Auteur : Chika (même pas la bêta-lecture de Pikaero)
Rating : T, pour le vocabulaire fleuri de Ed
Disclaimer : Bla bla bla, voir précédant, chanson toute mignonne des Aristocats
Note : Bashing de Ed ... Nan, je déconne partez pas ! Bon c'est vrai qu'il va un peu morfler, là ...


Quels sont les chats qui habitent les grands quartiers ?
Quels "beaux minets" ont le plus long pedigree ?
Quels "chouchous", dans la soie se prélassent ?
Naturellement, les Aristocats !

Le visage de l'alchimiste FullMetal fut parcouru d'un tic nerveux. Il rentrait d'un voyage pénible à Resembool et sentait encore les coups de la clé à molette sur lui. Il venait de passer la porte, sa veste au bras, et s'attendait à tout sauf à ça. Quoique de la part de Alphonse, on aurait pu le prévoir …
DES CHATS. Des chats partout. Partout. PARTOUT. Sur SA table. Sur SON canapé. Dans SON lit. Des poils tapissant le sol, des litières à chaque coins de la pièce (pas toujours propres), des boules de poils paressant à chaque décimètre carré de la chambre de l'hôtel. DES CHATS PARTOUT.

Quels doux "mimis" ont des profils de Joconde ?
Quels "chats trésors" savent se tenir dans le grand monde ?
Très gourmets, refusant les ersatz ?
Mais naturellement, les Aristocats !

Ed contemplait médusé ce tableau apocalyptique. Son regard balaya son champs de vision, son cauchemar ne cessant pas. Enfin, au milieu des boules de poils, il vit le coupable. Le responsable. Le traître. Son frère, cette armure, donnait innocemment à manger à la petite communauté féline qui avait élu domicile chez lui. Et pas n'importe quelle nourriture : SON repas qu'il avait conservé pour le manger justement se soir, pour se récompenser d'avoir survécu à Winry. SON repas qu'il avait payé avec l'argent honnêtement gagné en supportant cet enfoiré de colonel.

Aristocats ils sont toujours
Même quand ils font un petit tour
Toujours précieux, là où ils vont
Ils sont fiers d'leur éducation...

- Aaaal ? Demanda Edward d'une voix calme et patiente
- Euh … Déjà rentré, grand frère ? Hahaha … Hum. Tu as remarqué ?
- Ne me dis pas que tu comptais me le cacher. Explications ?
- Ils … Ils me faisaient trop pitié tout seuls dans la rue ! Et puis j'en ai pris que quelque uns. Puis encore quelque uns. Puis encore quelque uns. Puis …
- … Puis encore quelque uns ?
- Non, ils se sont « multipliés », chuchota Al

L'aîné se prit de visage entre le mains et émit un vague marmonnement ressemblait à « Pourquoi t'es aussi pudibond d'un coup ? ».

- Mais c'est choquant pour eux, s'indigna Al, il y a des chatons, ici ! C'est mauvais pour leur éducation.


Dédaignant les ruelles
Ils préfèrent les bars aux poubelles
Dont se contentent trop vulgaires
Les chats de gouttière...
Oh Pouah !

- Putain, Al, comme si ils comprenaient ce que tu dis ? Raaah !

Il perdit patience et frappa du pied par terre, écrasant malencontreusement la queue d'un des protégés de son frère. Ce fut la panique générale et les chats se mirent à courir dans tous les sens. Al eut le bon réflexe de fermer la porte.

- Mais non ! Fallait les laisser se barrer ! … EH TOI ! DESCENDS DE MON FRIGO !
- Ed, comme si ils comprenaient ce que tu dis ?
- Là n'est pas la question ! Pourquoi t'as fermé la porte ??
- … La … La fenêtre …
- NON AL ! Pas la fenêtre, la PORTE !
- C'est pas ça !

Il désigna la fenêtre ouverte du bras et Ed regarda en cette direction avant d'afficher une grimace d'horreur, totalement désespéré.

- Putain … Manquait plus que ça …
- Salut tout le monde, fit d'un air enjoué l'imbécile heureux qui se hissait à la fenêtre.
- T'auras pas ma bouffe, cette fois, sale … sale chat profiteur !

Ed traversa la pièce en courant, évitant les matous avec adresse et claqua la fenêtre au nez de Lin Yao, qui n'avait pourtant rien fait à part mettre au point un plan machiavélique consistant en abuser de l'hospitalité des frères Elric. On entendit aussitôt un grand «YAPOOM» et Al regardait son monstre de frère, terrorisé.

- Oh, c'est bon. On est au deuxième étage. Il s'en sortira vivant, au pire.


Quel "mi-a-ou" réprouvent les gros mots ?
Quels "chats chouchous" s'estiment sans défauts ?
Et devant qui les autres chats tirent leur chapeau ?
Mais naturellement les Aristocats !

La vue des chats gambadant partout, affolés inspira à Edward des paroles de circonstance.

- Quelle putain de galère à la con ! Mais merde, Al, dans quel bordel tu nous as foutu ! Saloperie de …

Dans le cadre de l'opération « Maintenons le rating de ce recueil à K+ », Chika se voit dans le devoir de censurer cette scène abjecte. Vous voilà rassurés. Tiens, v'là Al qui nous aide.

- Grand frère, tu ne dois pas avoir un tel langage devant ces petits. Encore une fois, il faut bien les …


Aristocats ils sont toujours
Même quand ils font un petit tour
Toujours précieux là où ils vont
Ils sont fiers d'leur éducation...

- Je t'en foutrais, de l'éducation ! Commence par leur apprendre à faire dans leur litière ! Ou bien fous-les dehors !
- Mais non ! Ils sont si fragiles … Ce serait affreux pour eux de ce retrouver dans la rue !

Tiens, à ce propos …


Dédaignant les ruelles
Ils préfèrent les bars aux poubelles
Dont se contentent trop vulgaires
Les chats de gouttière...
Oh Pouah !

… Ils se turent et entendirent des coups sur le carreau de la fenêtre.

- Allez, quoi … Laissez-moi entrer ! J'ai faim …
- RIEN DU TOUT, hurla Ed, tu restes où t'es, on a assez d'emmerdes comme ça !
- T'es cruel de me traiter comme un animal …
- Écoute, le clandestin, on t'a ramassé comme un chat. On t'a nourri comme un chat. Maintenant, tu crèches dehors, comme un chat !
- Mais les chats d'Alphonse, ils sont à l'intérieur !!
- Et ben toi, t'es mon chat et je te maltraite !

Il tira brusquement les rideaux, hermétique à toutes supplications de « son chat de gouttière » et retourna à ses emmerdes principales.

Quels "mi-a-ous" réprouvent les gros mots ?
Quels "chats chouchous" s'estiment sans défaut ?
Et devant qui les autres chats tirent leur chapeau ?
Mais naturellement, mais naturellement
Voyons, oh mais naturellement, les Aristocats !

Ed, complètement las, se laissa tomber dans un fauteuil, non sans avoir préalablement balancé le chat qui s'y trouvait. Entre les chats qui animaient la chambre, Alphonse qui tentait de les calmer, le responsable de l'hôtel qui allait bientôt monter pour déterminer la cause de se raffut et Lin qui allait démolir sa fenêtre et suppliant, la nuit s'annonçait longue. Très longue.


Je n'ai pas pu résister à la tentation de faire apparaître "encore une fois" Lin ... Pardonnez-moi, j'avais besoin d'illustrer les passages "chat de gouttière".

À bientôt !