Chapitre 10 : Examen
Le jour tant attendu était enfin arrivé. Ils étaient de nouveau tous rassemblés dans la salle de la porte.
- Bien ! dit l'évêque Lance. J'espère pour vous que vous vous êtes correctement préparés à cet examen. Je souhaiterais que vous puissiez tous le réussir. Malheureusement, il se pourrait que beaucoup d'entre vous n'accèdent pas à la deuxième phase. C'est pourquoi je vous souhaite bonne chance, même si la chance ne suffit pas toujours. Vous passerez la porte par paire lorsque je vous appellerai.
Peu à peu la salle se vida. Appelés juste après Teito et Mikage, en traversant la porte, Aria et Hakuren se retrouvèrent dans le noir le plus complet.
- Où sommes nous ? Demanda Aria. Teito ! Mikage !
Aucune réponse ne vint.
- Apparemment, nous sommes seuls, remarqua Hakuren.
- La porte à disparue, elle s'est changée en mur, dit-elle en tâtonnant. Je crois qu'on est dans un couloir.
- Oui... Nous avons dû tous être envoyés dans des endroits différents. Avançons.
Il n'avait fait que quelques pas lorsqu'il sentit qu'Aria tâtonnait toujours dans le noir pour le trouver.
- Je suis là, lui fit-il remarquer.
Il la sentit immédiatement s'accrocher à sa manche.
- Fait attention, lui dit-elle. On pourrait tomber dans un piège.
Il lui prit doucement la main, profitant de l'obscurité pour cacher sa gêne.
- Reste près de moi, lui dit-il.
"J'arrive pas à croire que j'ai osé faire ça".
De son côté Aria était légèrement chamboulée par le fait que c'était la première fois qu'elle tenait la main d'un garçon. Rapidement, ils furent de nouveau confrontés à un mur.
- On est coincés, dit Hakuren. Il n'y a pas d'issue.
- Je crois qu'il y a quelque chose de gravé sur le mur.
- J'aimerais bien avoir un peu de lumière !
Soudain apparurent des petites boules de lumière bleu, éclairant faiblement le couloir.
- Il suffisait de demander, rit Aria.
Tout à coup, leur proximité semblait beaucoup plus embarrassante. Il lâcha la main d'Aria en s'excusant, bien qu'elle ne comprit pas pourquoi il lui demandait pardon. Hakuren reporta son attention sur l'inscription afin d'éviter de laisser sa déception d'avoir demandé cette lumière le submerger. C'était une phrase extraite de l'un des volumes de la bibliothèque, mais il manquait la fin. Lorsqu'il l'eut complétée, une nouvelle phrase apparut. Ils durent répondre ainsi à de nombreuses questions jusqu'à ce que le mur décide de leur soumettre une énigme qui n'avait rien à voir avec les livres qu'ils avaient étudié.
- Quel est l'instrument que l'on ne peut ni voir ni toucher mais que l'on peut entendre et qui nous permet de toucher le cœur des gens bien mieux qu'avec ses mains ? Traduit-il.
- Un instrument de musique ?
- Comment peut-on jouer d'un instrument qu'on ne peut ni voir ni toucher ? C'est impossible. Et qu'est-ce que cette question vient faire là ?
- Je ne sais pas. Ils doivent tester notre logique. La réponse doit être évidente.
Elle avait commencé à faire les cent pas. Il avait beau chercher, Hakuren n'avait jamais entendu parler d'un tel instrument. Et l'agitation d'Aria ne l'aidait pas à se concentrer.
- Aria calme-toi, on va trouver.
Elle alla s'asseoir contre l'un des murs et posa son menton sur ses genoux, fermant les yeux. "ça m'énerve ! rester coincés sur une devinette... Lise ne m'a pas enseigné l'art de jouer d'un instrument de musique. On en a jamais eu besoin. Pour nous, chanter est suffisant."
Elle se leva alors d'un bond.
- C'est ça ! On ne peut ni la toucher ni la voir mais on peut l'entendre et s'en servir pour réchauffer les cœurs ! C'est la voix !
Alors qu'il allait la féliciter et qu'il s'attendait à voir enfin apparaître une issue, il la vit disparaître avec horreur. Le sol s'était dérobé sous ses pieds, ne laissant derrière elle que l'écho de son cri d'effroi. Il n'avait même pas eu le temps de tendre la main vers elle. Lorsqu'il se précipita vers l'endroit où elle était tombée, le sol était redevenu tel qu'il était lors de leur arrivée.
- Aria ! cria-t-il, à genoux au sol cherchant à trouver un moyen de la rejoindre. Pourquoi j'ai lâché sa main ? Pourquoi !
Alors qu'il commençait à désespérer, il s'aperçut que le mur où était gravée l'énigme avait disparu s'ouvrant à présent sur un escalier. Il s'y engouffra immédiatement, espérant qu'il le mènerait jusqu'à Aria. Au bas des marches, il découvrit une immense salle. Une grande ouverture sur l'extérieur lui fit comprendre qu'il s'agissait d'une caverne. Puis il entendit un bruit sourd venant du fond de la grotte.
- Aria !
En courant vers elle, il s'aperçut qu'elle était prisonnière derrière un grand mur de verre.
- Tu vas bien ?
- Oui, je ne suis pas tombée de très haut. Mais je suis coincée, il n'y a aucune issue.
- Je vais te sortir de là.
Il se recula un peu pour tenter de briser le mur de verre avec son zaiphon. Mais il ne réussit même pas à le fissurer. C'était comme si la force de son attaque avait été aspirée par le verre. Mais avant qu'il n'ait pu retenter un essai, un grand craquement se fit entendre et de grands jets d'eau firent irruption dans la prison d'Aria. Ils échangèrent un regard plein de terreur face à la situation et il retenta plusieurs fois de briser le mur sans succès.
- ça ne sert à rien Hakuren...
- Tu préfères que je te laisses te noyer ? Il y a forcément un moyen ! Je n'ai pas l'intention de baisser les bras.
L'eau lui arrivait déjà à la taille et rien de ce qu'il essayait n'ébranlait le mur. Soudain Aria lui cria :
- Attention ! Derrière toi !
Il se jeta sur le côté juste à temps pour éviter que d'immenses griffes acérées ne le coupent en deux. Une effroyable bête était entrée dans la caverne. Elle ressemblait à s'y méprendre à un loup blanc, bien qu'il soit au moins dix fois plus gros. Les griffes qui avaient faillit le tuer à l'instant semblait être faites de diamant. Le loup se jeta de nouveau sur lui, l'obligeant à s'éloigner d'Aria. "C'est vraiment pas le moment !". Il lança plusieurs attaques de zaiphon mais, le loup les contrait d'un coup de patte. Il devait l'attaquer à un endroit où il ne pourrait pas se défendre avec ses griffes. Le contourner était hors de question, car la caverne était trop étroite. Malgré tout, il devait se dépêcher car Aria n'avait déjà plus pied et peinait à garder la tête hors de l'eau, le plafond se rapprochant dangereusement. Il évita une nouvelle attaque du loup et bondit sur ses jambes, se ruant droit vers son adversaire. Le loup tenta de le saisir avec ses crocs dangereusement éguisés mais le manqua de peu, réussissant tout de même à lui entailler le bras. Hakuren se jeta entre ses pattes, glissant au sol et lança une vague de zaiphon une fois sous son ventre. Il se dégagea avant que le loup ne s'effondre, mortellement blessé. Sans un regard en arrière, il courut jusqu'au mur de verre derrière lequel Aria était à présent complètement immergée et continuait de tambouriner contre la paroi. Elle était paniquée. "Si seulement Kana était là ! Kana !".
- T'en fais pas je suis là, lui dit Hakuren pour la rassurer.
Il retenta de briser le mur avec son zaiphon mais c'était inutile.
- Bon sang ! hurla-t-il en donnant un coup de poing contre le verre.
Il posa ses mains contre le verre là où Aria avait posé les siennes. Elle était là en train de se noyer et il ne pouvait rien faire.
- Qu'est-ce que je dois faire Aria ? Ce verre ne veut pas se briser !
Il la vit alors lui sourire doucement. Et il eut peur que ce ne soit la dernière fois. Il jeta des regards désespérés tout autour de lui, cherchant un moyen de la libérer. "Il y en a forcément un !". Puis ses yeux se posèrent sur la dépouille du loup et sur ses grandes griffes de diamant. "Du diamant !". Il se rua sur le loup, arracha l'une de ses griffe à l'aide de son zaiphon et repartit vers Aria. Il s'aperçut avec horreur qu'elle avait les yeux fermés, flottant dans l'eau comme si elle dormait. Il ne suffit que d'un coup de griffe pour briser le mur de verre. Il se sentit emporté par la puissance du courant et lorsqu'il se redressa, il chercha Aria du regard. Elle était là à quelques mètres de lui, allongée immobile sur le sol. Il se jeta sur elle pour la mettre sur le dos. Elle ne respirait plus. Il posa ses lèvres sur les siennes pour lui donner de l'air et commença le massage cardiaque.
- Revient Aria, je t'en supplie !
Ce fut à la fin d'une minute interminable qu'Aria consentit à ouvrir les yeux, crachant toute l'eau qui avait remplit ses poumons. Puis il la serra de toutes ses forces dans ses bras. Elle était vivante ! Vivante !
- Hakuren...
- C'est fini Aria. Tu es sauvée.
- Merci, mais... tu me fais mal !
- Pardon ! dit-il en relâchant un peu son étreinte. J'ai vraiment cru que je t'avais perdue...
- Merci d'être resté...
- Idiote ! Comment j'aurais pu t'abandonner ? Mais je n'arrive pas à croire que les responsables de l'examen ne soient pas intervenus. Ils vont m'entendre !
- Oui. Mais comme ça on peut continuer l'épreuve.
- Tu crois que tu peux marcher ?
- Je ne pense pas... Je suis toute engourdie.
- Alors je vais te porter.
- Mais tu t'es blessé le bras ! Laisse-moi te soigner.
- Garde tes forces, ce n'est qu'une éraflure. Je peux très bien te porter.
Il la hissa sur son dos et sortit de la caverne. A l'extérieur s'étendait un paysage rocheux. Un unique sentier serpentait à travers les nombreuses falaises. Hakuren s'y engagea immédiatement espérant que la suite se passerait sans danger pour sa partenaire et lui. Au bout de quelques minutes, Aria exigea qu'il la dépose voyant qu'il commençait à s'essouffler et que sa blessure au bras le faisait souffrir. Il avancèrent lentement, Aria s'appuyant parfois sur le bras d'Hakuren quand elle trébuchait. Elle se sentait un peu mieux lorsqu'ils arrivèrent à leur prochaine épreuve. Un grand fossé dont on ne voyait pas le fond leur barrait la route. De l'autre côté, ils pouvaient apercevoir deux immenses portes enclavées dans la falaise. Il n'y avait qu'un seul chemin pour y accéder : une unique corde était tendue au dessus du vide.
- L'épreuve me semble évidente, dit Aria.
- C'est de la folie !
- On va y arriver. Je l'ai déjà fait de nombreuses fois.
- ça fait parti du programme d'entraînement de l'armée ? Parce qu'à l'église j'ai jamais eut l'occasion de faire une chose pareille.
- ça ira. Calme toi et tout se passera bien. Tu as confiance en moi ?
- Oui.
Elle lui sourit et s'approcha du bord. Puis elle mit sa crosse à l'horizontale et fit quelques pas sur la corde avant de revenir. ça semblait si simple quand elle le faisait.
- Maintenant que tu as vu comment faire, tu passes devant. Je serais juste derrière toi, ajouta-t-elle en voyant son visage devenir blanc. Si tu tombes je te rattraperai. Aie confiance en moi.
- J'ai confiance, assura-t-il.
Ils commencèrent donc la traversée. Hakuren faisait de son mieux pour ne pas regarder en bas et pour garder son équilibre et sa concentration. Étrangement, il ne sentait pas le poids d'Aria sur la corde mais il pouvait sentir sa présence juste derrière lui. Elle était assez près pour le toucher en tendant le bras. Il vacilla plusieurs fois mais Aria était toujours là pour le stabiliser de nouveau. Alors qu'ils avaient dépassé la moitié du chemin, Aria lui dit de s'arrêter.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-il anxieux.
- Chut ! Ne bouge surtout pas.
- Ne me dit pas que...
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un craquement se fit entendre. Comme il l'avait craint, il sentit la corde céder sous ses pieds et ils poussèrent un hurlement lorsqu'ils tombèrent dans le vide. Il sentit Aria lui saisir le bras d'une main et de l'autre elle se raccrocha à un bout de la corde. Il vit le mur du fossé se rapprocher dangereusement mais Aria évita la collision en mettant ses jambes en avant. Elle poussa un cri de douleur lorsque ses jambes prirent appuit contre la paroi. A ce moment là, Hakuren eut peur qu'elles ne soient cassées. Ils n'étaient pas très loin en dessous du bord, alors elle décida de lancer Hakuren à l'abri, puisant dans les dernières forces qu'il lui restait. Une fois en haut, Hakuren empoigna la corde et fit de son mieux pour la remonter. Épuisée, elle faillit lâcher la corde avant d'être en haut, mais il lui saisit les poignets à temps et la hissa jusqu'en haut. Ils restèrent un moment allongés au sol, reprenant leur respiration et tentant de calmer les battements de leurs cœurs.
- Aria, ça va ?
- Oui... Merci de m'avoir remontée.
- Merci à toi de m'avoir retenu ! Comment vont tes jambes ?
- Elles me font mal. Mais je ne penses pas qu'elles soient cassées.
- Tant mieux... Je m'en serais voulu si ça avait été le cas.
- Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Je pense que nous devons franchir ces portes.
Il l'aida à se relever et ils s'approchèrent des deux portes. Après avoir lu la consigne gravée sur le mur, ils gardèrent le silence.
- Ils se moquent de nous ? Demanda Aria. Hors de question que je me batte contre toi pour savoir qui franchira cette maudite porte du vainqueur.
- On a pas à se battre. Tu vas passer la porte du vainqueur et moi celle du perdant.
- Et pour quelle raison, je te prie ?
- Tu viens de me sauver la vie, sans toi je n'aurais jamais franchi ce fossé. Alors tu passes la porte.
- Tu m'as sauvée de la noyade ! Et ça fait des années que tu étudies pour cet examen. Alors que moi je sors de nul part.
- Tu es la fille, je suis le garçon !
- Alors je dois me plier à tes ordres ?
- Non, on appelle ça la galanterie.
- De quoi tu parles ? C'est sérieux, tu mérites de passer cette porte.
- Je ne la franchirai pas sans toi !
- Je te dit de le faire, alors pourquoi tu insistes ?
- Parce que je... je suis... tu...
- Quoi ?
- Laisse tomber.
Sans prévenir il ouvrit la porte du perdant et s'y engouffra. Aria lui emboîta immédiatement le pas et passa par l'ouverture avant que les portes se referment. Elle se retrouva à nouveau dans le noir.
- Hakuren !
Personne ne lui répondit, mais elle sentit le sol se dérober à nouveau sous ses pieds et atterrit dans une grande salle éclairée. Elle était de retour dans la pièce circulaire. Plusieurs autres participants et des évêques responsables de l'examen étaient là. Lorsqu'elle aperçut Hakuren qui parlait avec Labrador, elle se rua sur lui.
- Mais à quoi tu pensais ? cria-t-elle en lui tapant le torse de ses poings. Tu réalises ce que tu as fait espèce d'idiot ?
- Calme toi Aria. On as réussit la première phase.
- Me calmer ? Tu... Qu'est-ce que tu as dit ?
- On a réussi.
Elle se tourna vers Labrador qui lui confirma d'un hochement de tête.
- Comment ?
- Je ne sais pas. Mais l'important c'est qu'on l'a fait !
Il la prit dans ses bras, voyant qu'elle avait les larmes aux yeux.
- Idiot ! Ne me refais jamais un coup pareil. Ne te sacrifie plus jamais pour moi, ok ?
"Pas question que je te promette un truc pareil."
Il n'eut pas à lui répondre car Teito et Mikage les rejoinrent, accompagnés de Liam, Wida et Kyle. Lorsqu'il vit le regard meurtrier de Teito, Hakuren libéra aussitôt Aria de son étreinte.
- Alors nous avons tous réussi ! s'enthousiasma Aria. Mais... où est ton coéquipier Kyle ?
- Il a échoué.
- C'est vraiment dommage.
- C'est comme ça. Par contre j'en connais un qui a réussi et qui ne se fait pas prier pour s'en vanter.
Il lui montra d'un signe du menton Kenta qui racontait ses exploits à une poignée de participants. Cela fit rire Aria.
- Il n'a même pas encore passé la deuxième phase et il a déjà la grosse tête, fit remarquer Teito.
- Oublie le, lui dit Mikage. Allons nous asseoir, cette phase m'a épuisé.
Plusieurs tables avaient été disposées dans la salle et alors qu'ils se dirigeaient vers l'une d'elle, sœur Rosalie fit signe à Aria de la rejoindre.
- Aria-chan !
- Allez-y je reviens, dit-elle aux garçons avant de partir rejoindre la sœur.
- Aria attends ! tenta de la retenir Hakuren.
Mais elle ne l'écoutait pas. Il soupira et alla s'asseoir avec les autres. "Elle devrait se reposer. Dire qu'elle à faillit mourir noyée".
- ça ne va pas Hakuren ? lui demanda Liam en voyant son air préoccupé.
- Comment s'est passé votre épreuve ? Questionna Teito.
- Oh... hésitât-il sachant qu'Aria ne voulait sûrement pas que Teito apprenne ce qu'il s'était passé. C'était très difficile et très éprouvant. Je préférerais qu'elle se repose.
- Malheureusement c'est pas son genre, dit Teito. Elle ne sera pas satisfaite tant qu'elle ne s'évanouira pas d'épuisement. C'était notre principal sujet de discorde : son entêtement.
- Tu peux parler, dit ironiquement Mikage. Vous êtes les mêmes. Celui qui souffrait vraiment, c'était moi.
- Je t'admire Mikage, lui dit Hakuren avec un sourire en coin.
Mikage le remercia en baissant humblement la tête, ce qui fit éclater de rire les autres garçons.
- Vous avez l'air de vous amuser, leur dit Aria qui s'était rapprochée. J'ai raté quelque chose ?
- On parlait de l'entêtement de Teito, dit Mikage. Qu'est-ce que tu as là ?
- Oh ! Les sœurs m'ont demandé de les aider, dit-elle en posant le panier qu'elle tenait sur la table. Je dois les distribuer à tous ceux qui ont réussit la première phase.
Elle donna à chacun un chausson aux pommes. Aria échangea un sourire avec Hakuren.
- Il semble que les pommes n'étaient pas toutes destinées aux orphelins, dit Hakuren.
- Sœur Rosalie a dit que c'était pour me remercier de lui avoir "sauvé la vie" et que finalement elle n'a pas pu s'empêcher d'en faire pour tout le monde. Mais je crois plutôt qu'elle veut être sûre qu'on soit en assez bon état pour passer la deuxième phase.
- Dans ce cas je pense comme elle, lui dit son coéquipier. Assis-toi.
- Mais je n'ai pas fini de...
- Aria ! Bon sang... Après tout ce qui s'est passé, c'est sur un lit d'hôpital que tu devrais être.
- Hakuren... ! le réprimanda-t-elle en jetant un regard à Teito.
- De quoi vous parlez ? Qu'est-ce qu'il t'est arrivé Aria ?
- Je vais bien.
- C'est pas ce que je t'ai demandé.
- C'est pourtant tout ce qui compte non ?
Elle s'éclipsa avant qu'il n'ai eu le temps de répondre.
- Hé !
- Laisse-la Teito, lui dit Mikage.
- Mais...
- Si tu continues de pister ses moindres gestes, elle finira par te détester. Elle pourrait ne plus vouloir se confier à toi. Je suis sûr que ce n'est pas ce que tu veux.
Il se renfrogna et mordit violemment dans son chausson aux pommes pour se consoler. Hakuren continuait de suivre Aria des yeux. Elle était en train d'essayer désespérément de convaincre Kenta de manger le sien.
