Le futur
Quinze jours d'hospitalisation. Deux semaines à rester cloîtré dans une chambre jaune poussin de dix mètres carré qui sent le désinfectant avant de pouvoir signer l'A.M.A. et sortir enfin contre l'avis médical du médecin traitant.
Je meurs d'envie de quitter ce lieu aseptisé depuis une bonne semaine pour rejoindre Bobby et ma famille qui attendent patiemment mon retour.
J'ai l'impression d'avoir servi de cible pour un jeu vidéo et suis recousu de partout. Le chirurgien a tiqué en me soignant, surtout lorsqu'il a vu les brûlures occasionnées par le Taser ainsi que les différentes blessures qui parcouraient mon corps et qui dataient de plusieurs jours, puis il à fait consciencieusement sa déclaration à la police qui n'a pas manqué de rappliquer illico pour m'interroger et recueillir ma déposition.
Papa leur a dit que nous faisions partie de la « Maison » plus particulièrement du F.B.I. et que nous avions démantelé un réseau de drogue particulièrement belliqueux et agressif. Mon père à un tel charisme que les flics ont tout gobé. Cependant, nous savons qu'il faut une vingtaine de jours avant que toute la paperasse soit transmise au siège central de Washington. Une lenteur administrative qui m'a permis de me remettre suffisamment avant de pouvoir disparaître.
Bobby est passé régulièrement me voir après s'être remis de sa commotion cérébrale. La bosse qu'il a arboré fièrement pendant plus d'une semaine l'a obligé à abandonner provisoirement son éternelle casquette.
Papa est resté avec Sam. Je ne l'ai vu qu'une fois depuis que je suis ici. Les médecins l'ont tellement dévisagé lors de mon admission que mon père a pris peur et a décidé qu'il resterait chez Bobby pour sa convalescence.
J'ai été surpris et un peu déçu par le manque de protestation de mon petit frère pour rester auprès de moi.
Habituellement, il aurait manifesté son mécontentement, puis aurait arboré son air boudeur jusqu'à ce que papa cède. Mais, depuis sa séquestration, il a terriblement changé et je crains que ça ne soit pas une bonne chose. Il n'a plus ce côté querelleur et insupportable qui faisait de lui le Sammy que je connaissais. Je l'ai eu plusieurs fois au téléphone mais ses paroles étaient laconiques et les silences semblaient pires que les banalités qu'il pouvait me sortir.
J'ai raccroché à chaque fois avec une boule d'angoisse dans le ventre en l'imaginant seul avec papa. Etaient-ils en train de s'affronter continuellement ou s'ignoraient-ils complètement ? Est-ce que mon père n'allait pas recommencer son interrogatoire pour savoir quel pouvoir Sam avait utilisé et ce, malgré la disparition de nos ennemis ?
J'imagine bien mon petit frère se fermer comme une huître et déclencher les foudres de mon paternel à chacune de ses questions sans réponse.
Je sais que papa aime Sam, mais il est un ancien marine, et il nous aime à sa façon. Il veut que nous soyons fort, que nous anticipions le comportement de notre adversaire pour le vaincre et il faut surtout respecter la hiérarchie, c'est-à-dire lui.
A chaque fois que je lui ai demandé si Sam allait bien, il m'a répondu « oui » un peu trop rapidement à mon goût. En insistant un peu plus, j'ai pu apprendre que mon cadet dormait beaucoup et avait repris une alimentation presque normale.
J'ai demandé ensuite qu'est-ce qu'ils faisaient quand ils étaient ensemble. Papa a alors commencé à me parler de reprise d'entraînement et d'exercices de tire. J'imagine trop bien la situation pour ne pas trembler de colère contre son attitude d'ancien soldat et n'ose même pas deviner les pensées de Sam.
J'ai bien compris que le dialogue entre eux doit se réduire à sa simple expression et j'appréhende de retrouver cette ambiance merveilleuse à mon retour.
Contrarié, je regarde la pendule ronde qui est fixée au mur et soupire encore d'impatience.
Lorsque je vois Bobby entrer dans la chambre le sourire aux lèvres, je me demande à ce moment précis s'il n'a pas lui aussi un sixième sens pour arriver toujours au bon moment.
Je respire enfin.
- Hey… Salut Bobby !
- Alors gamin… ras-le-bol de se faire dorloter par les infirmières ?
- Oui… Je lui lance un clin d'œil complice. Trop de blouses blanches hyper sexy pour mon p'tit cœur !
- Vantard ! Me répond-il en cherchant du regard mon placard pour y prendre mes affaires et les mettre dans sa besace qu'il a pris avec lui.
- Et comment ça se passe à la maison ?
Je fais comme si ma question est anodine mais je brûle d'impatience de savoir comment va Sam.
- Tu connais Sam et ton père Dean… Me lance-t-il énigmatique.
- Oh Bobby ! Dis-je avec agacement.
Le vieux chasseur me regarde en soupirant et installe son sac chargé de mes vêtements sur son épaule.
- Bah… on va dire qu'un cimetière est plus accueillant que chez moi ces derniers temps !
Je secoue la tête, exaspéré et las de cette situation.
- A ce point ?
- Tu jugeras par toi-même Dean !
- Il y a ton fauteuil roulant qui t'attend derrière la porte. Reprend-il en m'indiquant la sortie.
Je déteste toujours autant l'habitude qu'ont les hôpitaux de vous raccompagner de cette manière alors que je suis parfaitement apte à me déplacer sur mes deux jambes.
- C'est un passage obligé Dean, discute pas ! Grogne Bobby en lisant dans mes pensées. Alors tu ne vas pas faire ta chochotte, tu vas poser ton cul là-dedans, point barre !
Comment répondre à sa demande si gentiment exprimée !
Le vieux chasseur me redonne cependant le sourire en me faisant pénétrer dans l'Impala qui, elle aussi, a été réparée et semble avoir fait peau neuve.
Je caresse affectueusement le capot lustré et me penche pour rentrer dans l'habitacle.
Je grimace quelques secondes lorsque je sens les fils de ma cicatrice à la hanche frotter désagréablement contre la ceinture de mon jeans.
Une fois installé. Je reprends mon souffle et observe le vieux chasseur prendre le volant.
J'aime sentir l'odeur du cuir usé que dégage la Chevrolet. La façon dont rugit le moteur et le confort des sièges qui épousent parfaitement mon corps.
Dans cette voiture, je me sens un peu comme chez moi. Le seul endroit en réalité qui me permet de me détendre totalement.
J'appuie mon crâne contre le repose-tête et me laisse dériver, bercé par le ronronnement qu'émet la voiture en roulant.
Le calme avant la tempête !
Le trajet se fait sans encombre et j'en profite pour somnoler un peu.
Je n'ai plus les horribles migraines que j'avais au début de mon hospitalisation mais je garde un bourdonnement constant dans mes deux oreilles qui doit disparaître d'ici quelques semaines selon les dires du médecin.
Lorsque les pneus crissent sur le gravier et que l'énorme chien de Bobby se met à aboyer, je sais que nous sommes arrivés.
Ca me fait bizarre de penser que des étrangers ont occupé les lieux sans l'autorisation du chasseur. Qu'ils ont tout saccagé à l'intérieur à cause de nous.
Je vois papa sortir de la maison et faire quelques pas dans notre direction ainsi que le chat de mon frère qui se précipite à sa suite avant de s'arrêter en haut des marches du perron.
Je souris de nouveau et regarde Bobby.
- T'as adopté la bestiole de Sam ? Lui dis-je avec humour.
- Tant qu'elle me bouffe les rongeurs qui ont le malheur de pénétrer dans ma maison, je la tolère… Marmonne-t-il en sortant de la Chevrolet.
Mon père à l'air soulagé de me voir et le sourire qu'il me lance me fait intérieurement plaisir. Il est tellement avare de sentiments que je prends avec avidité les rares occasions qui se présentent à moi et les garde enfermées à double tours dans un coin de ma tête.
- Alors fils. Me lance-t-il en posant doucement ses mains sur mes épaules pour me réconforter. Content de te voir de nouveau parmi nous !
Je lui retourne son sourire et regarde un peu autour de lui à la recherche de mon frère.
John capte mon regard et ses lèvres se crispent un peu.
- Sam est dans votre chambre. Il fait toujours une sieste à cette heure-ci. Mais tu peux aller le retrouver si tu veux.
J'acquiesce de la tête un peu déçu que mon cadet ne se soit pas précipité à mon arrivée et pénètre silencieusement dans la maison. J'évite de peu d'écraser le félin qui se glisse entre mes jambes et emprunte directement les escaliers pour le retrouver.
J'entends papa et Bobby s'installer autour de la table de la cuisine pour prendre une bière et écoute malgré moi leur discussion à propos de vampires qui auraient décimés une famille complète dans l'état voisin.
Tout en montant les marches, je ne peux m'empêcher de fulminer contre mon père qui envisage déjà une nouvelle chasse alors que nous ne sommes pas encore complètement remis.
Je gravis les dernières marches plus doucement pour ne pas réveiller mon frère. J'ouvre lentement la porte et entre dans la chambre assombrie par les volets à moitiés fermés.
Le chat se faufile de nouveau par l'interstice de la porte et va s'installer sur mon lit.
Je suis un peu surpris lorsque je vois Sam assis en tailleur sur son lit, le dos courbé et les yeux fixant un point invisible sur le sol. Il ne s'est même pas aperçu de ma présence et semble être plongé dans des pensées sombres qui accaparent toute son attention.
Je racle ma gorge et avance vers lui, espérant le tirer de ses préoccupations, mais il ne me remarque même pas.
Décidé à le faire réagir, je m'installe juste en face de lui sur mon lit.
J'en profite pour dégager le félin qui commence à triturer ma couverture une patte après l'autre tout en ronronnant.
Le chat, contrarié de se voir expulsé illico de son territoire, part se réfugier sous le lit de mon frère en laissant une volée de poils sur son sillage.
Mon nez commence alors à me démanger et je ne peux m'empêcher au bout de quelques secondes d'éternuer franchement, provocant une multitude de douleur dans tout mon corps qui se diffuse comme l'éclair de la tête jusque dans mon bas ventre.
- Merde !
Je râle tandis que je m'aperçois que Sam c'est enfin rendu compte de ma présence.
Son regard est sombre malgré ses yeux clairs et une ligne d'anxiété barre son front. Il a cependant meilleur mine. Ses joues sont moins creusées et il parait plus reposé.
- Tu as mal ? Me demande-t-il en fronçant des sourcils.
Le ton de sa voix est grave et pleine de culpabilité et je comprends qu'il se sent fautif de mon état.
Je plonge mon regard dans le sien et m'y accroche pour fixer son attention puis pose doucement ma main valide sur son genou pour qu'il sente ma présence. Une présence physique réelle que j'espère bienfaisante.
- Tu n'y es pour rien Sam. Je dois sûrement être allergique aux poils de ton chat.
Un silence se fait entendre avant qu'il ne sourit doucement.
- Ce n'est pas mon chat…
Je vois ses yeux osciller un peu et j'ai peur qu'ils décrochent des miens tandis que je frissonne à l'idée de le perdre encore.
Je ne pensais pas que mon frère serait dans cet état. Je m'étais préparé à beaucoup de choses mais pas à le retrouver si amorphe et si peu combatif. Il semble détaché de tout, terriblement découragé et tellement triste.
Je l'observe intensément, essaie de lire dans ses pensées et tente d'y suivre le cheminement. Je me rappelle son kidnapping et les tortures qu'on lui a infligées. A cette solitude profonde qu'il a dû ressentir et aux choses monstrueuses qu'on lui a dites. Je vois de nouveau la lutte que nous avons menée contre les chasseurs et le pouvoir qu'il a utilisé pour me sauver. Je vois également le regard brisé qu'il m'a lancé avant que je ne tombe dans les pommes et alors je comprends ses craintes.
Il est terrifié à l'idée d'être le petit frère monstrueux qui peut tuer grâce à des pouvoirs maléfiques. Il attend depuis des jours la sentence de son aîné en ruminant intérieurement tout en se rongeant progressivement l'esprit avec des idées noires et morbides.
Il s'est infligé un tel dégoût de lui-même que je ne sais pas si je vais pouvoir retourner la situation.
- Sam… J'hésite un instant. Je sais à quoi tu penses… mais tu te trompes.
Son regard s'intensifie et brûle dangereusement dans ma direction.
- Je suis mauvais Dean… Me confit-il enfin en baissant les yeux, la voix vibrante chargée de désespoir et de culpabilité.
- Non, tu ne l'es pas. Tu as utilisé cette chose… ce pouvoir… pour me sauver ! Comment peux-tu dire que c'est mauvais ?
- Pour l'instant Dean… Reprend-il d'une voix tremblante, en plantant de nouveau ses yeux brillants dans les miens. Mais dans quelques années… je ne sais pas ce que je vais devenir… peut-être… comme l'a dit Mac Finley… je serai un monstre à la solde du mal !
Je me redresse en soufflant de dépit.
- C'est un ramassis de conneries !
- J'ai tué des gens…
- Tu as tué des ordures Sammy. Ils ont mérité cent fois leur mort !
- Tu ne peux pas dire ça, c'était des humains…
- C'était des connards !
Je lui prends son visage entre mes mains et lui essuie avec mon pouce l'unique larme qui s'est difficilement échappée de l'un de ses yeux.
- Arrêtes de te torturer comme ça Sammy… tu dois passer à autre chose !
Je vois qu'il trésaille puis déglutit en laissant échapper un sanglot.
- Mais tu dois me détester… en fait… je suis ce que papa et toi avez toujours chassé… Je ne sais pas ce qu'à fait cet Azazel quand j'étais petit… mais je ne suis plus humain… je ne mérite pas de vivre…
- Fermes-la Sammy !
Maintenant c'est de la colère qui fuse en moi.
- Je préfère que tu te taises plutôt que d'entendre autant d'absurdités !
De rage, je lui donne un coup vif sur son épaule et pointe un index menaçant dans sa direction.
Mon geste le surprend et il recule instinctivement sur son lit.
- Tu es mon petit frère Sammy ! Mais je ne peux pas tolérer de t'entendre dire ça. Tu ne peux pas être mauvais parce que je te connais par cœur. Tu crois en ce qui est juste. Tu es le type le plus humain que je connaisse et… putain… tu t'en veux même d'avoir tué ces fumiers qui t'ont enfermé dans le noir pendant des semaines !
Je sens que mon petit frère commence à croire en ce que je dis lorsque je vois ses épaules s'affaisser doucement. Il se frotte alors les yeux et renifle bruyamment.
- Tu… ne m'en veux pas alors ?
Je me précipite alors vers lui et le prends dans mes bras pour le serrer très fort contre moi.
D'abord extrêmement tendu par la surprise de mon geste, il se laisse peu-à-peu aller et murmure.
- Je… je… je…
Je comprends parfaitement ce qu'il essaye de me dire et suis aussi autant ému que lui.
- Moi aussi frangin !
J'ai la gorge trop serrée pour en ajouter plus. Je reste un moment immobile puis me détache de lui avec un sourire gêné.
- On a l'air de deux filles comme ça ! Je souris gauchement et lui fait un clin d'œil.
- Idiot ! Me répondit-il en secouant la tête lentement.
- Allez. Lui dis-je enthousiaste. Il fait trop beau dehors, bouge ton cul et viens profiter du soleil !
…
Quelques jours plus tard, papa et Bobby sont allés chasser le nid de vampires qui se déchaînait dans le Minnesota, nous laissant tous les deux gérer le Casse-Autos du vieux chasseur pour plusieurs semaines.
Sam s'est beaucoup plus détendu pendant les quelques jours où j'étais seul avec lui que durant les deux semaines où il était resté avec papa.
J'en ai profité pour lui demander si notre père l'avait à nouveau interrogé sur ses pouvoirs et lorsqu'il m'a répondu que non, je me suis senti soulagé. Je pense que John à compris qu'il ne fallait pas braquer Sam sous peine de le voir rechuter et s'enfermer encore une fois dans une coquille en acier inoxydable où plus personne ne pourrait l'atteindre.
Sam n'a pas beaucoup parlé de sa captivité. Cependant, cet évènement l'a beaucoup plus touché qu'il n'a voulu le laisser paraître. Il est devenu plus silencieux et plus mystérieux, comme s'il luttait constamment avec lui-même pour savoir à tout moment comment il devait réagir.
Je n'ai pas cherché à lui en parler mais je lui ai fait comprendre que j'étais là s'il avait besoin de moi.
Nous avons également profité du beau temps pour faire des balades de plus en plus longues pour nous renforcer tant physiquement que mentalement.
Mais pendant tout ce temps, j'ai bien vu que quelque chose trottait dans sa tête et il a fallu une autre sortie pour que je lui fasse cracher le morceau.
Bien évidemment, j'ai commencé à parler des serveuses du bar voisin qui étaient aussi canons que les filles qui posaient nues dans Playboy et surtout, de mon étonnement en y allant la première fois pour y prendre une bière.
Je l'ai asticoté pendant un moment en lui parlant de mes projets nocturnes et essayé de le convaincre de venir avec moi dans le bar, à ma prochaine virée, pour lui présenter Suzanne.
- Tu ne changeras jamais Dean ! M'a-t-il alors rétorqué en rigolant franchement pour la première fois depuis nos retrouvailles.
- Je t'assure, elle est divine.
- Dean toutes les femmes sont divines pour toi !
- Tu ne sais pas ce que tu vas rater.
- Ce n'est pas ma première préoccupation. Me lâche-t-il enfin.
Nous y voilà !
- Et qu'est-ce qui te turlupine ?
- La chasse. Me dit-il franchement.
Je continue de marcher mais je deviens soudain silencieux, redoutant ce que je vais entendre.
- J'ai envie de faire des études Dean…
- Tu ne penses pas que c'est un peu prématuré ? Lui dis-je avec une certaine angoisse dans la voix.
- Quand papa sera rentré, nous repartirons sur les routes… je ne veux plus de cette vie…
Sam baisse la tête un peu honteux de dénigrer la vie qu'il a toujours connue.
- J'ai peur de te laisser partir.
Je lui avoue dans cette simple phrase toute mon inquiétude mais aussi ma peur de rester seul avec notre père. J'ai tellement eu du mal à gérer son absence pendant que je le croyais à Stanford.
- Laisse-moi y retourner Dean…
- Tu seras tout seul là-bas et t'es un vrai aimant à problème frangin !
Ma réflexion le fait sourire doucement.
- Je saurai me défendre maintenant. Me rétorque-t-il sûr de lui.
- Je n'aime pas quand tu fais allusion à ça, Sam…
- Alors je te promets que je t'appellerai toutes les semaines.
- Tu fais chier Sammy ! Qu'est-ce que je vais dire à papa !
- Simplement que je suis retourné à Stanford…
…
Deux ans plus tard
- Allo Sammy ?
- Hey Dean, qu'est-ce qui se passe ?
- Ecoute, je sais que tu as un rendez-vous important lundi, mais papa a disparu près de Jéricho et je suis inquiet à son sujet.
- Lorsque vous êtes venus me voir il y a dix jours, tout avait l'air de bien se passer pourtant.
- Je sais, mais là c'est différent… Je viens de terminer une histoire de vaudou à la New-Orléans et je crois que je n'arriverai à rien tout seul cette fois-ci…
- Tu te sous-estimes !
- Je ne t'ai rien demandé depuis deux ans…
- C'est bon Dean, tu n'as pas besoin de te justifier, je viens avec toi !
- Je peux venir te chercher dans la nuit, vers deux heures du matin.
- Je serai prêt.
- T'es mon frangin Sammy !
- Toujours…
FIN
…
Voilà, c'est terminé pour cette histoire que j'ai vraiment pris plaisir à écrire. Je sais que certains seront frustrés, mais il faut bien une fin tout de même !
Je vous remercie sincèrement pour tous vos mp et reviews qui m'ont motivé tout au long des semaines.
Vous êtes des amours !
Je vous dis à très bientôt en tout cas, pour de nouvelles aventures !
Elisab
