Et voici le deuxième chapitre...

Pour la playlist voici:

-Goodbye apathy de One Republic

-All we are de One Republic (oui je sais...mais je suis fan!!!^^)

-Halo de Beyoncé, une chanson magnifique

-La débâcle des sentiments de Stanislas et Calogéro

Bonne lecture et à mercredi...


Une âme en peine:

Chapitre 10:

Je me réveillais brutalement, en sueur, une boule d'angoisse à l'estomac.

Je tremblais violemment, saisie par une peur intense.

Je ne savais pas ce qu'il m'arrivait.

J'avais envie de vomir.

De hurler.

La chambre d'une blancheur immaculée ne m'aidait pas, bien au contraire.

Elle ne faisait qu'accroître mon angoisse.

J'aspirais profondément une goulée d'air frais pour me redonner contenance, mais je me sentais toujours aussi bouleversée.

Il fallait que je me reprenne, ce n'était qu'un cauchemar.

Un foutu cauchemar.

Mais un cauchemar qui me terrifiait depuis plus de deux mois.

Je n'arrivais pas à m'y faire.

J'en étais malade.

Rien que d'y penser…

Je frissonnais violemment.

J'entourais de mes bras mes genoux, espérant ainsi ramener un peu de chaleur.

J'en avais besoin.

Je fermais les yeux, essayant par tous les moyens de calmer mes tremblements.

Mais ça n'eut pas l'effet attendu car, sitôt j'eus les yeux fermés, sitôt des images de mon cauchemar se succédant à une vitesse folle, sous forme de flashs, m'apparurent.

Je me mis à haleter, ne contrôlant plus rien.

J'étais en proie à une crise d'angoisse et personne n'était là pour m'aider.

Des larmes de désespoir roulèrent sur mes joues.

J'avais plus besoin que jamais de quelqu'un.

Et personne n'était là.

J'étais seule, livrée à moi-même.

La porte s'ouvrit soudainement, me faisant sursauter.

J'étouffais un cri.

Je n'osais ouvrir les yeux.

Des bruits de pas précipités se firent entendre et bientôt je sentis deux bras m'enlacer, m'accueillant dans une étreinte forte et réconfortante.

Sans avoir ouvert les yeux, je reconnu aussitôt cette étreinte pour m'y être blottie tant de foi par le passé.

J'enfouis ma tête dans son cou.

-Rémus, hoquetai-je entre deux sanglots.

Il m'étreignit plus fortement encore avant de murmurer:

-Lily, ce n'est que nous. Tu n'as pas à t'en faire. Ça va aller.

Bientôt, je sentis un autre poids prendre place sur lit, faisant légèrement s'affaisser le matelas.

Une main chaude passa dans mon dos de bas en haut puis de haut en bas, m'apportant ainsi une autre source de réconfort.

-Sirius, murmurais-je.

Savoir qu'il était près de moi me rassura et m'apporta un peu de chaleur.

Je ne savais pas à quoi c'était dû mais, sa simple présence m'apaisait, me faisait me sentir mieux, en sécurité et protégée.

Ainsi placée entre mes deux amis, je me calmais petit à petit.

Lorsque je fus complètement calme, je m'autorisais à ouvrir les yeux et je me dégageais doucement de l'étreinte de mon meilleur ami.

Je me sentais pitoyable.

J'avais honte d'être si faible.

Surtout devant eux.

Je baissais la tête, sachant qu'ils me regardaient, pour éviter de croiser leur regard.

Je ne voulais pas y voir de déception, c'aurait été bien trop douloureux.

J'essuyai du dos de ma main droite, les traces de larmes sur mes joues.

Je gardais la tête baissée.

Une main douce me saisit le menton et me força à relever la tête.

Je croisais aussitôt deux yeux ambrés.

Il m'était insupportable de le regarder dans les yeux après cela.

Et je détournais rapidement le regard, honteuse.

-Désolé, murmurais-je.

-Désolé? Mais de quoi? Demanda Rémus, visiblement interloqué.

-De te décevoir. Je suis si faible…pathétique…

-Lily, souffla-t-il avec douceur.

Je me détournais.

-Lily, continua-t-il. Tu n'es pas faible. Tu es la personne la plus forte que je connaisse.

-Alors explique-moi pourquoi je suis là, en train de pleurer, pour un rien?

-Après tout ce que tu as vécu ces derniers temps, tu ne peux pas t'attendre à ce que tout aille bien. Tu as subi trop de choses et tu es arrivé à un point de saturation. C'est tout à fait normal. D'abord James, ensuite l'attaque… tu as été blessée Lily. Tant physiquement que moralement. C'est normal que tu craques. Même les plus forts craquent.

Je soupirais, pas convaincue pour un sou.

Il y eut un silence.

-Et l'attaque? Est-ce que…

-Tu essaies de détourner la conversation Lily! Ça ne te mènera nulle part. Nous aurons de toute façon cette discussion.

Je baissais la tête, penaude, pour la relever aussitôt. Je croisais le regard de Sirius

-Est-ce que tu vas bien? Tu n'as pas été blessé? Demandai-je.

J'entendis Sirius grogner.

-C'est toi qui est gravement blessée, qui est restée deux semaines dans le coma, et tu demandes encore comment je vais?

Il roula des yeux.

-Tu es vraiment incorrigible, soupira-t-il. Vraiment. A se demander ce qu'on va faire de toi…Pour une fois pense un peu à toi au lieu de te préoccuper des autres.

-Tu n'as pas répondu à ma question! Observais-je.

-Parce que ce n'est pas important.

-Bon…tu peux au moins me dire si Fabian va bien?

-Il va bien, intervint Rémus. Il est d'ailleurs venu te voir tout à l'air mais tu dormais encore.

-Oh!

Il y eut un silence.

Je vis Rémus et Sirius échanger un regard lourd de sens, puis Rémus s'exclama:

-Il va falloir que je vous laisse, Mathys m'attend.

-Qu'est-ce que ça veut dire ça? Lançais-je, soupçonneuse.

-Rien du tout, fit-il avant de déposer un baiser sur mon front. Je repasserais ce soir. A plus tard.

Il s'en alla rapidement, laissant un silence gêné dans la pièce. Sirius prit place à mes côtés.

-Je…commença-t-il avant de s'arrêter. Il sembla chercher ses mots et je craignis la suite de la phrase. Il était très rare de voir Sirius perdre son assurance mais en même temps, il avait tellement changé ses derniers temps!

-Je voulais te dire que…enfin…pendant que tu étais dans le coma…

-Oui?

Il fronça les sourcils de mécontentement et une ride de contrariété barra son front.

Je tendis la main vers son visage et je le sentis se tendre.

Je lui souris tendrement et passais un doigt sur cette vilaine ride, la lissant de ce fait.

Il inspira profondément et je le vis hésiter à poursuivre.

J'attrapais sa main et la pressais légèrement pour l'inciter à continuer.

-James et McCoy sont passés te voir…

Je me tendis aussitôt et il le remarqua.

-Je les ai un peu euh…"chassé"…hésita-t-il.

-Oh! Je fus surprise l'espace d'un instant, puis je finis par éclater de rire.

Un rire nerveux mais un rire tout de même.

-Tu les as chassé?

Il hocha la tête avant de continuer.

-Je leur ai dit que tu n'avais certainement pas envie de les voir à ton réveil et que… après ce qu'ils t'avaient fait…enfin…ils ne méritaient ni ton amitié ni ton amour et que…ils feraient bien de te laisser vivre ta vie sans s'en mêler…que ce n'était pas leur présence qui allait aider à ce que ton état s'améliore…

J'accentuais ma pression sur sa main et il s'arrêta, penaud.

J'en avais assez entendu pour savoir que Sirius n'avait pas été tendre avec eux et qu'ils ne reviendraient pas me voir de sitôt.

J'en étais soulagée.

Je ne voulais voir aucun d'eux.

Surtout en ce moment.

Je ne voulais pas qu'ils voient l'état dans lequel j'étais aujourd'hui.

J'avais vraiment envie qu'ils me voient dans l'image d'une femme forte et indépendante qui continue à se battre pour un monde meilleur, qui se bat pour obtenir ce qu'elle veut.

J'avais besoin qu'ils voient que je me relevais et que je continuais à avancer malgré ce qu'ils m'avaient fait.

Ils devaient voir qu'ils n'étaient plus indispensables à ma vie.

Je soupirais.

Penser à eux ravivait la douleur de la plaie béante qu'était aujourd'hui mon cœur.

Car oui, aujourd'hui ce n'était plus James et Alexandra, c'était "ils".

Ils ne formaient plus qu'un.

Lorsque l'on parlait de l'un, on parlait inévitablement de l'autre, on les associait l'un à l'autre.

Par le passé ça avait été James et Lily

Maintenant c'était James et Alexandra.

Et ça faisait mal.

J'avais l'impression que mon cœur après avoir été brisé avait été piétiné sans scrupules.

Je sentis une main passer sur mon visage et j'enfouis mes pensées au plus profond de mon esprit avant de me reconnecter à la réalité.

Sirius était penché sur moi, inquiet.

Sur son index brillait une larme.

Je ne me souvenais même pas l'avoir versée.

A la lumière du soleil elle semblait scintiller comme un diamant.

Je me fis silencieusement la promesse que c'était la dernière que je verserais pour eux.

Je devais cesser de me torturer à leur sujet.

-Je suis désolé si je t'ai fait de la peine. Je n'aurais pas dû m'en mêler…

-Non, m'exclamais-je soudainement, le coupant. Tu as bien fait. C'était la meilleure chose que tu puisses faire pour moi! Je te remercie. Tu es un ange.

L'expression qu'il arborait en cet instant valait mille gallions.

Je ris de son hébétude.

-J'aurais d'ailleurs bien voulu voir ça!

-Ah ça… mais non…Madame roupillait tranquillement pendant que je faisais le sale boulot, plaisanta-t-il.

-Hé! M'exclamais-je, l'air faussement outrée, en le frappant légèrement à l'arrière de sa tête.

Nous rîmes ensemble et il m'attira à lui avant de déposer un léger baiser sur mon front.

Je sentis aussitôt mes joues s'embraser.

Autant j'avais l'habitude avec Rémus, autant avec Sirius…

Je me laissais aller contre son torse et profitai de la chaleur accueillante que m'offraient ses bras.

L'instant fut brisé lorsque la porte de la chambre s'ouvrit sur mon Médicomage.

Sirius s'écarta aussitôt de moi et alla s'asseoir sur la chaise à côté du lit.

Réalisant que la situation prêtait à confusion, je rougis.

Le Médicomage tenait entre ses mains ce qui semblait être mon dossier médical.

-Miss Evans, nous avons les résultats de vos analyses.

-Dans ce cas, je vais vous laisser…intervint Sirius en se levant.

-NON! M'exclamais-je aussitôt. Réalisant mon empressement à répondre, je bafouillais. Reste s'il te plaît, je ne veux pas être seule.

Il ne dit rien mais sentant que plus que jamais j'avais besoin de quelqu'un à mes côtés, il revint s'asseoir près de moi et j'attrapai aussitôt sa main que je serrai dans la mienne.

J'avais peur que le Médicomage m'annonce une mauvaise nouvelle.

Un cancer s'était peut-être déclaré ou …

Nerveuse, j'accentuais la pression sur sa main.

Le Médicomage leva la tête de mon dossier et avec un énorme sourire m'annonça:

-Félicitation, vous êtes enceinte!


Je vous tue hein?

Niark Niark Niark!!! Moi je connais la suite et pas vous ^^ nanananèreuuuuh...

Tire la langue et avec un petit sourire en coin vous dit : A mercredi!