Chapitre 10
Ainatal reprit sa marche, toujours aussi silencieusement, mais avec une méfiance accrue. Gandalf murmura aux autres et surtout aux hobbits :
-Les elfes de Phoenix sont une race souterraine, bien qu'ils aiment aussi vivre dans les bois. On dit que leur cité dans leur monde avait la taille de Numénor et que ceux qui y entraient étaient sûr d'y mourir. D'après ce que j'ai entendu dire, certains seraient prêt à pénétrer dans la Moria afin de s'y installer et d'y reconstruire leur cité.
-Sont-ils forts ? Demanda Gimli.
-Incroyablement. Répondit Legolas. Nos flèches ne leur faisaient rien et pourtant ils se promenaient torses nus. Ils peuvent être blessés, mais on ne sait pas par quoi.
-C'est une race très discrête. Ils ne montrent que ce qu'ils veulent bien montrer. Ainsi Ainatal ne nous a pas montré sa véritable force. Je pense qu'elle attend le moment propice afin qu'on la sous-estime. Répliqua Aragorn.
-Il faut savoir que les Elfes de Phoenix sont réputés invinsible. Mon père nous a raconté qu'un jour il en avait croisé un quand il était jeune. Il était en train de jouer avec des orcs. Il les tuait tranquillement en chantonnant. Ils ne risquent rien des orcs ou des gobelins. Raconta Boromir.
-Mais je pense que leur propre peuple peut-être sa faiblesse. Ils sont divisés en deux camps bien distincts, ceux du côté d'Ainatal, les plus nombreux et ceux du côté de leur ancien chef qui a déclenché la guerre contre Mirkwood. D'après ce qu'Ainatal m'en a dit, c'est une femme extrêmement rusée qui n'hésiterai pas à tuer son propre enfant si cela pouvait l'aider dans ses affaires. C'est une femme dangereuse et puissante. C'est pour cela que seule Ainatal peut la vaincre, car elles sont de la même force, comme Manwë face à Melkor. Répondit Gandalf en observant la jeune femme qui continuait à avancer dans l'immense pièce.
Il augmenta la puissance de sa baguette et tous virent avec stupéfaction la splendeur de la place et il dit :
-Regardez le grand royaume et la cité des nains de Cavenain.
La communauté avança durant encore deux heures, jusqu'à ce que les hobbits ne puissent plus avancer. Là, Gandalf ordonna de se reposer. Il eut un léger rire quand il vit la tête d'Ainatal. Elle le regardait avec horreur. Elle siffla :
-Mais ça va pas la tête ? On ne va pas rester ici à la merci du premier gobelin venu.
-Soit silencieuse et il n'y aura aucun problème.
Elle lui lança un regard noir puis s'installa dans un coin et ne fit plus un bruit. Elle commença son tour de garde, puis quand tous furent endormis, elle s'éloigna et traqua Gollum, mais la bestiole était introuvable. Elle revint plus de cinq heures plus tard et dut faire face à un Gandalf fou de rage. Mais le regard noir qu'elle lui lança et la pression qu'il ressentait le fit se taire. Elle siffla :
-J'ai bien voulu te suivre dans ce tombeau, j'ai promis d'aider Frodon. Mais je ne suis pas ton chien, je ne t'obéirai jamais. Suis-je suffisamment clair où dois-je te montrer ce qui se passe quand je suis énervée?
-Heu... pas vraiment non.
Elle repartit suivit par les autres jusqu'à ce que Gimli remarque une pièce dans l'un des murs. Il vit au fond un tombeau illuminé par un rai de lumière blanche. Malgré les appels d'Ainatal, il y pénétra suivit par la Communauté de l'Anneau au grand complet. Ainatal comprit que rien de ce qu'elle pouvait faire ne changerait les choses alors elle poussa un lourd soupir et resta simplement près de Legolas, prête à combattre les gobelins et les orques qui alllaient bientôt les attaquer. Gimli, lui, pleurait la mort de son cousin. Gandalf et les autres comprenaient qu'elle savait qu'ils allaient découvrir cela. Le vieux magicien lut ce qu'il y avait d'écrit sur la pierre :
-Ici gît Balin, fils de Fundin, seigneur de la Moria. Il est mort c'est ce que je craignais.
Gandalf ramassa un livre et après l'avoir feuilleté un instant découvrit avec horreur qu'une créature démoniaque habitait le lac et que cette créature avait tué Balin et avait empêché les nains de s'enfuir. Il décida de lire le reste pour les autres :
-Ils ont pris le pont et la deuxième salle. Nous avons barricadé les portes mais cela ne les retiendra pas longtemps. Le sol tremble. Les tambours, les tambours viennent des profondeurs. Nous ne pouvons plus sortir. Une ombre s'avance dans le noir. Nous ne pouvons plus sortir... Ils arrivent.
Legolas très nerveux murmura :
-Il faut avancer, ne pas s'attarder ici.
Alors que le vieux magicien lisait le vieux bouquin, Pippin, écoutant une partie de son cerveau, décida de faire quelque chose qu'il n'avait pas faire depuis longtemps, une connerie. Alors que tous écoutaient religieusement Gandalf et qu'Ainatal suivait le hobbit des yeux, ce dernier s'approcha d'un puit sur lequel se trouvait le cadavre d'un nain fléché. Le hobbit tritura la flèche et ce qui devait arriver, arriva. Le squelette déséquilibré perdit définitivement la tête qui décida de faire du saut en élastique sans élastique suivit de près par son corps, une chaîne, le seau et le tout dans un bruit infernal. Ainatal s'approcha de lui et siffla malgré qu'il ne comprenne pas l'elfique:
-Maintenant que tu nous a fait repérer, j'espère que tu sais bien te battre. Parce que nous allons avoir besoin de toutes les épées possibles.
Tandis que Gandalf lui disait d'un ton sec :
-Crétin de Touque, jetez vous dedans la prochaine fois, ça nous débarrassera de votre stupidité.
Puis elle alla vers les portes et commença les fermer en utilisant toutes les armes naines qu'elle pouvait trouver. Aragorn lui dit :
-Mais nous serons bloqués.
-Remerciez Pippin et sa crétinerie.
A ce moment, des tambours résonnèrent dans les profondeurs de la Moria. Des cris se mélèrent aux tambours, puis les cris se rapprochèrent et quand Frodon prit d'une intuition tira son épée et tous découvrirent que la lame en mithril était devenu bleue preuve que les orcs se rapprochaient dangereusement d'eux. Tous se mirent en position de défense tandis qu'Aragorn ordonnait aux hobbits :
-Reculez, restez près de Gandalf !
Ils étaient de plus en plus nerveux et le paroxisme arriva quand ils entendirent un grondement rauque, Boromir leur dit :
-Ils ont un troll des cavernes.
Gimli bondit sur la tombe de Balin et s'exclama :
-Qu'ils approchent, il y a encore un nain dans la Moria qui respire.
Les orcs étaient arrivés devant les portes et commencèrent à tenter de les ouvrir. Aianatal, Aragorn et Legolas avaient leurs arcs bandés prêts à tuer la première bestiole qui pointerait son museau morveux dans la salle. Les orcs travaillaient à grand coup de hache sans que les membres de la Communauté, jusqu'au moment où le trou qu'ils faisaient soit assez large. A ce moment, Legolas, Aragorn et Ainatal tirèrent chacun une flèche qui tuèrent un orc. Ainatal et Legolas purent tirer encore deux flèches avant qu'ils ne doivent tirer les armes. Elle aurait pû sortir ses épées, mais elle voulait combattre avec ses dagues Elle ne montrerait ses épées qu'au dernier moment. Comme tout son peuple de malade, elle fonça dans le tas et se prit des coups dans tout le corps. Les orcs ne comprenaient pas pourquoi ils lui enfonçaient leurs épées dans son ventre et elle n'avait pas l'air de souffrir. Elle les tranchait sans vergogne.
Les orcs avaient autant de problème avec les autres guerriers, même avec les hobbits qui s'étaient véritablement jetés dans la mêlée. Les coups partaient dans tous les sens, mais pour le moment, la Communauté de l'Anneau avait l'avantage, car les orcs étaient tellement nombreux qu'ils se tapaient plus dessus que sur les autres. Cependant, la donne changea quand ils amenèrent le troll. La créature était retenue par une chaîne par un orc. Mais ce dernier fut tué par un geste violent de l'animal. Débarassé de cette chaîne, il s'attaqua à Sam qu'il tenta d'écraser. Cependant, son plan échoua quand Aragorn et Boromir attrapèrent la chaîne et le tirèrent en arrière. La créature se retourna violemment, fit tressoter la chaîne et assomma Boromir tandis qu'Aragorn bondissait de côté. Le troll fit voler la chaîne ainsi que Boromir qui s'écrasa sur un mur et roula jusqu'au sol. Quand il se releva, il vit en face de lui un orc qui se retrouva une flèche blanche en travers de la tête. La plaie se mit à grésiller comme une saucisse sur le barbecue. Puis l'orc, comme Jeanne D'arc, prit feu. Boromir se tourna vers l'origine du tir, mais avec les combats, il ne sut qui lui avait sauver la vie. Il se redressa et reprit le combat. Sur le tombeau, Gimli lança de toutes ses forces une lance qui s'en fonça profondément dans l'épaule du troll. L'animal rendu furieux par la douleur se jeta sur Gimli et pulvérisa le tombeau de Balin. Le dernier nain vivant dans la Moria bondit sur le côté et évita de justesse une rencontre assez violente avec une masse.
Le troll tentait d'abattre le nain, mais à chaque fois qu'il lançait sa masse, Gimli se baissait et c'était un orc qui prenait les coups jusqu'à ce que Gimli se retrouve sur le dos. Il voyait déjà sa dernière heure approcher, quand Legolas et Ainatal tirèrent une volée de flèches qui blessèrent le troll. Pendant que le troll se déchaînait sur Gimli, Frodon, Pippin et Merry se cachèrent derrière des piliers. Le troll fou de rage se mit à combattre Legolas qui se trouvait sur un espèce de balcon. La bébête lança sa chaîne comme un fouet, mais l'elfe échappait chaque fois aux coups tout en combattant les orcs qui l'attaquaient. Quand il fut débarassé des orcs, il se concentra sur le troll qui entoura sa chaîne autour d'un poteau en tentant de tuer l'elfe. Celui-ci bondit sur la chaîne et l'utilisant comme un pont, il se retrouva sur le dos de la créature et bandant son arc, il lui tira une flèche dans la tête. Mais à part le faire hurler de douleur et de rage, elle ne lui fit rien. L'elfe dut donc retrouver le plancher des vaches et continua le combat au rythme des rugissements du troll, des coups et des bruits caverneux que faisait la poêle de Sam en s'écrasant sur les têtes des orques qui passaient à sa portée. Mais brusquement le troll étant attiré par l'anneau, débusqua Frodon et l'attaqua. Frodon essaya de se faire le plus petit possible, tenta de se cacher avec un pilier, mais le troll le retrouva et l'attrapa par la jambe. Il le tira afin de pour l'écraser, mais le hobbit le frappa de dard alors qu'Aragorn volait à son secours.
Le dunédain se jeta devant le troll, une lance à la main et l'enfonça dans le gros bide du monstre qui levait bien haut sa masse. L'animal lacha son arme et se protégea le visage quand Pippin et Merry lui jetèrent des pierres. Soudain, dans un geste brusque, le troll balaya Aragorn du revers de la main. Le dunédain s'écrasa contre un mur et tomba dans l'inconscience. Frodon se releva et se précipita sur Aragorn afin de le réveiller, mais sans aucun résultat. Le troll, dans sa furie, arracha la lance et fonça sur Frodon. Le hobbit n'eut la vie sauve qu'en baissant la tête, évitant ainsi la lance qui avait prit sa tête pour cible. Il tenta de s'enfuir, mais le troll le bloqua, le repoussa en arrière et avec un sadisme mesuré, enfonça la lance dans le corps du pauvre hobbit. Il y eut un léger flottement, puis Merry et Pippin ampli de fureur guerrière se jetèrent sur le dos du troll et le frappèrent à grands coups d'épée. Le troll laissa Frodon à son agonie et tenta de se débarasser des deux pucerons qui le piquaient. Ainatal savait que Frodon ne risquait rien puisqu'il avait une cotte de maille, mais elle ne pouvait s'empêcher de bondir sur le premier orc qui passait pour le zigouiller dans la joie et la bonne humeur. Son sang se mêlait à celui des orcs. Faute de combattant, elle reporta sa fureur sur le Troll et lui fonça dessus, prouvant que ses hommes n'étaient pas les seuls à être totalement barge. Elle apprit à voler, mais dans un bon rétablissement, elle fonça de nouveau sur le troll et le blessa à la cuisse puis bondit en arrière et se tint loin des coups du troll.
Elle se tenait près de Boromir, de Gandalf et Gimli qui attaquaient à tour de rôle le troll. Flèches, hache, épées, dagues. Tous les moyens étaient bon pour faire écrouler la bête. Celle-ci passant la main en arrière réussi à attraper Merry et après un coup particulièrement vicieux de Gimli sur la cuisse le laissa tomber. Le Hobbit s'écrasa sur le sol et sentit tout l'air de ses poumons être expulsé d'un seul coup. Légèrement sonné, il ne fit pas attention à la bataille qui continuait près de lui. Le troll d'un coup de poing envoya Gimli sur le sol. Le troll observa avec stupeur une de ses blessures, quand Pippin enfonça son épée dans la nuque de la bête. Le troll bascula la tête en arrière en poussant un rugissement de douleur et Legolas utilisant ce moment tira une flèche dans le gosier. La flèche lui traversa le crâne et le tua. Il s'effondra de tout son long, et Pippin déséquilibré se retrouva sur le sol. Maintenant que le troll était passé de vie à trépas, la communauté se rapprocha de Frodon. Aragorn qui venait de se réveiller rampa près de lui et le retourna sur le dos. Tous soupirèrent de soulagement quand ils virent que Frodon respirait encore. Mais personne ne fit attention à Ainatal qui quitta la pièce pour essayer de retrouver sa louve qui avait totalement disparu. Elle s'inquiétait énormément et fit une drôle de tête en se retrouvant face à des centaines d'orc. Elle se mit à gronder et grogna en noir parler :
-Où est ma louve ?
Les orcs reculèrent puis ils l'attaquèrent sans sommation aucune. La Valië commençait vraiment en avoir marre et fonça dans la mêlée. A grands coups de dagues, elle les massacra tous qu'à ce que le dernier lui enfonce sa lame dans le ventre. Il était terrorisé, car normalement, elle aurait déjà dû être morte et enterrée. Alors que là, elle s'avançait vers lui et siffla une nouvelle fois en noir parler :
-Où est ma louve ?
-Partie, vers le pont !
-Tu vois quand tu veux. Dommage que je haïsse les orcs !!
Avec un rictus de haine, elle lui trancha la tête, puis rentra ses lames et repartit rejoindre la communauté. Gandalf n'avait pas fait attention à son absence jusqu'à ce qu'elle réapparaisse. Il poussa un cri d'horreur quand il vit la jeune femme qui ressemblait à un hérisson. Elle se tourna vers lui et cracha :
-Au lieu de crier, retirez-moi ces cures-dents. Ça me chatouille !
Les membres de la communauté de l'anneau observaient avec horreur l'elfe plein de flèches. Legolas et Aragorn l'aidèrent à retirer les flèches qui blessaient son corps, jusqu'à ce que Gandalf entende les orcs revenir. Il se tourna vers la communauté et ordonna :
-Au pont de Khazad-dum !
-Quoi ? Demanda Ainatal en restant en arrière.
-Au pont de Khazad-dum ! Lança Gandalf.
-Ok !
Tous reprirent la course à travers la Moria. Ainatal en eut assez, elle pila, se tourna vers Gandalf et lança :
-Continuez sans moi. Il ne sera pas dit qu'un elfe de Phoenix fuira devant des orques et encore moins une VALIË !!!
Elle sortit ses dagues, les croisa devant sa poitrine, puis relâcha une boule de flamme qui fit s'éparpiller les orcs qui les poursuivaient. Aragorn sous l'ordre de Gandalf l'attrapa par le col et reprit leur course. Ainatal sifflait toutes les insultes dans toutes les langues qu'elle connaissait. Mais elle dut quand même suivre le dunédain. Cependant, ils durent tous stopper quand ils furent encerclés par les orcs. Ainatal lança un regard noir vers Gandalf, puis se tourna vers les orcs. Elle gronda de fureur, car ce que ne supportait pas un elfe de Phoenix, c'était bien d'être pris en tenaille par des déchets comme eux. Elle tremblait de fureur et se sentait complètement humiliée de devoir rester sans se battre. Gandalf sentait que dans un instant, elle allait foncer dans la bataille et elle y fonça plus vite qu'il n'y pensait. Il secoua la tête quand il la vit foncer sur les orcs. Elle les trucidait avec une rapidité démoniaque. Les autres venaient enfin de voir la folie des elfes de Phoenix. C'était des malades, de grands malades. Ils ne craignaient pas la mort puisqu'ils étaient totalement immortels. Elle les massacrait à grands coups de dagues quand soudain les orcs et elle se raidirent. Ils se tournèrent tous vers un angle de la pièce. Les orcs commençaient à s'affoler, alors qu'Ainatal avait l'air d'être totalement fasciné par ce qui se passait. Elle était de dos et personne ne pouvait voir son visage. En fait, elle n'était pas fasciné, mais bien perdue dans ses pensées. Elle revoyait un rêve qu'elle avait déjà eu à Imladris. Un volcan qui crachait des vapeur mortelles, des tonnes de roches en fusions et des nuées de cendres. Un combat épique se tenait devant les flancs de la montagne de feu, des elfes, des hommes et des orcs. Mais comment cela se faisait-il qu'elle voyait le dernier Roi des Noldor ? Il avait été tué durant la bataille de Dagorlad. Soudain, une main sur son épaule la fit violemment sursauter et dans son geste, sa lame fila vers le cou de sa future victime. Gandalf n'eut que le temps de baisser la tête qu'il perdait quelques uns de ses cheveux. Tous furent stupéfait en croisant le regard hagard de la jeune femme, comme si elle venait de se réveiller. Un grondement rauque la fit se détourner et Gandalf la secoua en lui disant :
-Un balrog. Un démon de l'ancien monde. Nous devons fuir.
-Il m'appelle ! Murmura l'elfe.
Le vieux magicien devint blême quand il comprit que le sang de Morgoth était attiré par son ancien serviteur. Il prit la main d'Ainatal et l'entraîna à sa suite vers une course contre la montre et contre le Balrog. Il craignait qu'elle ne se laisse corrompre maintenant que sa louve était partie. Il aurait dû l'écouter et ne pas passer par là. Elle devait le sentir, si elle tombait entre les griffes du mal alors rien ni personne ne pourrait résister à son pouvoir. Tout en courant vers une petite porte, l'idée lui vint. Les elfes de Phoenix était un peuple fier et surtout loyal envers ces amis. Elle ne tuerait jamais un ami sauf si elle n'avait pas le choix. Quand ils eurent tous dépassé la porte, il dit à Aragorn :
-Je vous la confie, qu'elle ne tombe jamais du côté du mal.
Puis se tournant vers la communauté qui continuait à courir il lui dit :
-Guidez-les, Aragorn. Le pont est proche.
Le rôdeur ne comprenait pas son vieil ami et répondit :
-Non !
Mais il fut violemment repoussé par Gandalf qui lui hurla :
-Faites ce que je vous dit ! Les épées ne nous sont d'aucun secours ici.
Gandalf lacha la main d'Aintal qui tenta de faire demi-tour, mais Aragorn lui attrapa le bras et se mit à suivre Gandalf qui les amenait vers le pont de pierre toujours suivit par les grondements du Balrog. Ils dévalèrent tous les escaliers, puis furent stoppés par un trou dedans. Legolas bondit de l'autre côté, de même que Gandalf, puis Boromir attrapa Merry et Pippin et bondit rejoindre l'elfe et le magicien. Mais en sautant, il brisa un peu plus l'escalier fragilisé par le temps. Aragorn attrapa Sam et le projeta dans les bras de Boromir quand il se tourna vers Gimli, celui-ci lui dit :
-Non, personne ne lancera un nain.
Malgré les flèches des orcs, aucun des membres de la communauté n'était blessé. Aragorn sentant l'escalier s'effondrer fit reculer Frodon, mais Ainatal avait encore l'air d'être dans la lune. Aragorn l'attrapa par le col et la tira en arrière. Il grimaça quand sa tête heurta un rocher qui eut l'air de la réveiller, car elle siffla :
-Mais ils commencent à me lourder cette bande de cul terreux !
Elle sortit son arc et commença à faire un véritable massacre aidé par Legolas de l'autre côté du gouffre. Ce dernier avait réussi à rattraper Gimli par la barbe faisait crier le nain. L'espace entre les deux escaliers était infranchissable quand Ainatal rata l'un de ses tirs. Elle tomba à genoux et prit sa tête entre ses mains. La douleur la faisait grimacer. Elle rangea par automastisme son arc et sa flèche et gémit de souffrance. Sous les coups de butoir du balrog, une partie du mur s'effondra et brisa l'escalier. Le pilier sur lequel se trouvait Aragorn, Frodon et Ainatal se fissura et commença à osciller. Aragorn et Frodon suivirent le mouvement afin d'entraîner la chute du pilier vers la partie d'escalier sur lequel se trouvait les autres membres de la communauté. Le pilier heurta l'escalier et Aragorn et Frodon sautèrent dans les bras des autres membres de la Communauté, mais pas Ainatal en proie à des tourments psychiques intenses. Gandalf dut user de ses pouvoirs pour l'aider et quand elle ouvrit les yeux, elle vit avec horreur que la partie d'escalier, sur laquelle elle était, basculait dans le gouffre. Elle se leva d'un bond, fila vers le bord de l'escalier et bondit vers les membres de la communauté de l'anneau. Elle se rattrapa de justesse et dut pédaler un moment jusqu'à ce que les membres de la communauté l'aident à se redresser. Elle eut un sourire épuisé vers son sauveur qui n'était autre que Legolas. L'elfe l'aida à se relever et l'entraîna dans la course. Gandalf commençait à craindre le pire, car le Balrog n'appréciait pas que le magicien ait aidé sa proie à se sortir de son sortilège.
A suivre
