Salut tout le monde!
Nous sommes jeudi et voici le Chapitre promis, que j'écris entre mon cours de géographie mondiale et d'histoire de civilisation occidentale pour dire que je respecte mon engagement :P
Voici les réponses aux reviews du dernier chapitre qui ont été, je crois, un peu plus abondantes que d'habitude, ce que j'ai beaucoup apprécié!
Tompotter12 : Merci de ton commentaire et j'espère en recevoir d'autres! La longueur des chapitre est effectivement un problème pour moi, dans le sens ou j'ai un peu de difficultés à les faire longs, mais aussi parce que je n'ai que très peu de temps à dédier à l'écriture. J'essaie d'injecter un peu de rythme en les postant deux fois par semaine et en gardant leur longueur, d'où la séparation du chapitre en deux, ça aurait été un peu trop difficile pour moi sinon.
Ange de un cisme : Merci pour ton analyse du duel, j'en avais besoin pour savoir si j'avais réussi à bien stimuler l'imaginaire des lecteurs. Effectivement, Harry n'est pas surpuissant, mais il apprend à se battre avec sa tête, ce que malheureusement les acteurs de JK Rowling ne font pas, selon moi. La magie offre tellement de possibilités qui ne sont pas explorées dans le domaine du duel. Plus de détails sur ma position sur le sujet dans ce chapitre, car c'est quelque chose que je sens que je dois justifier. Merci pour tes suggestions, j'en ferai le tour dès que j'aurai le temps ( :
Klaude : je te laisse chercher les causes de l'aversion du professeur, ça devrait ressortir dans quelques chapitres, en attendant vous pouvez brosser votre histoire des clans… :P
Calipsa : mmm, j'avoue que le combat sonnait assez facile, même si ce n'était pas le but. Il a après tout reçu une blessure assez grave. Le professeur est plus expérimenté et sa magie est plus mûre, mais il se battait de manière stupide et destructrice, alors qu'Harry s'est battu intelligement, c'est la leçon que j'essayais de faire ressortir de ce duel. Merci pour ton opinion, j'en ai besoin pour être toujours meilleur la prochaine fois!
OoOXylionOoO : Hehe, chacun son opinion sur le prof, j'aime ça, ça prouve qu'il y a réflexion sur le sujet. Ensuite pour notre peut-être couple en devenir, j'ai hâte de voir aussi, je n'en ai sérieusement aucune idée moi-même :P. Tes souhaits de courage pour le prochain chapitre vont me servir… maintenant!
Aurysadik : Avec James Potter, peut-être pas, mais tu es moins loin de la réponse que tu ne le penses :P.. et oui, Harry n'est pas très rapide, mais pas exactement aveugle je dirais, tu verras :P
Place à l'histoire! Vos commentaires font toujours plaisir! :P
Discours sur la nature et les fondements de la magie
Le lendemain matin, Harry se leva un peu plus tôt que d'ordinaire, prit sa douche, se rasa à l'aide d'un petit sort et prit le chemin de la volière avec un petit papier qu'il avait préparé la veille.
Bonjour professeur,
Je crois être prêt à reprendre les cours de magie, à votre convenance.
H.P.
Simple et concis, encore une fois. Il s'était rendu compte qu'il ne savait pas trop comment s'adresser à son directeur et professeur particulier au travers d'une lettre. En personne, Dumbledore était une personne engageante, mais quand on devait lui parler dans les formes dans une lettre, c'était une autre paire de manche. Harry avait opté pour la politesse sans fioritures, ça marchait habituellement.
Il s'était aussi rendu compte que la situation entre lui et le directeur était un peu étrange depuis ce cours dans la salle sur demande ou il avait faillit à contenir ses émotions. Le professeur ne le boudait pas exactement, mais évitait tout contact avec lui, comme lors de l'année précédente. Harry croyait personnellement que le vieil homme attendait que son élève voit et comprenne son erreur avant de revenir le voir, d'où l'écriture du billet.
Le jeune homme donna le bout de parchemin à un hibou de l'école sous le regard outré d'Edwige. Qui se détourna complètement de lui. Harry sourit face au comportement de l'amie qui était restée avec lui depuis le tout début de son intronisation dans le monde de la magie. La chouette était douée d'une intelligence hors du commun, et d'un caractère incroyable aussi! Il se décida à l'amadouer un peu en lui expliquant la situation. Si elle ne comprenait pas les mots, surement son expression et son ton de voix la rendraient-elle plus réceptive.
« Tu sais bien que je te fais confiance Edwige, tu es la meilleure chouette au monde » dit-il en caressant lentement ses plumes du dos. Il était prudent parce que l'animal avait souvent tendance à pincer ses doigts de son bec quand elle était mécontente. À croire que c'était lui qui était domestiqué, et non pas la bête!
Elle le regarda d'un air encore blessé, mais qui semblait aussi… interrogateur? C'était dur à dire sur un oiseau, mais Edwige avait toujours dégagé cette impression qui faisait croire qu'elle comprenait tout ce qui se disait autour d'elle et avait souvent des comportements est des airs qu'on aurait pu retrouver sur des humains.
« Je dois faire parvenir une lettre subtilement à quelqu'un, et tout le monde dans l'école te reconnait à ta couleur… après tout, tu ES la plus belle chouette dans l'école entière, tu ne peux pas passer inaperçue. »
L'animal mordilla doucement son doigt, sa manière à elle de lui dire qu'il était à demi pardonné, amadouée qu'elle était par les louanges de son maître. Il n'avait même pas besoin de mentir pour dire qu'elle était la plus belle chouette des environs, le plumage blanc faisant rêver plusieurs autres possesseurs d'hiboux et de chouette dans Poudlard depuis plusieurs années. Hagrid avait vraiment fait un bon choix ce jour là, sur le chemin de traverse… Il caressa un peu les plumes de la tête de sa chère amie et dit :
« Viens me voir quand même au petit déjeuner, lettre ou pas, j'aurai un petit quelque chose pour toi ». Elle lui répondit par un hululement approbateur, signifiant qu'il était totalement pardonné. Un proverbe disait que pour atteindre le cœur d'un homme, il fallait parfois passer par son estomac, apparemment ce proverbe s'appliquait aussi aux hiboux. C'est donc le cœur léger qu'Harry se dirigea vers le grand hall pour aller manger, le reste des élèves faisant route eux aussi vers la grande salle, l'heure avançant.
Harry avait métamorphose suivit d'histoire de la magie ce jour-là, une journée assez difficile. Le professeur McGonagall était toujours aussi sévère, mais elle enseignait très bien, et son sujet était intéressant, surtout pour les sixièmes années en montant. Histoire de la magie était… histoire de la magie. Le cours en tant que tel ne résidait pas dans sa difficulté académique, mais dans la difficulté que les élèves avaient à ne pas s'endormir. Rien de nouveau de ce coté là non plus, et rien qui changerait de si tôt, le professeur étant un fantôme qui comptait bien garder sa place.
Il observa les hiboux entrer dans la grande salle à l'heure ou la gazette était livrée d'habitude, en même temps que les autres messages et paquets des familles. Il remarqua le hibou de l'école qui volait vers Dumbledore, mais ne put voir la réaction de celui-ci, parce qu'Edwige se posait justement devant lui pour revendiquer quelques morceaux de bacon et de rôties. Harry, fidèle à sa promesse, les lui donna et passa un peu de temps à la cajoler à table tout en mangeant. Finalement, il se leva et se dirigea vers la salle de classe du professeur McGonagall, au premier étage.
Le trio eut à peine le temps de s'assoir en compagnie du reste de la classe que le professeur entrait dans la salle et commençait à parler. Elle leur fit un discours assez long sur l'importance des ASPIC qu'ils passeraient dans deux ans, et sur le programme qu'ils suivraient durant son cours de métamorphose lors de ces deux années. Ron à coté de lui marmonnait des choses à propos de masochisme, mais Harry ne pouvait s'empêcher de trouver le sujet intéressant. La métamorphose n'avait jamais été un des sujets dans lesquels il avait été incroyablement performant, mais il souhaitait s'améliorer pour plusieurs raisons. De un pour la note qui y était associé, ensuite parce qu'il avait eu une démonstration de la puissance des métamorphoses en duel au ministère, quand Dumbledore avait affronté Voldemort. Et enfin parce que la directrice de la maison gryffondor semblait avoir beaucoup de foi en sa capacité à réussir, et l'avait supporté devant Ombrage l'an passé. Elle l'avait probablement fait pour agacer l'ancienne grande inquisitrice de Poudlard, mais Harry croyait qu'elle avait dit ce qu'elle pensait réellement, et il ne voulait pas la décevoir.
Le cours de la journée porterait sur la métamorphose de matériaux en d'autres matériaux. C'était de la matière qu'ils avaient déjà vu à petite échelle, mais sur des objets plus massifs et imposants. C'était, comme l'avait expliqué le professeur, pour les habituer aux mécanismes qui régissaient la métamorphose avancée, afin de pouvoir ensuite passer aux transformations de plantes en d'autres plantes, puis de matière non-vivante à vivante, avant de pratiquer les vivants-vivants sur des animaux, puis enfin sur eux même, vers le milieu de leur septième année. Le programme semblait assez court, mais Harry savait que l'extrême complexité des métamorphoses faisait en sorte qu'il durerait bel et bien deux ans.
Il passa donc les trois heures qui suivirent à prendre des notes sur les processus de transformation de certains matériaux en certains autres matériaux, chaque transformation ayant une petite différence par rapport aux autres, ce qui faisait toute la complexité du sujet. De plus, les élèves n'apprenaient plus de formules à partir de la sixième année. Leur magie devenait assez mûre, leur avait-on expliqué, pour qu'ils puissent utiliser la magie sans utiliser des mots ésotériques pour mettre leur esprit dans de bonnes dispositions. Comme Dumbledore le lui avait dit, les paroles et les gestes servaient simplement à appréhender la magie, pas à l'utiliser. C'était tant mieux d'ailleurs, car Harry n'était pas naturellement gaucher et apprenait à manier sa baguette factice de cette main, l'autre étant occupée par la canne lors des évènements de tous les jours. Il arrivait pour l'instant à toucher ses adversaires en duel parce qu'ils étaient en ligne droit devant lui et pratiquement statique. Il lui faudrait pratiquer pour même être capable de toucher ses cibles quand elles se mettraient à bouger.
Après une heure et demie de théorie et une heure et demie de pratique à transformer une feuille de plomb en fer, puis en marbre, puis en bois, puis en plomb encore, la cloche qui sonnait la fin des cours de l'avant-midi retentit et le professeur les renvoya à leurs occupations.
« Mr. Potter, veuillez rester à la fin du cours je vous prie. » Son air n'était pas sévère, en tout cas pas plus que d'habitude, et Harry se demandait bien ce qu'elle lui voulait. Il fit signe de tête à ses deux amis de partir sans lui, il les rejoindrait pour le déjeuner.
Les élèves s'écoulèrent lentement hors de la classe pendant qu'Harry rangeait ses livres et plumes en prenant son temps. Une fois que tous furent partis et la porte fermée derrière eux, la directrice de gryffondor s'adressa à lui.
« Le directeur me fait dire qu'il veut vous voir dans son bureau à huit heures ce soir, j'espère que vous n'être pas déjà dans les ennuis Mr. Potter, des rumeurs courent dans le château que vous auriez agressé votre professeur de défense… »
Harry était légèrement ennuyé par les rumeurs qui ressortaient déjà sur lui, comme s'il n'en avait pas eu assez au fil des années. Il décida de donner l'heure juste à son professeur, sachant qu'elle le croirait. Elle était sévère, mais toujours juste. La convocation de Dumbledore était probablement juste la réponse à sa missive de ce matin.
« Non, professeur, je ne crois pas m'être mis dans de gros problèmes si tôt dans l'année, et je n'ai pas agressé le professeur Campbell, je vous le jure. Il m'attaquait de manière beaucoup plus violente que les autres élèves, alors je me suis dépêché de le mettre hors combat, c'est tout. » Il avait dit cela d'une voix ferme, ne voulant pas qu'elle croit qu'il mente, et ne voulant pas laisser sa légère frustration transparaitre dans sa voix.
Le professeur sembla surpris, par le ton de sa voix ou par le fait qu'il avait été capable de mettre hors d'état de nuire son autre professeur, il ne le sut jamais, mais elle le renvoya à ses occupations lui aussi. Il sortit de la salle et se dirigea vers la tour de gryffondor. Il avait encore une heure à perdre avant le déjeuner… et histoire de la magie. Il avait tout à coup drôlement hâte que la soirée arrive. La journée allait être longue!
Quelques heures plus tard…
L'après-midi avait effectivement été très long. Le cours de Binns était aussi soporifique que d'habitude, portant sur il ne savait plus trop quel sujet. Probablement une énième rébellion gobeline des années 1700. Ou peut-être d'un traité quelconque qui refusait aux trolls l'accès à telle ou telle convention. Ou les deux, des choses bizarres arrivaient parfois dans un cours de trois heures d'histoire de la magie, surtout quand on dormait entre les deux sujets.
C'est avec un regard réprobateur de la part d'Hermione, la seule à résister à la magie soporifique de Binns dans toute sa platitude, que les trois amis se dirigèrent à nouveau vers la salle commune. Ron sortit son jeu d'échec et proposa une partie à Harry qui accepta, question de tuer le temps avant le souper qui commençait à six heures et se prolongeait jusqu'à huit. Il était quatre heures présentement, ce qui leur laissait quand même beaucoup de temps pour relaxer ou faire leurs devoirs. Les devoirs n'ayant pas encore commencé à s'accumuler, ils vaquèrent à leurs occupations pendant ces deux heures. Ron battit Harry aux échecs au moins dix fois sans aucun problème, comme à son habitude, ce qui avait cessé de déconcerter Harry il y avait bien longtemps. Un jour il l'aurait!
Hermione, pour sa part, avait griffonné sur un parchemin tout au long de la pause et avait refusé de les laisser voir de quoi il s'agissait. Croyant une nouvelle lubie de son amie comme au temps de la SALE, Harry préféra ne pas pousser l'investigation plus loin et ils descendirent manger sans jamais avoir découvert ce que la jeune fille intelligente tramait.
Le souper passa assez vite et sans incidents notable, et bientôt Harry se tenait à l'entrée du bureau du directeur. Il remarqua seulement alors que McGonagall avait omis de lui donner le mot de passe, et attendit quelques minutes devant la gargouille et essaya des mots de passe qu'il savait plausibles, c'est-à-dire n'importe quelle sucrerie à laquelle il put penser. C'était bien le genre du directeur, et si il aurait eu une chance de trouver auparavant, après l'explosion du marché par les jumeaux Weasley, il n'avait plus aucune chance, les produits étant bien trop nombreux.
Au bout de quelques minutes cependant, les deux gargouilles gardant l'accès aux escaliers tournants s'écartèrent l'une de l'autre, l'invitant à passer. Probablement le directeur avait-il remarqué que le mot de passe ne lui était pas parvenu et lui ouvrait-il? Harry se décida à monter, après tout il avait été invité.
Il gravit donc les quelques premières marches avant qu'elles ne se mettent à le hisser de leur propre accord vers la tour du directeur de Poudlard. Des escaliers roulants, voila qui serait bien utile à Poudlard, pensa-t-il avec humour. Il avait du partir bien à l'avance pour se rendre à ses cours à l'heure ces derniers jours, mais il sentait qu'il prenait vraiment l'habitude de sa récente condition et que tout irait bien mieux sous peu.
L'escalier s'arrêta de tourner et il put s'avancer vers la porte du bureau de Dumbledore. Avant de frapper la porte à l'aide du heurtoir en bronze, il entendit une voix qui le fit suspendre son geste. Son professeur de défense était manifestement mécontent à propos de quelque chose et le faisait savoir au directeur de manière très vocale. Ce dernier semblait répondre de manière posée, si on se fiait au fait qu'on n'entendait rien entre les cris haineux du nouveau professeur. Excédé, le plus jeune des deux hommes arrêta de parler et se dirigea à pas lourd vers la porte, et Harry.
Le jeune homme s'écarta du chemin et son professeur ne lui jeta qu'un regard mauvais en quittant la pièce, laissant le champ libre à Harry pour rentrer, ce qu'il fit timidement. Il n'avait pas voulu écouter la conversation, et il n'en avait d'ailleurs rien entendu, mais le directeur ne savait pas cela. Dumbledore n'en fit cependant pas mention, et l'invita à s'assoir.
« Bonsoir Harry, assied toi je t'en prie. Un sorbet citron? » Le directeur avait toujours son air bienveillant, bien qu'il vienne de sortir d'une conversation houleuse, et lui proposait toujours les mêmes friandises, que tout le monde refusait toujours. Harry se demandait si les friandises pouvaient pourrir à force de ne rien faire dans leur bol, mais décida rapidement que Dumbledore en mangeait probablement assez à lui seul pour assurer un roulement.
« Non merci, professeur. »
Dumbledore s'attendait bien sur à la réponse et son sourire s'élargit alors que ses yeux pétillaient plus que jamais.
« En es-tu certain? Ils sont vraiment très bons! » Insista le vieil homme. Harry allait encore répondre par la négative quand il stoppa sa pensée. Pourquoi le vieil homme proposait-il toujours ces friandises aux personnes qui venaient dans son bureau si il savait que tous refusaient? Certains croyaient le directeur de Poudlard un peu sénile, mais Harry savait que ce n'était définitivement pas le cas. Il se décida à découvrir pour lui-même.
« D'accord, merci professeur. »
Harry prit le bonbon et le mit dans sa bouche, ou il se mit tranquillement à fondre. C'était vrai qu'ils étaient très bons, avec un goût très léger et rafraichissant de citron en bouche. Bon, d'accord, il pouvait comprendre pourquoi Dumbledore en offrait à tout le monde.
« Bon, Harry. Tu m'as fait part de tes souhaits en ce qui concerne la reprise de nos leçons de magie. Te souviens-tu de ce que je t'ai dit à la fin de notre dernière séance? » . Le vieil homme parlait avec une voix douce de manière à ne pas brusquer son élève sur le sujet tout de même sensible, mais la question était là, et il fallait y répondre.
« Oui, monsieur. Vous m'avez dit qu'il faut que je contrôle mieux mes émotions, et que je ne me fie pas qu'à ma colère, même si c'est une émotion puissante, parce que c'est elle qui nous rend comme Voldemort… » La dernière partie était sortie difficilement, mais il l'avait dit.
« Très bien Harry, je suis heureux que tu aies compris cela. Nous allons commencer dès ce soir, si tu le veux bien, à travailler ta maîtrise des émotions, qui est reliée à celle des pensées. » Harry tiqua en entendant la référence pas si subtile à l'occlumancie, et Dumbledore se mit à rire devant son air déconfit.
« Non Harry, tu ne travailleras pas encore une fois avec le professeur Rogue. Je m'en occuperai moi-même à présent, sachant que Voldemort ne peut prendre possession de toi comme je le croyais l'an passé. »
Devait l'air soulagé de son élève, il reprit son exposé :
« Vois-tu, l'occlumancie aide à cacher ses pensées et ses émotions, mais pas qu'à ça. Elle sert à les maitriser, à en faire ce que l'on veut. Si Voldemort tentait de te posséder maintenant, tu pourrais lui envoyer toutes sortes de pensées positives et joyeuses, celles qui le blessent le plus, pour le faire sortir de ton esprit. C'est là une forme d'occlumancie, car ton action consiste en une défense de l'esprit. Tu me suis jusqu'à maintenant? »
Harry hocha de la tête. Expliqué comme ça, l'occlumancie ne semblait pas si complexe et restrictive que l'avait fait paraitre Rogue. La qualité du pédagogue et les mots clairs de Dumbledore aidant, il n'avait pas de difficultés à comprendre le concept. L'appliquer, par contre, serait autrement plus difficile.
« Bien, commençons les exercices! » S'exclama Dumbledore avant de remarquer l'air tendu qu'abordait son élève. Il ne savait pas comment Rogue lui avait appris l'art de défendre son esprit, mais ça avait l'air désagréable… Il soupira, comprenant qu'il faudrait tout reprendre du début.
« Détend toi Harry. Une bonne perception de son propre esprit passe par une bonne perception de son propre corps. Je vais te demander de fermer les yeux et de me dire tout ce que tes sens peuvent percevoir. »
Harry était légèrement étonné de la marche à suivre, mais obéit. Le directeur savait ce qu'il faisait, et c'était toujours mieux que l'agression continuelle que Rogue faisait vivre à son esprit pendant ses leçons.
Il ferma les yeux et prit un moment pour découvrir le monde autour de lui sans l'aide de ses yeux. Il prit finalement la parole :
« J'entend Fumseck faire… quelque chose avec ses plumes, et les objets bizarres dans votre armoire tourner, ils sifflent un peu… »
« Excellent, et quoi d'autre? »
« Le siège sur lequel je suis assis est confortable, les accoudoirs sont en bois avec… des petites gravures, et … je ne pourrais pas dire de quel type de tissu il s'agit, mais il est très doux, peut-être du velours… » Harry était surpris : Ce que ces yeux n'avaient jamais remarqué en regardant, ses autres sens pouvaient le percevoir. Il n'aurait jamais pu percevoir le tissu ou les gravures sans l'aide de ses mains.
« Très bien Harry, quoi d'autre? » répéta le directeur, satisfait que son élève commence à comprendre le but de l'exercice.
« Heum… je sens et je goûte… ha! Le sorbet citron! » Harry venait de comprendre pourquoi le directeur avait tant insisté. Cela le fit sourire.
« Excellent Harry! Maintenant dis moi, de toutes ces sensations, si tu les analyses, lesquelles te sont plaisantes et lesquelles te sont déplaisantes? »
« Le sifflement des petits instruments est un peu agaçant, mais on peut en faire abstraction… En dehors de ça, le bruit que fait Fumseck en se nettoyant les plumes est assez neutre, il ne fait ni chaud ni froid… et je dois avouer que le goût et l'odeur du citron, ainsi que le touche de la chaise confortable, sont agréables. » Finit-il avec un sourire.
« Très bien, tu peux ouvrir les yeux » Ce qu'Harry fit.
« L'exercice s'est très bien déroulé Harry, félicitations. Ce que j'essaie de te démontrer, c'est que les émotions que nous ressentons nous sont transmises par les stimuli que notre corps reçoit. Si je te frappais très fort subitement, tu ressentirais de la douleur, de la peur et peut-être même de la colère envers moi. Cependant, le contraire est vrai : Des choses aussi simples qu'une chaise confortable ou un sorbet citron peut amener un peu de joie. Ne l'oublie jamais Harry, car trouver du bonheur dans les petites choses de la vie est une chose que Tom a oublié il y a de nombreuses années… »
« Oui, professeur » Harry était soulagé, il n'était pas comme son ennemi mortel, en fin de compte, ou en tout cas moins qu'il n'aurait pu le croire.
« Répète cet exercice à chaque fois que tu le pourras, Harry, car il est plus important qu'il n'y parait. Quand tu auras une conscience sans faille de tes sens, ton esprit n'en sera que plus flexible et tes capacités accrues, et nous pourrons commencer à apprendre à réellement utiliser tes émotions, au lieu de te faire utiliser par elles. » Puis, il sembla prendre conscience de l'heure, qui approchait des neuf.
« Je crois que je t'ai assez retenu pour ce soir, tu as très bien réussi la leçon. Je veux te proposer ces entrainements deux fois par semaine, les mardi et jeudis, car je sais que tes entrainements de quidditch prendront lieu les trois autres jours, les jours de fin de semaine étant libres pour d'autres activités. Est-ce que cela te va? »
Harry n'avait rien à redire, le directeur semblait déjà avoir pensé à tout, comme à son habitude. Il acquiesça rapidement et se leva, prêt à partir. Cependant, rendu à la porte, une idée le frappa et il se retourna :
« Une dernière chose professeur… Je voulais vous remercier de m'avoir sorti de sous les décombres… je crois qu'en fin de compte, je suis assez chanceux de n'avoir perdu que l'usage complet de ma jambe. » C'était vrai, après tout, qui d'autre que Dumbledore aurait pu le tirer de là-dessous? Personne sauf le directeur n'aurait fait attention à sa disparition dans le chaos de l'attaque. C'est pourquoi la réponse du vieil homme le surprit autant.
« N'en fais rien, Harry. Ce n'est pas moi qui t'ai sauvé de sous les décombres… Une fois que le sort qui la ralentissait a pris fin, Miss McGregor s'est arrachée aux bras de son père et a par je ne sais trop quel miracle réussi à faire léviter la structure entière autour de toi. C'est elle qu'il faudrait remercier… » Le vieillard avait un sourire gentil sur le visage, content de son effet. Harry ne put que bafouiller quelques affaires incompréhensibles et sortir du bureau.
Sur le chemin du retour vers la tour de gryffondor, il réfléchit à tout ce que cela impliquait. McGregor était elle-même, narquoise et désagréable avec lui, pour la simple et bonne raison qu'elle ne se sentait pas redevable envers lui de l'avoir sauvée. La dette était annulée.
Parfait alors, se dit Harry, il ne se laisserait pas faire, et répondrait comme au premier jour, sous la tente. Ils étaient à nouveau sur un pied d'égalité, et il n'allait pas laisser une peste d'un an plus jeune que lui lui marcher sur les pieds. Foi de Potter!
Ce furent les dernières pensées d'Harry quand il se coucha après une longue journée de cours et de révélations.
FIN! Tout juste en temps pour aller en histoire... ouf! en passant, le titre est une blague personnelle que je me fait sur mon cours de philosophie, et peu représentatif du chapitre, pardonnez moi! :P MarcheMort