Bonjour à toutes (et à tous !). Je tiens d'abord à vous présentez mes excuses pour le retard considérable que j'ai pris dans l'écriture de ma fic. Malheureusement, mes cours sont vraiment très prenants et je n'ai que peu de temps à consacrer à l'écriture entre mes stages, mes examens et mes travaux journaliers. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas en panne d'inspiration, simplement en manque de temps. De ce fait, j'écris vraiment vraiment lentement mais par contre, mes idées sont toujours bien là et j'en ai des tas !

Merci à celles (ceux ?) qui me suivent et s'abonnent à ma fic, pour être prévenu(e)s des nouveaux chapitres, ça me fait très plaisir de recevoir une notification de suivi !

J'espère que ce chapitre (très tardif) vous plaira ! Bonne lecture ! (mais d'abord, les reviews !)

Réponse aux reviews :

Tara1990 : Effectivement, elle l'a eu ! Mais … Cela restera-t-il sans conséquences ?

NatsuShizu : Merci, j'espère que tu continueras à « surkiffer » !

Loving Draymione : Tout d'abord, le couple « Draymione » est celui que je déééteste le plus (enfin non, c'est Ronmione ahah) je préfère Sev/Hermione, mais c'est pas grave, je voulais juste te le dire :D ! Ensuite, merci beaucoup pour ta review, j'espère que la suite te plaira tout autant !

Luli : Merci beaucoup, voici la suite !

Sygui : Et non, me voilà ! Je n'ai ni abandonné, ni eu une panne d'inspiration, juste manque de temps ! Mon stage c'est très bien passé, je te remercie ! Bonne lecture.

Chapitre 10 : Les aveux d'Hermione

Minerva émergea de derrière une des nombreuses statues de Poudlard. L'accès à certains cachots était protégé par des statues à mot de passe. Les mots d'Hermione tournaient en boucle dans sa tête. Elle venait du futur ? Mais pourquoi ferait-elle une chose pareille ?

McGonagall se dépêchait pour arriver avant les autres dans la chambre d'Hermione, empruntant quelques raccourcis réservés au corps professoral de Poudlard. Au bout de quelques minutes de course, Minerva se tint devant le portrait de la Grosse Dame qui la regardait d'un œil hagard.

« - De la visite… » ronronna-t-elle en direction de McGonagall.

« - Papillote » énonça clairement McGonagall, mais le tableau ne bougea pas d'un centimètre. Elle commença à s'impatienter : « Ecoutez, je ne suis pas venue ici pour vous faire la causette, maintenant faîtes pivoter ce tableau avant que je ne vous métamorphose en gros cochon rose ! » s'énerva-t-elle.

La Grosse Dame lui jeta un regard noir et pivota sur ses gonds tandis que Minerva s'engouffrait dans le petit couloir menant à la salle commune des Gryffondores. Les élèves étaient en sortie à Pré-au-Lard et Minerva n'avait donc aucune crainte d'être surprise. Elle grimpa quatre à quatre les marches menant au dortoir des jeunes filles et y pénétra doucement.

Elle s'approcha du lit d'Hermione et avisa les objets qui se trouvaient autour d'elle. Un lit parfaitement fait, une malle soigneusement fermée, quelques parchemins et une dizaine de livres sur son bureau d'étudiante, une petite table de chevet où reposait un livre sur les animagi. Ce détail fit sourire Minerva.

La jeune femme se dirigea vers la malle et l'ouvrit doucement. Elle ressenti une certaine gêne de fouiller ainsi dans les affaires de son élève, mais après tout c'était à sa demande. Doucement, elle sorti les objets un à un de la malle, vérifiant à l'intérieur de chaque boîte, de chaque trousse, en vain. Elle replaça tout soigneusement et referma la malle. Sa deuxième investigation se porta sur la table de nuit. Elle ouvrit le petit tiroir et constata qu'il ne contenait que quelques potions pour les menstruations et une plume étrange à laquelle elle ne prêta pas plus attention que ça. Commençant à se demander si Hermione ne l'avait pas menée en bateau, Minerva se dirigea vers le bureau et souleva chaque livre, ouvrit chaque tiroir jusqu'à ce qu'elle se retrouve face à un tiroir bloqué.

Elle fronça les sourcils et sorti sa baguette.

« - Alohomora » chucota-t-elle… Mais rien ne se produisit, ce qui n'étonna pas la directrice des Gryffondores. Après tout, Hermione était beaucoup plus maligne que ça. Après avoir essayé quelques sortilèges de base, Minerva se mit à songer aux incantations personnelles. Elle essaya plusieurs formes d'incantations mais commençait à perdre patience.

« - Ce n'est quand même pas une élève qui va me bloquer comme cela ! » songea-t-elle. Elle voulait tellement ouvrir ce tiroir, elle voulait croire en Hermione et la protéger. Si ce qu'elle disait était vrai, elle pourrait peut-être faire quelque chose pour elle.

« - Hermione… » souffla-t-elle avec une tristesse dans la voix. Tout à coup, elle entendit un petit cliquetis et le tiroir s'ouvrit comme par enchantement (nda : ahahah !).

« - Qu'est-ce que… » mais elle fut interrompue par la vue du retourneur de temps dont Hermione lui avait parlé. Il était magnifique et semblait bien plus perfectionné que tous les retourneurs qu'elle avait pu observer. En le regardant convenablement, elle pouvait nettement voir Hermione, ou du moins son hologramme, flotter dans une sphère ovale, les yeux clos, et les cheveux flottants. Intriguée, elle l'observa quelques minutes sous toutes ses coutures, en prenant bien soin de ne pas tourner les molettes du sablier. Elle referma le tiroir et passa le sablier autour de son coup, puis quitta le dortoir et se dirigea vers les cachots, le cœur un peu moins serré. Au moins, Hermione ne lui avait pas menti sur cela.


Hermione frissonnait de plus en plus et ne cessait d'entendre un hululement lointain d'une chouette qui ne la rassurait pas. Il lui semblait pourtant qu'il faisait jour… Hermione passa sa main droite dans ses cheveux mais cela lui arracha un cri de douleur.

« - Aie ! Mais qu'est-ce que… ? » elle tenta de toucher sa main droite avec la gauche mais elle ne la reconnu pas. A la place, il lui semblait avoir des serres dures et froides. « - Je perds la boule… Ca y est, l'obscurité me rend folle ».

En parlant d'obscurité, Hermione se rendit compte qu'elle y voyait parfaitement bien, pourtant aucune lumière ne perçait dans se cachot, pas même sous la porte. Elle cligna des yeux et en les rouvrant, elle y voyait toujours aussi bien.

Elle laissa sa tête aller contre le mur et les paroles de Minerva lui revinrent en mémoire « Ton animal viendra à toi, tu dois le laisser venir… Tu ressentiras des pulsions, tu seras beaucoup plus en alerte ». Était-ce cela donc ? Son animal se manifestait-il à elle dans ses moments de désarroi ? La première fois ce fût dans la pièce sombre de Minerva, alors qu'elle était intérieurement effrayée, et le voilà qui revenait, dans ce cachot froid, humide et… effrayant !

Qu'est-ce qu'elle allait faire maintenant ? Maintenant que Minerva savait qu'elle venait du futur, maintenant qu'elle allait trouver le retourneur – du moins elle l'espérait. Elle n'avait pas le choix que de lui dire la vérité, mais coincée dans ce cachot, que pouvait-elle faire ?

Des pas se firent entendre et Hermione se redressa, sur le qui-vive. C'est avec soulagement qu'elle vit entrer McGonagall.

Minerva pénétra dans le cachot et retrouva Hermione qui semblait l'attendre.

« - Lumos … Vous m'avez entendu arriver Miss Granger ? » s'étonna-t-elle.

Hermione acquiesça en silence, observant McGonagall à la lueur de sa baguette. Son cœur s'était remis à battre la chamade et elle mourrait d'envie de l'embrasser sur le champ.

« - Etonnant… Dès que j'ai pénétré dans les cachots, j'ai pris ma forme d'animagus… » murmura-t-elle.

Hermione ne releva pas le mot, ce n'était pas le moment de lui parler de la chouette qui naissait en elle.

« - Professeur… » lança Hermione « L'avez-vous trouvé ? »

Minerva s'approcha lentement d'Hermione et lui passa quelque chose autour du coup. Ses doigts effleurèrent la peau de la jeune fille qui ne pu réprimer un frisson.

« - Je l'ai trouvé, Hermione… Maintenant, il faut que tu m'expliques. » Lui répondit-elle en faisant apparaitre une couverture qu'elle déposa sur les épaules d'Hermione.

McGonagall s'assit par terre et intima Hermione d'en faire de même, ce qu'elle fit sans se faire prier. Elle respira très profondément et fixa Minerva dans les yeux.

Minerva lui rendit un regard encourageant.

« - Vous êtes sûres que personne ne peut nous entendre ici ? »

Minerva acquiesça, elle avait insonorisé la pièce.

« - L'époque à laquelle je vis… Le monde dans lequel je vis a sombré dans la plus pure des terreurs. » commença-t-elle alors que le visage de Minerva changea du tout au tout, passant de la surprise au choc. « Ne m'interrompez pas s'il vous plait… Poudlard est aujourd'hui dirigé par le Professeur Dumbledore et vous êtes officiellement Directrice des Gryffondors – Un éclair de fierté passa dans le regard de Minerva – et… James Potter et Lily Evans sont morts. »

Minerva fronça les yeux, se demandant surement qu'elle était l'importance de ce détail dans le récit d'Hermione.

« - Quand James et Lily Potter ont eu Harry le 31 juillet 1980, un puissant mage noir qui semait la terreur à l'époque, tuant les moldus et les sang-de-bourbes, violant des femmes et des adolescentes, brûlant des villages entiers de moldus. Il était le plus puissant de tous les mages noirs… Le 31 octobre 1981, Lord Voldemort – car c'est ainsi qu'il se fait appeler – vint à la rencontre des Potter pour tuer leur enfant. Il avait entendu une prophétie qui disait ceci : « Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois... ». Il exécuta James Potter sans aucune pitié, cependant il pensa à épargner Lily, mais elle protégeait tant son fils qu'il lui lança le sortilège mortel. Voldemort voulu alors tuer Harry mais l'Avada Kedavra se retourna contre lui- l'amour de Lily et son sacrifice avaient protégé Lily » ce qui l'anéanti. Le monde Sorcier se releva alors peu à peu et revit, car le Seigneur des Ténèbres n'était plus. Harry grandit et entra à Poudlard, en même temps que Ron et moi… »

Hermione marqua une petite pause et Minerva l'écoutait très attentivement, les sourcils un peu froncés, signe de concentration.

« - Nous nous sommes liés d'amitié et avons grandi ensemble… Mais en quatrième année, l'improbable se produit : Voldemort renait de ses cendres. Le monde a donc resombré dans le noir, dans le mal, la peur et la souffrance et il veut toujours tuer Harry. Voldemort aidé de ses Mangemorts tuent tous les moldus, sang-de-bourbes et personnes s'opposant à son règne. Voilà pourquoi je suis ici… Je veux faire en sorte que tout cela cesse, je suis donc remontée à la source. »

Hermione se tut et le silence qui s'installa ensuite devint vite pesant. Minerva toussota et prit la parole.

« - Si je comprends bien… Nous vivons dans le chaos. » son visage s'assombrit « mais pourquoi venir ici, maintenant ? »

Hermione la fixa dans les yeux et son visage se durcit.

« - Parce que Lord Voldemort est l'anagramme de… Tom Elvis Jedusor. »

Mineva plaqua une main sur sa bouche, la mine horrifiée.

« - Hermione.. Tes parents … » commença Minerva sans vraiment savoir comment terminer sa phrase, Hermione lui facilita la tâche et acquiesça.

« - Il les a tués. Torturés, puis tués. » répliqua-t-elle d'un ton glacial remplit de haine. « Il doit payer maintenant. Trop de gens sont morts. Trop de sang a coulé et cela doit cesser. »

Minerva la considéra, la mine grave, puis se leva en tendant la main à Hermione.

« - Ce n'est pas d'ici que tu pourras faire quelque chose. »

« - Mais.. Vous me croyez, sans plus ? »

« - Bien sûr. Pourquoi inventerais-tu une chose pareille ? De toute manière, je te fais confiance. »

Hermione avait les larmes aux yeux et elle attrapa la main de Minerva qui l'aida à se relever.

« - Maintenant, nous allons retourner dans mes appartements, et nous trouverons une solution. Attention, personne ne doit te voir. » Expliqua Minerva.

« - Mais ils vont bien se rendre compte que j'ai disparu ! » s'exclama Hermione.

« - Evidemment ! Je feindrais la surprise et supposerais que tu t'es échappée… »

Les deux femmes sortirent des cachots et rejoignirent les appartements du professeur, empruntant des couloirs réservés aux enseignants, couloirs déserts qui seraient bondés dans une heure, au retour de Pré-au-Lard.


Voilà... Je suis désolée pour ce court chapitre. Je promets que le prochain sera plus long !

Bisous ! (Revieuws?)