Hello les gens ! J'espère ne pas avoir été trop longue avec ce chapitre. Surtout que celui ci est écrit et fini depuis maintenant un bon mois ^^' Adelinue a accepté d'être mon bêta lecteur (pas correcteur), donc il y a de forte chances pour que les prochains chapitres soient encore mieux que les précédents. N'aillant par contre pas eu de nouvelles depuis quelques temps, je vous poste tout de même ce chapitre qui n'est pas la version corrigée.
Beaucoup de petites choses se passent dans ce chapitre qui ne vont pas sembler importante sur le moment mais seront déterminantes pour la suite. En parlant de suite, ce délais de "postage" ma permis de bien avancer sur le prochain chapitre, vous pouvez donc espérer ne pas l'avoir dans trop longtemps (je vais essayer de le finir pour le mois prochain).
Merci à lolita88, lala, Chachou, klaude pour leur review anonymes.
Akan, je te répond ici: Snape n'a pas le rôle du le pôvre élève qui se fait embêter par les méchants Maraudeurs. Snape est revenu dépenaillé après une altercation des Maraudeurs, mais il n'est certainement pas resté là à rien dire avant de se faire attaquer, et sa vengeance arrivera tôt ou tard. Les Maraudeurs et Snapes s'attaquent les uns les autres dès que l'occasion se présente, et sont tous aussi immature sur ce point. Ce qui est inacceptable du point de vue d'Harry, c'est qu'ils soient à 4 contre un, et que les "blagues" soient humiliantes. Et Harry n'aurait pas pu aller à Poufsouffle, la loyauté qui les caractérises, il ne peut plus la ressentir après avoir été tellement trahis, et le choipeaux n'aurait pu envoyer quelqu'un dans une maison qui ne lui est pas du tout destiné, ça irait à l'encontre de la raison même de son existence.
Je vous mets un petit résumé, et vous souhaite une bonne lecture.
Résumé global : Après sa 5ème année et la mort de son parrain, Harry revient chez les Dursley dans un état psychologique au plus bas, et le traitement de ses relatifs n'arrange rien. Enfermé, affamé et régulièrement insulté et battu, l'Elu s'enfonce de plus en plus dans la déprime, surtout qu'il n'aucunes nouvelles de ses amis et du monde sorcier en général. Le jour de son anniversaire, et après une visite de Dumbledore accompagné d'un arrêt à Gringotts (où il apprend qu'il est le seul héritier de Sirius) et quelques courses, Harry rentre chez lui et se voit battre pratiquement à mort par son oncle.
Un objet mystérieux qu'il tient à se moment là s'active et il disparait alors pour ne se réveiller que plusieurs semaines plus tard en russie et en Janvier 1976.
Harry a été recueilli par Boris, un ancien espion russe et Vladimir, son meilleur ami vampire. Intrigués et intéressés par son histoire, ils décident de l'entrainer de façon à se qu'il ne se fasse plus manipuler/battre/attaquer aussi facilement.
Ils découvrent que l'objet tenu est enfait une sorte de Retourneur de temps amélioré et qu'il va falloir qu'Harry aille à Poudlard pour le recharger en magie et ensuite retourner à son époque.
6 mois passent pendant lesquels le jeune sorcier apprend à se battre, se soigner et à devenir animagus.
Il apprend que son identité à Poudlard sera celle du neveu mort de Boris et est préparé à partir pour l'école de magie.
Il passe donc une semaine à Poudlard où il passe tout ses tests avec succès, et à l'agréable surprise de se rendre compte que Dumbledore ne semble pas être méfiant à son égard, et qu'il ne s'intéresse pas à lui de façon excessive.
Après ça, le nouveau russe passe ses derniers jours seul à Londres, où il découvre le Londres moldu et sorcier des années 70-80. Le premier Septembre, il est accompagné à King Cross par Vladimir, qui ne reste malheureusement que très peu de temps avec lui. Tout se passe bien pour lui jusqu'à ce qu'une personne qu'il n'aurait jamais pensé croiser ici lui demande si elle peut s'assoir dans son compartiment.
En voyant Severus Snape en face de lui, Harry réalise peu à peu que ses parents sont vivants à cette époques, et qu'ils seront à Poudlard en même temps que lui. Après une mini crise d'angoisse, il passera tout le trajet à envisager son futur à Poudlard. Répartit à Serpentard par le choixpeau, il se retrouve dans le même dortoir que 2 futurs Mangemorts avérés et du Snape adolescent.
Chapitre 9:
Quand Harry se réveilla le lendemain, parfaitement reposé, il sut instinctivement que dehors le soleil n'était pas encore levé.
Jetant un Tempus, il put se rendre compte qu'effectivement, l'astre solaire ne se lèverai que dans plus d'une heure.
Son corps et son esprit, conditionnés pendant ces 6 derniers mois à se lever à 5h, avaient décidé de ne pas changer leurs petites habitudes.
Sachant parfaitement qu'il ne pourrait pas se rendormir, Harry demanda donc au Trix de le changer puis, le plus silencieusement possible il sortit du dortoir où résonnaient les ronflement sonores de deux de ses nouveaux condisciples.
La Salle Commune était totalement vide lorsqu'il la traversa, tout comme les couloirs du château.
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Peut enclin à se faire arrêter par le concierge ou à se faire espionner par les tableaux tandis qu'il utilisait différents passages secrets qu'il n'était pas censé connaître, le russe s'était jeté un sortilège de Désillusion avant de sortir de l'antre des Serpentards.
Néanmoins, et à son grand contentement, tout le monde semblait dormir dans le château, êtres humains comme objets animés.
Une fois sorti discrètement de l'édifice grâce à un passage secret menant à l'arrière de l'une des vieilles serres de Botanique inutilisée, le brun commença tranquillement son petit jogging matinal habituel.
Même s'il n'avait plus Boris derrière son dos pour l'inciter -l'obliger- à courir, il avait appris à apprécier ce moment où il pouvait se permettre de se vider l'esprit, ou au contraire réfléchir tranquillement de certaines choses importantes. Et après deux semaines à ne pas courir, reprendre son petit rituel lui faisait du bien.
En effet, quand il se réveillait tôt pendant ses examens, il révisait, et au Chaudron Baveur, il partait explorer ou restait simplement à lézarder dans son lit, chose qu'il n'avait jamais vraiment eu l'occasion de faire au court de sa courte existence et qui avait donc été une expérience inédite.
Il savait en plus que si l'ancien espion avait vent du fait qu'il négligeait son entraînement quotidien, celui-ci s'arrangerait pour le lui faire regretter, et cela même s'il était à l'autre bout du monde.
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C'est cependant avec entrain et plaisir qu'Harry courait à travers l'immensité du parc de Poudlard.
Même dans la semi-obscurité, la vision du lac, dont la surface était troublée de temps en temps par quelques créatures aquatiques, de la forêt, d'où s'élevait parfois le cri d'un animal inconnu, et du château, où s'allumait parfois une lumière, était magnifique et le brun était pris d'une satisfaction particulière à être là.
Un long moment après, et son horloge interne lui indiquant qu'il était temps pour lui de rentrer, l'ex-Gryffondor refit le chemin inverse et retourna au dortoir toujours aussi discrètement qu'à l'aller.
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En entrant dans la pièce, il entendit des froissements de draps venant du lit de Jeune Snape, signe que ce dernier n'allait certainement pas tarder à se réveiller. C'est donc en vitesse qu'il s'enferma dans la salle de bain, peut désireux que d'autres le voient revenir de l'extérieur, encore plein de sueur.
Il n'avait aucune envie de devoir répondre aux questions qu'on lui poserai sûrement. Et puis le brun estimait que ce moment de course seul le matin n'appartenait qu'à lui, et n'avait donc aucune envie que d'autres s'y immisce. Encore moins l'un des futurs Mangemorts qui peuplaient son nouveau dortoir.
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Quand il sortit de la pièce après une courte de douche, il se rendit compte en voyant Jeune Snape déjà prêt à sortir du dortoir qu'il avait eu raison de se dépêcher, celui-ci ayant dû se lever à peine quelques secondes après son entrée dans la salle de bain.
Il ne reçut qu'un vague coup d'œil inexpressif du Serpentard avant que celui-ci ne sorte du dortoir, son sac de cours à la main malgré l'heure encore bien matinale.
Le russe hésita un instant à faire de même ou à rester un peu dans le dortoir pour attendre qu'il soit moins tôt, mais la diminution significative des ronflements le persuada de sortir de la pièce avant que les autres ne se réveillent.
Et puis, il devait avouer être légèrement intrigué de savoir ce que pouvait bien être partit faire l'autre Serpentard.
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Il resta cependant encore un peu dans le dortoir pour préparer son sac. ce qui lui posa quelques problèmes, comme à chaque premier jour de classe, puisque ne sachant pas quels cours il aurait plus tard dans la journée.
Il avait plusieurs solutions: le choix sérieux, celui d'Hermione, consistant à prendre à prendre l'intégralité des manuels au risque de faire craquer les coutures du sac et de se bloquer le dos, le choix inconscient, celui des jumeaux Weasley, consistant à ne rien prendre du tout bien qu'il était certain de se prendre au moins une retenue dès le premier jour, et le choix intermédiaire, le plus utilisé parmi les élèves, consistant à fermer les yeux et à prendre au hasard quatre ou cinq manuels.
L'arrêt soudain des ronflements le décida à aller à la fois au plus simple et au plus prudent, c'est donc le plus rapidement possible qu'il piocha quatre livres qu'il ne prit même pas la peine de regarder avant de les mettre dans son sac. Il ne craignait pas vraiment son choix hasardeux puisque en cinq années d'utilisation de cette méthode, il avait toujours réussi à choisir correctement au moins un manuel. -enfin, c'était sans compter Hermione qui, même à contrecœur, les avait toujours laissé regarder sur ses propres livres en cas de besoin-
De toute façon, s'il se rendait compte qu'il n'avait aucun des livres adéquates pour la journée, il pourrait toujours retourner au dortoir le midi. Hors de question qu'il fasse de même avant les cours du matin à moins qu'il ai un cours près des cachots...et même dans ce cas là, il y avait vraiment trop de chances pour qu'il se perde dans le labyrinthe qu'étaient les couloirs menant à l'antre des Verts et Argents.
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En arrivant dans la salle commune, Harry constata aussitôt qu'il n'y avait personne. Apparemment l'autre Serptentard était déjà partit en direction de la Grande Salle.
Jetant de nouveau un rapide Tempus tout en marchant en direction des canapés placés devant le feu ronronnant de la cheminée, le brun constata qu'il n'était que 6h30, s'il allait manger maintenant, il serait l'un des premiers arrivés, ce qui ne semblait pas être une mauvaise idée puisque ça lui permettrait ainsi d'éviter les curieux qui pourraient être tentés de venir lui poser quelques questions sur son arrivée tardive à Poudlard.
Heureusement pour lui, les Serpentards ne semblaient pas être envahissants comme avaient pu l'être les Gryffondors ou même les Serdaigles et les Pouffsoufles de son époque. Ils avaient sûrement d'autres méthodes moins directes pour avoir les réponses à leurs questions, ce qui n'était pas vraiment plus rassurant, mais pour le moment il avait été tranquille.
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Le jeune russe ne croisa pratiquement personne sur la route de la Grande Salle et effectivement, il put voir avec plaisir que celle-ci était presque vide. Seul deux Serdaigles et Jeune Snape étaient présents, les autres certainement encore en train de dormir comme des bien heureux ou de se préparer pour la journée.
Harry s'attabla à distance raisonnable de l'autre Serpentard, mais tout de même assez près et bien placé pour pouvoir l'observer en toute discrétion. On ne savait jamais, Jeune Snape pourrait savérer intéressant à étudier.
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Ça faisait vraiment bizarre au jeune sorcier de ne pas être assis à la table des Rouges et Or.
Si la veille il avait été trop sur ses gardes et trop nerveux pour y prêter vraiment attention, il n'y avait maintenant rien pour le distraire de ce nouveau point de vu de la salle. Depuis la table des Verts et Argents, il avait une vision tout à fait différente de celle qu'il avait eu pendant 5 années. Les tables des Gryffondors et des Serpentards étant à l'exact opposé de la pièce -sûrement pour éviter les meurtres pendant les repas-, tout semblait inversé pour l'ex-Gryffondor. À côté de la table, celle des Serdaigles avait remplacé celle des Pouffsoulfes, et s'il avait été à son époque, le professeur le plus proche d'eux aurait été Hagrid et non Snape.
Pour le moment, même s'il était à présent dans le château qui avait été sa seule maison pendant toutes ces dernières années, Harry savait qu'il allait se sentir un peu dépaysé. En plus d'être entouré de personnes qu'il ne connaissait pas pour la plupart -ou tout du moins pas aussi jeunes- à la place de ses amis, le brun était maintenant dans une maison qui, il le savait, ne fonctionnait pas du tout comme celle à laquelle il s'était habitué. Il lui fallait aussi prendre en compte le fait qu'il ne parlait pas -plus- l'anglais, et se sentait donc un peu dépassé par toutes ces phrases qu'il pouvait entendre et dont il ne comprenait qu'un mot de temps en temps.
On pouvait aussi rajouter à tout ça qu'il avait une fausse identité à garder, ainsi que le climat général en Angleterre qui était assez tendu -le pays étant, d'après ce que lui avait expliqué Boris, en guerre ouverte contre Voldemort depuis 2 ans maintenant-, et il était aisé de comprendre pourquoi le jeune sorcier pressentait qu'il se sentirait légèrement déconnecté de la réalité. Et ça avait déjà commencé.
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L'heure avançant, les différentes tables se remplissaient peu à peu, tandis que les élèves arrivaient par petits groupes. Harry, qui aurait bien voulu partir avant que la foule ne s'installe, ne put que prendre son mal en patience en se souvenant qu'il lui fallait attendre son emplois du temps. Jetant un coup d'œil à Jeune Snape, en marge des autres, il put voir que celui-ci avait apparemment autant envie de rester là que lui.
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Pendant un moment, le brun s'amusa à observer le futur maître des Potions jeter des coups d'œil incendiaires aux pauvres premiers années qui avaient eu l'audace de s'asseoir à quelques mètres de lui et de parler entre eux d'une voix dépassant le chuchotis inaudible,mais son attention fut détournée à l'arrivée d'un groupe d'élèves particulièrement bruyants.
Il reconnut rapidement son père et Sirius, marchant d'un pas conquérant tout en parlant fort à grand renfort de gestes amples. Ce devait être une blague puisque quelques instants plus tard, ils éclatèrent de rire en compagnie des deux derniers Maraudeurs et d'une bonne partie des Gryffondors.
Si Harry avait ressentit à la fois des sentiments d'allégresse et de tristesse quand il avait vu pour la première fois les versions jeunes de son père, de son parrain, et dans une moindre mesure de Remus, le seul sentiment que lui inspira la vision du 4ème Maraudeur fut une rage sans nom.
Il avait essayé de se préparer à ça dans le train, de se raisonner en se disant que Petitgrow était encore innocent de toute trahison et de tous crimes, mais ce que sa raison essayait de lui dire était totalement englouti par la vague de ressentiment et de dégoût que son cœur lui faisait ressentir.
Il ne faisait aucun doute pour Harry qu'à voir la personne qui allait trahir ses parents, en train de rire avec son père qui trouverait la mort par sa faute, il pourrait parfaitement réussir le Doloris qu'il mourrait d'envie de jeter.
Refusant de céder à ses pulsions, et même à penser jeter ce sort qui le dégoutterai de lui même, le nouveau russe détourna les yeux en quête d'un sujet neutre pour y fixer son attention.
Ce n'est qu'une fois calmé qu'il découvrit que, à cause de ce sentiment exacerbé de rage, une partie de sa magie encore parfois instable avait cherché à s'échapper, il le sentait à l'atmosphère lourde et chargée d'électricité statique l'entourant.
Cependant, et heureusement pour lui ainsi que pour les élèves autours de lui, il semblait que l'ourobos, qu'il portait continuellement autour du cou, ainsi que le Trix, n'avaient pas tardé à s'approprier et à se nourrir de ce petit surplus de magie, s'emplissant ainsi un peu plus d'énergie magique.
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Alors que l'ensemble des places étaient finalement occupées, Harry vit le garçon de la veille -Lein Coquard, ou quelque chose comme ça- commencer à distribuer les différents emplois du temps avec l'aide de l'autre préfète des Serpentard.
Quand ce fut son tour, le brun reçu du préfet un petit sourire compatissant accompagné d'un coup d'œil plus qu'explicite à l'emploi du temps qu'il venait de lui donner.
Curieux de savoir ce qui pouvait bien lui valoir ce sourire, Harry regarda en premier ses cours pour la matinée. Il ne put retenir une légère grimace en voyant qu'il allait devoir commencer sa journée -ainsi que tout ses lundi- par 2h30 de Potions suivies de 2h d'Histoire de la Magie. 2h30 de tortures suivies par 2h d'ennui total, ça allait être vraiment génial.
Il exagérait un peu au sujet des potions puisque grâce à l'aide des deux russes il avait réussir à acquérir un niveau tout à fait acceptable -et même « optimal » si on en croyait sa note de BUSES- qui lui permettait de parfois prendre plaisir à la conception des potions, mais il avait développé une sorte de phobie répulsive à l'idée d'aller apprendre cette matière en classe, et qui plus est, à le faire dans des cachots.
À cette pensée il dût se retenir très fort pour ne pas lancer un regard noir au futur responsable de cet état de fait.
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Se focalisant sur autre chose, il regarda plus attentivement son emploi du temps, remarquant pour la première fois qu'il y avait bien trop de matières d'inscrites pour le nombre d'heure, et que certaines se chevauchaient donc dans un grand n'importe quoi. Voilà sûrement la raison de ce regard en provenance de l'autre garçon.
Peu enclin à avoir des horaires aussi chargés que ceux d'Hermione durant leur 3ème année, le russe chercha des yeux le personne la plus indiquée pour résoudre son petit problème.
L'ayant localisée à proximité de la table des Rouges et Or, Harry hésita un instant à aller lui parler puis, prenant son courage à deux mains, se décida à s'avancer vers la table qu'il avait le moins envie d'approcher.
Heureusement pour lui, la directrice adjointe s'était quelque peu éloignée de ses petits protégés le temps que le russe traverse la salle.
« Excusez-me Prrrofesseurrr, je avoirrr petit prrrobleum, articula Harry en interpellant l'écossaise.
-Mr Romanov, que puis-je faire pour vous aider ?
-Je avoirrr trrrès matièrrres, se contenta de répondre le jeune sorcier en tendant le papier en guise d'explication visuelle. »
Jetant un coup d'œil à celui-ci, l'un des rares petits sourires du professeur de Métamorphose apparu sur le visage de cette dernière.
« En effet, en vue de vos résultats admirables à vos examens de BUSES, nous n'avons pu enlever aucunes matières à votre horaire.
Cependant vous avez tout à fait la possibilité d'en abandonner certaines, ce que je ne peux que vous conseiller pour quelques matières particulièrement inutiles. »
Tout en prononçant ces derniers mots, la femme jeta un regard appuyé à l'un des endroits où était marqué « Divination ». Apparemment, en vingt ans son opinion sur la matière n'avait en rien changé.
« Vous n'avez peu être pas vu avec vos anciens précepteurs les possibilités qui sont votre pour le futur, mais je vous suggère fortement de choisir en fonction de votre choix de carrière, continua-t-elle. »
Un peu dépassé par ce flot de paroles, le brun comprit néanmoins qu'il devait choisir qu'elles matières il allait vouloir étudier, et lesquelles il pouvait laisser tomber.
Heureusement, ses deux mentors lui en avait déjà parlé, et ils s'étaient tous mis d'accord pour ne garder que les cours qui pourraient lui être utiles pour sa future survie. Et puis de toute façon, il y avait de fortes probabilités pour qu'il doive tout recommencer une fois de retour à son époque, raison de plus pour ne pas prendre de matière inutiles.
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Harry n'eut donc pas vraiment à réfléchir pour donner sa réponse.
« Je juste prrrendrrre pas Divinition, Etude de les Moldus, Astrrronomie et Histoirrr. » Énonça-t-il clairement...enfin du mieux qu'il put.
Son ancienne directrice de maison tapotait l'emploi du temps au fur à mesure que le jeune sorcier disait le nom des cours délaissés, et il put voir avec soulagement que celui-ci semblait soudainement beaucoup moins étouffant.
De nombreuses plages horaires s'étaient libérées et Harry remarqua avec plaisir qu'il aurait finalement ses deux heures de libres après le cour de Potions.
« Voilà Mr Romanov, ce devrait être bon pour vous maintenant. Si jamais vous vouliez en définitive prendre tout de même certains des cours que vous laissez de côté, vous devrez venir me voir au plus tard à la fin du mois.
Sur ce, je vous souhaite une bonne matinée, nous nous verrons après le repas de midi pour votre premier cours de Métamorphose. »
Puis sur ces paroles, elle se dirigea vers la table de Serdaigles où certains élèves semblaient eux aussi avoir quelques problèmes d'emplois du temps.
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Maintenant que cette petite mise au point était terminée, le brun sortit rapidement de la Grande Salle pour se diriger vers la salle où se déroulait le cours de Potion...tout du moins il espérait que ce soit déjà celle là.
Apparemment chanceux en cette première matinée de classe, il aperçut la silhouette lointaine de Jeune Snape au détour d'un couloir et décida de le suivre, histoire d'être certain d'arriver au bon endroit. Et il fit bien puisque ce dernier s'arrêta finalement devant une salle de classe bien loin de celle où les cours se déroulaient à son époque.
Avisant l'autre Serpentard encore seul et adossé contre le mur, Harry se décida à l'approcher, toujours aussi curieux d'avoir en face de lui une version rajeunie de l'acariâtre Snape.
Ils restèrent tout les deux silencieux durant de longues minutes, s'observant l'un l'autre le plus discrètement possible, jusqu'à se qu'Harry prenne sur lui pour briser le silence pesant qui s'était installé.
« Ce être le potion salle ? »
Bon d'accord, c'était vraiment une entrée en matière totalement nullissime, et vu le regard que venait de lui jeter l'autre Serpentard c'était aussi ce qu'il pensait. Ce dernier pris tout de même la peine de répondre un « Hmm » pouvant faire office de oui.
Harry se retint de soupirer de dépit, ce n'était pas gagné pour engager la conversation. Estimant qu'il avait fait sa part d'effort, le russe retomba à son tour dans le mutisme.
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Peu à peu, les autres élèves reçus à leurs BUSES de potion arrivèrent et des discussions entre élèves s'élevèrent, brisant enfin le silence lourd qui régnait dans le couloir.
Tous n'étaient apparemment pas encore arrivés, mais ils étaient déjà une petite dizaine à attendre devant la porte, toutes maisons confondues.
Quand la cloche du début des cours retentit, Harry put voir qu'en plus de Jeune Snape et lui, il y avait cinq Serdaigles, trois Poufsouffles, trois autres Serpentards -le garçon inconnu de leur dortoir et deux filles qu'il avait déjà entraperçu dans la Grande Salle-, mais à son grand étonnement, seulement une Gryffondor inconnue, apparemment les Gryffondors de cette génération semblaient encore moins bon en potion qu'eux.
La porte s'ouvrit quelques secondes après la sonnerie et l'énorme ventre du professeur de potion apparut. Alors qu'ils entraient tous les uns après les autres dans la classe, Harry se vit offrir par le professeur un sourire rayonnant, sourire auquel eu aussi droit l'un des élèves de Serdaigle. Le russe y répondit d'un simple hochement de tête, peu certain du pourquoi de ce sourire, et alla s'installer à l'une des tables libres.
Contrairement à la salle de potion à laquelle il était habitué, celle-ci n'était pas du tout obscure et angoissante, mais au contraire, assez cosy.
Et puis, chose assez étonnante, plusieurs chaudrons de potions étaient déjà en train de chauffer, répandant de la vapeur et des odeurs bizarres dans toute la pièce.
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Les tables étant par place de deux, les maisons se mirent entre elles. C'est ainsi que le brun se retrouva à côté de la future terreur des cachots.
Essayant de ne pas faire attention à ce dernier -qui l'ignorait complètement d'ailleurs-, l'ex-Gryffondor observa attentivement les trois potions bouillonnants doucement dans des chaudrons situés à à peine 1 ou 2 mètres de lui.
La première, qui était aussi la plus éloignée, était semblable à de la boue et ne semblait franchement pas appétissante. Il reconnu aussitôt la potion qu'Hermione avait confectionné durant leur 2ème année et qu'il avait dû lui aussi apprendre à faire pendant son entrainement: du Polynectar, potion parfaite pour l'espionnage et le dissimulation d'identité.
Le seconde mélange ressemblait quand à lui à de l'eau bouillante, totalement incolore et apparemment inodore. Harry le reconnu tout aussi rapidement: Celle-ci était du Vérisaterum. Boris l'avait obligé à en avaler des litres entiers, jusqu'à ce qu'il soit capable d'en contrer tout les effets. Ou tout du moins, à toujours répondre de manière détournée sans jamais mentir, mais sans jamais vraiment dire la vérité attendue.
Pour la potion la plus proche de la table, le russe avait plus de difficultés. Cette dernière était de couleur dorée et dégageait un parfum absolument divin. Ça lui faisait penser à la fois à l'odeur de la tarte à la mélasse tout juste sortie du four, à celle de la sève de pins et de sapins, ainsi qu'à la fragrance particulière de l'air après un violent orage.
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Captivé par l'arôme se dégageant de la potion, le nouveau Serpentard ferma les yeux et inspira lentement et profondément, de façon à remplir tout son être des effluves merveilleux qui lui parvenaient. Il avait l'impression que ceux-ci lui court-circuitaient toutes pensées et le plongeait dans un contentement sans pareil.
Il sentit un sourire inconscient fleurir sur ses lèvres, mais ne fit rien pour le refréner. Il se sentait trop bien pour s'obliger à garder son masque et à cacher se qu'il ressentait.
Rouvrant les yeux pour pouvoir reprendre pied dans la réalité, il vit qu'à côté de lui, Jeune Snape avait lui aussi un sourire au lèvre. Le russe se sentait encore trop à l'ouest pour être choqué -et à juste titre- par cette vision. Jamais il ne lui était venu à l'esprit que Snape (petit ou grand) puisse sourire autrement qu'avec méchanceté, sadisme, sarcasme, ironie ou tout autre mot s'approchant.
L'autre Serpentard dût se rendre compte de la vision qu'il donnait puisqu'il reprit rapidement son visage impassible habituel. Il ne le fit cependant pas assez vite pour qu'Harry ne puisse voir une étincelle de tristesse et de nostalgie s'inscrire sur ses traits avant que celle-ci ne disparaisse et laisse place à l'air méprisant habituel.
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Finalement complètement revenu à ses esprits, le russe s'étonna que le cours n'ait pas encore commencé alors que la cloche avait sonnée depuis maintenant plus de 10 minutes.
Apparemment, il n'était pas le seul à se demander ce qu'attendait le professeur puisque l'un des Serdaigles leva la main puis demanda à l'homme pourquoi ils ne commençaient pas le cours.
Ce dernier allait répondre quand un bruit de cavalcade se fit entendre, avant que trois autres élèves ne se précipitent dans la classe.
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La 1ère à entrer était une rousse totalement ébouriffée, les joues devenues écarlates après sa course.
Elle se redressa et parla, sûrement pour excuser son retard, mais Harry n'écoutait déjà plus, les yeux fixés sur ceux de la jeune fille.
Émeraudes.
Il avait en face de lui deux émeraudes qu'il connaissait bien pour les avoir vues dans son miroir pendant 16ans.
La respiration soudainement coupée, le brun ne put détacher ses yeux de celle qui deviendrait sa mère, celle qui allait donner sa vie pour lui.
Il avait déjà pu remarquer qu'elle était jolie sur les photos de l'album que lui avait offert Hagrid, mais celles ci étaient bien en dessous de la vérité: Lily Evans était l'un des personnes les plus belles que le jeune sorcier ait jamais vu. (1)
Harry fut cependant tiré brusquement de sa contemplation par la voix forte du moustachu. C'est seulement à ce moment qu'il remarqua derrière la Gryffondor, deux autres élèves tout aussi essoufflés que la rousse, deux autres élèves qui n'étaient autre que les deux membres les plus illustres des Maraudeurs.
« Bien, maintenant que nous sommes tous au complet, nous allons pouvoir commencer. »
Et sur ces mots, l'imposant professeur se dirigea vers les chaudrons pendant que les retardataires s'installaient le plus rapidement possible aux dernières places de libres. Harry ne manqua pas le regard noir que lança la jeune Gryffondor au deux autres.
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« Tout d'abord, j'aimerais tous vous féliciter d'avoir réussi vos BUSES de potion et d'être là. Aujourd'hui, notre cours sera un peu différent de d'habitude. Vous tous avez sûrement remarqué que plusieurs potions ont déjà été préparées, et je suis sûr que certain des plus doués d'entre vous en ont déjà identifié au moins une, sinon toutes, dit le potionniste, envoyant à la fin de sa phrase un clin d'œil « complice » à une Lily rougissante et apparemment gênée, ainsi qu'à l'un des Serdaigles.
C'est le genre de chose que vous devrez être capable de faire à vos épreuves des ASPIC, donc même si vous ne les avez jamais vu, vous en avez au moins sûrement déjà entendu parler. »
Se rapprochant de la table où étaient assis le jeune russe et Jeune Snape, il continua.
« Bien, qui peut me dire le nom de cette potion ? »
Aussitôt, la main de la rousse fusa dans les airs, rappelant fortement Hermione à Harry.
Plus lentement, la main du Serdaigle à qui avait aussi été adressé le clin d'œil et plus tôt, le sourire, se leva à son tour. De son côté, le russe, qui s'était attendu à voir le Serpentard à ses côté faire de même, fût surpris de constater que ce n'était pas le cas.
« Oui Mlle Evans ?
-Je ne pense pas me tromper en disant que c'est de l'Amortentia.
-Et je suis sûr que vous pourriez nous dire quelles caractéristiques nous permettent de la reconnaître.
-D'un point de vu visuel, on peut la reconnaître grâce à sa couleur nacrée ainsi qu'à sa vapeur qui s'élève en spirale. Elle dégage pour chaque personne une odeur bien spécifique en fonction de ce que nous apprécions le plus.
-Bien, bien, bien. Parfait. Je n'en attendais pas moins de vous. Voilà donc ce qui caractérise cette potion, qui est le plus puissant filtre d'amour au monde. Je vous rappel d'ailleurs qu'il est interdit de la faire ingérer à qui que ce soit, même si vous vous mourrez d'amour pour cette personne, précisa le gros potionniste sous les gloussements de la plupart des jeunes sorcières, les ricanements des deux Gryffondors masculins, le rire jaune de Lily et enfin, le reniflement méprisant du voisin de table de Harry.
S'approchant ensuite du chaudron où bouillonnait doucement la potion de vérité, Slughorn demanda un nouveau volontaire pour répondre.
Les même mains se levèrent et cette fois, se fût au tour du Serdaigle d'être interrogé.
Comme sa collègue de Gryffondor il répondit correctement, au grand contentement du professeur qui affichait un air de plus en plus réjouit.
« Très bien, très bien. Pour finir, quelqu'un peut-il me dire le nom de celle-ci ? » Demanda-t-il de nouveau en se plaçant derrière le dernier chaudron.
Tout comme les deux fois précédentes, seules les mains de la Gryffondor et du Serdaigle se levèrent, mais à la grande surprise du russe, le professeur se tourna vers lui.
« Je me suis permis d'étudier les résultats de vos BUSES de potion Monsieur Romanov, et je pense pouvoir m'avancer sans risque en vous demandant le nom de la dernière potion. »
Pris au dépourvu d'être interrogé alors que d'autres élèves auraient apparemment aimés l'être, Harry resta figé un instant, dans l'incapacité de répondre.
Heureusement, son cerveau, lui, tournait à plein régime. Il avait bien compris ce que lui demandait le professeur -même un attardé mental l'aurait pu- mais il avait un peu -beaucoup- de mal à trouver une phrase de réponse correcte, même avec tout ce qu'il avait appris de la langue anglaise en train de défiler dans son esprit.
Puis finalement, le russe décida de faire comme dans le train et d'employer la facilité tout en espérant que ce serais suffisant.
« Polynectarrrr. Fût donc le seul mot qu'il prononça en guise de réponse.
-Bien, très bien, s'enthousiasma l'imposant professeur. Pouvez-vous nous en dire plus ? Comme ce qui vous a permis de la reconnaître : ses effets, ou certaines de ses caractéristiques par exemple. »
À la nouvelle demande, le jeune russe se retint difficilement de grogner. Il n'avait mais vraiment aucune envie de répondre, et la tentation de hausser simplement les épaules pour faire comprendre qu'il n'en savait pas plus était grande.
Malheureusement pour lui, il avait une réputation à tenir et c'est donc avec autant de volonté qu'un prisonnier montant à l'échafaud qu'il recommença à répondre difficilement.
« Couleurrrr du le boue, oune heurrre en métamorrrphosation et goût trrrès 'rrrible. »
Légèrement désappointé par cette réponse pour le moins...succincte, le vieux potioniste retrouva néanmoins rapidement le sourire.
« Parfaitement, cette potion sert à métamorphoser une personne en une autre grâce entre autre à un morceau de l'individu en qui on souhaite se transformer. Elle est facilement reconnaissable à sa couleur et sa consistance boueuse. Et malheureusement en accord avec son aspect, le goût de celle-ci est toujours horriblement mauvais quel que soit le morceau de personne que vous y incorporez.
Ce qui fait qu'il faut avoir une forte volonté ou motivation pour l'utiliser sans vomir. »
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Après avoir repris sa respiration, le vieux sorcier continua tout en se frottant le ventre d'un air débonnaire.
« Bien, j'accorde 10 points pour chaque bonne réponse. Maintenant que ces trois potions ont été correctement identifiées, nous allons nous mettre au travail. Sortez votre manuel à la page...Oui Monsieur Dubonair ? » S'interrompit l'homme en voyant la main levée de l'un des Pouffsoufles.
« Vous ne nous avez pas dit ou demandé ce qu'il y a dans le dernier chaudron. Dit celui-ci en indiquant la potion posée sur le bureau du professeur qui, effectivement, n'avait rien dit à son sujet.
À la question, le potionniste feint un air surpris assez peu convaincant.
« Quelle tête en l'air je suis ! » S'exclama-t-il d'un air théâtral tout en se rapprochant de la potion qui bouillonnait activement dans le petit chaudron noir. Elle ressemblait à de l'or fondu et de grosses gouttes sautaient à la surface à la façon de poissons sautant hors de l'eau.
« Cette potion mes enfants, est une très spéciale et étrange petite potion appelée Felix Felicis. »
À ces mots, plusieurs exclamations de surprises venant des meilleurs élèves en potion se firent entendre.
Même Jeune Snape, qui avait gardé un air fermé et maussade depuis le début du cours, ne put empêche ses traits d'afficher sa surprise.
Harry, qui ne connaissait pas cette potion malgré les leçons de rattrapage des deux russes, essaya de deviner son rôle grâce à son nom. Mais malheureusement pour lui, il était aussi doué en latin qu'en grec ancien, c'est à dire qu'au grand damne de ses deux mentors, son niveau était des plus déplorable.
Content de son petit effet, Slughorn interrogea de nouveau la jeune Gryffondor pour quelques précisions sur la potion.
« C'est de la chance liquide. Il suffit d'en boire un peu pour que tout nous réussisse et avoir une chance incroyable pendant quelques heures. » S'empressa-t-elle de répondre avec une voix surexcitée.
À ces mots, toute la classe sembla d'un coup captivée. Même les Maraudeurs s'étaient arrêtés de bavarder entre eux pour regarder le chaudron d'un air intéressé.
« C'est exactement ça. En effet, cette potion, extrêmement difficile à préparer et aux conséquences désastreuses quand elle est mal faite, permet de couronner de succès tout ce qui est entreprit. Et cela jusqu'à ce que les effets se dissipent.
-Mais Monsieur, pourquoi les gens n'en boivent-ils pas tout le temps alors ? Interrogea Sirius, apparemment séduit par les effets de la potion.
-Pour la simple raison qu'une prise trop fréquente entraîne des effets secondaires tel que des étourdissements, une tendance à l'imprudence et un excès de confiance en sois, ce qui peut devenir dangereux. En plus du fait qu'elle est extrêmement toxique à haute dose.
Cependant, prise avec modération et seulement en de très rares occasions...
-Vous l'avez déjà utilisé ? Continua de demander le Gryffondor
-Seulement deux fois et à plusieurs années d'intervalle. À chaque fois, deux cuillères à soupes au petit déjeuner. Ça a été les deux jours les plus parfaits de mon existence. » Répondit Slughorn, une pointe de nostalgie dans la voix. »
Harry ne pouvait dire qu'une chose : le jeu d'acteur de cet homme était impressionnant. Il ne savait pas si la réponse du gros homme était vraie -et ne comprenait d'ailleurs pas tout ce qu'il racontait-, mais les effets qu'il rajoutait depuis le début du cours pour intéresser les élèves étaient parfaitement réussis.
Semblant se reprendre, le professeur continua.
« Et c'est cette merveilleuse petite potion que je vais offrir comme récompense à la fin du cours. »
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La salle, qui était parcourue de chuchotement intéressés et excités depuis la description de la potion, devint soudainement totalement silencieuse.
Harry, un peu perdu, essaya de regarder discrètement autour de lui en quête d'un indice quelconque qui pourrait lui expliquer la raison de ce soudain silence. Tout autour de lui, tous les élèves avaient les yeux fixés sur le professeur, le corps tendu d'une anticipation muette. Même Jeune Snape ne détachait pas son regard du vieux potionniste.
Vraisemblablement satisfait d'avoir l'attention de toute la classe centrée sur lui, le sorcier continua.
« Un tout petit flacon de Felix Felicis. Une dose suffisante pour douze heures de chance. De l'aube au crépuscule, tout ce que vous entreprendrez sera une réussite totale, dit-il en sortant de sa poche une minuscule bouteille de verre ciselée, la tenant entre deux de ses doigts de façon à ce que tout le monde puisse la voir.
Je dois cependant vous avertir que le Felix Felicis est une substance interdite dans les compétitions organisées telles que les événements sportifs, les examens ou les élections par exemple. Le gagnant devra donc l'utiliser un jour ordinaire. Jour ordinaire qui deviendra extraordinaire. »
Prenant une pause calculée dans son monologue, il poursuivi après avoir pu s'assurer que tout le monde était toujours suspendu à ses lèvres.
« Je suis certain que vous vous demandez tous comment gagner cette fabuleuse récompense. Pour cela, vous devez aller à la page 10 de votre Manuel avancé de préparation des potions. Nous avons presque une heure et demi devant nous, ce qui est normalement amplement suffisant pour réaliser un philtre de Mort Vivante à peu près potable. Je sais, je sais, la plupart d'entre vous n'avez jamais essayé quelque chose d'aussi difficile, je ne m'attend donc pas à ce que tout le monde obtienne un résultat parfait. La personne qui aura la potion la plus réussie gagnera le flacon de Felix. C'est partit ! »
À ces mots, tout les élèves se mirent aussitôt au travail, sortant les chaudrons et mettant l'eau à bouillir tendit que d'autres allaient chercher leurs ingrédients à petits pas pressés.
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Ayant finalement compris de quoi il retournait en voyant les élèves empressés jeter des coups d'œil fiévreux et avides en direction de la petite bouteille maintenant posée sur le bureau du professeur, Harry ne tarda pas à faire comme les autres et à commencer sa potion.
Il ne savait pas quand les problèmes allaient de nouveau lui tomber dessus, mais posséder ce flacon de chance liquide ne pourrait que lui être plus qu'utile.
Il lut la recette attentivement , effectuant rapidement le futur déroulement de la potion dans sa tête.
Dans la classe, tout les élèves se jetaient des coups d'œils entre eux, dans le but de voir ce que faisaient les autres. La plupart se concentraient néanmoins sur trois élèves en particuliers : la Gryffondor rousse, le Serdaigle qui avait été interrogé, ainsi que Jeune Snape. Et si les deux premiers ne semblaient pas se préoccuper d'être ainsi fixés, le dernier lui se plaça rapidement de façon à ce que les autres ne puissent voir ce qu'il faisait, non sans avoir jeté un regard noir général avant.
Dix minutes plus tard, les élèves évoluaient dans les vapeurs bleuâtres des potions. L'ex-Gryffondor n'avait jamais été si concentré en faisant une potion, et ses efforts ainsi que les cours de Vlad portaient leurs fruits puisque sa potion avait la couleur demandée.
Jetant un regard circulaire autour de lui, Harry se rendit compte avec satisfaction qu'ils n'étaient que quatre à y être arrivés, et les trois autres étaient ceux qui semblaient être les meilleurs potionnistes de la promotion.
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Après avoir coupé la fève sopophorique avec difficulté, il vit avec désappointement sa potion virer au violet clair au lieu de la teinte lilas demandée. Il continua à suivre les instructions mais sa frustration s'intensifia en remarquant que son mélange gardait sa couleur. Dans la salle de classe, la rousse et le Serdaigle étaient aux coude à coude avec une potion rose pâle, proche de la teinte demandée.
Les autres élèves avaient tous réussit à avoir une teinte différente, allant du marron foncé au bleu marine, en passant par le jaune poussin, le rouge sang et le vert forêt. Mais les gagnants dans cette multitude d'échecs étaient incontestablement les deux Maraudeurs qui, en voyant qu'ils ne pourraient de toute façon pas gagner, avaient commencé à mettre dans leurs chaudrons respectifs tout ce qui leurs passaient sous la main. Ils avaient une potion d'un bleu électrique pour l'un, et d'un orange éclatant pour l'autre, toutes deux bouillonnants dangereusement.
Jeune Snape, quand à lui, ne prenait même plus la peine de cacher sa potion ainsi que sa préparation vu les erreurs irrattrapable des autres élèves. Il était aisé, avec un petit peu d'attention, de se rendre compte qu'il ne suivait pas la recette donnée par le livre. Se devait néanmoins être la bonne méthode puisque la couleur de sa potion était celle se rapprochant le plus du résultat voulu.
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Quand le professeur indiqua la fin du temps impartit, Harry ne put retenir un soupir de déception en voyant que son mélange avait gardé sa teinte violet clair. Il n'était semble-il pas le seul à être déçu puisqu'il pût entendre le même soupir venant de derrière lui.
Son voisin de table cependant arborait un air satisfait et fier de lui en regardant sa mixture à la teinte parfaite.
Slughorn déambula dans la classe en examinant les différents chaudrons. Il ne disait rien mais sentait ou remuait parfois l'une des potions. Passant devant les chaudrons des deux Maraudeurs, il ne put retenir un haussement de sourcil perplexe en voyant celle-ci bouillonner dangereusement et commencer à emmètre une fumée abondante.
Devant les potions pratiquement réussies de ceux qui semblaient être ses élèves préférés, il eu une expression de ravissement et de satisfaction, plus qu'heureux de voir leurs résultats si proches de celui attendu.
Arrivé à la table des deux Serpentard, il observa avec approbation le contenu du chaudron du russe.
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À la vue de celui de son compagnon de tablé, il se figea un instant, stupéfié.
Apparemment, il ne s'était pas attendu à ce que quelqu'un réussisse la potion aussi parfaitement.
Se reprenant rapidement, il sourit, toujours un peu crispé.
« Eh bien, je pense que nous tenons notre vainqueur. Félicitation monsieur Snape, je n'aurais pu faire mieux » Dit le gros homme en donnant le minuscule flacon au futur maître des potions, et sans sembler remarquer l'air semi-méprisant de celui-ci à la dernière phrase.
Il ne faisait semble-t-il aucun doute à ce dernier qu'effectivement, l'autre n'aurait pu faire que moins bien.
À ce moment, les potions des deux retardataires, qui avaient continué à bouillir de plus en plus fort, explosèrent violemment.
En quelques secondes, la salle de classe se remplit d'une fumée opaque où le bleu et le orange se mélangeaient en provoquant des étincelles.
Tout les élèves, qui n'avaient pas paru s'inquiéter plus que ça -apparemment ce genre de choses n'étaient pas rares-, commencèrent à paniquer quand la fumée provoqua de petites décharges électriques douloureuses au contact de leur peau.
Le professeur, un peu perdu par la tournure des événements, se mit à agiter sa baguette pour faire disparaître la fumée, sans qu'aucun résultat ne se fasse voir. Il commença donc à crier dans le but vraisemblable de faire évacuer la salle. Entreprise qui se révéla bien plus compliquée que prévue, la fumée emplissant maintenant totalement la salle et empêchant ses occupants de voir plus loin que le bout de leur nez, au sens littéral du terme.
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Finalement, après avoir essayé de se diriger en aveugle sans grand succès, tout le monde se mit à quatre pattes et, toujours sans rien voir, se dirigèrent tant bien que mal vers ce qu'ils espéraient être la sortie. Le premier qui trouva la porte le hurla rapidement à travers la classe pour pouvoir en informer les autres. Se dirigeant maintenant grâce à leur seule ouïe, les sorciers avancèrent vers les cris, leurs progressions parfois gênées par le membre d'un autre élève ou un bureau.
Bientôt, tout le monde fut dehors et, une fois la porte fermée pour éviter que la fumée ne se déverse aussi dans le couloir, ils purent constater les dégâts. Tout les élèves sans exceptions, ainsi que le professeur, étaient maculés de traces noirâtres -sûrement de la suie- et arboraient des marques de brûlures plus ou moins importantes.
Les seules qui semblaient s'en réjouir étaient les deux Maraudeurs, hilares faces aux têtes dépenaillés des autres, apparemment insensible aux regards noirs que leurs lançaient la plupart des élèves, promesses de futures vengeances.
Semblant ne pas s'en rendre compte, le vieux sorcier libéra tout le monde , assurant qu'il ferait son possible pour récupérer les sacs laissés dans la classe avant la reprise des cours de l'après-midi.
Les élèves partirent donc une dizaine de minutes avant la fin normal des cours, certains en direction de leur dortoir pour se doucher et se changer, d'autres allant vers l'infirmerie pour se faire soigner.
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Harry s'apprêtait lui aussi à se diriger vers les cachots quand il se sentit être retenu.
Curieux, il se retourna pour voir le professeur Slughor, la moustache en partie brûlée et ses rares cheveux dans tout les sens, en train de lui faire un grand sourire vraisemblablement censé être avenant, effet un peu -beaucoup- gâché par son apparence particulièrement dépenaillée. Il semblait ne pas du tout se souvenir des dernières vingt minutes écoulés.
« Ah mon cher, j'aurais voulu pouvoir vous parler hier mais vous sembliez pressé de rejoindre vos quartiers. Il se trouve que je suis à la tête d'un petit club où son conviés certains élèves, et il serait merveilleux que vous puissiez vous joindre à nous. Vous verrez, vous y rencontrerez plusieurs personnes très intéressantes. »
Le jeune sorcier, qui comme d'habitude n'avait pas compris grand chose, et qui n'avait en plus qu'une envie : pouvoir aller prendre une douche, offrit à son interlocuteur un vague signe de tête, pressé d'en finir.
L'autre dû prendre ça comme une affirmation puisqu'il fit un sourire encore plus grand.
« Bien, magnifique ! Je vous enverrais donc un hibou pour vous indiquer la date et l'heure de notre prochain rendez-vous. »
Sur ces mots, et sans laisser le temps à l'homme de plus parler, le russe salua brièvement le professeur de la tête et partit rapidement.
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Arrivé dans son nouveau dortoir, il n'y vit que Jeune Snape en train de marmonner furieusement à l'encontre des « imbéciles de Gryffondor » et des « professeurs incompétents » d'après les quelques mots qu'il réussit à entendre. L'autre Serpentard était sûrement partit se faire soigner à l'infirmerie.
Le nouveau serpent ne prêta pas attention à l'autre et, après avoir fouiller un peu dans sa malle, en sortit un petit coffret en bois où étaient stockées toutes les potions qu'il avait fait ses six derniers mois en Russie.
Il perçut parfaitement le regard intéressé de son camarade de dortoir sur ses potions mais, celui-ci ayant probablement lui aussi quelques potions et crèmes de soin, mais pas du tout d'humeur à supporter le mauvais caractère de l'autre après ce premier cours rien d'autre que mouvementé, autant émotionellement que physiquement, Harry l'ignora et partit s'enfermer dans la salle de bain après s'être muni d'un baume contre les brûlures.
Quand il en sortit, le futur potionniste semblait , comme le matin, être déjà partit ailleurs.
Au lieu d'aller à la bibliothèque ou autre, Harry s'installa confortablement sur son lit pour lire le livre de Grammaire Anglaise que lui avait donné Boris il y a de cela déjà plusieurs semaines. Il essaya donc de lire -et de comprendre- son livre jusqu'à l'heure du déjeuner, peu enclin à continuer à ne rien comprendre de tout ce qu'on lui disait.
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Partit dans la Grande Salle pour manger le repas de midi après sa petite heure de libre, il découvrit qu'il avait du lire plus longtemps que prévu puisque tout le monde semblait déjà installé et qu'aucunes places de libres n'étaient visibles. Il réussit néanmoins à s'installer près du préfet en chef qui, aux vues des grands gestes qu'il faisait à l'encontre du brun, avait gardé la place pour celui-ci.
Il le remercia d'un signe de tête puis, après s'être installé, commença à se servir généreusement, le reste de la journée promettant d'être long si ça se déroulait de la même manière que le matin.
Heureusement, son statut de Survivant tantôt adulé, tantôt haïe par la foule, lui avait appris à se mettre des œillères pour ignorer ce qui l'entourait, et c'est pour le moment ce qui lui permettait de manger entouré de -futurs- Mangemorts sans se prendre la tête, ni que son appétit ne sois coupé.
Et c'est cette méthode qu'il appliquait depuis son arrivée la veille. Cette fois cependant, son oreille capta un mot qui éveilla aussitôt son attention. Ce concentrant sur la conversation qui se déroulait un peu plus loin entre quelques Serpentard plus âgés, il chercha à en entendre un peu plus malgré le brouhaha de la Grande Salle.
Son attention paya puisque, quelque seconde plus tard, il ré-entendit le mot, ou plutôt le nom qui l'avait frappé.
Voyant les élèves qu'il écoutait parler arrêter un instant leur discussion pour fixer quelque chose, Harry suivit leurs regards pour voir la chose en question.
Chose qui se révéla enfait être un « quelqu'un », et et par n'importe lequel « quelqu'un » !
À la vue des cheveux d'un blond presque blanc et du profil aristocratique qui lui faisait face, le jeune russe sentit tout son sang se figer.
Totalement stupéfait, il resta là sans bouger un seul muscle, tétanisé et incapable de réfléchir à quoi que ce soit, une seule phrase tournant en boucle dans son esprit :
« Qu'est ce que Drago Malefoy faisait là, et comment avait il fait pour se retrouver lui aussi ici ? »
(1) Lily Evans était l'un des personnes les plus belles que le jeune sorcier ait jamais vu. : N'y voyez là aucun syndrome d'Oedipe, Harry admire juste sa mère à la manière d'un jeune enfant qui pense que sa maman, eh bin c'est la belle et la plus gentille et la plus mieux dans le monde entier
Et voilà, n'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de se chapitre, et surtout, à me dire si vous avez vu quelque chose qui cloche ou des fautes quelconques.
A bientôt j'espère pour la suite ^^
