C'est avec un grand soleil que je vous livre ce chapitre tout chaud ! Je m'excuse pour la longue attente, mais j'ai eu un problème avec ma béta, mais finalement, j'ai une nouvelle correctrice qui je sais, me restera fidèle. Celle-ci est mon auteur préférée, nommée caropat07 . Encore une grand merci à elle ! :)

Un grand merci aussi à vous toutes pour vos reviews qui m'ont fait très plaisir. Vous êtes de plus en plus nombreuse et j'en suis vraiment contente !

J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos attente !

Bonne lecture.


Chapitre 9

Edward venait-il réellement de me demander si je souhaitais déjeuner avec lui ? Sa demande tourna en boucle dans ma tête, sans jamais s'arrêter. Et quand la phrase cessa de tourner en moi, un sentiment qui ne m'avait pas habité depuis longtemps s'installa dans mon être. La joie. D'accord, aux côtés d'Angela et sa famille j'étais heureuse, mais là, ce n'était pas pareil. Edward est toujours froid, distant et renfermé, lorsqu'il est près de moi. Et l'avoir entendu me poser la question, me demandant si je voulais manger avec lui, me rendait vraiment heureuse. Je le regardai dans les yeux, bien que je risquais de rougir face à l'intensité de ses prunelles, pourtant je m'en moquais. Je voulais seulement savoir s'il était sincère et qu'il ne se foutait pas de moi. Mais aucune once de moquerie n'étaient présente. Seule la sincérité avait sa place et un petit quelque chose dont je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Finalement, je quittai son regard et souris car je ne sentis pas le rouge prendre place sur mes pommettes. Je rangeai ma chaise et le regardai.

-Merci, ce sera avec plaisir, souris-je.

Je regardai ses prunelles pour juger de sa réaction. Après tout, il avait très bien pu me faire cette proposition seulement par pure politesse. Mais non. Dans ses yeux, je pouvais même y voir du bonheur. Etait-il content que j'ai accepté son offre ?

Edward posa ses mains dans le bas de mon dos, mais sans me toucher. C'était seulement un simple geste pour m'inciter à avancer. Nous partîmes donc en direction de l'ascenseur et Edward appuya sur le -2, là où les voitures des agents y logeaient. Le -1 étant pour les voitures de fonctions.

Comme à chaque fois que je montais en voiture avec lui, Edward m'ouvrit la portière et la referma une fois que je fus dans l'habitacle de sa voiture, une jolie Volvo argent.

Point de vue d'Edward

Après être partis de la morgue, Bella et moi retournâmes au premier, là où se trouvait notre bureau ainsi que celui de mon père. Je frappai à la porte et entrai dans son bureau. Carlisle me sourit avant de me dire que je pouvais prendre place sur l'un des deux sièges qui se trouvaient devant son bureau, ce que je fis. Il me regarda alors que j'en faisais de même. Finalement, je soupirai. Comment aborder le sujet ?

-Quelque chose te tracasse, fils ?

Je passai mes mains dans mes cheveux.

-J'aurais aimé inviter quelqu'un au repas de famille, dimanche midi.

Mon père fronça les sourcils.

-Au repas de famille ? Tu as enfin une petite amie ?

Mon père avait l'air heureux que j'ai enfin trouvée quelqu'un. Or, ce n'était pas le cas. J'étais toujours célibataire. Et c'est bien ça, qui m'avait fait hésiter pour aborder le sujet. Je ne voulais pas donner à mon père une fausse joie.

-Euh.. Non. J'aurais aimé inviter Bella.

-Bella ? ! Comme Bella Swan ? !

Un sourire se dessina sur mes lèvres. Moi non plus, je n'arrivais pas à croire ce que je demandais.

-Oui, soufflai-je.

Mon père se mit à réfléchir, sûrement en train de peser le pour et le contre.

-Je croyais qu'entre Bella et toi, ce n'était pas la... Super entente, fit remarquer mon paternel.

-J'aimerais qu'elle et moi, on s'entende mieux. Après tout, nous sommes coéquipiers, non ?

Carlisle hocha la tête.

-Tu te rappelles ce que je t'ai dit ?

-Oui, pas de relation plus qu'amical avec ma coéquipière, soupirai-je.

Mon père se leva et j'en fis de même. Nous approchâmes de la sortie de son bureau.

-Que sera la réponse de Bella, à ton avis ?

-Si je l'invitais à la maison ?

-Oui, approuva mon père.

-Je n'en ai aucune idée, avouai-je. Mais j'espère qu'elle acceptera.

Carlisle ouvrit son bureau et son regard se porta immédiatement sur Bella, qui était assise à son bureau, à attendre. Jacob serait-il en retard ?

-Pourquoi ne part-elle pas ? C'est sa pause déjeuner, fit remarquer l'homme blond à mes côtés.

-Elle attend Jacob Black... Ils déjeunent ensemble, dis-je les dents serrées.

Mon père me regarda en souriant.

-Es-tu jaloux ?

-Jaloux ? Pas du tout.

Mon père se mit à rire et me tapota l'épaule, alors que Bella prenait un appel.

-D'accord, tu pourras l'inviter, fiston.

Je lui souris et le remerciai, avant de me diriger vers mon bureau.

-Très bien, soupira la belle brune. Ce soir 19 heures. Mais si tu me poses un lapin, je te jure que tu diras à dieu à une quelconque amitié entre nous deux.

Bella raccrocha, énervée.

-Il a annulé ?

C'était sorti tout seul, mais je ne pouvais pas le regretter. La jeune femme devant moidevenait encore plus rouge qu'il y a quelques minutes. L'avais-je encore plus énervé ? J'étais amusé par le fait que Jacob ne soit pas là pour ce midi. Lui qui voulait toujours que tout soit parfait, il venait sûrement de perdre l'estime de Bella. Cette dernière releva la tête et planta son regard dans le mien. Ses yeux chocolat était une pure merveille. Ils étaient fondants, brillants, tellement expressifs. Je voyais parfaitement qu'elle étaiténervée, mais je voyais autre chose dans ses yeux, cependant c'était impossible de déchiffrer quel était le deuxième sentiment qui l'habitait. Une certaine connexion se fit entre nous. La ressentait-elle ? Je n'arrivais pas à quitter le chocolat que sont ses yeux et cela avait l'air d'être de même pour elle. En cet instant, j'étais certain d'une chose. Je l'aimais. Plus que quiconque ne pourrait l'imaginer. L'amour que j'éprouvais à son égard était tellement plus fort que ce que j'avais pu ressentir à l'égard de Victoria ! Cette dernière ne valait strictement rien comparée à Isabella Swan, ce petit bout de femme au caractère bien trempé, mais qui était tout aussi fragile, même si elle faisait tout pour ne pas le montrer. Après tout, c'était une femme.

Bella tourna la tête, les joues rouges, et je souris. Cette couleur lui allait à ravir.

-Dégage Cullen, fit-elle sèchement.

Je souris. Ne m'entendant pas répondre, ni partir, elle releva la tête, de la détermination sur son petit visage d'ange, mais qui disparut aussi vite qu'elle avait levé la tête. En souriant, pour bien l'énerver, je me mis à réfléchir. Devrais-je l'inviter à déjeuner ? Après tout, nous travaillons ensemble et cela pourrait nous éviter à tous deux, de manger chacun de son côté. Je lui fis un grand sourire, avant d'enfin prendre la parole :

-Que dirais-tu d'aller déjeuner ensemble toi et moi ?

Bella fut surprise par ma demande, d'après son visage. Elle resta un instant sans bouger, avant que son visage ne devienne joyeux. Etait-elle contente que je lui ai fait une telle proposition ? Elle planta une nouvelle fois son regard dans le mien, sûrement pour déceler si je voulais vraiment qu'elle déjeune avec moi ou si c'était juste pour me moquer d'elle. Elle était tellement belle, quand elle me regardait comme ça, en réfléchissant. Elle détourna encore la tête la première et je la vis sourire. Pour quelle raison ? Avait-elle aiméce qu'elle avait vue dans mes yeux ?

-Merci, ce sera avec plaisir, sourit-elle.

Elle me regarda une nouvelle fois. Mais je n'y portai guère d'importance. J'étais tellement content qu'elle n'est pas repoussé ma proposition. En plaçant une main dans le bas de son dos, mais sans la toucher, pour la faire avancer, je souris. Savait-elle qu'en une simple phrase, elle m'avait rendu heureux ?

Point de vue de Bella

Edward vint ouvrir ma portière et je sortis de la voiture. Dans la voiture, nous n'avionséchangé que quelques paroles que lorsque le silence devenait gênant. Il conduisait bien, malgré le fait qu'il roulait plus vite que quand nous étions en voiture de service.

Je regardai le restaurant dans lequel Edward m'avait emmenée et je souris, heureuse. C'était un petit fast food, rien de luxueux, tout ce qu'il y a de plus banal et cela me convenait parfaitement. Dans le restaurant dans lequel Jacob voulait m'emmener, je savaisd'ores et déjà que je serais mal à l'aise. J'adorais vraiment la simplicité.

-Euh.. Ce n'est pas luxueux comme à l'endroit ou Black voulait t'emmener mais...

-C'est parfait, le coupai-je, voyant qu'il était mal à l'aise.

-C'est vrai ? Dit-il en me regardant.

Je lui souris.

-Je préfère un petit restaurant comme celui-là, que le genre de restaurant hyper coûteux.

Il me fit son sourire en coin, avant que nous ne rentrâmes dans le café qu'était le restaurant. Nous allâmes directement au comptoir pour passer commande. Une jeune femme, les cheveux courts, lisses et noirs, arriva vers nous, un grand sourire sur son visagemât. Elle était très belle. De ce que je pouvais voir de ses vêtements, elle avait une écharpe violette pâle, avec un top à bretelle de couleur peau.

-Salut, Edward ! S'exclama-t-elle. Qu'est-ce que je te sers ?

Mon coéquipier se racla la gorge.

-Bonjour, Léah. Je suis venu accompagné, aujourd'hui.

Elle tourna la tête dans ma direction.

-Excusez-moi ! Je m'appelle Léah Black, gérante de ce restaurant.

Je souris.

-Isabella Swan, mais vous pouvez m'appeller Bella.

Un grand sourire apparut sur son visage.

-Tu es la petit-amie d'Edward ?

Je rougis et baissai la tête.

-Non.. Je.. Je suis sa coéquipière, bredouillai-je.

-Léah, grogna Edward.

-Désolée, c'est qu'Edward m'a tellement parlé de toi, que j'ai crue que vous étiez enfin ensemble.

Je devins encore plus rouge, si c'était possible. J'avais les joues en feu et Edward me proposa d'aller m'installer, qu'il arriverait avec de quoi manger et je le remerçiaiintérieurement de m'avoir fait partir de cette horrible discution.

Etait-ce vrai, ce que cette Léah avait dit ? Edward lui parlait-il de moi ? Et... Avait-elle bien dit, que c'était une Black ? Comme.. Jacob Black ? Etait-ce sa soeur, sa femme ou une cousine ?

En attendant Edward, je parcourus l'environnement du regard. Tout était assez vieux. Le solétait en parquet et les murs étaient marron, des tables rondes ou rectangulaires, comme celle que j'avais chosis. Des chaises en bois pour les tables rondes et des sièges rouges pour les tables rectangulaires.

Edward arriva quelques minutes plus tard, un plateau dans les mains. Il déposa l'objet garnide plusieurs mets au centre de la table et s'installa à mes côtés.

-Je... Je voulais m'excuser pour tout à l'heure, avec Léah, dit-il en passant ses mains dans ses cheveux.

-T'en fait pas, c'est déjà oublié, souriais-je.

Je regardai ce qu'Edward avait apporté. Il y avait quatre boîtes d'hamburgers, deux boîtes de frites et deux sodas. Je m'en saisis d'un et le bus. C'était du coca et je souris. Cela faisait longtemps que je n'en n'avais pas bu.

-Je ne savais pas si tu voulais un ou deux hamburgers, dit Edward. Mais si tu n'en mangesqu'un, c'est pas grave.

Je hochai la tête et nous commençâmes tous deux à manger.

-Tu es née où ? Me demanda Edward.

Je bus une gorgé de ma boisson pour faire avaler l'aliment que je machais et lui répondis :

-Ma ville natale est Forks, dans la péninsule d'Olympic, à Washington et toi ?

-Chicago, mais je n'y ai vécu que pendant 5 ans, puis mes parents, mon frère et moi, sommes partis pour New York.

Je hochai la tête et pris une frite.

-Ton style de musique préféré ? Demandai-je.

-J'aime bien la musique classique, confessa-t-il.

-Comme du genre.. Debussy ?

Il hocha la tête à la positive.

-A mon tour.. Ta couleur préférée ?

-Ca varie selon les jours.

-Quelle est ta couleur préférée aujourd'hui ? Insista-t-il.

-Le bleu clair, je pense.

Edward regarda comment je m'étais vétue aujourd'hui. Je portais un jeans blanc avec un pull en col v de couleur bleu clair.

-Le bleu clair ? Répéta-t-il en fronçant les sourcils.

-C'est la couleur préférée de mon frère.

Mon coeur ce contracta en pensant à mon frère. Etait-ce toujours sa couleur favorite, ou cela avait-il changé ? Je n'en savais rien et ne le saurais probablement jamais.

-Tu as un frère ? Me demanda Edward avec surprise.

-Oui, plus vieux que moi, de trois ans.

-Et tu as ?

-23.

-Il travail dans.. ?

-Je ne sais pas dans quoi Emmett travail. Je ne sais même pas où il se trouve, s'il va bien,s'il a une famille. Je ne sais rien de lui, Edward.

Une larme roula sur ma joue. J'avais un frère, mais je ne connaissais rien de lui. A vrai dire, j'étais seule, sans famille. Tout m'avait été retiré si vite. Pourquoi avait-il commencé à sedroger ? Je n'en n'avais pas la moindre idée et encore une fois, il n'y aurait pas de vrai réponse.

Edward frotta mon dos de sa main et ce geste me réconforta, m'apaisa.

Je ne sais pas combien de temps Edward me réconforta tandis que je pleurais, mais quand les larmes arrêtèrent de couler, le restaurant était presque vide, alors qu'il était plein lorsque nous étions entrés.

Edward débarassa le plateau et nous sortîmes. L'air frais de New York me fit un bien fou et c'est dans le silence que nous partîmes en direction de la voiture.

Edward conduisait depuis une dizaine de minutes lorsque je brisai le silence.

-Merci, soufflai-je.

Il tourna la tête vers moi, avant de reporter son regard sur la route.

-Pour ?

-Pour ce repas, pour m'avoir réconforté... Merci, Edward. Sincèrement.

Je vis Edward sourire et je souris aussi.

Pendant le trajet, Edward et moi parlâmes encore et encore, tout en se posant des questions à tour de rôle et parfois, on rigolait beaucoup. Son rire était magnifique et si j'avais pu l'enregistrer, je ne me saurais jamais lassée de l'écouter. Lorsque qu'il riait, il fronçait le nez et ce petit geste, aussi innocent était-il, était tout à fait mignon.

Edward voulut en savoir un peu plus sur ma famille, mais je lui avais répondue que je n'étais pas encore prête à en parler et que si je voulais me confier, il serait le premier venu. Heureusement, il n'insista pas, se doutant sûrement que le sujet sur ma famille n'était pas très paisible et joyeux, il aurait d'ailleurs eu totalement raison. Néanmoins, cela ne m'empêcha pas de lui dire que j'adorais tout ce qui était musique classique, mais que j'aimais particulièrement le piano, ce à quoi je fus extrêment heureuse lorsqu'il m'apprit qu'il savait en jouer depuis l'âge de 12 ans et qu'il serait très heureux de jouer pour moi. Il me raconta aussi sa vie avec son frère et ses parents. Je connaissais déjà Carlisle, mais derrière son visage de patron sévère, c'était un homme charmant et très gentil. Edward me l'avait parfaitement expliqué et je ne pouvais que confirmer, car Carlisle était vraiment gentil avec moi. Sa mère s'appellait Esmée, c'était une femme très charmante et très maternelle. Elle travaillait en tant que décoratrice d'intérieur. Autrefois, elle avait ouvert une petite boutique à Seattle, mais ce ne fut que quelques mois, avant qu'elle ne ferme et qu'elle en ouvre une nouvelle à New York. Edward m'avait expliqué que sa mère ne pouvait pas rester loin de son mari et de ses deux fils et elle avait voulu retourner vivre à New York, ce que je comprenais parfaitement. Edward avait 26 ans, alors que Jasper en avait 28. Tous deux avaient fait de grandes bêtises étant enfants et je m'étais bien amusée à rigoler aux anecdotes qu'ils me racontaient. Comme par exemple, Edward m'avait narréque quand Jasper avait 10 ans, il était amoureux d'une fille du même âge que lui, qui habitait la maison juste à côté. Edward avait 8 ans et avait pris tous les vêtements qui appartenaient à Jasper et les avait mis dans le jardin, de façon à ce que son frère vienne les chercher dehors, dans le froid de décembre. Jasper avait été mécontent et lorsque qu'il était sortis dehors, seulement vêtu d'une serviette autour de la taille, il avait croisé la jeune voisine qu'il aimait en secret et tellement subjugé par sa beauté ( Ce sont les mots d'Edward ) , son frère en avait fait tomber sa serviette et la jeune fille avait bien ris. Je m'étais bien marrée et j'appris que cette jeune fille n'était autre qu'Alice Brandon, sa femme aujourd'hui. C'était tellement mignon.

Nous arrivâmes finalement devant le restaurant, qui était en face de la brigade. Le café avait été le lieu de rendez-vous avec Alice, Jasper et Rosalie. Edward vint une nouvelle fois ouvrir ma portière et je sortis. Alors qu'il fermait ma portière dernière-moi, je luidemandai :

-Et toi, quelle est ta couleur préférée ?

Il planta son regard dans mes yeux et il sourit.

-Le marron, comme tes yeux, souffla-t-il au creux de mon oreille.

Un frisson me parcourut, il sourit, heureux de son effet sur moi, avant que nous ne partions en direction de l'entrée du café.


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