Coucou!
Vous allez bien? Voilà un chapitre 10 tout frais, et pile à l'heure!
J'aime vraiment beaucoup relire mes chapitres, aussi bien pour me rendre compte des incohérences qu'il peut y avoir que pour me dire que quelques personnes prendront du plaisir à les lire. Nous sommes ici dans une situation assez critique bien entendu, avec en perspective le retour de toute la Dream Team, j'ai nommé les Dieux de Karasuno et compagnie!
On approche sérieusement de la fin (sans compter ce chapitre, il en reste quatre, pour ceux que ça intéresse), mais ne vous inquiétez pas, j'ai une autre fanfiction en cours pour ceux que ça intéresse (j'adore raconter ma vie oui), avec 3 chapitres bien entamés!
Au mois prochain!
Chapitre 10
Réunion d'urgence
- Bon, le plus important, c'est d'aller dans la clairière du réseau.
Tobio était étonnament surpris par le calme dont faisait preuve Kuroo, alors que son shinki venait d'échapper de justesse à un enlèvement, qui ne semblait être ni le premier ni le dernier. Comment cet adolescent avait-il pu refuser le poste de Dieu du Commerce alors qu'il semblait né pour diriger ? Mais son incrédulité fut bien vite remplacer par le souvenir de Shoyo sortant de l'antre de Kuroo, clairement bouleversé, il le voyait parfaitement, maintenant.
Shoyo, j'arrive. Tiens le coup jusqu'à ce moment-là.
La clairière du réseau, surnom donné à une simple plaine d'herbe au milieu de la forêt, méritait bien son nom car c'était le seul endroit où Tobio avait assez de barres pour passer des appels. L'apprenti Dieu de la Guerre n'avait que très rarement assisté à ce genre de réunion, mais il savait cependant que la première partie consistait à appeler tout les participants, afin qu'ils se téléportent au lieu donné.
Sauf que nos trois compagnons n'avaient pas prévu de trouver un Oikawa éploré déjà sur place.
Celui-ci était en position fœtale sur le sol, et se prenait consciencieusement la tête entre les mains, tout en pleurant. Un tableau guère réjouissant, en somme.
Depuis qu'il connaissait Oikawa, Kageyama ne l'avait jamais vu dans un état pareil. Les seules fois où Tooru perdait le contrôle de ses émotions ainsi, c'était uniquement de colère contre Tobio, et de tristesse quand il arrivait quelque chose à Hajime. Malheureusement, Bishamonten pencha pour la seconde hypothèse.
- Ils ont pris Hajime... il avait l'air si faible... et je n'ai rien pu faire...
Ces trois parcelles de phrase permirent à Tobio de se faire un point de vue assez précis de la situation. Le problème étant qu'il n'étais pas très doué pour réconforter les gens, et surtout pas Oikawa, alors que celui-ci avait sérieusement tenté de le blesser il n'y a pas vingt-quatre heures.
Mais il se décida à faire un effort, parce qu'ils allaient tout de même avoir besoin de cette larve qu'était devenu le puissant Dieu de la Richesse. Tout en posant la main sur l'épaule de Tooru, il commenca son monologue :
- Écoute Oikawa. Ces imbéciles ont également capturé Shoyo, et ils ne semblent pas vouloir s'arrêter là. Je comprends que tu souffres, vu que Hajime est la personne qui compte le plus à tes yeux. Mais je te promets que nous le retrouverons bientôt, et pour ça, on va avoir besoin de ton aide et d'un paquet d'autres Dieux...
Tobio avait conscience que la fin de sa phrase pouvait sonner particulièrement pessimiste, mais Oikawa ne sembla pas s'en rendre compte. Il sortir cependant de sa léthargie pour s'asseoir, et commence à fixer Tobio avec des yeux vides, ou plus exactement remplis de toute la misère du monde.
Bien que terrifié par le regard de Tooru, Kageyama le fut encore plus par l'arrivée bruyante d'un énergumène aux cheveux gris dressés sur la tête et aux yeux jaunes. Un hibou, en gros.
- Hey hey hey ! Uzume le Dieu de la Joie est dans la place ! Bon, il paraît qu'il faut aller dégommer le Roi des Dieux en personne ? J'en suis !
Le Dieu de la Joie, rien que ça. Tobio n'était pas certain de l'efficacité de ce dieu au combat, surtout quand il acheva de jeter un regard au shinki qui l'accompagnait, et qui avait l'air au moins aussi désespéré qu'Oikawa. La vie ne devait pas être facile tout les jours, quand on doit supporter ce genre de personne.
Quelques instants plus tard, une ravissante jeune femme aux longs cheveux noirs fit son apparition. Kageyama supposa qu'il s'agissait de Kiyoko, autrement dit le but de son voyage avec Shoyo. Mais le moment semblait mal choisi pour lui parler de leur requête, d'autant plus qu'elle n'était pas accompagnée de son shinki, ce qui était de mauvais augure. Cette impression fut confirmée par les premiers mots que la déesse prononca :
- Désolée, Hotei. J'ai répondu à ton appel aussi vite que j'ai pu, mais ma shinki vient également de se faire enlever. Autant dire que j'avais autre chose à faire...
Le concerné ne semblait pas lui en tenir rigueur, et il se tournait à présent vers Tobio :
- Bishamonten, est-ce que tu peux appeler tous les Dieux de ton répertoire ? J'ai laissé tomber la plupart de mes contacts après ma fuite, donc ce sont les seuls alliés que j'ai en ce moment.
Aussitôt, Kageyama sortit son téléphone de sa poche et chercha les potentiels compagnons qui pourraient être utile pour la bataille qu'ils s'apprêtaient à mener.
Il en trouva trois : Daichi, Tanaka et... Tsukishima, même si Tobio n'était pas certain que le dieu à l'esprit retors allait accepter de fournir son aide.
Le dernier de la liste le laissait perplexe sur la décision à prendre : faillait-il ou non compter Nishinoya dans le combat ? Il s'agissait tout de même de la cible du Roi des Dieux, alors déjà qu'ils se jetaient littéralement dans la gueule du loup, il ne fallait pas non plus apporter Kagutsuti sur un plateau d'argent...
Mais Kuroo paraissait plutôt intéressé par la stratégie, surtout en sachant que le Dieu du Feu était connu pour ses talents au combat, quand il prenait le temps de se servir de sa tête.
Kiyoko et Oikawa, qui s'était réveillé de son apathie dès qu'il entendit parler de stratégie, acquiescèrent de concert. C'était décidé, Nishinoya faisait partie du groupe.
Satisfait de cette décision, Kageyama passa rapidement ses appels, faisant de son mieux pour être le plus clair possible. Fort heureusement, ses correspondants comprirent rapidement la situation et ne se firent pas prier pour arriver en même temps, le tout dans un nuage de fumée.
Les quatre Dieux ne s'étaient pas fait enlever leur shinki, ce qui rassura Tobio quand à la force de leur armée, même si il avait conscience que la plupart des Dieux étaient capables de combattre sans arme si la situation l'exigeait. Sauf lui, bien entendu...
Mais le Dieu de la Guerre n'avait pas le temps de s'appesantir sur son sort : l'arrivée des quatre derniers Dieux signifiaient le commencement de la réunion. Kuroo et Kageyama se dépêchèrent de faire les présentations de leurs amis respectifs, et toute l'assemblée fut consternée devant le caractère exubérant de Bokuto Kotaro, qui s'était présenté sous le nom d'Uzume, le Dieu de la Joie. Seul Kuroo semblait ne pas s'étonner du comportement du Dieu, et Kageyama supposa rapidement qu'ils se connaissaient déjà depuis un certain temps.
Le plan était simple, mais risqué : prendre l'imprenable Forteresse aux mille shinkis, renverser le règne tyrannique d'un Izanagi fou de tristesse après la mort de sa femme. Tous savaient en effet que la Reine des Dieux avaient accouché de Kagutsuti avant de mourir, ce qui expliquait pourquoi Izanagi vouait une telle haine à Nishinoya.
La situation ayant été brièvement expliquée, le départ fut fixé dès à présent.
Chacun décolla en silence, perdus dans leur pensées en rapport avec la gravité de la situation. Tous pensaient au fait qu'ils s'attaquaient au plus puissant des Dieux qu'il n'ait jamais existé, et qui était pour certains leur géniteur. Kageyama ne put s'empécher de jeter un regard à Tsukishima. Comment celui-ci prenait-il la situation ? Il s'agissait tout de même de renverser son propre père, voire de l'envoyer au Royaume des Morts si la situation l'exigeait. Mais les yeux ambrés du Dieu de la Lune ne trahissait pas la moindre hésitation. Jusqu'à ce qu'ils s'agrandissent de surprise à l'apparition d'une ombre fondant droit sur Nishinoya.
