Salut ! Désolée pour l'absence prolongée mais j'ai eu un souci avec ma connexion. Bref. J'espère que le chapitre vous plaira.
Bonne lecture.


Chapitre 10 : Le lézard.

Oliver était plongé dans un dossier, cherchant à comprendre la corrélation entre la ligne de chiffre A et la ligne de chiffre B, absolument pas concentré sur son travail. Et pour cause, comme si le Mirakuru n'était déjà pas une assez grosse affaire, il fallait qu'en plus de cela Sara devienne incontrôlable. Sa fureur envers elle n'avait toujours pas diminué, au contraire. Elle l'avait frappé ! Elle avait levé la main sur Félicity ! La pilule avait beaucoup de mal à passer. Il avait respecté sa parole et n'en avait pas parlé avec Sara - à vrai dire il ne lui avait pas parler du tout pour être certain de ne pas péter un câble - mais franchement, il ne parvenait pas à oublier. Il avait raccompagné Félicity chez elle, avaient dîner rapidement en discutant de tout et de rien, il était rester près de chez pendant une petite heure, et était passé au manoir pour prendre une douche avant d'aller à QC pour bosser un peu. De toutes manières il savait pertinemment qu'il ne parviendrait pas à dormir. Et, de toutes évidences, il n'avait pas réussi à bosser non plus. Il poussa un long soupir avant de se laisser tomber conte le dossier de sa chaise les mains sur le visage. Le pire c'est qu'il ne savait même pas pourquoi Sara réagissait aussi mal depuis quelques temps. Elle n'acceptait peut-être pas la grossesse de Félicity mais de là à la gifler il y avait un monde, non ?
Il devait essayer de connaitre les raisons du trouble du Black Canary, sans dévoiler ce qu'il savait au sujet de son altercation avec Félicity, mais au moins aborder le sujet pour essayer de calmer les choses avant que la situation s'envenime.
Oliver secoua la tête en soufflant, atterré. Sara l'avait giflé, la situation s'était déjà envenimée.

- Oliver ?

Le justicier leva la tête, surprit de voir Félicity sur le pas de sa porte. Il jeta un coup d'oeil à sa montre et grimaça lorsqu'il se rendit compte qu'il était déjà huit heure trente.

- Tu es là depuis longtemps ? Tu va me faire passer pour une fainéante profiteuse à constamment arriver avant moi, le gronda-t-elle en s'avançant, les mains sur les hanches.

Le geste attira l'attention d'Oliver qui fixa la petite bosse visible sous la blouse bleue ciel de son amie avec un sourire tendre :

- Je suis là depuis cette nuit. Je n'arrivais pas à dormir alors je suis venu ici pour essayer de travailler.

Félicity eut une moue compatissante avant de venir s'asseoir face à lui pour poser sa main sur la sienne :

- Tout va bien ? Tu veux en parler ?

Il secoua la tête tout en lui serrant la main.

- Ça va. C'est juste un petit coup de fatigue. Ça ira très vite mieux.

Félicity acquiesça et quitta le bureau avant de se tourner vers son patron et de lui dire, le sourire aux lèvres :

- Ce midi je passe mon échographie.

- Je sais.

Il était heureux pour la jeune femme. Sa bonne humeur lui donnait du baume au coeur.

- Tu veux venir ?

Oliver se figea, ne s'attendant clairement pas à une telle requête. Il savait à quel point ces moments étaient important pour elle.

- Je... euh... je ne sais pas...

L'informaticienne sourit devant l'air un peu paniqué du justicier. Il avait légèrement pâlit et n'osait pas la regarder dans les yeux.

- Aller ! S'il-te-plait ! Tu as tellement fais pour nous qu'il est normal que tu rencontre le bébé en avant première. Et puis ça te portera peut-être chance et tu remporteras le pari que tu as fais avec John et Roy.

Oliver déglutit bruyamment en tirant sur le col de sa chemise. Il n'avait pas eu conscience qu'elle savait. Elle allait le tuer. Après tout parier sur le sexe du bébé d'une futur maman sous hormones n'était jamais conseillé.

- Je suis désolé, crût-il bon d'ajouter.

Félicity rit en secouant la tête :

- Si tu acceptes de venir avec moi vous serez pardonnés Monsieur Queen.

Son insistance n'était pas vraiment dû à un quelconque sentiment de reconnaissance. Pour le coup il s'agissait plus d'inquiétude. Lorsqu'elle était arrivée, il arborait vraiment une mine terrifiante aux traits tirés, le teint pâle et des cernes à faire peur. Elle pensait que, peut-être, l'ambiance qui entourait l'arrivée d'un nouveau-né l'apaiserait. Elle l'espérait tout du moins.
Oliver esquissa un petit sourire amusé et acquiesça. Ce serait certainement une bonne chose. Une pause dans ses journées trop mouvementées.
Félicity allait regagner son bureau lorsqu'Isabel arriva, tirée à quatre épingle dans sa robe grise.

- Vous n'êtes pas censée être au travail ?

Félicity leva les yeux au ciel, dégaina son plus brillant sourire et s'éloigna sans lui donner l'opportunité d'en rajouter. Cette femme avait tendance à la pousser à bout...

- Je ne comprendrais jamais pourquoi tu t'entêtes à la garder, souffla-t-elle à l'intention d'Oliver. À moins que les jupes courtes, les talons hauts et le maquillage provoquant soient les qualités recherchées pour devenir ta secrétaire.

- Assistante de direction, reprit-il machinalement.

Elle agita la main d'un air dégoûté et reprit :

- Je suis venue pour le dossier Welberg. Savoir où tu en étais.

Oliver, ravi de constater qu'elle avait décidé de laisser tomber fouilla son bureau avant de mettre la main sur ce qu'il recherchait. Il lui tendit sans lever les yeux de chiffres dans lesquels il s'était replongé à l'instant où il l'avait aperçu.

- J'ai entendu une rumeur, lança-t-elle, les accents hautains suintant de sa voix froide.

Oliver se retint de soupirer. Lui qui avait penser être tranquille...

- Tu l'as entendue ou tu l'as lancé, marmonna-t-il en s'obstinant à ne pas lever les yeux sur elle.

- D'après les bruits de couloirs tu serais le père du bébé de la petite blonde qui te sert de secrétaire, annonça-t-elle d'un petit aur fier en ignorant sa remarque.

Oliver leva les yeux de ses papiers, le regard noir.

- Pour commencer, j'apprécierais que tu cesse de rabaisser Félicity. Elle est plus que qualifiée pour ce travail, elle a accepté de travailler pour moi pour m'aider, parce qu'elle est mon amie et tu le sais pertinemment.

- À moins que son objectif premier était de se glisser entre tes draps, continua Isabel, les bras croisés sur sa poitrine, un sourire satisfait sur les lèvres.

Oliver abattit violemment ses mains sur son bureau en se relevant :

- Maintenant cela suffit Isabel ! Je t'interdis de la rabaisser ! Elle ne t'a jamais manqué de respect alors je te prierai de rester correcte avec elle. Je ne suis pas le père du bébé de mon amie et même si je l'étais ça ne concernerait personne ici ! Alors tu vas aller te mettre au travail et cesser de colporter ce genre d'inepties, et surtout, à partir de maintenant tu ne traiteras qu'avec moi. Tu la laisses tranquille, d'accord ?

Le visage crispé Isabel acquiesça avant de quitter le bureau, raide comme la justice, afin de s'éloigner, prenant néanmoins le temps de fusiller Félicity du regard.
La futur maman lui adressa un large sourire, ne parvenant pas à dissimuler sa satisfaction.
Oliver souffla en se rasseyant, éreinté. Il savait que de nombreuses rumeurs courraient à son sujet. On lui prêtait beaucoup de liaisons et il savait que le nom de Félicity revenait souvent mais il ne pouvait pas cautionner qu'on traîne son bébé à naitre dans la boue seulement pour satisfaire la soif de ragots d'idiots incapables de vivre leur propres vies.

- Tout va bien, demanda gentiment Félicity en entrant les bras chargés de dossiers.

Oliver poussa un profond soupir avant de hocher la tête :

- Juste un peu de surmenage.

Félicity lui sourit, déposa ses papiers et posa la main sur son épaule :

- Merci.

Il leva les yeux vers les siens et plongea dans son regards lumineux. Et il comprit. Elle savait pour les rumeurs, mais comme d'habitude elle avait choisie de l'épargner et de ne pas lui en parler.
Elle quitta son bureau d'un pas guilleret avant de retourner dans le sien. Le justicier sourit en secouant la tête, soudainement de meilleure humeur.
Il se replongea dans le travail, bien décidé à avancer un peu.
Il émergea deux heures plus tard lorsque Félicity vint toquer à sa porte. Elle était radieuse. Éblouissante. Et, devant tant de joie et d'impatience - elle faisait rebondir son sac à main sur ses genoux en se balançant d'une jambe sur l'autre - il ne pu retenir un large sourire enjoué à son tour et se leva pour la suivre.

- Alors, tu penses avoir une fille ou un garçon, lui demanda-t-il tandis qu'ils s'engouffraient dans l'ascenseur.

Elle haussa les épaules avant de se lancer avec frénésie dans un de ses monologues dont elle seule avait le secret :

- Eh bien je n'ai pas vraiment de préférence. J'aimerais avoir une fille pour pouvoir partager tout pleins de choses de fille avec elle, passer des heures dans les magasins, prendre le temps de la coiffer, lui apprendre à se maquiller plus tard lorsqu'elle sera grande, l'aider pour ses devoirs, la conseiller quand elle aura son premier petit copain... mais avoir un petit gars... peut-être un peu casse-coup, un peu filou et mignon comme un ange. Je m'imagine lui apprendre à construire son propre ordinateur, mettre au point des jeux-vidéos, ou encore vous voir John, Roy et toi lui apprendre à conduire, ou a se battre - même si je préfèrerais que vous évitiez pour cette partie là, et quand il sera ados et qu'il commencera à s'astiquer le poireau comme tout bon garçon en proie aux hormones je l'enverrais vous voir, histoire que vous lui expliquiez comment tout ça fonctionne...

Oliver la dévisageait, stupéfait :

- Tu veux que j'explique à ton fils comment se masturber ?!

Félicity devint rouge pivoine des pieds à la tête alors qu'elle se tournait vers lui, les yeux écarquillés :

- Non ! Bien sûr que non. Mais quand le moment sera venu, et tu sais qu'il viendra, je préfèrerais ne pas lui en parler moi. Et je ne veux pas non plus qu'il aille sur internet donc je me suis dis que son oncle Oliver pourrait...

- Attends, son quoi ?!

Pour le coup, la jeune femme évita son regard et sortie précipitamment de l'ascenseur lorsque les portes s'ouvrirent.

- Je... euh. Eh bien, vous allez connaitre le bébé, faire partie de sa vie alors...

Oliver déglutit. Il n'avait jamais vraiment pensé à l'après. Il la soutenait pour sa grossesse et l'aiderait autant que possible mais il n'avait pas imaginé faire partie de sa vie une fois qu'il serait là...
Félicity interpréta mal son silence. Ils quittaient Queen Consolidated lorsqu'elle lui barra la route pour lui faire face :

- Écoute je ne veux t'obliger à rien. Je voulais que tu fasses partie de sa vie au même titre que John ou Roy. Parce que chaque fois que j'imagine l'avenir je vous voient à mes côtés, unis, comme une famille mais je comprends si...

Oliver prit une grande inspiration avant de poser les mains sur ses épaules :

- Non, c'est pas ça. Je suis juste surpris. Agréablement. Mais tu sais, avec mon mode de vie j'évite de me projeter. Bon, par contre, ne m'en veux pas mais pour le coup, je préfèrerais foutre la trouille de leurs vies aux futurs ex de ta fille plutôt que d'apprendre à ton fils à s'astiquer le poireau, comme tu dis.

- Quoi, s'écria-t-elle en riant, je ne t'ai jamais demandé ça !

Elle lui asséna quelques tapes joyeuses sur le bras pendant qu'ils se dirigeait en direction d'un taxi.

- Bonjour Mademoiselle Smoak. Comment allez-vous, l'interrogea le docteur Willo en lui ouvrant la porte.

- Bien, merci docteur, je vous présente Oliver Queen, un ami. J'aimerais qu'il soit présent aujourd'hui.

Le médecin acquiesça avant de diriger la jeune femme sur la table d'auscultation, pendant qu'il lui faisait passer tout les examens d'usages, Oliver observait son amie en silence, une main sur son épaule. Elle était si belle. Si heureuse. Il adorait le sourire impatient qu'elle avait scotché à son visage depuis leurs arrivés dans la salle d'attente. Elle regarda dans sa direction au moment où un boum-boum régulier retentit dans la pièce. Oliver ouvrit de grand yeux en se penchant sur la jeune femme qui pleurait déjà d'émotions.

- C'est mon bébé, tu entends Oliver ? C'est mon bébé.

Le docteur tourna l'écran de l'échographe dans leur direction et, le justicier rencontra le bébé de Félicity pour la première fois. Il se sentait... impuissant. Et fragile. Fier aussi. De son amie. De son parcours. Et incroyablement protecteur envers ce petit lézard. Il avait l'impression d'être... de ne plus savoir qui il était. Ni savoir ce qu'il faisait. Tout en comprenant mieux que jamais pourquoi il le faisait.
Il prit une profonde inspiration et embrassa le front de Félicity avec vénération. L'informaticienne s'agrippa à la main d'Oliver alors qu'il essuyait les larmes sur ses joues.

- Il va bien, sanglota-t-elle.

- Oui. Très bien. Vous voulez connaître le sexe ?

- Oui.

Le docteur sourit :

- Félicitations. Vous allez avoir un petit garçon.

Les pleurs de Félicity redoublèrent d'intensité. Oliver fixait l'écran, émue aux larmes. Il cligna des yeux pour les faire disparaitre avant de déclarer d'une voix tremblante :

- Eh bien, finalement, je vais quand même devoir lui apprendre à s'astiquer.


Voilà. Parait que cette histoire vous a manqué. J'espère que vous avez aimé. N'hésitez pas à me laisser vos avis.
Merci.