Chapitre 9 : Succombe La fenêtre ouverte laisse entrer l'air frais des matins printaniers. La couverture remonté au dessus de nos têtes nous protège du froid, comme quand on est enfant et qu'on crée un jeu de protection contre les monstres sous notre lit. Je prends mon temps quand j'émerge de mon sommeil, je ne réalise pas tout de suite que je ne suis pas seul ce matin, le corps de Magnus endormi contre moi dégage une chaleur envoûtante. Je n'ai pas envie de me lever. C'est bien trop agréable pour être vrai, il se peut que je sois encore en train de rêver ? Pourtant c'est bien la réalité car cette nuit j'ai appris qu'il ronchonne quand il dort et qu'il est plutôt agité aussi, c'est mignon et moi je me mets à parler comme une adolescente en couple depuis 3 heures. Pendant son sommeil Magnus s'est retourné et s'est accroché à moi comme le fait un petit bébé singe à sa matriarche. Je l'ai bercé et lui ai caressé le dos, depuis il est dans un état de sommeil profond, il a l'air paisible et calme quand il dort. Sa tête dans le creux de mon cou, ses bras enlacés autour de mon corps me tiennent étroitement contre lui, sa respiration chaude sur mon torse me chatouille. Je pourrais le regarder pendant des heures entières, il est hypnotisant. Sa beauté est un art naturel, elle est éblouissante. Là tout contre moi je peux détailler chaque marque de son corps. Son visage, ses lèvres fines, ses yeux en forme d'amande, sa peau parfaite, sa pomme d'Adam. Les muscles de ses bras sont impressionnants, ils ont l'air sculpté ou peint. Son cou qui s'offre à moi dévoile le haut de sa poitrine à l'encolure de mon tee-shirt qu'il porte. Son torse, son ventre, lui. Mon cerveau commence à avoir des pensées pornographiques à moins que se soit mon entre-jambe qui me joue des tours. Ma mâchoires se serre, j'ai chaud, vraiment très chaud et pourtant j'ai des frissons, je cligne des yeux plus de fois que de raison. Ma respiration se fait saccadée et quand il se met à bouger contre moi tous mes muscles se tendent automatiquement. Il se réveille et je prie pour qu'il me lâche pour qu'ainsi mes pensées se calment. Mon corps ruisselle de désir pour l'homme qui se trouve dans mon lit. Quand il me sourit et me salut c'est l'apothéose dans mon caleçon. Je n'avais jamais encore goûté au désir charnel avant ça. - Bonjour Alexander, ça va ? Tu transpires. Il s'est glissé au dessus de moi comme s'il avait fait ça toute sa vie, ce qui ne m'étonnerai pas étant donné que je suis le seul homme de cet terre à être puceau à mon âge, j'aurais dû au moins tenter ma chance avec cette Lydia, je déteste être novice. J'ai horriblement peur de me ridiculiser devant lui que je n'ose plus bouger. Pourtant ses mains qui se promènent sur mon corps me donnent envie de me trémousser dans tous les sens, il est à califourchon sur moi, sa bouche dans mon cou en train de suçoter ma peau, ses dents me mordillent et c'est très excitant. Ses mains guident les miennes sur ses hanches, puis les remontent dans le creux de son dos. Je n'ai aucune idée de où tout ça va nous mener mais le plus bel homme de la planète est sur moi en train de me murmurer des mots salaces à l'oreille, jusqu'au top départ. - Alec, lâche-toi. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit mais j'ai échangé les rôles. Je suis maintenant au-dessus et ça à dû le surprendre, je le vois dans son regard, ses jambes sont en train de s'entourer autour mon corps. Il est en train de me mettre au défi, s'il veut jouer alors on va jouer. Je me débarrasse du haut qu'il porte, il va être d'aucune utilité pour la suite des événements. Je place ma main dans son cou ou j'appuie sur sa pomme d'Adam avec mon pouce, il dégluti et je presse nos corps l'un contre l'autre pour lui montrer que je suis capable de prendre les rennes moi aussi. Si un jour je me décide à être honnête je lui avouerai que je me suis inspiré des clips débiles que ma sœur regarde en boucle. Il se cambre sous moi et je souris à pleine dent, je suis fière de moi, lui aussi vu la façon dont il s'est jeté sur ma bouche. Il est en train de me dévorer, ses mains et sa bouche sont partout à la fois. Il m'explore, me visite, me rencontre pour la toute première fois. Un feu d'artifice explose en moi à chacune de ses caresses. La partie joueuse de mon corps prends toute les décisions pour moi, surtout celle ou ma langue finit sur le corps de Magnus. Je suis descendu jusqu'à son nombril, je sais ce que je vais devoir faire si je continue plus bas. Je suis pas vraiment sûr de pouvoir y arriver mais je me lance. Je descends de plus en plus vers son septième ciel, je ne suis plus très confiant mais je ne me dégonfle pas. Je remonte mon regard sur lui et il ne respire plus, les yeux fixés sur le moindre de mes faits et gestes. Je commence malgré mon innocence mais ça n'a pas l'air de le déranger, mon regard reste encré dans le sien je n'ai jamais été aussi lié à quelqu'un. C'est intense, c'est bon et c'est extrêmement intime. Il s'agite, son front devient trempé de sueur, sa main cherche la mienne, nos doigts se frôlent, se touchent puis s'enlacent. Il est devenu à ma merci, je suis en train de faire ce que je veux de lui. Je suis celui qui le contrôle, qui le possède, qui lui donne du plaisirs. Je ne sais pas combien de temps il peut tenir encore mais je compte bien le torturer le plus longtemps possible. Sa main libre s'est enroulé au drap du lit qu'il est en train de malmené. Il répète, miaule, murmure mon nom en boucle, chaque fois la prononciation deviens différente. Sa poitrine s'affole à chacune de ses respirations, il rougit et rugit. Il est vulnérable, et je n'en demande pas moins. J'ai envie de donner à cet homme tout l'amour que j'ai pour lui à travers cet instant magique. Il gémit de plus en plus jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se retenir. Et c'est dans ce genre de moment que je déteste mon frère plus que tout au monde. - Les gars c'est quoi tous ces bruits d'animaux. Je ne sais pas qui de nous 2 à demander à Jace de sortir mais ce qui est sûr c'est que quand j'ai croisé son regard il était plus amusé contre chose tandis que je suis pour ma part mort de honte. Magnus lui après un moment de sérieux se met à rire. Il se calme quand il voit que je ne suis pas du tout en train de plaisanter. - Alec, t'inquiète pas il sait très bien ce qu'on faisait. Partir dans la cuisine en compagnie de Magnus et Jace dans la même pièce n'est pas la meilleure idée que j'ai eu. Entre les regards aguicheurs de l'un et les sous-entendus de l'autre je ne sais plus trop comment gérer la situation. Puis Izzy et Simon se sont lèvés également et qu'elle pose la mauvaise question. - Bonjour les mecs, quoi de neuf ? J'ai recraché le café que j'avais dans la bouche au même moment accompagné des rires de tout le monde.
( Charlie Puth – Some Type Of Love )«Après avoir fait l'amour le premier qui parle dit une bêtise.»
Henry De Montherlant
- Je te veux.
- C'est direct et soudain mais tu veux dire, sexuellement ?
- Non, non. Ma bouche a parlé trop vite, c'est pas ce que je voulais dire oublie.
- Ton entre-jambe me prouve le contraire pourtant. Alec je suis collé à toi, je l'ai senti et tu n'as pas a avoir honte, alors viens par ici on peut peut-être remédier à ta gêne occasionnée.
- Alec vite sors ta bouche.
- Oh mon Dieu par les anges Alec qu'est-ce-que vous faites ?
- Jace dégage !
- C'est justement ça qui me dérange, c'est mon frère.
- C'est ton frère mais tu et un adulte qui a, désormais, une vie sexuelle d'ailleurs je crois que j'ai tâché tes draps mais ce truc que t'as fait avec ta langue c'était digne des plus grands j'ai pas pu faire autrement.
- C'est pas grave pour les draps, et sinon je euh, j'ai.. j'étais comment ?
- T'étais parfait. Je suppose que j'ai pas le droit à ce qui suit normalement ?
- Tu veux vraiment que Jace revienne car nous ne seront toujours pas debout.
- Non t'as raison, je suis trop vieux pour un trio.
- Ne redis jamais ça, j'ai des images horrible qui me sont venu en tête.
- Moi ça va mais demande à Alec, Magnus a dû lui donner une inflammation de la gorge suite à sa fouille de ce matin.
