Dernier chapitre disponible pour le moment ! je vais pouvoir me consacrer aux autres fics en cours et à celles dont je dois faire le résumé.
Disclaimer : Ils ne sont pas tous à moi.
Couples : 1x2, 3x4, 4xCatherine, et d'autres à venir.
Commentaire : Dérapage terminé, un peu d'humour pour changer.
Bonne lecture
Chapitre 9) Voyage de noces
Trowa et Quatre se tiennent l'un à côté de l'autre sur le pont d'un bateau. Près de dix jours se sont écoulés depuis le mariage et la tentative de suicide de Trowa. Beaucoup de choses se sont produites depuis. Concernant aussi bien leurs amis qu'eux mêmes.
L'identité de la femme de Quatre les a tous grandement surpris. Comment Catherine et Iria avaient elles eu l'idée de cette union si singulière ?
Mais bon, au fond, c'était une bonne idée.
La proposition d'Iria avait surpris plus encore.
Mais elle avait tenu bon.
Elle avait repoussé toutes les objections.
Elle tenait à mettre son dernier projet en oeuvre.
Elle ne voulait pas non plus que le mariage qu'elle avait organisé soit annulé.
Catherine la soutenait à cent pour cent.
Ni Trowa ni Quatre n'avaient réussi à la faire changer d'avis.
A les faire changer d'avis.
Quatre était resté l'époux de Catherine.
Et Trowa ?
Et bien, Trowa avait du s'incliner.
Accepter que sa soeur soit l'épouse de son compagnon.
Accepter que la soeur de son compagnon devienne son épouse.
Car c'était cela le projet d'Iria.
Epouser Trowa.
Juste retour des choses d'après elle.
Que des avantages.
Quatre et Trowa s'étaient demandé s'ils ne rêvaient pas.
Leurs amis aussi.
Mais cela s'était produit.
Une cérémonie aussi grandiose que la première.
Mais cette fois, l'époux ne s'était pas évanoui.
Ils étaient partis en lune de miel ensembles.
Deux couples inséparables la journée.
Deux chambres contigues.
L'une silencieuse la nuit.
L'autre beaucoup moins.
Un couple célébrait l'union avec ardeur.
L'autre était plus discret.
C'est ce qu'avaient pensé les gens.
Ils se trompaient.
Ce n'était pas seulement une union que célébrait le couple bruyant.
C'était des retrouvailles.
Une liberté toute neuve qu'ils avaient obtenu.
Celle de s'aimer.
Ils ne s'en privaient pas.
Leurs soeurs souriaient devant leur joie.
Ils avaient mis cinq jours à se laisser convaincre par leurs soeurs respectives que l'union de Trowa avec Iria était une aussi bonne chose que celle de Quatre et de Catherine. Ils avaient demandé l'avis de leurs amis.
Wufei les avait regardés comme s'il leur était poussé des cornes. Il avait refusé de répondre. Il ne voulait pas se mêler de leurs affaires. Ils avaient insisté et il avait fini par grogner que ces unions avaient au moins l'avantage d'être "normales" donc "acceptables". Même si au fond, ils s'en foutaient d'être "normaux" donc "acceptés".
Ils n'étaient pas normaux ?
Et alors ?
Qui l'était vraiment ?
Dans un monde comme le leur, parler de "normalité" n'était il pas aberrant ?
Ils avaient remercié Wufei.
Puis ils étaient allés questionner Duo et Heero.
Le natté les avait regardé avec stupeur.
-Vous en êtes encore là ?
Oui, ils en étaient encore là.
A douter.
Heero avait répondu avant Duo.
-Suivez votre coeur.
Suivre leur coeur ?
Plus facile à dire qu'à faire.
Ils avaient pourtant dit oui.
Cinq autres jours avaient suffit pour organiser le second mariage.
Une nouvelle fois leurs amis étaient venus.
Mais cette fois, ils étaient restés jusqu'à la fin.
Il n'y avait pas eu d'incident.
Pas de dispute.
Pas de larmes.
Pas de colère.
Juste une certaine joie.
Le départ en voyage de noces avait paru superflu à Quatre et à Trowa.
Mais Iria et Catherine avaient déjà tout prévu.
Tout organisé.
Ils avaient donc embarqué à bord d'un bateau de croisière spécialisé dans les voyages de noces.
Le premier jour les deux jeunes hommes n'avaient su comment se comporter.
Ils brûlaient d'envie de s'embrasser, mais ils craignaient les regards indiscrets.
Les activités proposées ravissaient Iria et Catherine mais ne les inspiraient pas le moins du monde.
Ils rêvaient de calme et de silence.
Mais tout ne semblait être que bruit et agitation à bord de ce bateau.
Même les repas étaient l'occasion de manifestations diverses.
Le troisième jour ils commencèrent à compter les jours qui leur restaient à passer à bord.
Le cinquième jour ils arrêtèrent.
Iria et Catherine leur avait clairement fait comprendre qu'ils étaient libres de faire ce qu'ils voulaient dans leur cabine, puisqu'ils profitaient de la porte de communication entre les chambres pour échange leurs places le soir venu.
Ils n'avaient pas osé faire quoi que ce soit les quatre premières nuits.
Pas très facile de s'envoyer en l'air avec son amant en sachant que leurs épouses dormaient dans la chambre voisine.
Même si l'union n'était qu'une façade.
Ils avaient des principes.
Ils s'étaient donc cantonés à une attitude très chaste.
Le lit était grand.
Ils en avaient pris chacun un côté.
Le plus loin possible l'un de l'autre.
Ils se tournaient le dos.
S'endormaient sagement.
Pyjamas boutonnés avec soin.
Mais ils avaient beau vouloir rester loin l'un de l'autre...
Rien à faire...
Ils se réveillaient dans les bras l'un de l'autre.
Pyjamas ouverts.
L'ordre de leurs soeurs de mettre fin à leur manège était venu comme une délivrance.
Ils s'étaient presque fait disputer.
Pour n'avoir rien fait.
Quatre en avait été tout rouge et Trowa presqu'autant.
Le cinquième soir ils s'étaient retrouvés de chaque côté du lit.
Indécis sur la conduite à adopter.
S'aimer enfin...
Ou dormir sagement.
Trowa avait regardé Quatre.
Son amant lui avait tant manqué.
Mais il ne voulait pas le forcer.
Il voulait le retrouver aussi amoureux qu'avant.
Il ne ferait rien.
Rien sinon retirer le haut de son pyjama.
Lentement.
Défaire un bouton après l'autre.
Faire glisser glisser le tissus le long de ses bras...
De son dos...
Se retourner pour le poser sur une chaise.
En un mouvement qui ferait jouer les muscles sous sa peau.
Sentir le regard de Quatre sur lui.
Quatre dont la bouche devenait sèche.
Dont le coeur battait plus vite.
Presque trop vite.
Quatre qui redécouvrait, fasciné...
Combien son amant était mince.
Sans être maigre
Musclé.
Mais pas trop.
Des muscles longs.
Harmonieux.
Une chair qu'il sait être ferme.
Il l'a si souvent touchée...
Caressée...
Embrassée...
Humée...
Il se souvient si bien de son odeur.
Trowa se retourne.
Quatre se mord les lèvres.
La poitrine bien dessinée de Trowa.
Son ventre plat.
S'ils ne se couchent pas très vite il ne pourra pas tenir.
Il a tant envie de toucher cette peau luisante de sueur.
Il fait si chaud ce soir.
Bien trop chaud pour garder un pyjama.
- Tu seras mieux sans ton haut de pyjama Quatre. Il fait vraiment chaud.
Trowa lui sourit.
Quatre a vraiment trop chaud.
Il commence à défaire son pyjama.
Plus vite que Trowa.
Il est pressé de se coucher.
De mettre fin à cette tentation.
A cette torture subtile.
Il jette presque sa veste sur une chaise.
Se glisse dans le lit et ferme les yeux.
Trowa sourit.
Il perçoit le souffle un peu court du blond.
Il ne veut pas en rester là.
Que cette nuit se termine comme les autres ne lui convient pas.
Il se couche à son tour mais cette fois il ne tourne pas le dos à Quatre.
Bien au contraire, il se met plus près de lui que les autres soirs.
Il attend quelques secondes avant de souffler doucement sur la nuque du blond.
Un souffle léger, régulier, qui fait frissonner le blond.
Il tente de s'y soustraire.
Mais le souffle suit ses mouvements.
- Trowa...
-...
- Trowa... arrête...
-...
- Trowa... assez !
- Regarde moi.
- Quoi ?
- Si tu veux que je cesse, regarde moi.
- Mais... pourquoi...
- Parce que j'en ai envie.
Quatre se retourne lentement. Ses turquoises se rivent aux émeraudes de Trowa.
Trowa qui lui sourit.
Une main sur le torse.
La paume bien à plat sur le sein droit.
Les doigts écartés.
La gorge de Quatre devient aussi sèche que sa bouche.
Il aimerait que ce soit sa main à lui qui se trouve à cette place.
- Tu veux me toucher Quatre ?
La question le fait sursauter.
Il ne sait pas quoi répondre.
Il ne veut pas mentir.
Il ne veut pas non plus dire la vérité.
Trowa n'attend pas de réponse.
Il déplace sa main et attrape celle de Quatre, la pose de force sur sa peau.
Quatre ne tente pas de retirer sa main.
Il aime sentir la chaleur de cette peau sous la sienne.
Peu à peu Trowa retire sa main.
Mais Quatre n'enlève pas la sienne pour autant.
Bien au contraire.
Il se met à caresser doucement.
A décrire des cercles.
De plus en plus larges.
Trowa soupire d'aise.
Les caresses de Quatre lui ont manqué.
Il se laisse aller sur le dos, les bras le long du corps.
Offert.
Une invitation indéniable.
Quatre sourit.
Ils ont souvent joué à ce jeu par le passé.
Il s'assoit sur les cuisses de Trowa et pose ses deux mains sur son torse.
Il palpe et caresse jusqu'à ce que Trowa gémisse de plaisir.
Il se penche alors pour l'embrasser.
- Je t'aime. Murmure Trowa tout contre ses lèvres.
- Je t'aime aussi.
Leurs langues se rencontrent et se redécouvrent. Celle de Trowa joue avec celle de Quatre, s'enroule autour d'elle, la taquine puis se retire. Quatre n'est pas en reste, il rend caresse pour caresse et mordille même l'insolente qui ose le provoquer.
Les mains de Quatre ont envie de caresser plus encore, de découvrir encore ce territoire qu'elles ont conquis depuis longtemps et dont elles ont été chassées pendant de nombreux jours. Elles s'insinuent sous la lisière du pantalon et descendent vers la virilité érigée fièrement qu'elles effleurent brièvement avant de se retirer.
Quatre se relève et s'agenouille à côté de Trowa.
- Je veux aller plus loin...
Le châtain lui sourit, enchanté.
- Je suis tout à toi mon ange.
Mon ange.
Quatre sent son coeur battre plus vite à ces mots.
Il y avait si longtemps que Trowa ne l'avait pas appelé ainsi.
- Trowa...
- Oui ?
- Merci.
Après cela ils n'ont plus besoin de mots. Juste de leurs corps. Les mains de Trowa retirent un pantalon de pyjama puis un second. Ils sont désormais nus. Trowa enlace Quatre, le serre brièvement contre lui pour que leurs peaux se retrouvent puis commence à l'embrasser. Des baisers aériens qui descendent le long de la gorge blanche puis de la poitrine lisse avant de parcourir le ventre frémissant et d'atteindre le membre déjà érigé à l'instar du sien.
Lorsqu'il le prend en bouche il entend Quatre sangloter presque de joie. Il s'active avec application jusqu'à sentir la jouissance de son amant lui emplir la gorge. Il avale sans dégoût. Se redresse et sourit. Quatre se lève et prend la bouteille de champagne qui rafraîchit sur la table roulante. Il en verse deux coupes et en tend une à Trowa.
Ils trinquent et vident leurs verres à petites gorgées, savourant le frais breuvage. Quatre se blottit tout contre son amant. Appuyé contre son épaule il termine de boire puis repose sa coupe et renverse sa tête en arrière.
- Trowa...
- Oui mon ange ?
- Je veux le faire.
- Faire quoi ?
- Ce que tu as fait.
Les yeux verts s'écarquillent. Jamais encore Quatre n'avait osé demander cela. Il ne l'en croyait pas capable.
- Tu es certain ?
- Oui.
- Dans ce cas...
Trowa veut s'allonger mais Quatre secoue la tête et lui fait signe de se lever.
Perplexe Trowa se lève et reste debout près du lit. Il n'a pas longtemps à attendre, Quatre se lève à son tour et s'agenouille près de lui. Trowa est plus surpris encore.
- Quatre !
- J'ai envie de le faire Trowa. De le faire ainsi.
Trowa a envie de protester mais il n'en a pas le temps, les lèvres de Quatres se sont refermées sur l'extrémité de son membre. Bien que novice en la matière quatre est déterminé à faire de son mieux pour mener son amant au plaisir. Il use de sa langue, se guidant sur les soupirs et les gémissements pour mener son action. Il fait coulisser ses lèvres le long du membre dur, découvrant avec plaisir qu'il aime le goût du sexe de Trowa. Il en teste la longueur, la dureté, la réactivité. Trowa ferme les yeux. L'action de Quatre le comble comme jamais. Il se retient le plus longtemps possible puis, sentant qu'il ne pourra pas résister très longtemps, il prévient Quatre.
- Cesse, je vais jouir.
Quatre se relève et l'embrasse.
- Prend moi.
Trowa ne se fait pas prier. Il prépare l'intimité de Quatre et s'introduit en lui avec précaution. Il ne leur faut que quelques minutes pour parvenir au plaisir.
Haletants, en sueur, ils s'abattent sur le lit pour reprendre leur souffle. Trowa leur verse à nouveau du champagne et prend la coupe de fruits frais pour la poser entre eux. Quatre picore quelques grains de raisin avant de saisir une fraise charnue et de la coincer entre ses dents. Il la présente à son amant qui y croque délicatement avant de boire une gorgée de champagne. Ils vident la bouteille et dévorent les fraises en jouant puis se couchent, l'un contre l'autre. Trowa referme ses bras sur le corps du blond. (1)
- Tu as maigri. Remarque t'il.
- Toi aussi. Rétorque Quatre.(2)
Ils n'insistent pas, continuer raviverait leur chagrin. Trowa embrasse la nuque blonde.
- Bonne nuit mon ange. Fais de beaux rêves.
Le lendemain matin ils se réveillent à nouveau dans les bras l'un de l'autre mais cette fois c'est avec plaisir qu'ils le constatent. Trowa qui est le premier à ouvrir les yeux sourit en sentant la tête de Quatre peser sur son épaule et ses cheveux frôler sa joue. Il ne bouge pas, il préfère attendre que son amour s'éveille de lui même. Lorsque Quatre commence à bouger contre lui il sourit.
- Bonjour mon ange, bien dormi ?
Quatre soupire et se serre plus encore contre lui.
- Pas assez... murmure t'il.
- Mais il nous faut nous lever, nos soeurs ne vont pas tarder à venir nous tirer du lit si nous ne donnons pas signe de vie. Je les ai entendues se lever.
Quatre soupire sans bouger. Il n'a pas envie de suporter une nouvelle journée d'activités qu'il considère sans intérêt. Trowa lui caresse les cheveux.
- Allons, du courage mon ange, je te promets que nous ferons la sieste après le repas de midi.
Quatre redresse la tête pour le regarder dans les yeux.
- La sieste, vraiment ?
- Sauf si tu préfère une activité plus physique. (3)
Lorsqu'ils rejoignent enfin Iria et Catherine celles-ci remarquent que les joues de Quatre sont toutes rouges et que Trowa a du mal à se retenir de rire. Lorsqu'elles les questionnent à ce propos Quatre rougit plus encore et Trowa éclate de rire.
(1) Je sais, cliché facile, mais après tout, c'est un bateau pour les lunes de miel et il me semble qu'il y a toujours une bouteille de champagne qui traine dans ce genre de lieu.
(2) Comme quoi l'amour ne rend pas forcément aveugle.
(3) Petit clin d'oeil à Sariad et à nos propres siestes.
Sariad aurait voulu que j'approfondisse un peu le voyage de noces, mais je trouve ce chapitre bien assez long comme cela. Donc désoléee pour le jeune couple, mais je ne vais pas détailler leurs nuits.
Voila, nous sommes arrivé au bout des textes actuellement disponibles.
A plus tard.
