personne. Veuillez vous rendre au restaurant cinq baguettes Le Cygne Noir à vingt heures. La réservation a été faite au nom de Monsieur Malefoy.
Veuillez recevoir toutes nos excuses pour ce dérangement, mais vous comprendrez que ce contrat vaut cinq millions de Gallions.
La Malefoy Inc.
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Alors ? Qu'en avez-vous pensé ?
Le prochain chapitre sera plus long, promis. En attendant avez-vous aimé ? Quel est le plan de Narcissa?
En réponse au dernier chapitre, je sais que pour beaucoup il paraît trop court mais il faisait déjà presque le double des chapitres habituels...
Quand à Aurum Iuventus, bonne réponse. Aurum : d'or, Iuventus : jeunesse, vous comprenez pourquoi j'ai nommé cette discothèque luxueuse de la sorte. Mais personne n'a trouvé le lien avec HP. C'est tout simple : JKR a nommé les Aurors d'après le mot Aurum parce que dans le jargon populaire anglais, les policiers sont appelés « cops », diminutif de « copper » (cuivre). Du coup, les policiers de meilleure catégorie, le top des flics, sont surnommés « goldies », du mot « gold » (or). D'où Aurum, le latin, qui donne Auror, ces super-policiers en quelque sorte.
Voilà ! À bientôt pour la suite. N'oubliez pas de reviewer. Désolée si je mets du temps à publier actuellement mais quinze mille choses se passent en ce moment : job d'été, déménagement, exams, et en plus je dois acheter des meubles, et du thé. C'est important le thé. On ne peut pas vivre sans thé.
NB: je vais bientôt publier un chapitre 2 pour le Cavaliere che ama. Je sais que je l'avais déclaré fini, mais vu la forte demande...
Bisous et à très vite !
DIL.
