Ouille, ne tirez pas! La suite arrive ;-)

Ah les TBC, j'avoue je déteste aussi, mais... sadique est mon 2ème prénom ahahah ;-)

Mais je ne suis pas médecin, donc ne frappez pas j'ai dû faire appel à ma mémoire pour me rappeler certains termes d'Urgences. :-/

Bonne lecture

Chapitre 9

L'ambulance qui emmenait l'écrivain se frayait péniblement un chemin dans le trafic New-Yorkais déjà dense en cette heure de la nuit, bousculant les occupants du véhicule. Le cri strident des gyrophares rappelait sans cesse à Kate l'urgence d'arriver à l'hôpital le plus proche qui lui semblait à des heures de route. Plus les minutes passaient, plus elle voyait les secouristes s'afférer bruyamment autour du corps inerte de son ami et plus elle désespérait de voir le bout du tunnel. Seul le bip incessant de la machine qui enregistrait ses battements de cœur la réconfortait, lui confirmant que Castle s'accrochait, qu'il tenait le coup. Elle l'entrapercevait en de rares occasions lorsque les ambulanciers se reculaient suffisamment si pâle, irréel, le visage tiré dans une grimace de douleur, un masque à oxygène sur le nez, des tuyaux de perfusion dans le bras, et du sang. Une énorme flaque de sang qui s'étalait, tout d'abord, sur les compresses qu'on lui appliquait sur le torse pour tenter de ralentir l'hémorragie et, ensuite, sur le sol de la camionnette.

"Henry, combien de temps avant d'arriver?" interpela le médecin qui venait de lui passer un culot de hémoglobine, juste avant que l'électrocardiogramme ne commence à s'emballer.

"Deux minutes!" répondit le chauffeur en appuyant de plus belle sur l'accélérateur

"Que ce passe-t-il? Qu'est-ce qu'il a?" s'enquit Kate, criant et s'agrippant au secouriste le plus proche d'elle.

"Madame, restez calme! On maîtrise la situation." lui répondit l'infirmier.

"Je ne veux pas rester calme!" cria à nouveau la détective. "Je veux que vous me disiez qu'il va bien! Je veux que vous me disiez ce qu'il se passe!"

"Madame, s'il vous plaît, ne nous faites pas regretter de vous avoir emmenée!" la tança-t-il. "On fait le maximum pour qu'il s'en sorte! Mais il a une balle dans la poitrine alors restez tranquille et laissez nous faire notre travail!"

"Ok, ok!" murmura Kate se passant la main dans les cheveux et prenant du recul. Elle voulait le voir, le toucher, lui parler... revenir en arrière et arriver avant que ce fou furieux ne se déchaîne sur lui. Elle ne s'était pas inquiétée de ne pas le voir la rejoindre sur la scène de crime, elle n'avait même pas remarqué son absence! Comment avait-elle pu? Et soudain, la colère l'envahit. "C'est ma faute!" pensa-t-elle. "Il était sous ma surveillance! Tu parles d'un bon flic, incapable de garder un œil sur ton collègue!" Kate sentit un sourire ironique se dessiner son visage.

L'ambulance arriva enfin à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul. Les secouristes débarquèrent leur patient qui fut pris en charge par le médecin urgentiste en poste cette nuit là. "On le met salle 1! Qu'est-ce qu'on à messieurs?"

"Homme, quarante ans, plaie par balle au thorax. Tachycarde à 180, pas d'orifice de sortie. Pneumothorax. Tension à 7." se chargea de l'informer le médecin de l'ambulance tout en poussant la civière vers la salle d'examen qui lui avait été indiquée."

"Bien." Dit l'urgentiste à son infirmière, pendant que l'anesthésiste et d'autres personnels soignants s'agglutinèrent autour du patient. "On fait chimie, iono et N.F.S.. on l'intube." continua-t-il en fermant la porte au nez de Kate. Une infirmière restée dans le couloir la vit, s'approcha d'elle doucement et posa la main sur l'épaule de la jeune femme.

"Madame! Ne restez pas là, ils s'occupent de votre mari. Tout va bien se passer. Ce sont les meilleurs médecins que nous ayons dans tout l'hôpital." la rassura-t-elle."

"Je.. Il n'est pas..." Beckett voulait dire qu'il n'était pas son mari mais ne trouva pas la force nécessaire pour la contredire. "

"Venez. Je vais vous conduire dans la salle d'attente, on va compléter les papiers pour son admission." la jeune infirmière saisit le coude de Kate et la guida vers une rangée de chaises contre un mur blanc aseptisé en face du guichet d'accueil. La laissa seule le temps d'aller chercher les documents nécessaires et de revenir avec un gobelet d'eau. "Tenez, ça vous fera du bien."

"Merci!" balbutia Kate.

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Pendant que Kate, se débrouillait tant bien que mal avec les papiers d'admission. Les médecins, quant à eux, faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour maintenir le rythme cardiaque de leur patient le plus stable possible. Ils lui avaient effectué une thoracotomie dans la salle d'examen par manque de temps et de place en salle d'opération, avaient écartés ses côtes pour parvenir à l'endroit où se trouvait le projectile. A nouveau, l'appareil de contrôle de ses battements de cœur commença à faire des siennes.

"Il est en fibrillation ventriculaire! Où est cette putain de balle." Les mains dans le corps de Rick, le médecin cherchait à ôté le projectile avant de pouvoir relancer le cœur de son patient. "Yes! Je l'ai. Angie les palettes. On choque à 200. Dégagez." Le chirurgien s'empara des palettes et envoya de l'électricité directement dans le cœur de son patient. "Pas de réaction! On passe à 300 joules. Dégagez" ordonna le docteur Drake. Le cœur de l'écrivain n'en faisait qu'à sa mode, comme son propriétaire. "350. Dégagez." Drake eut un soupir de soulagement, lorsque l'électrocardiogramme de Rick retrouva un tracé normal par rapport à la situation dans laquelle il se trouvait. "Eh merde, il a les poumons qui se remplissent de sang. Angie, caté taire de 12! Et merde d'où est-ce qu'il saigne." Le médecin tenta vainement de trouver la faille. "On embolise, sonde de 8."

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"Bien je vais pouvoir encoder son admission. Ne bougez pas d'ici. Le médecin viendra vous chercher lorsqu'il aura terminé."

"Merci. Vous avez un téléphone?" s'enquit Beckett qui se rappelait soudain qu'elle devait prévenir Martha, Alexis et les gars. C'est peu sûre d'elle et les jambes tremblantes qu'elle se dirigea vers le bureau des admissions pour passer l'appel qu'elle espérait n'avoir jamais eu à faire. Celui qu'elle avait toujours promis à Martha et Alexis de ne jamais avoir à leur faire. Celui qu'elle même avait du mal à accepter.

"Allô Martha, c'est Kate... Oui Martha, je hem... Rick est à l'hôpital. Il y a eu un incident au loft... Je ... je l'ignore Martha... Ils est sur la table d'opération pour le moment...Aux urgences de Saint-Vincent-de-Paul... Oui Martha, je reste là." une larme perla sur son visage. Mais elle reprit rapidement le dessus sur ses émotions et sonna à ses deux inspecteurs pour leur annoncer la nouvelle.

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"C'est pas vrai! Il n'a pas fini de saigner! On lui passe deux culot d'O neg. et 10 cc d'adré." s'écria-t-il cherchant désespérément l'endroit que la balle avait percé. "Ca y est je l'ai. On cautérise. Vite. On se bouge." Le médecin venait enfin de trouver le saint-graal, et cautérisa le poumon gauche de l'écrivain.

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"Kate! Qu'est-ce qui s'est passé? Où est-il?" s'écria Martha dès qu'elle aperçut la détective qui faisait les cents pas non loin de la salle dans laquelle se trouvait son amant. Elle était suivie de près par Alexis en pleurs.

"Je... Je ne sais pas ce qui s'est passé. Je l'ai appelé pour qu'il nous rejoigne sur une scène de crime. Comme il n'arrivait pas, on a terminé notre boulot et je suis allée le chercher au loft...et... Il était allongé au sol... Il s'est fait tiré dessus Martha." lui annonça Beckett les yeux encore une fois emplis de larmes qu'elle se refusait de laisser couler et serrant son aînée dans ses bras. "Il est toujours en salle d'opération. J'ai tenté de demander des nouvelles aux infirmières, mais aucune n'a su ou voulut me répondre." se retirant de l'étreinte de la mère de son partenaire. "Je suis désolée Martha!"

"Oh Kate, vous n'y êtes pour rien! Richard est une tête de mule. Il a le chic pour se mettre dans des situations impossibles."

"Oui, mais celle-là est belle est bien de sa faute!" l'accusa la jeune rousse qui restait en retrait. "Si il est dans cet hôpital c'est parce qu'il veut faire le malin pour vous prouver qu'il vous vaut. Il veut juste que vous le regardiez, que vous le voyiez et c'est pour ça qu'il fait toutes ses idioties, qu'il vous suis comme un fidèle toutou dont vous n'avez rien à faire!"

"Alexis!" la tança sa grand-mère. "Ton père est un adulte, personne d'autre que lui ne peut être tenu pour responsable de ses actes. Kate a fait ce qu'elle pouvait pour lui. Tu ne peux pas lui reprocher l'entêtement de ton père!"

"Papa n'est pas responsable gram' tu le sais très bien. Il est aveugle et gamin!"

"Alexis!..." commença la comédienne avant de se faire interrompre par l'arrivée à la fois du médecin de son fils et de ses deux amis.

"Comment va-t-il?" s'enquit Esposito alors qu'une infirmière, les bras chargés de produits pour baxter, le bouscula et s'introduisit dans la salle où se trouvait le blessé.

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"Bonjour, vous êtes la famille de Monsieur Castle?" demanda le médecin.

"Oui!" répondit en chœur la petite troupe qui s'était regroupée autour du praticien. "Dans quel état est-il?" s'enquit Kate.

"Eh bien, la balle a perforé son poumon et son cœur s'est emballé à plusieurs reprises. On a du le choquer. Il a difficilement retrouvé un rythme sinusal normal. Monsieur Castle a perdu beaucoup de sang."

"Est-ce qu'il va s'en sortir?" demanda sa maman complètement déstabilisée.

"Il est dans le coma. On a fait tout ce qu'on a pu pour le sortir de danger mais les prochaines 24 heures seront prépondérantes pour son rétablissement. On doit vérifier ses constantes toutes les trente minutes. Nous l'avons mis sous antibiotiques afin d'éviter toute infection et sous respirateur pour que ses voies respiratoires se reposent.

"Est-ce qu'on peut le voir?" demanda Alexis.

"On va le placer aux soins intensifs. Seulement les membres de la famille pourront entrer, maximum deux personnes à la fois pendant 10 minutes. Parlez-lui c'est en général une bonne façon de maintenir les fonctions cérébrales d'un patient dans son état. On viendra vous chercher dès qu'il sera installé."

"Merci docteur!" remercia Martha toujours aussi inquiète.

Kate ne se sentait pas la force de faire face plus longtemps à Martha et Alexis. Elle voulait plus que tout voir Castle mais sa famille avait priorité et elle ne pouvait pas leur voler dix minutes supplémentaires de la vie de leur fils et père. Elle passa nerveusement sa main dans ses cheveux tout en faisant les cents pas sous le regard impuissant de Ryan et Esposito et celui beaucoup moins compréhensif d'Alexis. Sa main! Elle se rendit compte qu'elle était sanguinolente, emplie du sang séché de son compagnon. Espo prit son courage à deux mains et intervint.

"Beckett! Vous devriez aller vous rafraîchir un peu! On s'occupe de tout." Elle le dévisagea un court instant avant de baisser la tête désabusée, impuissante et prit la direction des toilettes les plus proches. Elle trouva une brosse et frotta, frotta encore jusqu'à effacer de ses membres tremblant la dernière trace de l'attaque subie par Rick. Retrouvant, peu à peu, ses esprits, elle passa le coup de fil qu'elle avait oublié : Lanie.

"Hello girl! Quoi de neuf ma chérie? Qu'est-ce qui me vaut la plaisir de t'entendre?" répondit joyeusement son amie.

"Lanie" Sanglota l'inspectrice "Il est à l'hôpital... Il ... On lui a tiré dessus!"

"Ok, calme toi chérie! Donne-moi le nom de l'hôpital, j'arrive tout de suite!" Kate lui donna les coordonnées de l'établissement.

"Lanie! Je... J'ai peur!" finit-elle par admettre péniblement. "J'ai peur d'être arrivée trop tard."

"Girl, ne fais pas de bêtise, je suis là dans dix minutes!"

Beckett se laissa glissé le long du mur, en pleurs, cette fois non pas pour avoir été idiote de retenir ses sentiments pour son auteur favori. Non cette fois elle pleurait de colère à l'encontre de l'homme qui avait osé levé la main sur Castle, de colère contre l'entêtement de son partenaire de fourrer son nez partout et pour autant qu'elle le sache aussi dans un état de panique. Elle ne trouvait plus en elle son courage habituel, celui qui lui permettait d'affronter toutes les situations critiques... dans le cadre de son travail et ça la frustrait. Elle fut tirée de ses pensées par des coups à la porte des toilettes.

"Beckett... Kate, c'est Ryan. Est-ce que tout va bien là-dedans."

Elle prit quelques secondes pour essuyer ses joues et tenter de retrouver sa voix avant de lui répondre "J'arrive Kevin. Laisse-moi une minute!"

"Bien" l'entendit-elle lui répondre en s'éloignant. Elle se redressa, s'aspergea le visage, avec une impression de déjà-vu, hier matin. Elle ne se reconnaissait plus. Si elle avait eu le crédit de changer Castle, il pouvait se targuer d'avoir trouvé la faille dans sa carapace, de s'être introduit au plus profond de son âme, de s'être incrusté en elle au point que sans lui elle n'avait plus de force. Mais elle devait la retrouver, elle devait se retrouver pour lui, pour sa famille. Elle respira profondément et, d'un pas décidé, reprit la direction de ses collègues. Martha et Alexis n'étaient plus là ce qui alerta instantanément la jeune femme.

"Yo Beckett. L'infirmière vient juste de les emmener le voir." l'informa Esposito ce qui la rassura un peu. "Tu as vu quelque chose ou quelqu'un sur place? Castle a pu te dire quelque chose?" l'interrogea-t-il.

"Non. Le loft était sans dessus-dessous. Il n'y avait rien de visible à première vue si ce n'est les traces de sang qui m'ont menées à lui dans son bureau." répondit-elle de façon automatique. "Les rideaux étaient tirés. Il m'a juste dit être désolé de ne pas l' avoir vu venir."

"Il connait l'homme qui l'a agressé?"

"Je n'en sais strictement rien. Il n'a pas vraiment eu le temps ni la possibilité d'en dire beaucoup plus mais je suis certaine que son intervention auprès de Josh n'y est pas totalement étrangère."

"Je vous l'accorde Beckett, Grant n'avait pas l'air ravi de s'être fait dupé par un écrivain mais il était chez nous, derrière les barreaux." confirma Ryan "Tout comme l'étaient Matt et Amy."

Il fut interrompu par l'arrivée tonitruante de la médecin légiste. "Kate, chérie! Comment va-t-il?" s'enquit la jeune femme en l'attrapant par les bras. "Comment s'est-il retrouvé ici." Pour la énième fois, Kate répéta ce dont elle avait été témoin. Esposito les avait quitté et du coin de l'œil, la détective l'aperçut en pleine discussion avec le chirurgien de son partenaire. "Toujours le plus pragmatique." pensa-t-elle.

Ryan rejoignit son collègue laissant les deux jeunes femmes discuter tranquillement.

"Lanie, il faut que je te dise quelque chose. Mais il faut que cela reste entre nous." Kate lui avoua la nuit passionnée qu'elle avait passé avec Rick, leur matinée de folie et son sentiment d'avoir perdu quatre de possibilités avec son romancier.

"Kate! Il va s'en sortir! Il est fort. Il est idiot mais il trois raisons pour rester en vie. Quatre si je compte le fait que, s'il te laisse tomber, j'irai le chercher jusqu'en enfer pour lui faire payer." insista Lanie arborant un sourire triste mais se voulant rassurant.

/

Lorsque Martha et Alexis entrèrent dans la chambre, Alexis ne pu s'empêcher de laisser échapper un cri d'horreur étouffé. Son père était affublé de ce qui semblait être une centaine de tubes et de machines. Le bip régulier du monitoring cardiaque seule preuve qu'il était toujours parmi elles. Martha fut la première à bouger, à s'approcher autant qu'elle put du lit de son fils, laissant les larmes couler à flots. Depuis que son fils s'était mis dans la tête de suivre le détective Beckett, pour ses soi-disant recherches, elle avait eu cette appréhension, cet instinct maternel qui lui disait de le retenir, de ne pas le laisser bêtement se jeter dans la gueule du loup. Elle s'assit à ses côtés sur le lit et pris sa main dans la sienne. Elle n'avait jamais voulu mettre les pieds au commissariat pendant qu'il y était. Non pas de peur de passer pour une mère intrusive, non, pas elle, mais de peur de le voir au milieu de ces policiers armés, de ces criminels encore plus armés. Bien sûr, il s'était créé des amitiés solides mais il aurait très bien pu se faire des amis ailleurs et puiser de la matière à faire un bouquin dans les journaux et sur internet. Mais non, ce n'était pas son fils. Son fils était un fonceur. Son fils était un homme de terrain, un gamin intenable qui se croyait toujours invincible et qui voulait sortir jouer. Mais peu importait les idioties qu'il pouvait faire, il était sa plus belle réussite et elle n'était pas prête à le laisser partir. Alexis avait tort, Beckett n'était pas responsable de son état, elle était celle qui le maintenait en vie.

Alexis restait à distance. La vision de son père dans cet état la pétrifiait.

"Alexis, ma chérie, viens, approche-toi. On ne peut pas rester longtemps. Ne laisse pas échapper ces moments."

"Il ne va pas mourir Gram' alors arrête! Ne dis pas ce genre de chose." s'écria la jeune fille ce qui fit s'emballer le monitoring. "On aura encore plein de temps avec lui!"

"Alexis. S'il-te-plaît! Ne fait pas ta forte tête! Approche!" Elle la serra dans ses bras. "N'ai pas peur ma chérie. Tout va bien se passer. On doit être là pour lui, pour Kate et ses amis."

"Kate!" railla la roussette. "Si il en est là c'est de sa faute!" Elle se rendit au chevet de son père et prit la place qu'occupait sa grand-mère quelques minutes auparavant.

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"Beckett! On a récupéré le projectile. Ryan et moi on retourne au poste pour le déposer au labo. On saura vite si cela est en relation avec notre affaire." l'informa Esposito en lui montrant les sachet qui contenait l'objet qu'elle maudissait mais qui leur permettrait peut-être de trouver le coupable.

"Bien! Je vous y retrouve dès que j'ai parlé avec Martha" leur répondit-elle.

"Ok boss!" et les deux hommes passèrent la porte vitrée qui les mena sur le parking des urgences.

"Tu crois qu'il va s'en sortir?" demanda Ryan à son acolyte.

Mais Esposito ne répondit pas, se contentant de lancer un regard vide à son partenaire. Dieu seul connaissait la réponse à cette question.

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Dès qu'il mit les pieds au commissariat, Esposito alla déposer la balle au labo pendant que Ryan remonta au quatrième étage afin de repasser tout le dossier au crible. Qu'avaient-ils bien pu rater? Joe Flanigan était le dernier suspect réaliste mais rien, aucune trace, ne le reliait de façon tangible à John Conelly. Rien ne le reliait non plus à Castle. Bien entendu Castle l'avait interrogé mais rien de plus. Dès qu'il sortit de l'ascenseur, et avant de pouvoir avancer plus dans ses pérégrinations, Gates l'accosta.

"Inspecteur Ryan? Que faites vous déjà ici? Vous avez trouvé des indices chez Conelly. Euh non. Non, on n'a rien trouvé." Et soudain, il se rendit compte que la capitaine avait été laissée dans l'ignorance des derniers développements. "En fait, on a fait le tour de son appartement sans rien trouvé et puis Beckett est allée rejoindre Castle qui n'arrivait pas et..."

"Et? Où sont-ils Ryan?" s'inquiéta Gates.

"Il a été blessé, chez lui. Ils sont à l'hôpital. Il est dans le coma."

"Son agression est en rapport avec votre affaire?' s'enquit-elle "Je le savais! Je n'aurais jamais du le laisser faire!" grogna Iron Gates.

Mais Ryan n'avait aucune réponse.

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Lorsque Beckett vit Martha et Alexis sortir de la chambre de Rick, elle se précipita vers elles.

"Comment..." mais elle se retint. Comment pouvait-il aller? "il est dans le coma idiote!"pensa-t-elle. "Est-ce qu'il a réagit?"

"Non. Il est calme! Si calme!" et la comédienne exubérante se laissa tomber dans les bras de la détective sous le regard dur d'Alexis.

"Il va s'en sortir Martha! Je vous le promets. Et on va trouver le salaud qui l'a emmené ici!" se convaincu Kate.

"Allez le voir Kate. Il sentira votre présence. Ca lui fera du bien." l'assura-t-elle.

"Ils ne me laisseront pas entrer. Je ne suis pas de sa famille." regretta la détective.

"Vous êtes son épouse de travail! Et s'ils ne vous laisse pas entrer vous pourrez toujours dire que vous êtes réellement son épouse, personne ne vous en voudra." Martha aperçut la réaction négative d'Alexis et lui lança un regard réprobateur qui coupa net la jeune femme dans son élan. La fille de Castle était digne de son père, têtue.

"Ok!" Beckett se dirigea doucement vers la chambre. Comme Alexis, elle resta figée à l'entrée de la pièce. "Castle!" sanglota-t-elle en s'approchant du lit froid. Elle resta debout à côté de lui. Elle avait peur de le toucher, de le casser. Elle s'installa dans la chaise qu'elle approcha de lui et pris sa main entre les siennes, ce qui fit accélérer les battements de son cœur. Un petit rictus apparut sur son visage. "Désolée Castle, mais cette machine est pire qu'un détecteur de mensonge!" et son sérieux revint instantanément. Martha avait raison, il était si calme et paisible. Et puis soudain tout son corps se mit à convulser, le bip réconfortant du monitoring se transforma en cri strident et irrégulier, et le respirateur s'emballa.

Immédiatement, une infirmière et le médecin urgentistes apparurent, écartèrent Kate.

"Madame, veuillez sortir de la chambre, on s'occupe de votre mari." lui intima la première infirmière.

"Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qui lui arrive?" demanda Kate ignorée par le médecin et poussée vers la sortie par la blonde.

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Oups, je vous avais dit que mon deuxième prénom était réellement sadique? Courage, bientôt des nouvelles de notre écrivain préféré ;-)