Disclaimer : N'oubliez pas c'est l'univers de JKR et non le mien, rien ne m'appartient.
Playlist : Shelter - Ray LaMontagne
10- Scar (2)
Point de vue de Scarlett Malfoy.
J'avais attendu dans l'espoir que Lou passe me voir mais apparemment elle devait être trop mal pour faire ça, je savais bien qu'elle avait besoin de solitude pour pouvoir canaliser sa colère. Qu'est-ce que sa mère peut être conne et égoïste ! Sérieux lui annoncer le mariage comme ça, même mes parents étaient mieux alors qu'ils faisaient passer Scorpius en premier. Pourtant je ne savais pas si c'était judicieux de ma part de vouloir lui reparler de ce mariage demain. Il faudrait que je vois ça plus tard.
Ça faisait maintenant 1h que j'étais dans mon bain (avec des bulles bien évidement), Rose n'avait pas montré le bout de son nez. D'ailleurs heureusement pour moi car ça m'avais permis d'être tranquille. Bon une heure c'était déjà bien non ? Il fallait peut être que je sorte quand même, pourtant j'étais si bien, sans stresse, sans problème, et surtout sans personne. Mais les meilleurs choses ont toujours une fin, non ?
Mes mains s'appuyèrent sur les deux rebords de la baignoire afin que je puisse me relever. Ok je savais que c'était pas bien mais je me servais de la magie pour me sécher entièrement le corps, de toute façon on s'en fichait maintenant que je n'avais plus la marque sur moi. J'enfilais mon mini-short et une chemise en flanelle beige, en la boutonnant je remarquais que je n'avais toujours pas quitté le collier que mon frère m'avait offert. D'ailleurs en parlant de lui, il m'avait toujours pas adressé la parole ! Et il m'avait pas expliqué la nature de son œil au beurre noir de la rentrée. D'un côté je lui avais ordonnée de ne plus me parler (mais comme par hasard il m'obéissait!). Je me fis une tresse en épis de blé sur le côté en gardant cependant mes cheveux assez libre.
- Failamalle.
L'eau parterre était entrain de s'évaporer, les serviettes se repliaient, mon linge sale allait dans la corbeille. OK ! J'utilisais beaucoup de sort pour la vie du quotidien ! Et alors ? Je suis une sorcière (plutôt douée d'ailleurs héhé). Sans plus de ménagement je partais de la salle de bain en direction du petit salon. La cheminé était allumée et le feu étincelait, il réchauffa la pièce et l'illumina par la même occasion, j'étais devant celle-ci pour me passer mes pieds devant les flammes. Je me retournais pour aller m'asseoir dans mon fauteuil (oui car on avait décrété qu'il y en avait un à moi et l'autre à Rose), mais là je vis quelque chose qui me fit un choc.
Un chat. Oui oui un chat, je savais pas d'où il venait mais il était assit sur MON fauteuil. Je devais l'avouer il était beau, il ressemblait à un siamois (ok je disais ça simplement car c'était la seule race que je connais) enfin les couleurs je veux dire, sa tête était brun avec des grands yeux bleus et ses pattes aussi étaient brunes, le reste de son corps était beige, c'était évidement pas un siamois car il était déjà plus beau et en plus il avait les poils longs, enfin mi-court, attend c'était un chat, est-ce qu'on pouvait parler de mi-court pour un chat ? Mais Merlin qu'est-ce que foutait un chat de ma chambre! Et sur MON fauteuil ? Je m'approchais de lui pour voir s'il allait me tuer (je n'ai pas peur des chats! Mais au cas où si c'était un animagus qui sait). Et là ! Il pencha la tête jusqu'à se mettre sur le dos, il voulait que je le caresse ? Je l'entendais ronronner tout en gesticulant. J'arrivais enfin à coté de lui, je m'accroupissais pour être à sa hauteur et commençais à le caresser. OK ! Il était mignon voir complètement trognon, il était tout doux. Il ronronna encore plus fort et je ne pus contrôler un large sourire à cette réaction. Je décidais de le prendre dans les bras au diable les poils qu'il pouvait me laisser.
- Pourquoi il y a une bouteille sur la table ?
C'était Rose. A sa question j'avais lâchée le chat, il se rattrapa sur mon fauteuil. Je ne l'avais même pas entendu rentrer dans la chambre et... oui elle m'avait fait sursauter.
- Y a un chat dans notre chambre et toi tu me parles de la bouteille sur la table.
Mon ton était loin d'être chaleureux, elle s'avança près de son bureau pour poser son sac et un parchemin. Elle vint vers moi (vers moi?) puis caressa le chat.
- Le chat est à moi donc forcement je savais qu'il était là, dit elle amusée, d'ailleurs vous avez fait connaissance.
Elle sourit, je ne savais pas si c'était amical ou si elle se foutait de moi car j'ai été câline avec son chat et que ce n'était pas dans mes habitudes. En tout cas son sourire m'apaise (j'ai vraiment pensé ça?)
- Euh ouais vite fait, il m'a sauté dessus, mentis-je.
Pourquoi j'avais menti au juste ? Je voulais dire, je faisais bien ce que je voulais. Elle me déstabilisait un peu là avec son chat à la noix. Elle me regardait avec ses sourcils en l'air.
- C'est ça ouais ! Dit plutôt que tu l'aimes bien donc tu voulais le caresser, me défia-t-elle.
- Fallait bien que je sache si c'était un animagus, répondais-je froidement.
- OK ! Donc pourquoi la bouteille de whisky pur malte ?
Ah oui la bouteille, j'avais oubliée !
- Ça te regarde pas, dis-je en m'asseyant.
Elle fit de même en me regardant, ça faisait une semaine qu'on était dans la même chambre, je savais très bien qu'elle n'allait pas lâcher avant d'aller dormir.
- Alors tu m'expliques ? Recommença en prenant un bouquin.
Je levais les yeux au ciel, elle pouvait être agaçante et vraiment trop curieuse, mais je ne savais pas pourquoi je voulais quand même lui en parler, pourquoi j'étais si bizarre avec elle ?
- C'était pour Lou et moi.
Elle avait déjà posé son livre sur ses genoux, elle était décidément trop curieuse.
- Pourquoi ?
- Et bien car vu que tu étais dans la bibliothèque tu as du remarquer qu'elle était pas dans le top de sa forme, et souvent on a besoin d'une bouteille de whisky et d'une séance...
- Non je veux pas savoir la suite, me coupa-t-elle.
- De papotage Rose ! C'est bon je couche pas avec Lou, l'informais-je avec un air supérieur.
- Oh... Désolée, s'excusa ma colocataire.
Je mis les pieds sur la petite table tout en me calant confortablement dans le siège, elle fit de même et son chat en profita pour monter sur ses genoux juste au-dessus son livre.
- Il s'appel comment ?
- Le chat ?
- Évidement Weasley, tu vois d'autre truc vivant à part nous deux ici.
- C'est Patchouli.
J'explosais de rire sans vraiment le vouloir, elle me fit une tape sur le bras pour que j'arrête. A ce moment là j'avais l'impression d'être réellement amie avec elle, c'était une sensation étrange.
- Pourquoi Patchouli ?
- J'aime bien cette odeur !
- Alors pourquoi pas vanille ?
- Pourquoi je l'aurais appelé vanille ?
- La vanille sent super bon !
- Je vais pas l'appeler vanille car tu portes cette odeur en parfum.
Je ne pus retenir mon air surpris et elle son visage gêné. Elle connaissait mon odeur, je trouvais ça perturbant. Elle faisait attention à moi, ou du moins à ce que je dégageais. Elle était tellement gênée qu'elle regardait son chat en silence pour ne plus croiser mes yeux.
Il était trop tôt pour aller dormir et je ne voulais pas réviser, donc je décidais de briser le silence à nouveau.
- Euh... Donc Patchouli va vivre avec nous... (nous ? Qu'est-ce que je fais là!) Enfin dans la chambre ? (ouf).
- Si ça te dérange pas, murmura-t-elle en continuant de caresser la boule de poils.
- Maintenant qu'il est là je vais pas le virer de la chambre, dis-je sur un ton plus amusé pour qu'elle se détende.
- Merci, c'est gentil...
Ça n'avait pas vraiment fonctionner car il y eu un nouveau silence, et ayant marre de regarder le bois du feu se consumer je décidais de lire un livre, elle resta pendant quelque temps dans ses pensées. Jusqu'au moment où j'arrivais enfin à rentrer dans ma lecture elle se décida de prendre la parole :
- Je peux te poser une question ?
- Tu viens de le faire.
- Scarlett, soupira-t-elle.
- Ok ok ! Vas-y ! l'autorisais-je en balançant mon livre sur la table.
- Elle va mal ?
Je ne comprit pas vraiment la question et elle le vit :
- Parkinson, elle va mal ?
- Ah ! Je pense pas que je sois vraiment autorisé de parler d'elle.
- Oh oui... Désolée.
Elle recommença à fixer Patchouli (ce nom me fait vraiment sourire pour rien) avec sa bouille d'enfant. Bon c'est partie pour une conversation bizarre avec Weasley, pensais-je en soupirant.
- C'est à cause de sa mère.
Rose était surprise que je lui réponde, elle se retourna vers moi pour mieux me voir.
- Elle lui fait du mal ?
- Euh... en quelque sorte, enfin pas physiquement hein ! Ne te fait pas des films Weasley. Mais c'est ''juste'' que sa mère l'oublie vraiment, elle ne fait pas du tout attention à sa fille et elle agit comme une enfant pré-pubère, tu comprends.
- Mais... ça fait longtemps que c'est comme ça ? (elle avait l'air vraiment inquiète pour mon amie)
- Je dirais depuis qu'elle à sept ou huit ans, avouai-je en jouant avec ma tresse.
- Oh.
Je savais qu'elle pensait à quelque chose actuellement, ça devait être un truc désagréable sur Lou, et je ne voulais pas l'entendre. Je savais très bien que ce n'était pas une sainte mais bon c'était mon amie et elle était là pour moi (souvent).
- Ah oui et ne la prend pas en pitié et surtout ne dit pas que je t'ai dit ça car elle va t'exploser en une fraction de seconde.
Elle avala difficilement sa salive.
- Oui je m'en doutais bien.
Nouveau silence. C'était bizarre quand même les silences était toujours gênant comme si quelqu'un attendait un châtiment. Mais tout compte fait il fut de courte durée :
- Tu vas en faire quoi de la bouteille ?
J'avais décidé de la boire ce soir avec ou sans Lou de toute façon. Je me mis debout Rose me suivait du regard pour voir ce que je faisais pour mettre le fauteuil plus proche du feu et surtout en face de Weasley pour pouvoir parler plus facilement. La table nous séparait. Elle me regardait aller chercher deux coupes dans l'une des bibliothèques (oui il avait pas que des livres).
- Et bien on va boire, dis-je en lui tendant le verre.
Elle hésita à se saisir du verre doré.
- Je sais pas si c'est une bonne idée, on a cours demain Scarlett et puis je ne sais même pas si j'aime le whisky, avoua-t-elle paniquée.
- Pour une fois que je peux m'amuser avec toi, tu vas pas faire ta rabat-joie ? (j'avais vraiment formulé le fait que je voulais m'amuser avec elle ? J'étais tellement bizarre).
J'étais toujours face à elle en lui tendant la coupe, quand elle avança enfin son bras pour se saisir du verre. J'avais gagnée !
- Je veux bien, mais je ne veux pas être bourrée, m'informa Rose pendant que Patchouli sauta de ses genoux pour aller en direction de son lit.
- On verra bien, dis-je avec un clin d'oeil.
Je nous servis un fond et laissa la bouteille sans bouchon.
- Le premier c'est cul-sec ok ?
- Euh... Ok, j'ai pas trop le choix j'imagine.
- Tu as tout compris, aller. Un. Deux. Trois.
D'un même geste on avala l'alcool. La sensation de brûlure dans ma gorge et dans ma trachée me fit un énorme bien comme si je savais que j'étais encore en vie, alors que Rose abordait une mine de dégoût et de douleur intense. Je ne pus m'empêcher de sourire.
- Rigole pas, c'est la première fois que j'en prend !
- Sans blague ? J'avais remarqué, dis-je avec sarcasme.
On fit cette même opération pendant 3verres de plus sans grande cérémonie. Je nous servais notre cinquième verre avec une idée en tête.
- Au lieu de boire pour boire ! On va faire un jeu Rosie, tu es partante ?
- Ouais, enfin, si tu arrête de m'appeler Rosie, c'est quoi comme jeu ?
- Vu que tu as jamais bu de whisky avant ce soir je suppose que tu ne connais pas le « j'ai jamais fait » ?
- Si je connais j'ai vu mes cousins y jouer ! C'est le jeu où tu bois des que tu as fait le truc que l'autre dit ?
- Quelle culture Rosie tu m'impressionne ! Rigolais-je.
- Arrête de m'appeler Rosie !
- On verra, bon commence ça t'évitera de boire.
Elle hésita puis se lança enfin :
- J'ai jamais tué personne.
- Non mais tu es pas bien ! J'ai jamais tué quelqu'un, dis-je outrée.
- Quoi ? Je voulais en être sûre, sourit-elle.
- Ouais...donc à moi... J'ai jamais pas perdu ma virginité (c'était faible mais avoir le plaisir de voir sa tête se torde dans tout les sens et choqué par ma phrase était jouissif).
Elle bu d'une traite et se resservi par derrière.
- J'ai jamais couchée avec plus de dix mecs différents, dit-elle d'un air supérieur.
Je bus, elle avait l'air ravis ce qui m'agaçais.
- J'ai jamais été la première de la classe car ma mère me foutait la pression.
Elle but, elle avait l'air énervé.
- Pourquoi tu fais ça ? Demanda-t-elle en se servant.
- Comment ça ?
- Tu cherches les petits trucs qui font mal ?
- Et bien tu as commencé car tu croyais que j'avais tué quelqu'un et après que j'étais une traînée.
- Ok, mais sache que si je demandais ça c'était simplement pour savoir, je n'en sais rien alors que toi tu connais déjà les réponses avant de me les poser.
Elle avait pas tord, mais lui dire qu'elle avait raison était impensable.
- Joue s'il te plaît.
- Ok... J'ai jamais cru que le Quidditch était un métier d'avenir pour moi.
Je la regardais en arquant un sourcil.
- Tu veux vraiment pas que je bois ou ?
- Bah non désolée ! Je croyais que tu voulais rentrée dans une équipe pro vu que tu joues magnifiquement bien.
Elle venait vraiment de qualifier la façon dont je jouais de ''magnifique''.
- Attend ! Tu es jamais venu au match, lui fis-je remarquer.
- Si quatre, et c'était toujours contre Serpentard.
- Oh ! Donc... Tu me regardes ?
- Euh... enfin, tu es... Tu es poursuiveuse donc je te regardais marquer quoi.
Elle était entrain de rougir maintenant, soit c'était l'alcool qui lui faisait de l'effet soit c'était moi. Ça devait forcement être l'alcool.
- Tu joues ? Me demanda-t-elle.
- Euh oui, et bien j'ai jamais fantasmé sur un de mes cousins ou cousines.
- Tu en as même pas !
- Tu bois ou pas ? Rigolai-je.
- Bah bien sûre que non ! C'est ma famille.
- Quoi ! Ça aurait pu, Albus est plutôt craquant, et puis y a Victoire, Dominique ou même Louis.
- Déjà tu trouves craquant Albus simplement car il était à Serpentard, et Victoire, Dom et Louis sont forcement beau ils ont du sang de Vélane dans leurs veines. Mais non je n'ai pas fantasmé sur eux.
- Vélane ? Sérieux, trop de chance (moi aussi j'en veux...), ouais fin bon à toi.
- J'ai jamais été délaissé par mes parents au profit de mon frère.
Je bus à mon tour. Outch ça faisait mal de faire voir cette partie de moi à Weasley.
- C'est si affreux que ça ?
- Quoi ? (j'avais l'impression de ne jamais comprendre ses questions)
- C'est si affreux de passer au second plan ? Demanda-t-elle gentiment.
Ma tête commençait à chauffer, heureusement qu'on était assises. Ma tête tournait mais mes paroles étaient encore cohérente.
- Scarlett ?
- C'est pas agréable au début, puis après tu t'y fais, et puis du coup je fais en partie ce que je veux. Mais le pire c'est quand ils nous comparent tout les deux, du genre l'intelligence, le talent dans le sport, les gens avec qui on sort ou traîne, fin tout y passe.
- Tu es bien plus intelligente que ton frère et tu es même préfet en chef, tu vaux bien plus que ton frère.
- C'est gentil... je suppose.
- Je le pense, à toi !
- J'ai jamais confié à autant de chose à une Gryffondor avant toi.
- C'est dégueulasse là ! Je bois pas je m'en fiche tu sais très bien que mes deux meilleures amies sont à Gry...
- Ok ok, remplace avec Serpentard alors.
- Oh d'accord, dit-elle en faisant une bouille d'enfant timide.
- Tu ne bois pas ? Murmurais-je.
- Non... tu es la seule de Serpentard à qui je me suis confiée comme ça, dit-elle dans un chuchotement.
- Tant mieux pour moi alors, dis-je en lui souriant.
- Pourquoi ?
- Car... c'est agréable de... d'avoir une relation plus ou moins privilégié avec toi, je pense.
Merlin ! L'alcool commençais à faire de l'effet, je bafouillais et je disais ce que je pense, et en plus j'avais l'impression de la draguer, mon dieu ! Parkinson m'avait conseillé d'apprendre à la connaître mais là c'était...
- Moi aussi j'aime bien.
Elle venait de me couper dans mes pensées mais sa réponse était tout à fait satisfaisante à mes yeux.
- Bon à moi! J'ai... J'ai jamais embrassée une fille.
- Tu es sérieuse ? Même pas Potter ou Crivey ?
- Bois au lieu de parler.
J'approchais mon verre à ma bouche quand elle rajouta :
- C'est comment ?
- Tu sais Rose j'arrive pas... (je sentais ma tête tourner violemment) euh... Si tu fais pas des vraies phrases... Je je comprendrais toujours rien à tes questions.
Ses pommettes étaient désormais rouges, et elle se mordilla ses lèvres. Dam ! Elle était sexy en faisant ça.
- Je te... demandais en gros si embrasser une fille était bien ? Enfin différent ? Ou bien même comment tu avais trouvé ou bien...
- Trop trop de question Weasseuley (Morganne je n'arrivais même pas à dire correctement son nom de famille).
Elle avait pas l'air de le remarquer car elle continua :
- Enfin c'est comment du coup ?
- C'est doux, meilleure que ceux des mecs... enfin eux c'est souvent maladroit ou trop brusque, enfin tu vois bien je genre quoi ! Puis c'est aussi plus... enfin sensuelle ou sexy tu vois ?
- Euh pas vraiment, mais donc c'est une bonne expérience ?
- Si tu as peur d'être dégoûté des mecs vaux mieux pas, tu risques de finir comme Parkinson, rigolais-je.
Je savais pas pourquoi mais j'étais tordu de rire, enfin si je savais bien pourquoi : ALCOOL. J'étais bidonné pour rien et j'arrivais même pas à me contrôler. J'imaginais même pas la scène comment je devais être pathétique. Puis une main sur ma cuisse stoppa mon fou-rire, Rose était venu s'asseoir devant moi sur la table basse, il y avait un silence de mort autour de nous, on entendait seulement le feu crépiter un peu.
- Scar tu peux s'il te plaît ? Murmura-t-elle.
Je la regardais dans les yeux en fronçant les sourcils.
- Je... je ne comprends pas ta question encore Rose.
- Tu peux m'embrasser ?
Là mes sourcils étaient au milieu de mon front.
- Que... Quoi ?
- Oui je veux essayer, dit-elle en douceur.
- Beh... Enfaite... Euh... (putain elle me faisait un effet de malade) je...
- Scarrrrr s'il teuplaiiiitt.
- Tu es bourrée Rose, l'informais-je en prenant par les épaules pour éviter qu'elle ne percute ma tête.
- A qui... la faute.
- Ça sert à rien tu t'en souviendras même pas demain, me défendis-je.
- Mais c'est pas graaaaveeee ! Et puis... ça se trouve que non ou que oui ou qu'on en sait rien Scar, dit-elle en souriant.
- Je peux pas t'embrasser Rose, je suis désolée, dis-je en avalant ma salive.
Nos corps étaient très proches, je sentais son souffle chaud alcoolisé. Nos genoux s'emboîtaient à la perfection et elle avait toujours sa main sur ma cuisse. Elle était tellement proche que je sentais son odeur de... patchouli (elle était sérieuse?).
- D'accord... toi tu ne peux pas.
Je n'avais pas eu le temps de comprendre sa réponse qu'une paire de lèvres était déjà sur les miennes. Je ressentais l'extrême chaleur que dégageait celles-ci, un frisson parcouru la totalité de mon corps. Je sentais qu'elle souriait sur mes lèvres, puis elle commença à trouver l'intérieur de ma bouche avec sa langue, elle prenait d'ailleurs soin de lécher ma lèvre supérieure. Elle me laissait plusieurs baisés langoureux puis me mordait la lèvre qui me procure un gémissement. Mes mains avaient prit place comme par magie sur sa taille alors que les siennes étaient derrière ma nuque qui me rapprochait d'elle. Je sentais qu'elle avait du mal à respirer et que son cœur battait dangereusement (le mien aussi par la même occasion) elle laissait échapper des petits gémissements entre les baisés qu'elle m'autorisait à recevoir. Je la sentais se décaler très lentement de moi, tellement lentement que je la voyais rouvrir ses yeux noisettes en amande où je percevais tout le désir qu'elle avait du ressentir pendant notre baiser, tellement lentement que je sentais encore la sensation de ses lèvres sur les miennes, que son nez effleura le mien. Tellement lentement que je sentais ses mains se décollaient difficilement de ma nuque. En se dégageant de moi, le bout de ses doigts me caressaient les joues. Elle retrouva sa place d'origine en face de moi sur la table basse. Rose se mordait la lèvre gênée. C'était évident je venais de devenir accro à elle par sa ''faute''
Je la vis se lever devant moi. Elle essaya de marcher en direction de sa chambre mais en faisant seulement un pas elle faillit se prendre la table basse, je lui saisis le bras afin qu'elle ne percute pas autre chose. Je me levais à mon tour, le sol bougeait péniblement cependant elle prit appuis sur moi pour que je puisse la diriger dans son lit. Je n'avais pas vraiment contrôlé le geste pour la déposer sur son matelas que quand je voulais l'asseoir dans son lit je me retrouvais allongée sur elle. Elle me sourit de toute ses dents et ajouta :
- Wow, tu veux recommencer ?
- Très drôle Rosie, dis-je en la faisant pivoter pour qu'elle soit dans une bonne position dans son lit en faisant attention de décaler Patchouli plus loin.
Je m'assis au bord du lit pendant qu'elle luttait pour rester assit à son tour contre son cousin. Je lui enlevais ses chaussures et les déposais sur le coté afin qu'elle les retrouve avec facilité demain.
- Aller vient je vais t'enlever ton pull Rose.
Elle se releva sans protester vers moi, et commença à lever les bras en l'air.
- Tu es vraiment un bébé des fois, rigolais-je.
Je soulevais son pull délicatement en évitant de toucher son corps mais c'était sans compter sur le fait que j'avais pris son tee-shirt avec. Elle se retrouva donc en face de moi en soutien-gorge (qui était d'ailleurs très beau, beige avec de la dentelle marron sur le contour). Elle avait beau ne pas faire de sport elle était svelte et bien proportionné avec une poitrine assez généreuse, enfaite elle était vraiment magnifique. Elle me sourit pas du tout gêné par la situation.
- Bonne nuit Scar, dit-elle avant de s'avancer.
Elle s'approche puis me laisse un léger baiser sur la joue.
- Je t'aime vraiment bien pour une Serpentard.
Rose se retourne et s'endort immédiatement sous les draps.
- Moi aussi, murmurais-je avant de partir.
Plutôt bonne soirée pour Scar non ? ;)
