Dérapage des sens par Hyoga

Disclamer : Les personnages appartiennent tous à Masami Kurumada… même les spectres.

Résumé : Fic post Hadès. Comme d'habitude, tous les chevaliers, marinas, spectres, guerriers divins et même Seiya ont tous été ramenés à la vie. Comment ? On ne sait toujours pas et là n'est pas la question. Papa Zeus a lourdement insisté sur un cessé le feu et pour un rapprochement des différents sanctuaires en conflit. Des émissaires sont envoyés sur place… N'importe nawak, lemon. DM, Shaka, Thanatos et Hadès comme vous ne les avez jamais imaginés … ou pas … Kitty c'est pour toi !!! Bonne lecture !

Motivée et inspirée ! Voilà ce qui me défini depuis quelques jours. Donc je ne vous fait pas attendre plus longtemps pour vous proposer un nouveau chapitre. Bien que cette fois ci, nous retournions aux Enfers voir ce qu'il se passe du côté de nos émissaires.

Merci mille fois pour vos commentaires chaleureux et encourageants.

Bonne lecture !

Hadès se tenait devant la lourde porte de la chambre, immobile. Toute sa concentration était tournée vers les pensées de celui qui se trouvait derrière, à l'intérieur. En un seul jour, ce dernier avait fait des progrès considérables vers la voie d'une humanité amplement méritée mais les doutes et le trouble qui envahissaient à présent son esprit, même s'ils étaient parfaitement justifiés, risquaient de le perturber de manière dramatique si personne ne venait à son aide. Et c'était justement le fait de penser que lui, Hadès, était le seul à pouvoir lui apporter son soutient…non… que lui, Hadès, veuille plus que tout lui apporter son soutient, qui perturbait le Dieu des morts. Cependant, il se refusait toujours à faire une introspection de ses propres sentiments, se buttant presque à considérer ses actes envers le Chevalier comme une simple compassion pour un humain.

Certes, il reconnaissait que la pureté qu'il avait découverte chez lui le touchait, y étant lui-même très sensible. Après tout, n'était ce pas ce qu'il recherchait toujours chez ses différentes réincarnations ? Lui qui avait hérité du monde des morts et qui côtoyait au quotidien la corruption, le pêché, la cruauté humaine, ne pouvait qu'être ému par l'innocence, l'intégrité et la droiture lorsqu'il les rencontrait. Cependant, il savait sans vouloir se l'avouer que ce n'était pas seulement à cause de ça que son intérêt pour le Saint de la Vierge avait été éveillé. Une petite voix lui soufflait qu'il y avait autre chose de beaucoup plus profond, un sentiment qu'il se refusait à analyser pour le moment.

Chassant les interrogations qui menaçaient de voir le jour, il pénétra dans la chambre sans frapper, dirigeant sans hésitation ses pas vers la salle de bain spacieuse adjacente. Il savait qu'il le trouverait là, tout comme il savait dans quel état psychologique serait l'occupant de la chambre. Ayant franchi le seuil de la pièce, il s'arrêta, soudain frappé par la fragilité de l'homme allongé dans la baignoire. Il s'y était pourtant préparé mentalement mais le voir aussi démuni, perdu, le troubla plus qu'il ne s'y était attendu. Lentement, il se dirigea vers lui et s'agenouilla en silence à ses côtés. Il passa doucement une main habituellement froide sur la joue pâle sans que cela ne fasse réagir le jeune homme. Hadès l'observa un instant. Il paraissait s'être assoupi. S'apercevant que l'eau du bain était à présent froide, il prit un grand drap de bain et retourna dans la chambre pour l'étendre sur le lit avant de revenir sur ses pas. Se penchant au dessus de la baignoire, il passa un bras derrière le dos de Shaka, qui ne réagissait toujours pas, un autre sous ses jambes et le souleva hors de l'eau pour le porter sur le lit où il l'enveloppa avec le drap de bain.

L'indou ouvrit lentement les yeux, posant ses prunelles innocentes sur le Dieu.

« Hadès… »

Etait-ce un rêve ? Alors, si tel était le cas, il souhaitait ne pas se réveiller de suite pour profiter encore de cette vision féérique. Il avait été tellement déçu que le maitre des lieux ne lui prête aucune attention aujourd'hui, comme si la nuit qu'il venait de passer ensemble n'avait jamais eu lieue, que le Saint s'était soudain senti malheureux, seul. Et ces sentiments qu'il n'avait jamais ressentis auparavant lui avaient fait peur. Plus encore que la découverte qu'il n'était pas un Dieu. Bêtement, il avait oublié qu'Hadès, lui, en était un et que, même s'il s'était donné à lui, même s'il lui avait offert sa virginité, il ne représentait rien pour le Prince des Ténèbres. Un étau lui avait alors enserré le cœur, lui faisant manquer d'air, et le harcèlement dont l'avait poursuivi Masque de Mort toute la journée avait eu raison de ses défenses.

Alors si la vision qu'il avait actuellement n'était qu'un rêve, qu'elle ne s'évanouisse pas tout de suite car, au moins, lui mettait-elle un peu de baume à son cœur blessé.

« Shaka… » murmura la vision tout en passant une main caressante dans les mèches blondes encore mouillées.

La Vierge ne quittait pas Hadès du regard, un regard intense dans lequel se lisait facilement le tumulte de ses sentiments. Lorsque le Dieu esquissa un sourire d'une tendresse non dissimulée, Shaka sentit alors son cœur se gonfler de bonheur tandis qu'une onde mystérieuse mais incroyablement agréable le traversait de part en part.

« Est-ce … de l'amour ? » murmura t-il presque sans s'en rendre compte.

Lui qui défendait une Déesse qui prônait l'amour entre les peuples, ne s'était même jamais posé la question quant au sens de ce sentiment. Et voilà qu'il se retrouvait à vouloir connaître sa signification. Pourquoi ? Etait-ce à cause de cette sensation de joie intense qu'il ressentait quand il était en présence de leur hôte et que celui-ci lui accordait une attention plus particulière qu'aux autres ? Etait-ce parce qu'il ressentait un profond désespoir l'envahir quand ce dernier l'ignorait ? Toutes ses émotions qui le traversaient violemment l'effrayaient un peu. Etait-ce cela l'amour ?

Hadès recula légèrement sous le coup de la surprise. Pourquoi Shaka lui posait-il une telle question ? Et pourquoi celle-ci faisait-elle subitement battre son cœur plus rapidement ? Non, il ne voulait pas connaître la réponse. Parce que … parce que connaître la réponse reviendrait à souffrir, encore. Il avait déjà perdu Perséphone et son cœur, ce jour là, avait rejoint la longue liste de ceux qui erraient à travers les enfers. Pourtant, il ne pouvait ignorer qu'il s'était remis à battre depuis l'arrivée de la Vierge… Etait-ce … de l'amour ?

Plongeant son regard sombre dans celui lumineux de Shaka, il n'eut aucun mal à reconnaître ce sentiment que le jeune homme expérimentait de toute évidence pour la première fois. Avait-il le droit ? Hadès ferma les yeux un instant, réfléchissant aux conséquences de ses actes s'il se laissait emporter par l'amour à nouveau, surtout vis-à-vis d'un humain. Pouvait-il prendre le risque de détruire cet homme qui s'éveillait l'humanité ? Pouvait-il le briser au-delà de tout espoir de guérison ? Il n'en avait pas le droit. Et pourtant, lorsqu'il rouvrit les yeux, le Dieu noir sut qu'il était déjà trop tard.

« Oui, c'est cela l'amour. » souffla t-il à l'indou avant de se pencher sur lui et de prendre ses lèvres dans un baiser passionné.

Shaka écarquilla les yeux sous la surprise de sentir les lèvres de sa vision aussi réalistes mais ne tarda pas à se laisser emporter par la douceur du contact de cette bouche tant désirée, espérée, contre la sienne. Il leva ses bras blancs pour les passer derrière le cou d'Hadès, obligeant ce dernier à s'allonger un peu plus sur lui. Ce n'est que lorsque le Dieu mit fin à leur baiser et voulut se redresser que Shaka se rendit compte au contact du tissu de la toge contre son corps nu que ce qu'il prenait pour une vision n'en était en fait pas une. Il rougit violemment, cachant son visage entre ses mains en un réflexe enfantin qui fit sourire la Déité.

« Shaka, tu es vraiment adorable. Comment veux tu que je puisse te résister lorsque tu agis aussi innocemment ? Viens, laisse-moi te sécher avant d'attraper froid. »

Sans laisser au Dieu le temps de réagir, Shaka se jeta soudainement dans ses bras, enfouissant son visage dans les longs cheveux ébène.

« Hadès, je … je t'aime ! » bégaya t-il, ému au-delà des mots.

Certes, il était intimidé d'avouer ainsi ses sentiments à son hôte mais, à aucun moment, l'idée qu'il se déclarait à un Dieu ne lui effleura l'esprit.

Peu surpris par l'aveu de Shaka, l'innocence de celui-ci lui épargnant de tourner autour du pot et l'incitant à dire ce qu'il éprouvait le plus simplement et honnêtement du monde, Hadès resta cependant attendri par la sincérité et la simplicité avec laquelle le jeune Saint lui avait avoué ses sentiments. Ses battements cardiaques s'étaient accélérés et des frissons de bonheur le parcouraient tout entier. Ainsi donc, ce mortel était vraiment capable d'éveiller en lui ce qu'il croyait pourtant mort depuis bien longtemps. Etait-ce une bonne chose ?

Augmentant son cosmos, le Dieu en entoura Shaka pour le sécher avant de le faire basculer sur le lit, ses doigts enfouis dans les fils de lumière, sa bouche quémandant un autre baiser. Parce que, pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, la Vierge lui avait redonné l'espoir, Hadès décida de ne plus penser à rien d'autre qu'au jeune homme et à l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Car oui, l'Empereur des morts l'acceptait à présent, c'était bien de l'amour qu'il ressentait pour l'humain et, même s'il ne savait pas où tout cela allait les mener, il voulait y croire. Il protégerait cet homme !

Shaka laissa son amant l'enlacer. Il ne réalisait pas encore ce qu'il venait de se passer, trop concentré sur les sensations que faisait renaitre Hadès en lui pour avoir une pensée cohérente. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il aimait le Dieu et que cet amour n'avait rien à voir avec le fait qu'il ait été son premier amant. Il aimait tout, absolument tout de lui. Sa froideur, même si elle lui faisait mal, sa douceur qu'il ne réservait qu'à lui, sa pureté, sa droiture. Oui, il aimait tout chez Hadès. Lentement, Shaka glissa ses mains fines sous les habits de son amant, avide de sentir sa peau nue contre la sienne, affamé à l'idée de le recevoir à nouveau en lui pour ne plus former qu'un.

oOo

Deux jours ! Deux jours que le Dieu l'avait empêché de sortir de la chambre ! Insatiable, Thanatos lui avait à peine accordé quelques heures de repos. Pourtant, Masque de Mort ne regrettait pas. Certes, il avait de nouveau du être soumis mais y avait pris un plaisir indescriptible. Seulement maintenant, il avait vraiment la dalle !

« Thana arrête !! Je ne bougerai pas d'un pouce tant que je ne me serais pas rempli l'estomac ! Mais vous ne mangez donc jamais vous les dieux ! »

Thanatos observa son amant allongé sous lui, appréciant la lueur lubrique qui brillait encore dans les yeux cobalt du Cancer malgré qu'il soit affamé et épuisé. Enfin, il bascula sur le côté, lui laissant la possibilité de sortir du lit.

« Je prendrais bien une tasse de thé. » se contenta t-il tout de même de répondre, faisant halluciner Masque de Mort.

Ce dernier mit les pieds à terre et grimaça en se relevant. Thanatos s'était encore révélé un amant plein de fougue, peut-être même un peu trop, mais qu'importe, il aimait ça et était prêt à recommencer. Après avoir vidé le frigo et les réserves ! Il se dirigea d'un pas trainant vers la salle de bain et allait en ouvrir la porte quand il fut plaqué contre elle par un autre corps qui le força à écarter les jambes.

« Une dernière fois. » s'entendit-il souffler à l'oreille alors qu'il sentait le Dieu l'investir sans plus attendre, le pénétrant d'un profond coup de rein.

Masque de Mort retint un gémissement de douleur et serra les dents.

« Han… je t'ai dit non… han… j'ai faim… » haleta t-il tandis que la brûlure s'estompait, remplacée par le plaisir qui montait rapidement, se décuplant à chaque fois que le Dieu plongeait plus profondément en lui.

« Tu es trop bon… et puis, j'avais un coup de retard sur toi… »

Aucun autre mot ne fut prononcé tandis que la pièce s'emplissait crescendo des gémissements et des cris des deux amants.

oOo

Masque de Mort avait laissé son fougueux amant sous la douche et avait juste enfilé un bas de survêtement pour se ruer dans la cuisine. Affamé, il avait littéralement dévalisé le frigo et une partie de la réserve et se retrouvait à présent attablé devant une quantité astronomique et variée de mets en tous genres. Machinalement, il jeta un œil à la pendule accrochée sur l'un des murs de pierres de la cuisine. 2 heures 37. Il eut un sourire en coin en se demandant comment Shaka avait perçu son absence avant de se jeter sur un reste de rôti froid qu'il ne prit même pas la peine de couper, mordant dedans à pleines dents et voracement.

Thanatos était sorti de la douche brûlante qui l'avait détendu et s'était rapidement vêtu d'une tunique qui lui arrivait à peine à mi-cuisse, ne prenant même pas la peine d'enfiler un sous vêtement. Lorsqu'il arriva dans la cuisine, il s'arrêta sur le seuil et observa avec amusement son remarquable amant engloutir tout ce qui passait à porter de ses pinces gloutonnes.

« Tu ne mentais pas quand tu disais que tu avais faim, dis moi. »

« Mmh ? » fut la seule réponse qu'il obtint tandis que le Cancer, la bouche pleine, tendait la main vers un poulet rôti, froid, mais qui semblait le narguer de ses cuisses appétissantes.

L'Argenté se dirigea tranquillement vers les placards et en sortit une théière qu'il remplit d'eau avant de la mettre à chauffer sur la gazinière.

« Si je comprends bien, il n'y a que le besoin de nourriture qui puisse te détourner de tes instincts sexuels. »

Masque de Mort releva la tête, la cuisse de poulet coincée entre ses dents carnivores.

« Oh ! Tu as raison, chez toi ce ne sont plus des instincts mais une obsession. »

Thanatos esquissa un sourire. C'était une obsession qui lui convenait parfaitement et, pour être honnête, l'Italien méritait sa réputation d'étalon.

« Cependant,… » continua le Dieu de la Mort, semblant mesurer ses paroles.

« Ne crois-tu pas que tu risques d'effrayer ta prochaine proie en laissant ainsi libre court à tes pulsions pour le moins passionnées ? »

Le Cancer manqua s'étouffer avec son morceau de poulet et écarta rageusement la main de Thanatos qui lui tapotait le dos gentiment avant de recracher ce qu'il avait en bouche sans plus de manière.

« Qu'est ce que tu insinues par là ? » grogna t-il, menaçant.

« Oh, rien de plus que la vérité. Penses tu réellement que tu vas pouvoir t'imposer avec lui comme tu l'as fait avec moi ? Allons voyons, Masque de Mort… N'oublies pas qu'il était encore ignorant de toutes ces choses il y a peu. Tu ne voudrais quand même pas le blesser ? »

Masque de Mort releva le ton railleur du Dieu et se radoucit quelque peu.

« Que t'arrive t-il Thana ? Serais tu jaloux ? » rétorqua t-il avec malice.

« Disons juste qu'un amant tel que toi ne court pas les champs à Elision et j'ai bien l'intention de profiter de ton corps parfait durant la totalité de ton séjour ici. Cependant, je ne voudrais pas te priver d'une opportunité aussi alléchante que peut l'être pour toi ce jeune jouvenceau… » répondit Thanatos tout en servant une tasse de thé parfumé.

« Mmh… c'est sur qu'il doit être serré à souhait et que, sans vouloir manquer de respect à ton maitre, je rêve de lui faire découvrir ce qu'est un vrai mâle en pleine possession de ses moyens. » ricana le Cancer avec une lueur perverse au fond de ses prunelles.

Au moment même où il prononçait ces mots, un sentiment de culpabilité l'effleura, l'obligeant même à se demander s'il serait vraiment capable d'agir avec Shaka comme il agissait avec Thanatos. Le chevalier de la Vierge ne méritait-il pas de la douceur et de la considération ? Quelque part au fond de lui, Masque de Mort se sentait mal à l'aise avec l'idée de brusquer son compagnon d'arme et cela le dérangeait, l'irritait même.

Il se leva brusquement et fonça droit sur Thanatos qu'il retourna avant de le plaquer contre le plan de travail. Ce dernier en lâcha sa tasse qui alla se fracasser sur le sol dallé en renversant son contenu.

« Mais dis moi, tu ne portes rien en dessous… » susurra t-il à l'oreille de l'argenté tout en glissant une main indiscrète sous la tunique légère pour aller se poser directement sur le membre divin déjà érigé.

Thanatos eut un hoquet à ce contact et ne put se retenir de pousser un petit gémissement qui excita Masque de Mort. Il sentit bientôt le sexe de l'Italien se dresser entre ses fesses et tenter d'en forcer l'entrée sensible et déjà bien tourmentée depuis deux jours lorsqu'il perçut un cosmos familier qui se rapprochait. Se dégageant de la poigne solide mais non brutale de son amant, la déité lui fit fasse et se percha de lui-même sur le plan de travail, écartant les cuisses en une invitation sans équivoque.

« Embrasse-moi. » lui ordonna Thanatos en le prenant par le cou.

Masque de Mort ne se fit pas prier et plaqua ses lèvres sur celles de l'Argenté, fouillant sa bouche de sa langue sans aucune pudeur, rendant leur baiser passionné et brûlant.

« Tu me rends fou, prends moi maintenant… mais sois doux pour une fois. »

Etonné par la demande mais trop excité pour se poser plus de questions, le Cancer déposa un baiser tendre et léger sur les lèvres gonflées du Dieu avant de l'allonger sur le plan de travail et de lui relever délicatement les jambes sur ses épaules. Il prit même le temps de caresser le ventre plat et les cuisses musclées de son amant tout en le préparant avec précaution, conscient que la douleur qu'il ressentait lui-même devait être la même pour l'Argenté. Il le pénétra alors avec douceur, attentif à ne pas le blesser bien que la brûlure soit inévitable. Il observait les traits divins se crisper tout en progressant lentement dans son corps. Lorsqu'il fut totalement en lui, il s'immobilisa et se pencha vers lui.

« Ca va ? C'est toi qui me dis quand je peux bouger. » lui murmura t-il avec une tendresse contenue après lui avoir déposer un doux baiser sur les lèvres.

« Ca brûle un peu… mais il faut dire qu'on l'a tellement fait aussi… pourtant, je ne peux pas m'en passer, tu es si bon. » répondit Thanatos suffisamment fort pour que la personne qui les observait dans l'ombre du couloir entende.

« Fais-moi l'amour… »

Alors Masque de Mort commença à bouger lentement, de longs mouvements amples et doux, tandis que ses mains caressaient la peau fraiche du Dieu qui ne retenait pas ses gémissements de plaisir. Encouragé par les mouvements de hanches de la déité, il accéléra légèrement, donnant à présent des coups de reins plus puissants qui augmentèrent les cris rauques de son amant.

Pendant ce temps, tapi dans l'ombre, Shaka les observait bien malgré lui. Il s'était réveillé dans la nuit avec une envie de voire un verre d'eau et était resté figé à l'entrée de la cuisine en tombant sur la scène de Thanatos et Masque de Mort en plein acte sexuel. Son premier réflexe avait été de faire demi-tour pourtant, il s'était juste reculé de quelques pas, se dissimulant dans le noir pour les espionner discrètement. Il savait que c'était mal, pourtant il ne pouvait pas s'en empêcher, admirant les courbes bien proportionnées de son frère d'arme, fixant même un peu trop longtemps son fessier qui se durcissait en rythme avec ses allées et venues dans le corps de Thanatos. Il resta hypnotisé par les mains puissantes du Cancer caressant pourtant avec douceur la peau de la déité.

Secouant la tête, Shaka laissa son regard glisser sur le corps offert du Dieu. Lui aussi avait un corps magnifique et lorsqu'il remonta jusqu'à son visage, la Vierge se perdit dans le regard troublé qui fixait le sien. Un plaisir intense se reflétait dans les prunelles argentées et Shaka sentit soudain une bouffée de chaleur le submerger tandis que ses yeux n'arrivaient pas à quitter ceux du Dieu. Son propre membre réagissait à l'ambiance érotique et torride qui régnait dans la cuisine et ses joues prirent malgré lui une jolie teinte fuchsia. Il garda son regard fixé sur celui de Thanatos jusqu'à la fin, jusqu'à ce que les deux hommes crient leur jouissance avant de réaliser brutalement et de s'enfuir précipitamment.

Thanatos esquissa un sourire satisfait avant d'accueillir son amant épuisé contre son torse.

« C'est agréable aussi quand tu fais preuve d'un peu de douceur tu sais. » lui murmura t-il tout en lui caressant les cheveux tendrement.

Shaka était rentré essoufflé dans la chambre qu'il partageait avec Hadès, troublé au-delà des mots. Lorsque son regard se porta sur le lit où reposait le maitre des lieux, il sentit son flux sanguin s'accélérer tandis qu'une agréable chaleur se répandait depuis son bas ventre pour irradier son corps tout entier. Lentement, il s'avança vers le lit et repoussa les couvertures avec précaution, découvrant le corps totalement nu d'Hadès. Il le caressa d'un regard enflammé de désir avant de grimper sur le lit et commencer à déposer une multitude de petits baisers brûlants sur la peau exposée. Il n'avait encore jamais pris l'initiative, pourtant il se sentait incapable de résister à ce désir qu'il ressentait au creux de ses reins et qui le poussait à vouloir dévorer ce corps à sa merci.

Hadès sortit peu à peu de son sommeil sous les douces attentions de son amant et ouvrit les yeux sur une vision d'un érotisme à couper le souffle. Shaka se tenait à quatre pattes au dessus de ses jambes et le prenait dans sa bouche chaude et humide à souhait. Aussitôt, le Dieu se raidit sous l'onde de plaisir qui le traversa mais ne fit aucune geste pour signaler à Shaka qu'il était bel et bien réveillé, il ne voulait pas le gêner. Il profita donc de la caresse initiée par la Vierge, se délectant de la vision. Lorsqu'il sentit qu'il ne pourrait pas tenir plus longtemps, il tendit les bras et ramena l'indou contre lui, l'enserrant tendrement.

« Que me vaut cet honneur, mon ange ? »

« J'ai envie de toi Hadès, fais moi l'amour. » souffla Shaka avant d'offrir ses lèvres au Dieu.

A suivre …

Personne n'est resté sur sa faim j'espère …

Oui je sais, ça fait mode sadique à la fin mais bon, on va pas tout le temps s'immiscer sous les draps non plus hein^^ Quoique, j'avoue que moi-même, ça ne me dérangerait pas …

Merci de m'avoir lue.