Chapitre 10 feux de camp

===PV d'Edward===

Avec Alice nous nous occupons d'incendier les deux vampires que Damon viens de tuer. Caroline viens de mordre son frère, il arrive derrière elle et l'attrape par les cheveux, les coups pleuvent, Damon semble épuisé de ces deux précédents combats. Stephan hurle de douleurs à cause du venin.

—Alice reste auprès de Stephan, empêche le de ce se faire mal.

—Très bien.

Damon ? Un coup de main ?

Occupe-toi de mon frère

Damon était arrivé à neutraliser le venin d'Alice, mais Stephan avait reçu une dose plus massive et était bien plus faible que son frère. L'idéal serait du sang humain, mais je préférais essayer du sang d'animal. J'ai le choix entre herbivore et carnivore, je suis enclin à opter pour le deuxième choix. Le problème c'est qu'il y a peu de carnivore par ici, à part peut-être ... mais bien sûr. Je ne sais pas si ça sera agréable à boire, mais ça sera mieux qu'une biche.

Dix minutes après, je reviens avec mes prises. Stephan semble aller de plus en plus mal. Damon est arrivé à bout de Caroline, qui est en train de flamber.

—Où est Edward, demande Damon à Alice très inquiet. Je peux lui donner mon sang.

—Damon, tu ne tiens plus sur tes jambes, tu lui a déjà donner ton sang dans le car. C'est bien ce que tu m'as dit ?

—J'ai le repas, annonçais-je.

Il se retourne tous les deux pour me regarder et comprendre ce que je tiens dans les mains.

—Des renards ? demande Damon.

—C'est bien mieux que du sang d'herbivore. Avec Alice on va tenter de forcer Stephan à boire. Damon tu devrais te nourrir du deuxième.

—Tu rêves.

—Tu ne tiens pas debout et on aura peut-être besoin de toi.

Je lui jette la bestiole dans les bras et je le vois partir dans la forêt. Je m'approche de Stephan.

—Alice, viens m'aider.

Je m'occupe de faire une entaille dans le coup de l'animal et je l'approche à la bouche de Stephan, Alice ayant bloqué sa tête.

—Je vous en supplie tuez-moi je brûle. Faites taire cette douleur.

—Bois lui dit-je, vide-le entièrement de son sang.

Je fais couler du sang dans sa bouche, son instinct le guide à mordre à pleine dent. Mais au bout d'un moment il essaye d'arrêter.

—Si tu veux que la douleur cesse il te faudra tout boire. Si c'est seulement pour épargner le renard, sache que de toute façon je le tuerai. Bois, lui dis-je. Voilà c'est bien, on dirait que la douleur diminue.

Stephan c'est enfin calmé.

—Comment te sens-tu Stephan ? demande Alice.

—Mieux.

—Bien, je vois que tout va pour mieux dans le meilleur des mondes, dit Damon qui sort du bois.

—Viens t'asseoir avec nous, l'invite Alice.

Nous sommes installés près de feu, surveillant la bonne combustion des trois vampires.

—Damon tu devrais savoir que ...

—Edward, je sais ce que tu penses, mais c'était à moi de le faire, pas à vous. Mais sache que sans toi cela aurait été beaucoup plus difficile.

—Il est vrai que c'est peut-être mieux comme ça.

—Parlez-moi des Volturi.

—On n'en sait pas grand-chose, car c'est un sujet de conversation qu'on évite. En gros c'est un clan, comme une famille royale.

—Ils sont vieux ? demande Damon.

—Oui il semblerait que certains on vécut aux alentours de trois millénaires.

—On est des gamins à leurs côtés.

—Carlisle, notre père, a vécu quelques décennies avec eux. Ils cherchent à s'entourer de vampires qui apportent un plus à leur clan. Ils se donnent comme mission de surveiller que la loi soit respectée.

—La loi ? demande Stephan qui a repris de couleurs.

—Oui, la seule et unique règle, rester discret et faire en sorte que les humains ne nous découvrent pas. Ils doivent aussi gérer les débordements, trop de meurtres par exemple attirent l'attention.

—J'imagine un peu la chose. Mais vous ? demande Damon.

—Nous nous sommes des vampires végétariens comme le dit notre père, mais nous sommes des vampires anormaux. On a une vraie vie de famille, on est plus qu'un clan. Nous avons peur que cela ne plaises pas à tout le monde et encore moins aux Volturi.

—Donc vous préférez rester loin d'eux, dit Stephan.

—Exact, on devait donc attaquer le car bien avant l'arrivée à destination.

—Ce fut des vacances mouvementés, dit Stephan. Pensez-vous rester encore longtemps ?

—On partira demain matin, lui dis-je.

—Non, s'exclame Alice. Demain, on a du shopping à faire, en plus j'aimerais relooker un peu Stephan et ....

—Non, dit Damon, occupe toi de mon petit frère, moi je n'aime que le noir et j'adore mes vêtements.

—Damon, dit Stephan, Alice veut être gentille et cela peut être marrant.

—Oh Stephan, tu es pathétique.

—Damon je ne te permets pas ...

—Tu ne me permets pas ? J'aurais dû te laisser mourir, servir de nourriture à un clan de vampire.

—Je ne t'ai rien demandé que je sache.

Le ton monte de plus en plus.

—On ce calme, leur dis-je.

—Je n'ai plus rien à faire ici, annonce Damon. Edward retrouve-moi là où tu sais demain soir à la tombée de la nuit.

Le lendemain soir.

Alice avait gagné comme toujours, on avait fait les boutiques toute la journée. Elle avait acheté des vêtements et accessoires pour toute la famille ainsi que de nombreuses tenues pour Stephan. Que quelqu'un s'occupe de lui, avait redonné à Stephan le sourire. Nous avions dû envoyer par colis nos achats, non pas que je ne voulais pas payer pour un supplément de bagage, mais on aurait dû réserver la moitié de la soute à bagage. Alice dit que j'exagère, mais si peu.

La nuit va bientôt tomber.

—Edward, tu vas rejoindre Damon, me demande Stephan.

—Oui, qu'y a-t-il Stephan ?

—Rien, je ne sais pas si c'est bon que Damon reste ici.

—Tu le haïs tant que cela ?

—Je ne le supporte pas, je ne sais pas si je le déteste lui où les souvenirs qu'il ravive. Damon est noir, il est égoïste et il me déteste.

—Il t'a sauvé ?

—Il doit déjà le regretter, il m'a sauvé la vie, car il estime être le seul qui aura le droit de me tuer.

—Je ne veux pas me mêler de votre vie. Stephan, Alice t'a-t-elle parlé d'Angel ?

—Oui, vaguement, me dit Stephan.

—J'ai prévu de nous retrouver dans dix ans à Los Angeles, je serais heureux de vous présenter.

—Pourquoi pas.

—Je file, dis à Alice de se préparer l'avion décolle à 8 h 00.

J'arrive à l'arbre, je grimpe, Damon est déjà là.

—Installe-toi confortablement Edward.

—Tu avais envie de me parler.

—Je vais à nouveau sortir de la vie de mon frère et attendre dans l'ombre un meilleur propice.

—Il pense que tu le haïs.

—Il a peut-être raison de le penser, je ne vais quand même pas lui dire que je l'aime.

—Mais c'est le cas ?

—Oui mais tu es le seul à le savoir.

—Si dans dix ...

—J'ai assisté à votre discussion et je te remercie pour l'invitation.

—Tu vas lui effacer la mémoire ?

—Oui plus ou moins, je vais altérer sa mémoire, retiré ma présence.

—Quand vas-tu le faire ?

—Demain matin, pourquoi ?

—J'aimerais être là.

—Je ne pense pas que cela te plaise. Mais si tu viens, n'emmène pas Alice. J'ai besoin de l'affaiblir et de le soumettre pour obtenir un bon résultat.

—Très bien, demain 6 h 30.

—Edward, tu sembles avoir une quête qu'elle est t-elle ?

—Je me demande parfois si un monstre comme moi à une âme.

—Je ne peux pas te donner de réponse, je ne me suis jamais posé la question. Stephan, lui à une bonne idée, mais j'ai peur que ça ne soit pas très positif. Je file, à demain.

—A demain.

6 h 30.

J'avais demandé à Alice d'aller à l'aéroport pour faire toutes les démarches et que je la rejoindrais.

—Edward, bonjour.

—Damon, bonjour. Où est-il ?

—Dans le salon.

—Ne te fais pas voir et n'interviens pas. Je peux avoir ta parole ?

—Tu l'as.

===PV de Damon===

Edward reste dans le hall pendant que je rentre dans le salon.

—Tes invités sont partis, petit frère ?

—Oui, me répond Stephan.

—Stephan, il faut que tu change. Tu as vu dans quel état tu es ? J'ai dû te nourrir de mon propre sang.

—Ton propre sang ? Le sang qui coule dans tes veines est le sang de tes victimes.

—Pourquoi ne te joins-tu pas à moi ? On serait les frères des ténèbres.

Je devais le soumettre, rapidement.

—Jamais je ne me joindrais à toi.

—Tu te crois mieux que moi, car tu te nourris de petites bestioles ?

—Non.

—C'est moi qui suis le plus fort et cela depuis toujours, Katherine là vite compris.

—Tu n'as pas le droit, crie Stephan en fonçant sur moi.

Je pars son coup et le force à se mettre à genoux devant moi.

—Je te maitrise d'une seule main. Je n'aurais pas dû revenir si tôt vers toi.

—Tu n'aurais pas dû revenir du tout, part et laisse-moi tranquille.

—Avant cela je vais te faire vivre ta plus grosse humiliation.

Damon, non.

Edward, tu avais promis.

Sauvagement je mords mon frère lui labourant son cou et je bois son sang.

—Damon, si tu veux me tuer fais-le, je ne me défendrais pas.

J'avais bu assez et je le relâche.

—Te défendre ? Comment ? Stephan laisse-moi rentrer dans ton esprit.

Je suis en communion avec lui, manipulant et retirant toutes traces de souvenir de sa tête. Une fois fini, je le laisse inanimé au milieu de sa grande maison, je vais continuer à le surveiller de loin, dans l'ombre, là où est ma place.

—Edward, partons c'est fini.

—Tu ...

—Oui j'étais obligé. Rejoins Alice et on se retrouvera peut-être dans dix ans.

—Compte sur moi, me dit Edward