CHAPITRE DIX

Nous y voila. Moment clef de l'histoire qui scellera peut être la fin...

Bonne lecture :)


L'eau coulait abondamment sur son visage. John, assit dans la baignoire, laissait le jet puissant de la pomme de douche balayer ses doutes. Les deux jours avaient fuis entre ses doigts comme le liquide transparent, et à présent il ressentait l'insoutenable tension dans tout son corps. Ses doigts pressèrent ses paupières, l'eau glissant dans sa bouche avant de couler sur sa gorge alors qu'il bloquait sa respiration.

« John ? Il va falloir y aller. »

Deux bras nus passèrent derrière lui, coulant autour de son cou avant de descendre sur son torse, se mouillant rapidement. Le blond se tourna vers Sherlock, plus sérieux que la mort.

« Aller où ? Vas –tu enfin me le dire ?

-Chez tes parents. Je pensais que tu avais deviné.

-Comment aurais-je pu ? »

Sa surprise teintée de colère fut comme gâchée par sa nudité. L'autre lui caressa paresseusement la joue :

« La comptine. La comptine de ton enfance. Adler attaque sur le plan du passé, des sentiments. John, je voudrais y aller seul. S'il te plaît.

-Alder n'y sera pas seule, et tu le sais. Je refuse d'être veuf. »

Le blond se leva, s'essuya rapidement et alla passer des vêtements souples avant de chercher son arme. Astiquée, prête à servir, elle lui sembla terriblement réconfortante, et il la fourra dans sa poche sans prétention, revigoré. Sherlock observa avec intérêt cet éclat de vie dans ses yeux, puis secoua ses mains pour ôter l'eau :

« Bien. Il est presque midi. A quelle heure avons-nous rendez-vous à l'église ?

-Deux heures piles.

-Bon. Allons-y.

-Et Lestrade ?

-Inutile. »

Sherlock avait également pensé à faire appel aux autres agents de l'équipe, mais Donovan, emportée par son désir de vengeance, aurait fait plus de mal que de bien. Et puis, selon ses informations, Adler ne devrait pas être en trop nombreuse compagnie.

"..."

« Silence. »

Ils venaient à peine de passer la porte d'entrée que Sherlock s'était tapi contre le mur, les yeux soupçonneux, son pistolet en avant. Il y avait des bruits, à l'étage. Des bruits significatifs.

« Ils sont trois.

-Adler comprise ?

-Je ne crois pas. »

Evoluer en silence, se glisser entre les meubles sans se faire remarquer, grimper les marches à pas de velours.

« ILS SONT LA ! »

Se faire repérer. Accuser les coups, se débattre, combattre au corps à corps, essayer de ne pas s'inquiéter pour l'autre, de ne pas le regarder, de se concentrer. Sentir son sang bouillir en entendant un cri. Se battre jusqu'au bout. Brutalement, fiévreusement, faire jouer ses poings, ses coudes, ses genoux, utiliser les objets, les murs, les vêtements, tordre la peau, griffer, faire mal. Mettre à terre. Attacher.

Ils se regardèrent, reprenant avec peine leur respiration.

« Que…Que s'est-il passé ? »

Comment avaient-il pu, en l'espace de trois quart d'heure, mettre à mal leurs trois ennemis, et s'en tirer sans problème ? John arborait, néanmoins, un début de cocard à l'arcade droite, et Sherlock une longue estafilade au bras. L'un des homme avait un couteau. Et à présent, ils étaient allongés au sol, menottés, attachés, face contre terre.

John s'assit sur une marche.

« C'était trop…

-Simple.

-Oui.

-Nous sommes mieux entraînés. Plus habitués. Mais tu as raison. »

Il téléphona à la police, puis entraîna son amant dans la salle à manger. Personne. Il ne comprenait pas. Adler aurait déjà du faire son entrée, c'était sur ! Il jeta un œil circulaire dans la pièce, il y avait le couteau Arlequin sur la table, quelques vases cassés ci et là, mais rien d'intéressant. La maison était donc déserte.

« JE NE COMPRENDS PAS !

-Pas quoi ? »

Clic.

John et Sherlock sentent en même temps la petite pression ronde et glacée propre au canon de pistolet sur leur nuque. Adler à une voix rauque d'excitation. La jeune femme lâche un long ricanement qui se répercute dans la salle. Sherlock réfléchit. Rapidement.

« La police va arriver, Adler. Tu es foutue.

-Et ? Vous serez morts. Tous les deux. Et Jim sera vengé. »

John tique. Moriarty. Ce souvenir cruel qui le suivait décidemment partout. Une phrase de Sherlock, lors de leur précédente enquête, lui revint en mémoire : « Il joue avec tes nerfs. Comme il a joué avec les miens. » L'emprise psychologique des criminels était forte. Ils aimaient s'amuser avec leur proie, les torturer, les affaiblir moralement. Mais l'inverse était-il possible ? Sherlock voulu le faire taire alors qu'il ouvrait la bouche :

« Qui êtes-vous pour Moriarty, mademoiselle ? »

Sherlock eut froid dans le dos. Adler, à l'évocation du mort, pouvait rompre le charme et en finir, à tout moment. Mais le fait que le médecin la vouvoie, et parle de Moriarty au présent eut l'effet contraire. Elle chancela, et son ton s'adoucit :

« Je…Je l'aime, vous savez ? Je l'ai aidé si souvent…Comme pour engrainer ce photographe, à Soho. »

Les deux hommes blanchirent. Ainsi, une fois encore, Moriarty avait été derrière tout ça ? Il avait manipulé Arty, pour le pousser à créer cette bombe puis à l'employer au moment qu'il désirait ? John avait baissé la tête. Puis, il jeta un regard à son mari. Ce regard signifiait qu'il était prêt à tenter. Tenter l'impossible. Il avait l'habitude, non ? Il prit son courage à deux mains :

« Il ne vous aime pas, Adler.

-Je vous demande pardon ? »

Ce qu'il allait devoir dire ensuite allait nécessiter un énorme self-control. John soupira, essaya de prendre une tonalité des plus suffisantes, puis se tourna légèrement vers la jeune femme qui avait changé de couleur :

« Vous ne le saviez pas ? C'est moi, qu'il aime. Je lui ai fait l'amour. Il ne vous l'a pas dit ? »

Puis, tout se déroula très vite. Adler poussa un véritable hurlement de rage, et elle appuya sur les gâchettes. John décala son bras en la frappant au poignet alors que Sherlock plongeait sur le côté, espérant secrètement que les hommes, à l'étage, n'avaient été détachés. Auquel cas, il ne donnait pas cher de leurs peaux. Adler frappait avec son canon sur l'épaule du blond en criant des injures obscènes alors que l'autre, se débattant, essayait de lui ôter son arme sans se blesser.

« ATTENTION ! »

La blonde planta son revolver dans l'estomac du médecin qui la lâcha instantanément, mais à cet instant le détective bondit en avant, projetant quelque chose vers le visage de la criminelle qui cria, se reculant et lâchant son arme qui tomba au sol dans un bruit mat. Elle fit demi-tour et couru à l'extérieur, abandonnant ses hommes, du sang coulant sur ses vêtements et la moquette.

Le silence revint, brutal, glacial.

« Sh…Sherlock ? »

Il tenait dans son poing crispé le couteau Arlequin, trempé de sang. Son visage se fit plus dur :

« Je lui ai crevé un œil.

-Sherlock… »

John lui caressa les doigts, et le brun finit par desserrer sa prise. Il le serra contre lui.

« C'est terminé…

-Non…Elle reviendra… »

John haussa les épaules. Pour le moment, ils avaient sauvé leur vie, et c'était tout ce qui lui importait. La tension crevait comme un ballon. Ils s'embrassèrent en douceur, comme pour réaliser toute l'absurdité de cette situation, et sursautèrent quand les policier firent irruption dans la pièce.

« A l'étage », grogna Sherlock. Le blond jeta un œil à sa montre, et murmura qu'il était une heure et demi, et qu'ils avaient donc le temps de se préparer tranquillement avant d'aller à…

« Non, je dois y aller de mon côté, j'ai encore quelque chose à faire. »

Il grimaça en sentant le sang, sur son bras, lui rappeler sa blessure, puis s'éloigna vers les escaliers. Avant, cependant, ses yeux bleus revinrent se fixer sur son amant :

« John. Je ne veux plus jamais entendre de te bouche que tu as fait l'amour à Moritarty, et qu'il t'aimait. Plus jamais.

-Mais Sherlock, je l'ai fait pour la situation, j-

-Plus jamais. »

Sherlock fit volte –face, le serrant possessivement contre son torse. Il lui souffla à l'oreille qu'il était à lui, uniquement à lui, que Moriarty était mort et que son souvenir devait être soufflé comme de la cendre sur une vitre de cheminée. Exit Moriarty. Et bientôt Exit Adler.

« Et ensuite… ?

-Ensuite, toi et moi. »

Leurs bouches se lièrent, et John passa son bras autour de la nuque du détective.

« Il faut que je file. »

Il le laisse partir. John tombe maladroitement sur une chaise, observe le couteau carmin, frissonne. Un œil crevé. Rien que ça. Il fait le tour du désordre ambiant, puis, comme mu par un instinct, se leva pour s'avancer vers la chambre de ses parents. Son père, à cette heure-ci, devait être en route pour l'église, quittant l'abri offert par Mycroft. Et sa mère ? Il ne voulait pas y penser. Ses doigts allèrent ouvrirent le grand placard, et il tomba instantanément sur son costume militaire, emballé dans un papier transparent, pour le mettre à l'abri du temps. De l'index, il retraça les coutures. Ce magnifique costume kaki, taillé sur mesure, qui portait encore ses quelques médailles. Voulait-il le mettre ? Réellement ? Ce serait comme…Un point final à toute cette histoire atroce.

Oui.

Plus de guerre. Plus de Moriarty. Plus d'œil crevé. Avec un léger sourire, il prit le vêtement tout en commençant à se déshabiller.

"..."

« Mince, mince, mince ! »

John courait presque sur le trottoir. Il était deux heures et quart, il était donc en retard, et cela ferait une mauvaise impression. Il se demanda, alors qu'il poussait les portes de l'église Saint- Mary, si Sherlock avait tenu Lestrade au courant des avancées de l'enquête. Probablement pas. Arrivé sur le grand tapis, il remit sa veste en ordre, fit un sourire aux gens présents sur les bancs, puis son regard se porta vers l'autel.

A cet instant, il comprit qu'il avait dû se tromper d'Eglise.

Le sang disparu de son visage alors qu'il faisait trois pas de plus. Sur les côtés, Harry prenait des photos, Lestrade souriait, fraichement sorti de l'hôpital, son père, passablement gêné, regardait le sol. Ses collègues de travail ne semblaient pas savoir sur quel pied danser. Mycroft ne souriait pas, contrairement à sa mère qui battait presque des mains.

Impossible.

Impossible.

Et ce n'est qu'en énonçant tout haut le nom de son amant qu'il comprit que la jeune femme, dans sa robe mariée, n'en était pas une.

« Sh… ? »

Impossible.

Sherlock se retourna. Il était vêtu d'une longue robe immaculée, de dentelle et de soie, qui descendait jusqu'au sol. Le brun avait même était jusqu'à porter un voile qui retombait sur son visage, oppressant ses boucles foncées. Entre ses longs doigts, un bouquet. John chancela, envahit par des milliers de pensées contradictoires. Il était belle, comme ça. Sale tantouse. Etait-ce réellement un corset autour de sa taille ? Sale tantouse. Et il le regardait avec une telle douceur dans les yeux…Sale tantouse. Ses lèvres fines qui esquissaient un léger sourire. Sale tantouse. Il était tellement efféminé ainsi… SALE TANTOUSE !

John sentait le sang battre à ses tempes. Sans s'en rendre compte, il marcha rapidement jusqu'au brun, et incapable d'agir rationnellement, le prit par les épaules. Epaules rendues minuscules et fragiles par tout ce blanc.

« Sherlock ? Pourquoi ? »

Il le secoua durement.

Pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi es-tu comme ça ? Pourquoi ne comprends-tu jamais rien aux rites de société ? Ces questions n'avaient pas besoin d'être posées. Sherlock sembla, l'espace d'un instant, déstabilisé :

« Je…Croyais que c'était ce que tu voulais. »

Le blond voulu hurler, mais quelques situations lui revinrent, en un éclair, en mémoire.

Pour ce qui est de l'église, je t'avouerais être sceptique, car à part te voir en robe de mariée, je ne vois pas l'intérêt.

Avoue que c'est cette idée de robe qui te pousse à accepter !

Plaisanterie. Plaisanterie lancée en l'air. Et les questions étranges de Mycroft ! Il comprenait tout, à présent !

« Sherlock. Je…C'était pour rire, tout ça ! Tu ne…Tu portes une robe, Sherlock, une robe de femme ! »

Ses paroles se bousculaient en désordre, suivant un rythme précipité qu'il aurait aimé changer. Il ne vit pas la petite lueur de doute, de déception et de douleur dans les prunelles du brun qui se recula.

Puis, un rire. Un long rire saccadé, à peine étouffé derrière une main.

Un rire qui résonna dans l'église comme la plus profonde des insultes.

Un rire de femme.

Sarah venait de se lever, incapable de se retenir plus longtemps, et laissa libre court à son hilarité. Fixant toujours Sherlock, elle secouait la tête, des larmes pétillant dans ses yeux. Elle les essuya sans cesser de rire, prit son sac et s'éloigna vers la porte, sans un regard un arrière. Les battants claquèrent.

Silence embarrassé, chargé de tension.

« Je vais aller me changer. »

Murmure sec.

John ne sait pas quoi lui répondre. Il baisse les yeux, puis fait demi-tour pour aller chercher Sarah, le cœur battant à cent à l'heure.

Mais, arrivé aux lourdes portes, il sent quelque chose, dans sa tête, dans son épiderme, le forcer à se retourner. Il découvrit ainsi un spectacle des plus douloureux.

Sherlock, toujours devant l'autel, avait de vilaines rougeurs sur les joues. Pour la première fois de sa vie, il ressentait au plus profond de lui la honte.

La honte d'être fixé comme un animal de foire, la honte d'être raillé, d'être jugé.

La honte d'être rejeté par la seule personne à laquelle il s'était toujours livré.

La honte qui le tiraillait de l'intérieur, le rongeait doucement, l'exposait, l'offrait aux autres.

La honte de se sentir comme le commun des mortels.

La honte qui l'obligeait à regarder au sol, alors que son esprit logique refusait de se remettre en marche.

Sherlock prit maladroitement les côtés de sa robe, n'osant même plus avancer vers les vestiaires. Leurs yeux se rencontrèrent. Puis le masque d'impassibilité reprit le dessus alors qu'il se détournait.

« Sherlock. »

L'air vint à manquer dans les poumons du médecin. Etait-il donc assez monstrueux pour laisser son amant seul dans cette situation ? Etait-il assez bête pour ne pas sentir sa détresse ? Lui qui se plaignait des réactions des gens, il venait d'être le plus détestable des hommes. Il l'avait repoussé sèchement, sans chercher à comprendre, pour complaire à l'idée demandée par les bonnes mœurs. Depuis quand se préoccupait-il des avis ?

John marcha doucement sur le tapis carmin. Il passa devant les invités sans les regarder, puis s'arrêta devant son amant qui avait serré les lèvres.

« Je suis désolé. »

Grognement indistinct prononcé par le détective qui, en pleine torture, essaie encore de sauver les meubles.

« Tu es magnifique, Sherlock. Comme d'habitude. »

Il souleva le voile, posa ses mains sur sa taille – taille de guêpe, taille de femme- et l'attira contre lui. Ignorer les regards attentifs autour d'eux. Ignorer la gêne qu'il ressent devant ce corps mince et attirant. Ne pas s'attarder sur le bandage sur le bras droit. Sourire.

« J'ai agis comme un vrai con. Excuse-moi. Tu as voulu me faire plaisir, c'est tout ce qui compte. Et puis, cette robe te va mieux qu'à n'importe quelle femme. »

Ses lèvres se posèrent sur sa joue, sur sa mâchoire, avant d'amorcer un réel baiser. Une montée d'applaudissement se fit entendre, d'abord timide, puis plus concrète et le bouquet tomba à terre alors que Sherlock le serrait brutalement contre lui, soulagé malgré tout, plaquant son corps au sien. Ils s'embrassaient terriblement bien. Les flashes crépitaient un peu partout.

« Evidemment, ils ne pouvaient pas faire sobre. »

Lestrade souriait. Non, ils ne pouvaient pas. Cela n'aurait pas été correct, vu leur vie. Les amis du médecin se mirent à siffler, criant leurs prénoms, jetant des pétales de fleurs un peu partout. John sentait ses yeux s'emplir de larmes, larmes qu'il refoula activement.

Ils acceptaient leur différence. Les envies étranges du détective. Ils acceptaient leur amour. C'était tout ce qui comptait. Excité par le revirement de situation, John prit Sherlock sous les genoux et le porta, disparaissant presque sous les froufrous de la robe. Il souriait, il riait alors que le brun lui mordillait l'oreille, lui murmurant tout bas des indécences délicieuses. Il l'aimait. Oh, comme il l'aimait, ce grand type dégingandé au regard de glace qui se permettait les désirs les plus extravagants. Il l'aimait plus encore tout de blanc vêtu, ses doigts dans ses cheveux, du plaisir plein les prunelles.

« Vive les mariés ! »

C'est son père qui, debout, lui souriait, ému, fermant les yeux sur le fait que son beau-fils soit travestit.

Merci papa.

Merci beaucoup.

Donovan les siffle, riant aux éclats, et John réalise que d'autres personnes sont là. D'anciens clients du détective, mais également nombres de ses patients. Ils n'étaient pas invités, mais ils voulaient venir. Le rouge lui monte au visage. Il veut embrasser Sherlock, mais la position ne le lui permet pas vraiment.

Clac.

Quelqu'un est entré. John ne veut plus de Sarah à son mariage. Qu'elle s'en aille, qu'elle s'enfuit, qu'elle essaie encore de rire si elle l'osait. Elle ne connaîtrait jamais son bonheur à lui. Son bonheur teinté de sang, de danger, d'adrénaline continue. Comme il aimait ce bonheur. Il sent Sherlock se raidir contre lui, et le dépose doucement sur le sol, retrouvant une vue plus claire.

« Et bien, on a oublié mon invitation ? »

Irène Adler, un pansement gorgé de sang sur l'œil gauche, une mitraillette entre ses bras tremblants et minces, les vêtements maculés de tâches rouges, les fixes en souriant.


Alors. Ceci est l'avant-dernier chapitre :) mais avant de vous donner rendez vous pour la fin, cette mystérieuse fin, je vous demanderais de laisser un commentaire, j'ai franchement hésité sur la réaction de John, et je me demande toujours un peu si elle est ou non valable. Et pis les reviews ça fait chaud au coeur :D !

merci de votre lecture :)