Avant que vous ne disiez quoi que ce soit, sachez que je suis affreusement désolée pour ce retard impardonnable (oui, bon ça va ! Je ne vais pas non plus m'épancher en excuses de manière exubérante ! ) Non mais sincèrement, je tiens à m'excuser pour cette attente. Et cette fois-ci je vous assure que mon sadisme n'en est pas la cause, pas plus EmeuX qui a reviewé depuis une semaine déjà. C'est simplement parce que je n'ai vraiment pas eu le temps de poster plus tôt à cause de mon stage et de toutes les choses qu'ils nous demandent de faire suite à ça (et aussi parce que je ne veux pas retrouver ma Honey au fin fond du trou noir de la folie démentielle ! XD ) Mais maintenant que je suis revenue en cours, j'espère avoir un peu plus de temps à vous accorder :)
Bref, il faut quand même que je vous fasse une p'tite présentation rapide de ce chapitre-ci. Donc, après vous avoir fait cogiter sur les réelles intentions (ou non) de notre cher diagnosticien, voici la suite des évènements. Peut-être que vous y trouverez un bout de réponse (bah oui, tout d'un coup ça serait trop facile :p ), mais cela dit l'affaire n'est pas encore classée parce que… Chut, vous verrez bien ! XD
Je vous remercie une nouvelle fois pour vos reviews qui me font toujours bien plaisir, visiblement c'est réciproque (A)
Good Read ;)
Chapitre 10
Trois jours s'étaient écoulés et nos deux médecins pragmatiques nageaient toujours en mer inconnue. C'était le cas de le dire puisque aucun des deux n'avait fait avancer les choses. Mais ces dernières sont souvent versatiles et changent plus vite qu'on ne peut le penser. C'est elle qui décida de mettre un terme à cette situation stagnante qui commençait méchamment à l'agacer. Inutile de continuer à nier ou à refouler quoi que ce soit, elle avait connaissance de ce qu'elle avait réellement envie et savait que toutes ces choses désirées devaient être partagées avec une seule et même personne, ou bien être raillées une bonne fois pour toute. Après avoir fini sa journée, elle quitta le Princeton Plainsboro aux alentours de dix neuf heures et se hâta chez celui qui occupait la plupart de ses pensées. Plutôt surpris mais cependant quelque peu ravi de la voir là, il la laissa rentrer et n'eut pas à attendre ad vitam æternam pour comprendre avec exactitude le motif de sa visite.
_ Il faut que l'on discute de cette situation qui commence sérieusement à être insoutenable. S'engagea-t-elle assez stressée.
_ Discuter ? Je pensais plutôt régler ça autrement ! Annonça-t-il avec un clin d'œil malicieux.
_ On ne peut pas tout arranger avec le sexe !
_ 'Le sexe apaise les tensions. L'amour les provoque'. Vous ne connaissez pas Woody Allen ?
_ Pourquoi vous parlez d'amour ? Demanda-t-elle troublée.
_ Euh, mais ça fait parti de la citation. Ce n'est pas moi qui en parle…
Il s'éclipsa un instant et revint vers elle en lui tendant un verre de vodka qu'elle accepta avec un léger sourire.
_ Vous comptez faire quoi ? Questionna-t-il avant d'absorber une gorgée de scotch.
_ Tout dépend de vous.
_ Je ne veux pas que vous fassiez quelque chose que vous pourriez regretter.
_ Qui vous dit que j'aurais des regrets ? Demanda-t-elle avant de se mettre à siroter le contenu de son verre.
Il ne répondit rien et se plongea dans une profonde réflexion. Si cela avait pu être possible, elle aurait sûrement entendu le mécanisme de l'engrenage de son système cérébral tellement il paraissait concentré. Il finit par lui jeter un bref coup d'œil comme pour s'assurer qu'elle était toujours là.
_ Moi je sais ce que je veux. A vous de prendre une décision. Affirma la jeune femme avant de priver le verre de l'alcool qu'il contenait jusqu'à maintenant.
_ Vous dites ça maintenant mais demain vous direz le contraire et vous…
_ Rhô, taisez-vous et embrassez-moi !
A cet ordre qui dénotait tout l'empressement de la jolie brune et qu'il trouvait particulièrement excitant, il ne se fit pas prier plus longuement. D'un regard rendu plus sombre par le désir, il s'approcha d'elle et la saisit par les hanches alors qu'elle s'agrippa à sa nuque. Insatiablement, ils se dévoraient aussi bien des lèvres que de la langue et des mains. Toutefois, leurs désirs inassouvis paraissaient être insaisissables. Ce plaisir recherché semblait être à des années lumières d'eux. Ne pouvant attendre plus longtemps, elle entreprit elle-même d'avancer vers la chambre en l'incitant à la suivre, ce qu'il fit en étant toujours accroché de toutes parts à elle. Ils finirent par s'effondrer sur le lit, ce qui décrocha un plaisant grognement des deux côtés. La taquinant, il lui fit ralentir la cadence, ce qui rendit la partie encore plus stimulante d'un point de vue érotique. N'en pouvant plus de ces vêtements inutiles et plus que gênants, ils s'attardèrent néanmoins sur l'effeuillage comme pour faire grimper l'excitation et la mener à son point culminant. Prenant le temps chacun de leur côté de caresser et d'embrasser chaque nouvelle partie de peau découverte, ils avaient l'impression de se redécouvrir encore et toujours. Entrant en elle, c'était comme une délivrance. Les râles de plaisir succédaient chaque va-et-vient. Ces derniers amenaient des vagues de plaisir toujours plus immesurables et inqualifiables qui les submergeaient littéralement. Muscles crispés au maximum, ils furent ensuite pris de spasmes incontrôlables avant d'atteindre une nouvelle fois le comble de la satisfaction ensemble.
Lisa avait plus que bien dormi et ne se posait même pas la question du pourquoi. A chaque fois qu'elle était dans ses bras, elle était apaisée, détendue. C'était comme si les ennuis passagers et les petits désagréments s'étaient volatilisés pour ne laisser place qu'à un certain sentiment de bien-être. La tête posée sur son torse, elle écoutait inlassablement les battements de son cœur qui se contractait sous sa poitrine de manière plus ou moins lente et régulière. Même lorsqu'il dormait, il battait fort. Elle se surprit à constater qu'elle aimait follement cette musique, ça la rassurait. Bercée par cette envoûtante mélodie, elle se plongea dans ses pensées en se demandant s'il pouvait y avoir un avenir entre eux, s'il était possible qu'il y ait un 'nous'. Elle voulait une vraie relation et savait que c'était avec lui et personne d'autre qu'elle la voulait. Il avait beau la mettre dans tout ses états et la faire passer par diverses émotions aussi bien désagréables que plaisantes, elle ne pouvait continuer de nier qu'elle l'aimait plus qu'un simple ami et qu'il représentait bien plus à ses yeux qu'un employé parmi tant d'autre. Cela étant, il était et serait toujours le House qu'elle avait toujours connu. Tout ce à quoi elle pensait auparavant, elle n'en était désormais plus convaincue. La seule chose dont elle était sûre et certaine, c'était qu'il n'était pas n'importe quel homme et que c'était cette particularité qui lui avait toujours plu.
Cuddy se releva sur un coude et l'observa, le sourire aux lèvres. Il avait beau être endormi, elle en était séduite et le trouvait terriblement attirant. Elle ne savait pas exactement quoi mais avait conscience qu'il y avait un petit quelque chose chez lui qui déclenchait cette envie inébranlable de le sentir près d'elle, contrairement aux autres hommes qu'elle avait pu côtoyer. Ça au moins, elle en avait la certitude. Une certitude indéniable.
Elle voulut se lever mais elle sentit une légère pression sur son bras. Tournant la tête vers House, elle vit ce dernier les yeux rivés sur elle, grands ouverts.
_ Vous comptez vous enfuir encore une fois ?
_ Je n'ai pas pour habitude de paresser au lit. Fit-elle remarquer avec un haussement de sourcils subjectif.
_ Ce n'est pas ce que j'en déduis en voyant l'heure qu'il est ! Rétorqua-t-il en s'apercevant qu'il était déjà sept heures trente. Pour la deuxième fois, vous allez quitter mon appart en retard. On se demande bien pourquoi ! Et j'aimerais bien que vous m'accordiez une faveur avant que vous ne vous sauviez. Quémanda-t-il auprès de la jeune femme.
_ Ce n'est pas trop le moment pour un petit tour sous la couette !
_ Dommage, j'aurai pas été contre… Mais je voulais juste parler d'un petit bisou de rien du tout. Précisa-t-il en prenant un air faussement penaud.
_ Je ne sais pas si vous le méritez tant que ça. L'enragea-t-elle avec un sourire ravageur.
_ Comment pouvez-vous encore avoir des doutes ? S'outra-t-il. Je n'ai peut-être pas été suffisamment convainquant…
La Doyenne rougit et se retrouva lentement tirée vers l'homme qui n'avait apparemment pas dit son dernier mot, tout comme elle d'ailleurs. Entrant dans son jeu, elle se pencha vers lui et déposa un baiser au-dessus de son sourcil, provoquant chez le receveur un subtil frisson. Ne s'y attendant pas, il grogna son mécontentement pendant qu'elle désertait enfin le lit.
_ Quelle femme cruelle vous êtes !
_ On ne peut pas toujours avoir ce que l'on veut. Balança-t-elle de façon absolument solennelle.
_ C'est juste, sauf que là je n'étais pas le seul à le vouloir ! Continua-t-il en s'appuyant sur des propos précis pour la faire réagir.
_ Vous n'avez pas précisé l'endroit et dans tous les cas, vous l'avez eu votre bisou.
Le diagnosticien croisa les bras tout en arborant une moue boudeuse. Elle avait réussi à l'atteindre dans son orgueil, ce qui le vexa quelque peu. Il observa chacun de ses gestes, se délectant au maximum de la vue qu'elle pouvait lui offrir en tentant de réunir ses affaires éparpillées aux quatre coins de la pièce.
_ Et n'oubliez pas que ce qui vient de se passer doit rester entre nous. Rabâcha-t-elle en enfilant sa jupe.
_ Les gens finiront bien par l'apprendre. Dit-il en lui lançant un regard amusé.
_ Ils le sauront en temps voulu. Il ne faut pas oublier que moi aussi j'ai des supérieurs et qu'ils risquent de ne pas trop apprécier cette situation. Fit-elle remarquer en se baissant pour récupérer une de ses chaussures sous le lit.
_ Mais qu'est-ce que ça peut bien leur faire ? Ce ne sont pas leurs affaires, ils ne vivent pas avec nous !
Ce n'est qu'une fois cette phrase prononcée qu'il se rendit compte de ses paroles. Il vit ensuite la jeune femme se relever avec sa trouvaille dans une main et une expression incertaine dans ses deux orbes bleues grisées. Il baissa les yeux, préférant ne pas soutenir son regard. Faisant comme si elle n'avait rien entendu, elle enfila son haut puis ses chaussures et secoua légèrement ses boucles brunes afin de les mettrent un peu plus en forme. Il se redressa dans le lit et semblait être à la recherche de quelque chose. Devinant rapidement qu'il voulait ses pilules, elle lui tendit son tube de vicodin après l'avoir ramasser par terre. Il la remercia d'un regard avant d'ouvrir le flacon dans un « plop » caractéristique et en sortit deux comprimés qu'il goba avec ferveur comme si vous gobiez vos bonbons préférés. La jeune femme sortit ensuite de la chambre pour récupérer le reste de ses effets personnels avant de prendre la route vers son domicile. 'A plus tard' furent les dernières paroles que House entendit avant que sa porte d'entrée ne fasse parler d'elle.
La directrice arriva sur son lieu de travail avec plus d'une demie heure de retard et se sentit prendre des couleurs de par la gêne qu'elle ressentait. Quasiment une décennie en tant qu'administratrice et c'était la première fois que ce genre de chose lui arrivait, ou plutôt la deuxième... Se parlant à elle-même, elle se rendit vite compte que les mille visages de son personnel avaient braqués leurs mille regards sur elle avec effarement. Agacée du spectacle dont elle était la vedette, elle se disait qu'il fallait à tout prix qu'elle évite de recommencer une telle chose. Loin d'être fière d'elle, la Doyenne se maudissait intérieurement en ayant parfaitement conscience qu'elle ne pouvait pas se permettre cela, surtout vu pourquoi il en était ainsi…
TBC
Je sais, oui. Une fois encore c'est assez frustrant et vous ne savez pas trop où je vais vous amener.
Sans compter qu'avec moi les points de suspension veulent toujours dire quelque chose…
