JAMES POTTER ET LE BRACELET DE MERLIN

Disclaimer : Tout est à JKR.

Raiting : K

Résumé : C'est Noël à Poudlard, et de nombreuses personnes restent au château, en raison du danger actuel. C'est dans la bonne humeur que James, Sirius, Graham, Meredith, Lily, Mary, Lisa et Angie débutent leur vacances d'hiver.

CHAPITRE 9 : Une escapade à minuit

- Prend tes gants, lui murmura James.

Sirius lui lança un regard amusé. Cela faisait une semaine que les vacances avaient commencé et presque tout les soirs ils sortaient faire une bataille de boule de neige. C'était bien plus amusant la nuit, avec le risque qu'ils courraient et seule la lune pour les éclairer. La plupart du temps, Sirius gagnait, incroyablement doué en sortilège. James avait réussi à prendre le dessus une fois en faisant trébucher son adversaire. En bref, Graham avait raison : les vacances de Noël à Poudlard, c'était le rêve. Une fois dans le parc, les deux garçons retirèrent leur cape. Le temps que Sirius aille la poser, James avait commencé à l'attaquer et alors que des morceaux de glace lui glissaient dans le dos, Sirius attrapa sa baguette et la bataille commença. En dix minutes, il avait enseveli James sous la neige. Hilare, il dégagea son corps du petit tas de neige et proposa une bataille de boule de neige moldue. Lily leur avait expliqué le matin même qu'ils faisaient eux même les boules et elle avait précisé que c'est ce qu'il y avait de plus drôle. Sirius accepta et ils posèrent leur baguette sur le sol. Ils se regardèrent une fraction de seconde et coururent chacun de leur côté ramassant quelques boules de neige au passage. Ils commencèrent à s'en lancer et, effectivement la bataille moldue était plus amusante. Mais moins efficace. Ils se lançaient des munitions depuis bientôt une demi heure lorsque Sirius déclara forfait. Il avait gagné. Décidément, cette manière-là était bien mieux. Il exécuta quelques pas de sa danse de la victoire et rejoint Sirius, s'allongeant dans la neige.

- Je t'avoue que ça m'a aussi fatigué, articula-t-il entre deux bouffées d'air.

Sirius sourit et regarda la lune.

- Elle est presque pleine, fit-il remarquer.

James la regarda à son tour.

- Je crois qu'elle le sera le soir du nouvel an.

- Elle est sympa, Mary. Je la voyais comme une grosse lourde. Peut-être une commère. Mais c'est ni l'un ni l'autre.

James fut secoué d'un rire. Sirius n'attendait pas de réponse. Il pensait à voix haute. Une autre voix interrompis leur tranquillité cependant.

- Je ne manquerait pas de lui dire.

Il se tendit et leva à demi sa tête, pris par surprise.

- Mais tu es partout ! s'exclama-t-il.

Lily rit puis s'installa à côté de lui. Elle lui tendit leur baguette et demanda comment était la bataille de boules de neige façon moldue. Sirius marmonna que ce n'était pas mal.

- Qu'est ce qu'il a ? demanda-t-elle.

James sourit de toutes ses dents.

- Il a perdu.

Sirius s'offusqua en précisant qu'il avait déclaré forfait, ce qui fit rire la rousse. Ils restèrent étendus là encore longtemps. Mais Lily brisa le silence.

- Les garçons, vous savez ce qu'elle a, la mère de Remus ?

- Elle a une maladie de moldus, déclara James.

Sirius regarda James comme s'il n'était qu'un innocent petit botruc.

- James, sa mère n'est pas malade.

- Quoi ? Alors il va voir qui ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.

Personne ne lui répondit. A nouveau, Lily brisa le silence.

- Sirius, je crois qu'on pense pareil.

James était complètement perdu. Que se passait-il ? Pourquoi avaient-il la mine grave ?

- Quelqu'un m'explique ? réclama-t-il.

- Ce n'est pas sa mère qui est malade..., commença Lily

- C'est lui, finit Sirius durement.

- Sirius ! s'exclama Lily. Je ne pense pas que...

Elle soupira, visiblement choquée.

- Ca ne doit pas être une partie de plaisir pour qu'il parte, Lily !

James interrompit durement la conversation en se relevant, réclamant une seconde fois qu'on lui explique ce qu'il se passait, puis se rallongea.

- D'accord. Tu te rappelles la nuit où Peter m'a 'pétrifiée' ? Tu te rappelles que cette nuit là, je suis sortie…

- … pour vérifier ce qu'on faisait.

- En fait, non. J'étais sortie pour cueillir un composant d'une potion qui ne se cueille qu'à la pleine lune.

Il devait échapper beaucoup à James car il fut le seul surpris par cette déclaration. Secouant la tête, il lui demanda de poursuivre.

- Tu te rappelles que Remus était au courant de ce que je faisais ?

- Mais que faisait-il dans le parc ce soir là ?

Des frissons le parcoururent de ses orteils jusqu'à la pointe de ses cheveux. Il commençait à comprendre que leur ami leur avait mentit toute l'année, mais ne savait pas très bien pourquoi. Pourquoi avoir mentit sur le fait que sa mère était malade si ce n'était que pour sortir dans le parc ? Qui était Remus, au final ? Il jeta un coup d'œil à Sirius, la paranoïa commençant à le gagner. Mais non, son ami avait toujours le même air hagard installé sur son visage.

- Et ce n'est pas tout, ajouta Sirius. Je l'ai beaucoup vu parler à Miss Stunnest.

- Donc c'est lui qui est malade… conclut James, cependant conscient qu'il répétait bêtement ce que Sirius avait dit un peu plus tôt.

Il entendit Lily grincer légèrement des dents, mais se reconcentra sur ses pensées. Il tombait malade régulièrement, environ une fois par mois, et sortait dans le parc.

- OH MON DIEU ! s'exclama James, probablement beaucoup trop fort pour les circonstances. Et… et il va où ?

- Je crois que le Saule Cogneur, planté cette année, à quelque chose à voir avec tout ça, dit Lily.


Bientôt, la veille de Noël arriva et la petite célébration dans la tour des Gryffondor était joyeuse. La plupart des grands étaient partis et la moitié des élèves restants étaient des premières et deuxième année. Ils étaient tous réunis dans la salle circulaire et se servaient au buffet. Une fois encore, le petit groupe de première année avait eu de la chance et s'était retrouvé dans le grand canapé confortable devant la cheminée. Ils en profitaient joyeusement, faisant plus de bruit que n'importe quel autre groupe. Aux alentours de minuit, alors qu'ils en étaient presque à la bataille de nourriture, l'ambiance se calma. Angie, assise par terre, s'appuyait contre les jambes de Graham, Sirius était assis sur l'accoudoir du canapé, et taquinait Mary, à sa droite. Quant à James et Lily, ils bavardaient tranquillement, confortablement installés au fond du canapé. Lisa parlait avec Meredith, adossée aux jambes de Mary. Vers une heure du matin, alors qu'il ne restait plus qu'eux, Erik, et Connor (les autres avaient sûrement voulu continuer la petite fête dans leur dortoir, un peu mieux installés). Ils continuaient de parler de choses et d'autres quand le préfet s'approcha d'eux.

- Je suis d'accord avec vous, c'est les vacances, aucune raison d'aller se coucher. Mais… je suis aussi préfet. Alors, vous ne devriez pas trop tarder. D'accord ? ajouta-t-il, inquisiteur.

Ils marmonnèrent tous qu'ils penseraient à y aller et Erik s'en alla, pas totalement satisfait. Ils commencèrent alors à parler de leurs escapades nocturnes.

- Et vous avez vu des Mangemorts ? chuchota Mary tout bas après une demi heure passée à parler de sujets lus joyeux avant d'en arriver là.

Sirius et James hochèrent la tête, graves.

- Et comment ça se fait qu'ils ne vous ont pas vus ? demanda Graham en fronçant les sourcils.

Ils se regardèrent, pas certains de devoir lui dire. Mais James hocha les épaules.

- J'ai hérité d'une cape d'invisibilité.

- Une puissante, se sentit obligé de préciser Sirius.

- Oh, ça explique beaucoup, dit Graham.

- Bref, vous avez vraiment vu des Mangemorts ?

- Ça t'étonne ? demanda Angie

Mary se tourna vers elle, les yeux écarquillés.

- Ça ne t'étonne pas, toi ?

Elle haussa les épaules.

- C'était prévisible. Déjà, il y a des enfants de Mangemorts dans cette école, et Dumbledore les accepte. Il sait pertinemment qu'ils essayeront d'être Mangemorts à leur tour.

- Alors il éduque consciemment des apprentis Mangemorts ? demanda Meredith, choquée.

Angie la regarda en clignant des yeux. Il était clair qu'elle n'avait pas vu les choses de cette façon. Et dit comme ça, l'inaction de Dumbledore paraissait totalement horrifiante. Personne ne dit rien pendant un moment.

- Je crois que je sais pourquoi, intervint Lisa.

Tous la dévisagèrent, avides de connaître la raison qui pourrait justifier ce genre de choses. Lisa se racla la gorge, comme si elle ne désirait pas être au centre de l'attention.

- Ils pourraient renoncer.

Ils attendirent une suite qui ne vint pas. James se demanda si elle était sérieuse et la regarda en fronçant les sourcils.

- C'est ça, la grande explication ? demanda-t-il, dubitatif. Ils pourraient renoncer ?

- Je me doutais bien que tu allais réagir comme ça. Ecoute, James. Pourquoi ne pas leur donner une chance de s'en sortir simplement parce que leurs parents sont mauvais ? Ils méritent autant de foi que n'importe qui d'autre.

Il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était mal, mais il devait admettre qu'elle avait raison. Il avala difficilement sa salive, sentant que toutes ces histoires le dépassaient.

- Mais il n'y a pas un moyen plus efficace de les faire changer d'avis ? questionna Lily. Plutôt que d'attendre bêtement qu'ils se rendent compte qu'ils font une erreur…

- Eh bien, les forcer n'est pas une solution, alors je dirai que non. Les entourer d'amis est la seule chose à faire.

Sirius renifla.

- Moi je ne pourrai jamais l'accepter.


Le lendemain, James ouvrit le cadeau de la part de ses parents et ne fut pas déçu. Il avait reçu une boîte de chocolat, ses préférés, et un livre de sorts pour farces en tout genre. Sirius, à côté de lui, avait reçu un livre sur l'honneur des Sang-Pur. Il soupira, un air dégoûté étalé sur le visage, et posa négligemment la livre sur sa table de chevet.

- Eh, James ! J'ai reçu un cadeau de tes parents.

Il rit. C'était bien ses parents, de faire ça !

- Ils t'ont offert quoi ? demanda-t-il, toujours le sourire aux lèvre.

- Rien de bien spécial. Des chaudrons en chocolat et balais miniature qui fait de la lumière.

- Je suis presque jaloux, dit James en riant. Tiens ! J'en ai un de la part de Remus. Il a fait des recherches sur les Mangemorts et nous envoie un petit résumé sur leurs rites.

- Joyeux, commenta Sirius. Eh ! J'ai une lettre de Peter.

Il la parcourue rapidement du regard.

- Il raconte qu'il s'ennuie comme un rat mort et qu'il espère qu'on ne s'amuse pas trop sans lui.

James sourit. Il s'allongea sur son lit, profitant de la bonne humeur ambiante. Il jeta un coup d'œil à Graham, qui dormait toujours, et fronça les sourcils.

- Tu ne trouves pas ça étrange qu'il dorme toujours à poings fermés ?

Sirius fronça les sourcils et se leva avec agilité de son lit. Il traversa le dortoir circulaire et s'approcha du lit de Graham.

- Graham ? Graham !

Toujours pas de réponse.

- EH OOOOH ! finit-il par hurler.

L'autre se réveilla en sursaut, ce qui fit tomber Sirius de surprise. James éclata de rire devant leurs mines hagarde et douloureuse.

- Alors, bien dormi ? demanda-t-il.

Pour toute réponse, Graham grogna.

- Ah, voilà qui clarifie les choses, approuva Sirius en se relevant.

- J'ai du me coucher il y a deux heure, expliqua-t-il enfin en se frottant les yeux.

- Vous êtes restés éveillés aussi longtemps que ça avec Angie ? demanda James, ébahit.

Graham haussa les épaules.

- C'est ma meilleure amie.


Quelques jours plus tard, ils étaient au même endroit, occupant le même espace et s'amusant toujours autant. C'était le soir du nouvel an et James essayait du mieux qu'il pouvait de s'amuser, mais son regard se tournait souvent vers la fenêtre, à travers laquelle les rayons de la pleine lune éclairait la salle. Sirius surprit un de ces regards.

- Tu y penses beaucoup, toi aussi, pas vrai ?

- C'est tellement injuste, dit-il, en colère.

James regarda ses amis qui s'amusaient autour de lui. Soupirant, il décida qu'il ne pouvait rien faire pour aider le calvaire de son ami pour l'instant, mais il promit qu'il tenterait de l'aider. Par tout les moyens qu'il trouverait. Il se demanda quelques secondes s'il n'y avait pas de potions contre son 'problème de poil'. Oui, voilà, il demanderait au professeur Slughorn s'il y avait une potion efficace pour ce genre de problèmes.

Il commença donc à s'amuser avec les autres pensant avec allégresse à Remus. Et ce soir-là, alors qu'encore une fois des petits groupes s'étaient formés, il se retrouva à parler avec Lily et lui fit part de son plan.

- James, dit-elle doucement, ça n'existe pas.

- Mais… on pourrait demander et…

- Ça n'existe pas.

- Tu te fiches de ce qu'il va devenir.

La rousse plissa des yeux, vexée.

- Je me fiche de ce que Remus va devenir ? Tu veux dire celui de vous quatre le plus civilisé ? Le moins arrogant ? Laisse moi te dire une bonne chose, James Potter. Tu as une chance extraordinaire d'être ami avec lui. Et tu ne vaudras jamais ce qu'il vaut à tout juste onze ans, n'oublie jamais ça.

Elle pointait un doigt menaçant sur lui, James se sentait tout petit et avala difficilement sa salive. Lorsqu'elle l'eut jaugé suffisamment longtemps, elle se leva et se dirigea vers les dortoirs sans dire bonne nuit. Il se rendit bientôt compte que tout le monde le dévisageait. Il essaya donc de prendre un air détendu et déclara :

- Mais elle a quoi, ce soir ?

Il avait un peu honte de réagir comme ça mais il n'avait pas réfléchit avant de le dire, et maintenant, il regrettait.

- Alors, vous parliez de quoi ? demanda-t-il en se raclant la gorge.

Mary poussa un grognement frustré, jeta un dernier regard courroucé à James et se leva rapidement pour rejoindre son amie. Il se sentait toujours aussi mal, se rendant compte que les autres le fixaient encore. Seul Sirius avait l'air amusé par la situation, et regardait son ami avec des yeux moqueur, ce qui ne l'aidait pas.

- Bah quoi ? demanda-t-il enfin pour les faire réagir.

- Tu lui as fait quoi pour qu'elle réagisse comme ça ? questionna Graham.

James pensa très vite à leur conversation. Il ne fallait pas que qui que ce soit d'autre soit au courant pour Remus. Mais d'un autre côté, il n'avait pas à tout dévoiler.

- Je lui ai dit… que… qu'elle se fichait de Remus. Mais je vois pas pourquoi elle s'est énervée comme ça.

Sirius et Graham haussèrent les épaules, visiblement d'accord avec lui. Cependant, les trois filles le fixaient toujours.

- Qu'est ce qu'il y a de si horrible ? demanda-t-il, s'énervant légèrement.

- C'est vrai que tu ne pouvais pas savoir… commença doucement Lisa.

- Depuis un mois ou deux, elle est particulièrement gentille avec lui. On ne sait pas trop ce qu'il se passe.

- Enfin, vu comment elle en parle, on pourrait penser qu'elle est amoureuse de lui, finit Angie.

- Mais… commença James.

- C'est Remus ! continua Sirius.

Meredith éclata franchement de rire et secoua la tête.

- Ce que vous pouvez être bête !

James ne suivit pas la conversation qui suivit, soudain fatigué. Sûrement à cause de toutes leurs escapades nocturnes et le fait d'avoir découvert que Lily était capable de ressentir quelque chose. Il bailla et se leva pour aller se coucher. En montant, il trouva la chambre vide, ce qui était rare. Il se mit lentement en pyjama et se mit au lit, épuisé.


Le lendemain il se leva le premier, comme à son habitude, et s'étira dans son lit. Il soupira, pensant à Remus, qui devait être dans un sale état au moment actuel.

Une semaine plus tard, Remus et Peter rentrèrent de vacances. Alors qu'ils déballaient leurs affaires (ce qui, pour eux, revenait à jeter leurs habits de tous côtés de la pièce), James et Sirius leur racontaient ce qu'ils avaient manqué. Les batailles de boule de neige épiques ; Noël ; le nouvel an. James n'oublia pas de mentionner que Lily était amoureuse de Remus.

- Quoi ? croassa ce dernier en se relevant.

- Elle m'a fait une crise au nouvel an, expliqua-t-il en regardant intensément son ami, guettant une réaction.

Remus éclata de rire. Visiblement, la situation était très drôle, mais personne ne semblait comprendre pourquoi. Après avoir repris son souffle, il articula :

- Oh, non, je suis certain qu'elle n'est pas amoureuse de moi.

- On ne t'a pas raconté toute l'histoire, contra Sirius.

- Attends, qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda James.

A nouveau, Remus lui jeta un petit regard amusé, mais il répondit quand même :

- Je le sais, c'est tout.

Il était clair qu'il n'avait pas vraiment envie d'en dire plus. Peter raconta alors que sa petite cousine lui courait partout à travers la maison et qu'il finissait souvent caché dans un placard miteux, espérant lui échapper, ce qui fit beaucoup rire Sirius. Ensuite il parla de son nouvel an, qui s'était globalement bien passé, si on exceptait que sa grand-mère avait trop bu et qu'elle avait enlevé sa perruque.

- Je prie pour oublier cette vision un jour, ajouta-t-il en grimaçant.

James se tendit. Il s'était mis d'accord avec Sirius pour ne pas demander à Remus comment s'était passé son nouvel an. Malheureusement Peter n'était encore au courant de rien et ce qui devait arriver, arriva.

- Et toi, Remus, ton nouvel an ?

Remus ne laissa rien paraître et haussa les épaules.

- Mais encore ? le pressa Peter.

- Vous devinerez jamais ce qui nous est arrivé il y a deux jours ! coupa James, n'y tenant plus.

Sirius se redressa et le regarda avec de grands yeux.

- On leur en parle maintenant ? questionna-t-il.

Il lui lança un regard équivoque signifiant qu'ils n'avaient pas réellement le choix. Sirius reçu le message et s'empressa de commencer.

- Ok. Donc on était sorti.

- Comme d'habitude, commenta Remus, s'affalant sur son lit.

- Exact, approuva James. Mais vous ne le croirez jamais. On a du nouveau sur les Mangemorts.

- QUOI ? s'exclama Peter en lâchant sa trousse de toilette.

- Oui ! confirma Sirius. On était à côté de la statue de la sorcière borgne et on a entendu des voix dans une pièce voisine. On a eu beaucoup de chance : la porte était ouverte, il ne nous suffisait plus qu'à nous faufiler discrètement à l'intérieur. Là, on a vu deux hommes parler. Et y avait Lucius, donc on a tout fait pour être discret, vu qu'on était certains qu'il y avait un rapport avec les Mangemorts. Il parlait à quelqu'un d'autre, qu'on a pas pu voir.

- Tout ce qu'on sait, c'est que c'est un homme. Bref, il avait l'air en colère, l'homme, « N'oublie pas qu'on est deux à être officiellement des Mangemorts ! ». Et Lucius répondait qu'il était le plus talentueux des deux. Ils se disputaient le mérite qu'ils pouvaient s'attribuer... auprès de Vous-Savez-Qui, évidemment.

- Ils parlaient de l'héritier. J'avais raison. Il est dans Poudlard. Ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'ils ne trouvent le Bracelet !

- Donc, laissez moi résumer, dit Remus. On a Lucius, qui est lui-même un Mangemort et il a un copain qui en est un lui aussi et ils sont tous les deux à courir après une pauvre personne qui possède le Bracelet ?

- C'est ça, confirma James.

- Par le caleçon de Merlin !

Fin du neuvième chapitre.