Voici le chap 10, avec un peu d'avance, mais il est un peu plus court que les autres dc ca compense.. Par contre, au risque de vous décevoir un peu, Victoria ne sera pas là avt plusieurs chapitres... Mais je suis sûre que ce chap là vous plaira tt autant! c'est l'une de mes préférés persos, j'ai adoré écrire toute la scène final. Mais j'espère avoir plus de retour que pr les deux chapitres précédents!! Merci aux courageux qui l'ont Merci aussi à tous ceux qui ont mis cette histoire en alerte et fav. wali walou! Bonne lecture, enjoy! xxx

Chapitre 10

J'essayais de garder une expression neutre sur mon visage alors que les mots d'Alice me frappaient d'effroi, tant ils nous prenaient de court. Nous ne l'avions pas prévu si tôt. Elle ne semblait pas l'avoir remarqué et continuait de parler, mais sa voix me semblait si lointaine que je dû fermer les yeux pour me concentrer. Je devais réfléchir, appeler Carlisle, je...

«…d'ici quelques heures tout au plus… », continua Alice, et je m'arrêtai net dans mes pensées.

« Quoi ? », m'horrifiai-je, peinant à garder sur moi le contrôle que j'imposais à Alice et à Bella en cet instant. « Mais comment a-t-elle fait ? Et pourquoi tu ne l'as pas vu plus tôt ? »

« J'en sais rien Jasper ! Tout ce que je sais, c'est qu'elle est à Forks, et qu'on n'aura jamais le temps de revenir avant que… »

« Qu'as-tu vu exactement Alice ? », la coupai-je brusquement, ma voix tremblante aux mots qu'elle allait prononcer.

« Je ne l'ai pas vu morte », me rassura t-elle, et je soupirai. « Mais elle est à Forks. Elle sait que vous êtes à Jacksonville, ça ne lui prendra que quelques heures pour arriver à vous… Elle est furieuse Jasper. J'ai vu des images de Volturi, je crois qu'elle y a été, pour réclamer vengeance mais ce qu'elle a découvert l'a rendue encore plus désireuse de faire souffrir Bella… Fais attention à vous… », ajouta t-elle, d'un ton suppliant.

Elle était inquiète et avait peur pour nous, malgré les circonstances. Je me sentais coupable, je voulais la prendre dans mes bras, lui dire que tout irait bien, mais était-ce vraiment le cas ?

« Je le ferai, ne t'inquiète pas.… »

« Oh Jasper, si seulement… », continua Alice, mais je l''interrompis aussitôt, manquant de temps. Je réfléchissais rapidement, essayant de mettre en place une stratégie de défense, puisque de toute évidence, je ne pouvais l'attaquer seule.

« Ecoute Alice, je sais que tu es désolée, et tu dois sans doute t'inquiéter, mais j'ai besoin que tu fasses exactement ce que je vais te dire… »

Je l'entendis acquiescer, prête à suivre mes directives.

« Tu es bien chez les Dénali ? », lui demandai-je, ce qu'elle confirma aussitôt. « Très bien, alors je veux que tu demandes à Tanya tout ce que Laurent a pu lui dire à propos de Victoria. Elle ne serait sans doute pas très enclin à t'aider, mais je me contre fous de ses états d'âmes ! Tout ce que je veux c'est en savoir plus sur Victoria. Ensuite, je veux que tu rejoignes Carlisle et Esmée, que tu leur expliques ce que tu as vu, et que vous nous rejoignez le plus vite possible… »

« Qu'est ce que tu vas faire d'ici là ? », me demanda t-elle après avoir confirmé mes instructions, et sa question me prit de court. Légitime, et prévisible, mais je n'y avais pas encore réfléchis. Je posai pour la première fois depuis la révélation d'Alice mon regard sur Bella, et réalisai seulement la panique qui l'animait.

« J'en sais trop rien encore… », répondis-je sincèrement, le visage grave tourné vers Bella. « Mais je ne compte pas rester ici à attendre ! Ecoute, je… Fais ce que je t'ai demandé, s'il te plait, et je t'appelle dès que j'en sais plus d'accord ? », lui demandai-je à nouveau. Je ne voulais pas perdre de temps, et nous allions sûrement devoir partir, le plus tôt était le mieux.

« Je n'aime pas ça Jasper… », me confia Alice, et même à plusieurs centaines de miles loin d'elle, je pouvais sentir son inquiétude et ses craintes nous concernant. « Je n'aime pas te savoir tout seul… », ajouta t-elle, mais je souris. Je n'étais pas seul.

Elle allait raccrocher quand j'ajoutai « Merci… merci pour tout ce que tu as fait… ». Elle ne répondit rien mais je devinai un sourire triste au bout du fil, puis elle raccrocha. Rien de tout cela n'avait fait parti de nos plans.

« Verdict ? », demanda Bella, sa voix exprimant sa peur et ses inquiétudes quand je me tournai vers elle. Je la rejoignis et la pris aussitôt dans mes bras, callant sa tête contre mon torse et mon bras autours de sa taille.

« D'après Alice elle serait à Forks… Tout va bien Bella, la rassurai-je quand elle s'écarta brusquement. Ton père n'a rien, c'est après toi qu'elle en a. C'est une question d'heures d'après Alice… »

« Mais Carlisle et Esmée… »

« …ne seront pas avant trois jours, deux dans le meilleur des cas. On va devoir se débrouiller seuls… ».

Je voulais la rassurer, la protéger et lui dire qu'elle ne risquait rien, mais je l'ignorai. J'étais seul, et à part fuir, je ne voyais pas d'autre solution. Je baissai les yeux vers Bella et passai ma main sur sa joue. Elle ferma les yeux au contact, puis soupira. Je sentis un mélange d'appréhension, de peur et de soulagement émaner de Bella ; une seule chose produisait en elle un mélange aussi inhabituel.

« Hors de question ! », m'exclamai-je aussitôt.

« Mais c'est la seule solution ! Si tu me transformes maintenant, alors tu n'auras pas besoin de me protéger… »

« … parce que tu seras déjà morte ! » la coupai-je en m'éloignant le plus possible.

« Elle ne pourra pas me tuer si tu m'as déjà transformée ! C'est notre seule solution ! Je refuse de m'enfuir encore ! »

« Je te protégerai ! »

« Comme tu m'as protégée à l'hôtel l'année dernière ? Comme Edward m'a protégée dans la salle de danse ? », me défia t-elle. Elle ne voulait pas me blesser, mais me rappeler nos échecs ne faisait que souligner à quel point elle était fragile et avait besoin de protection. « On ne peut pas s'en sortir seuls, tu le sais aussi bien que moi ! Transforme-moi… », demanda t-elle à nouveau en me rejoignant, prenant à son tour mon visage entre ses mains. « S'il te plait… J'ai confiance en toi… »

« Je pourrais te tuer… », objectai-je.

« Mais tu ne le feras pas… »

« Je pourrais ne pas m'arrêter et boire jusqu'à la dernière goutte de ton sang… »

« Mais tu ne le feras pas… »,répliqua t-elle à nouveau. Je sentais mes défenses faiblir, je céderai avant elle, comme toujours. Mais l'image d'une Bella ensanglantée vidée de son sang envahie mon esprit et je me reculai brusquement.

« Non ! »

« Alors tu ne me laisses pas le choix… », déclara t-elle tristement.

Trois petits coups à la porte me donnèrent un peu de répit, et le temps de réfléchir à une solution moins radicale.

« Je tombe mal ? », hésita la voix d'Emily, remarquant sans doute la tension entre Bella et moi.

« Non, justement, tu tombes parfaitement bien… »

S'aurait pu être ma réplique, mais c'était Bella qui avait prononcé ses mots, et je m'en étonnai.

« J'essayais justement de convaincre Jasper de procéder à ma transformation, pour éviter que Victoria ne me vide elle-même de tout mon sang, d'ici quelques heures, si l'on se fie aux visions d'Alice ! », expliqua t-elle en appuyant certains mots à mon attention.

« Quoi ? », s'horrifia Emily.

« Longue histoire… », grommelai-je alors. Je n'avais pas envie de reprendre cette discussion qui pour moi était close. Il était hors de question que je prenne le risque de tuer Bella sans personne pour me stopper.

« Mais Jasper refuse de me transformer… », poursuivit Bella. « Ce qui ne me laisse pas le choix. Je déteste faire ça, et je le regretterai sûrement, mais tu ne me laisses pas le choix », répéta t-elle, tournée vers moi.

Ses émotions étaient confuses, mêlées de craintes, d'appréhension, de souffrance. J'ignorai ce qu'elle ressentait exactement, et surtout, où elle voulait en venir. Qu'il était frustrant de ne pouvoir lire en elle comme en ma famille. Elle s'avança vers moi et je remarquai seulement les larmes qui coulaient silencieusement sur ses joues. Elle posa sa main sur ma joue et plongea son regard brillant dans le mien. Je détestai cela, et j'eus soudainement un mauvais, très mauvais pressentiment.

« Tu es vraiment sûr que tu ne veuilles pas le faire ? », me demanda t-elle doucement, comme une dernière chance de prendre la bonne décision avant le point de non retour.

J'ignorai seulement quel était le point de non retour, à et quel point il nous affecterait. Je me surpris à hésiter. Peut-être n'avait-elle pas tout à fait tort ? Une fois transformée, Victoria n'aurait plus l'occasion de la faire souffrir et de la torturer. Mais je ne pouvais me résoudre à mettre fin à sa vie, sans filets, sans assurance que je ne la tuerais pas pour de bon.

« Pas vraiment… », répondit-il en toute honnêteté. « Mais je préfère attendre Carlisle… Je saurais m'occuper de Victoria, j'ai été entraîné et formé dans ce but, et j'ai entrainé et formé dans ce but… Mais e préfère attendre… »

Elle hocha la tête, comprenant mon raisonnement, bien que ne le partageant pas. Elle ferma les yeux, sa décision visiblement prise, bien qu'elle-même semblait douter. Une nouvelle larme coula sur sa joue alors qu'une vague de tristesse et d'appréhension l'envahit. Je fronçai les sourcils ; je n'arrivais pas à la cerner, ni à lire en elle, et je trouvais ça aussi insupportable qu'inquiétant. Elle m'embrassa, un baiser amer, et un frisson me parcourut l'échine.

« Moi pas… », répondit-elle avec une détermination inédite dans le regard. « Tu m'as bien dit qu'Emily n'avait pas l'odeur d'une humaine ? ». J'hochai la tête, mon esprit en ébullition, cherchant ce qu'elle pouvait avoir en tête. Puis elle se tourna vers Emily. « Et tu m'as bien dit que tu possédais leur rapidité et leur force ? »

« Je suis plus rapide et plus forte qu'une humaine, mais je suis loin d'avoir des capacités égales… », répondit-elle, et à la confusion qu'elle ressentait, je devinai qu'elle était aussi perdue que moi.

« Je m'en contenterai… », répondit Bella d'un air mystérieux.

« Mais enfin, tu vas nous dire à quoi tu penses ?? », m'exclamai-je alors, incapable de contenir mon angoisse et mon exaspération plus longtemps.

« Je te l'ai dit, tu ne me laisses pas le choix… », se contenta t-elle de répondre, puis elle me tourna le dos et avança vers la cuisine. « C'est ma décision, et je t'interdis de te blâmer pour ce qui va se passer… », ajouta t-elle, sa voix nouée.

C'est seulement quand elle se tourna vers nous, la lame aiguisée d'un couteau de cuisine pressée sur son avant-bras que je compris, et me figeai d'horreur. Une fraction de seconde m'aurait suffit. Une seule, toute petite, insignifiante même, et je l'en écartais. Mais mes jambes refusaient de bouger. J'étais figé, comme paralysé, incapable du moindre mouvement, mon cerveau refusant de faire la connexion entre la vision d'horreur qu'il avait sous les yeux, et la nécessité de l'empêcher. Je possédais une rapidité et une force bien au-delà de celles d'une simple humaine ; une fraction de seconde m'aurait suffit ; une seule seconde, un seul geste, et je lui arrachais ce couteau. Mais j'en étais incapable. Mes yeux étaient fixés sur la lame qu'elle faisait glisser sur sa peau diaphane, laissant apparaître un filet de sang.

« Je suis désolée… », l'entendis-je vaguement murmurer.

Je bloquai aussitôt ma respiration et luttai pour reprendre le contrôle de mes jambes. C'était Bella, celle que j'aimais, celle pour qui je sacrifierais ma vie, celle sans qui je ne pourrais désormais vivre, et elle se mutilait. Comment pouvais-je rester là à la regarder faire ? Et quelle idée stupide avait pu lui traverser l'esprit pour en arriver là? A faire couler son sang, sous les yeux d'un vampire ? La scène semblait durer de longues minutes, comme un film visionné image par image, alors qu'une poignée de secondes à peine s'étaient écoulées. J'ignorai la grimace de douleur qui déformait son visage si parfait, et me focalisai sur la lame qui courrait le long de son bras, puis changeant de main, elle renouvela son geste sur son autre bras. A nouveau, la douleur se lit sur son visage, plus intense à mesure qu'elle enfonçait la lame plus profondément et que le sang coulait sur ses avant-bras.

« Bella… », la suppliai-je d'une voix tremblante, alors que l'horreur me saisissait à nouveau. Il m'était de plus en plus difficile de résister à l'appel de son sang, et la peur qu'elle ressentait ne la rendait que plus attirante aux yeux du monstre en moi.

Le rythme de son cœur s'accélérait, sa respiration devenait haletante, et ses mains s'étaient mises à trembler. Je levai les yeux pour la première fois vers elle, et se fut comme un électrochoc. Jamais je n'avais lu autant de peur et d'appréhension dans ses yeux. Elle posa ensuite la lame au dessus de sa poitrine et pressa à nouveau, détournant le visage pour dissimuler la douleur qu'il exprimait. Comment pouvait-elle m'épargner la douleur de la voir souffrir, alors qu'elle m'infligeait une torture bien plus difficile en se mutilant ainsi sous mes yeux ? Mais alors qu'elle levait la main tremblante qui tenait le couteau à hauteur de son cou, son visage à nouveau tourné vers moi, ses yeux encrés dans les miens, je regagnai enfin le contrôle de mon corps. L'instant suivant je lui arrachai le couteau des mains, et réalisai aussitôt mon erreur. C'était ce qu'elle attendait. Je lâchai la lame qui vint s'écraser au sol dans un bruit sourd alors que l'odeur exquise et sucrée de son sang se mêlait à son essence. C'était ce qu'elle attendait. Ce qu'elle avait prévu.

Si je refusais de la transformer, alors elle se servirait de ma faiblesse pour m'y contraindre. Je la détestai pour avoir eu recours à tel stratagème, et je me détestai pour lui en avoir fourni matière à. Je ne m'étais jamais senti aussi vulnérable qu'en cet instant. Elle me jeta un regard désolée alors que je baissai lentement mes yeux vers mes mains recouvertes de son sang. Je les portai instinctivement à mon nez, humant la plus délicieuse et la plus irrésistible des odeurs. Je sus alors que quoique je pense, et peu importait à quel point je l'aimais, nous étions perdus. J'entendais et sentais –plus que ne voyais- son sang couler le long de ses bras qu'elle laissait pendre exprès, maculant ses mains du liquide rouge, son passeport pour l'enfer. A nouveau, je vivais la scène au ralenti, et bien que je devinai mes yeux noirs de jais et ma gorge avide d'assouvir un désir que je réfrénais depuis si longtemps, je restai interdit, et observai Bella levai lentement ses mains tremblantes vers son visage. Elle fermait les yeux et tentait de maîtriser sa répulsion à la vue et à l'odeur du sang, puis porta finalement une main à son cou et l'autre à ses lèvres, dont elle traça le contour de ses doigts ensanglantés.

Une telle vision aurait été insupportable pour un humain, aurait révulsé son estomac et l'aurait fait fuir ou appeler les urgences. Un humain aurait été choqué, horrifié, paniqué. Mais la seule émotion que je ressentais actuellement était l'excitation, l'envie, un désir immense, pour son sang, son corps, son âme, et rien ne m'en empêcherait. En cet instant, la seule chose qui me préoccupait était la brûlure au fond de ma gorge, mes sens exacerbés, mon instinct de tueur maitre de mes actes, et le son mélodieux de son sang qui pulsait dans ses veines et chantait à mes oreilles. Jamais elle ne m'avait autant attiré, et elle était parfaitement consciente de l'effet qu'elle avait sur moi. Elle était consciente, mais confiante, et n'éprouvait plus aucune peur. Une perle de sang se forma au coin de ses lèvres, elle fit un pas vers moi et m'attira doucement contre ses lèvres. A la seconde où nos lèvres s'entrechoquèrent, je réalisai que le point de non retour venait d'être franchi.

Je ne résistai pas, et partageai un tendre baiser avec elle, un dernier baiser, sentant le monstre se réveiller. Quelques secondes lui suffiraient à prendre le contrôle total de mes gestes et de mes pensées, et je priai pour résister encore un peu. Mais Bella en avait décidé autrement, et était un adversaire redoutable. Quand elle approfondit notre baiser et posa sa main rougeâtre sur ma joue, j'enroulai un bras fermement autours de sa taille, enserrai son poignet de mon autre main, et délaissai ses lèvres. Je retraçai de ma langue les sillons de sang qu'elle s'était dessinés sur le cou et les bras, lapant le sang qui y perlait, n'en perdant pas une goutte, puis quand j'atteignis la source du nectar chaud et exquis, je sentis mon venin envahir ma gorge, et plus aucune pensée cohérente ne se forma dans ma tête. Je plantai alors mes dents dans la chair tendre de Bella, m'enivrant du précieux nectar au goût encore plus divin que je l'avais imaginé. Mais il m'en fallait plus, et je délaissai rapidement son bras pour m'attaquer à l'autre. Puis mon instinct me dirigea vers son cou aux veines saillantes, et la dernière vision qui resterait à jamais gravée dans mon esprit fut celle de Bella, crispée sous mes doigts, remuant et hurlant de douleur alors que mon venin s'infiltrait dans ses veines, puis quand ses dernières résistances l'abandonnèrent, sa tête roula en arrière et elle perdit connaissance, s'abandonnant corps et âme à la bête qu'elle venait de réveiller…

A suivre...

Alors? des avis, remarques, suggestions? Comme toujours, un ptit clic suffit... La suite arrivera bientot, en fonction de mon avancement dans l'écriture, de ma bonne humeur, et bien sûr, de vos retours!lol Bon weekend à tous!! xxx