Titre : Foyer
Auteur : ylg/malurette
Base : Gensōmaden Saiyūki
Personnages/Couple : Genjō Sanzō, Sanzō-ikko, super vagues indices de Sanzō/Gojyō
Genre : gen-ish
Gradation : PG / K-plus
Légalité : cette version de la légende et de ses personnages est la propriété de Minekura Kazuya ; je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.
Thème : "home is no longer a thing with walls of stone and windows of glass" d'après 31 days (o5 march '09)
Prompt : 3/5
Note : bon sang mon anglais était tellement bancal à l'époque et ce truc était tellement nul, j'ai eu un mal fou à le retraduire
Nombre de mots : ~600
oOo
Le mot « maison », pour Kōryū, signifiait le temple où il vivait avec son maître. Un endroit étendu, avec des dépendances, des jardins et de nombreux arbres qui y perdaient leurs feuilles, qu'il lui incombait de ramasser, partout des moines qui murmuraient derrière son dos, et des statues dorées du Bouddha ; ça n'était pas la demeure la plus accueillante qui soit pour un garçon de son âge, mais il n'avait jamais connue que celle-là.
Puis, son maître fut brutalement tué et il dut quitter le temple.
Sans le sourire lumineux de Kōmyō Sanzō et les murmures des moines jaloux ayant redoublés, le nouveau Genjō Sanzō ne pouvait plus considérer l'endroit comme son foyer. Abandonnant Kinzan, il entama une longue quête pour récupérer le sutra volé.
Rencontrer Gokū et le ramener avec lui au temple de Keiun raviva en lui le très vieux concept d'un foyer. Là, il retrouva des murs de pierre solides et capables de protéger ce qui serait important, du froid, des intrus, de toutes sortes de danger ; et aussi percés de fenêtre vitrées qui laissaient entrer la lumière du soleil tout au long de l'année, ainsi qu'une douce brise en été, et la lueur de la lune pendant les longues nuits sans sommeil.
Gokū était un enfant vivace et turbulent, et pourtant, ils vécurent ensemble des années paisibles.
Ce, jusqu'à ce qu'il se retrouve à nouveau sur la route, à accomplir une nouvelle mission pour le Sanbutsushin. Il a une nouvelle piste, très sérieuse cette fois, concernant le sutra de son maître, et en prime une quête visant à sauver le monde : rien que ça !
Depuis déjà plus d'une année, lui et sa petite bande passent des jours et des jours d'affilée sur la route, dormant dans les petites auberges minables de petits villages perdus ou passent leurs nuits à la belle étoile au milieu de nulle part.
Mais peu importe : tant pis si c'est dur par moments, il se sent enfin complet. Avec non seulement Goku mais aussi Hakkai et Gojyō – et Hakuryuu – il est là où il devait être.
Ils sont peut-être perdus en route quelque part entre Tōgenkyō et Tenjiku, peut-être n'accompliront-ils jamais cette quête et ne rentreront jamais « chez eux » même s'ils y arrivent, mais il ne s'en soucie plus du tout.
On dit que le foyer d'un homme se trouve avec son cœur ; Genjō Sanzō vient juste de découvrir qu'il a effectivement un cœur et que son foyer, son vrai foyer, si nouveau que soit le concept, n'est pas ce vieux temple là-bas à l'est : il est parmi sa petite équipée (mais il ne leur dira jamais. Il a encore des apparences à sauver.)
Hakkai parle de temps à autre de la petite maison où il souhaite revenir un jour quand tout ça sera fini (avec Gojyō ? ou eux quatre ?) mais les détails varient d'une fois à l'autre ; lui non plus ne semble pas être bien sûr de comment définir son foyer.
Gokū n'a pas d'attente particulière. Tant qu'il a à manger à satiété, il sera heureux.
Quant à Gojyō… quand ce sale kappa débite ses salades perverses à propos de ramener des donzelles chez lui, Sanzō ne peut pas s'empêcher de se demander… qu'est-ce que Gojyō peut vraiment considérer comme « chez lui » ?
