Bonjour bonjour ! Je ne vais pas vous ennuyer très longtemps, juste le temps de dire un immense MERCI à ceux qui m'ont laissé des reviews sur le chapitre précédent, ça m'a mise dans un état second de joyeuse hystérie d'auteur qui saute au plafond.
ATTENTION LE RATING N'EST PAS LÀ POUR DÉCORER ET SE JUSTIFIE DANS CE CHAPITRE.
Bonne lecture !
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— Fais un effort Severus, je suis certaine que tu peux faire bien mieux !
Olga tendit à nouveau sa main au garçon, l'aidant à se relever des coussins sur lesquels il avait chu une énième fois. Elle s'apprêtait à relancer l'attaque, lorsqu'elle remarqua ses yeux brillants de fatigue ainsi que sa posture marquée par l'épuisement, ses jambes tremblaient et il peinait à se tenir droit. Néanmoins, son visage exprimait une volonté sans faille et elle savait qu'il ne se plaindrait pas, dut-elle le tuer à la tâche. Elle sourit.
— Arrêtons-nous là pour aujourd'hui, tu as fait d'excellents progrès, je suis fière de ton travail. Il ne fait aucun doute qu'avec quelques efforts supplémentaires tu deviendras un Occlumens hors pair.
Une lueur de soulagement passa dans le regard de Severus, mais il se contenta de hocher la tête.
Comme après chaque leçon, ils s'installèrent autour de la petite table dans le bureau attenant au laboratoire de potion et Olga leur servit du thé ainsi que du gâteau, préparés avec soin par son elfe de maison. Severus aimait beaucoup l'atelier d'Olga, il s'y sentait calme et apaisé. Aucune lumière naturelle ne filtrait ici, le vaste cachot était uniquement éclairé par une cheminée monumentale et quelques bocaux de lucioles qui flottaient paresseusement à hauteur du visage des chaudrons bouillonnaient constamment, emplissant la pièce de fumées odorantes et colorées. Tel un cabinet de curiosités, de nombreux objets mystérieux étaient accrochés aux murs ou enfermés dans les armoires aux portes de verre, au milieu des plantes exotiques et d'obscures formules runiques. Aujourd'hui, le regard de Severus fut attiré par un petit chaudron lumineux à l'intérieur d'une cage, duquel s'échappaient des étincelles. Olga surprit son regard avide et l'invita d'un geste à s'approcher.
— Est-ce cette potion dont vous m'avez parlé la dernière fois ? demanda-t-il impatiemment en tournant autour de la cage.
Olga acquiesça et lui tendit un carnet dont s'échappaient des liasses de feuilles couvertes d'une écriture brouillonne. Il le saisit avec déférence.
— Un généreux donateur, qui souhaite rester anonyme, m'a contacté pour l'élaboration d'une sorte de philtre anti-loup-garou, commença-t-elle. Mes collèges et moi-même y travaillons depuis maintenant plusieurs mois, et ce que tu vois en est la version la plus aboutie.
— Comment serait-il possible de tuer le loup chez les victimes de morsures ? interrogea Severus en fronçant les sourcils avec scepticisme.
— Nous n'avons pas trouvé de solution pour l'instant, mais le plus envisageable serait d'enfermer l'animal afin d'empêcher son expression les soirs de pleine lune. C'est dans cette conjecture que nous travaillons en ce moment. Je me suis dit que tu aimerais regarder le protocole et, éventuellement, me donner ton avis. Naturellement tout ceci est très confidentiel.
Severus leva les yeux vers elle, le ravissement le disputant à l'embarras. Même s'il se savait doué en potion, il avait toujours beaucoup de mal à admettre tout le crédit qu'Olga accordait à ses idées il n'était pas habitué à tant de considération, d'autant plus venant de la potionniste en chef de Sainte-Magouste.
Et s'il la décevait ?
Mais elle le regardait avec un doux sourire, et se lisait dans ses yeux, à l'égard de Severus Rogue, toute la tendresse qu'elle ne pouvait donner à ses enfants.
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Olga caressait inconsciemment les cheveux de son troisième fils, endormi dans le fauteuil préféré du Lord. Ils avaient beaucoup joué cette après-midi, et la fatigue avait rattrapé l'enfant en pleine partie d'échecs sorciers. Olga n'avait rien fait pour le réveiller, elle était inquiète. Elle avait entendu les Mangemorts transplaner et, d'après les hurlements de colère et de douleur qui lui parvenaient depuis le rez-de-chaussée, ils avaient failli.
Des pas retentirent dans l'escalier et, bientôt, la porte claqua contre le mur, laissant entrer Lord Voldemort, fou de rage.
— Toi ! cria-t-il en pointant un doigt accusateur vers elle.
Il s'approcha vivement pour la saisir par les bras et la secoua avec violence un gémissement s'échappa des lèvres d'Olga sous la poigne qui menaçait de lui briser les os.
— J'ai eu de faux renseignements, l'Ordre nous attendait ! vociféra-t-il. C'est ton travail de savoir ces choses-là ! Rosier et Wilkes ont été abattus par ta faute !
Elle le repoussa et tenta de mettre un peu de distance entre eux, mais il la serrait trop fort.
— Je ne le savais pas, rien ne laissait présager cette embuscade ! se défendit-elle. Je t'ai dit tout ce que j'ai appris ! Peut-être Dumbledore a-t-il trouvé un moyen de protéger les esprits des membres de l'Ordre contre moi ?
Comme fou, Voldemort la frappa au visage, la projetant au sol.
— Ne me prends pas pour un imbécile, aucune parade n'existe, tu as toi-même cherché ! Tu vas voir ce qu'il en coûte de trahir Lord Voldemort, petite traînée !
Il lui jeta de longs doloris, la regardant se tordre de douleur avec délectation. Mais bientôt, un autre cri vint se joindre aux hurlements d'Olga leur plus jeune fils sanglotait en fixant sa mère étendue au pied du lit. Voldemort délaissa sa compagne pour lui envoyer un sortilège de mutisme et le prit par le col de sa petite robe de sorcier.
— Combien de fois t'ai-je dit qu'il était indigne de pleurer ? On voit bien que c'est ta salope de mère qui t'a élevé, cracha-t-il.
Il leva sa baguette dans l'intention de le punir mais Olga, qui s'était péniblement redressée, la lui arracha des mains pour l'envoyer de l'autre côté de la pièce et s'interposa devant son fils.
— Ne le touche pas ! Il n'y est pour rien et moi non plus ! hurla-t-elle. Tu es complètement malade, ce septième horcruxe est celui de trop, il te retourne la tête, tu perds complètement pied avec la réalité depuis que tu l'as créé ! Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même pour ton incompétence et celle de tes laquais ! Je pars, j'en ai assez de toi et de tes conneries, j'emmène les enfants pour que tu puisses te concentrer à l'aise sur ton office de roi du monde et jamais tu ne reverras ma face de salope !
Elle se fit vaguement la réflexion que jamais elle n'avait vu les yeux du Lord aussi rouges, et que jamais il n'avait paru moins humain. L'air lui manqua soudain et elle prit conscience qu'un étau se resserrait autour de sa gorge. Privé de sa baguette, Voldemort comprimait sa trachée, appuyant si fort qu'il finirait certainement par lui écraser le larynx. Ses jambes se mirent à trembler, peinant à soutenir son poids, et elle se retrouva bientôt à genoux devant lui. Il la relâcha brusquement lorsqu'elle commença à suffoquer et empoigna durement ses cheveux afin de relever son visage vers le sien.
— Jamais tu ne partiras, énonça-t-il d'une voix basse et vibrante, d'une voix qui semblait résonner dans la tête d'Olga. Tu es à moi ma belle, tu m'appartiens. Je t'ai tout appris, je t'ai toujours protégée. Qu'est-ce que serait Olga Lvov aujourd'hui, si Lord Voldemort n'avait pas croisé sa route ? Tu me dois tout, tu n'es rien sans moi, tu m'entends ? Rien du tout !
Tirant un peu plus sur sa chevelure, lui arrachant par là même d'autres gémissements de douleur, il effleura de ses lèvres sa mâchoire, puis son cou, humant le parfum de sa peau. Il passa ensuite sa main derrière sa nuque, et plaqua son visage contre son entrejambe. Appuyant sa tête contre son sexe érigé, il se mit à caresser ses cheveux et à masser son cuir chevelu mis à mal, se frottant contre elle, tel un amant comblé. Olga tentait de le repousser en s'agrippant à ses cuisses, allant jusqu'à planter ses longs ongles dans le tissu de sa robe en espérant atteindre la chair. Reprenant ses esprits, elle se mit à le frapper de toute la force de ses petits poings, s'efforçant en vain d'atteindre la zone sensible des bourses. Il la repoussa vivement en arrière et son crâne cogna contre le sommier du lit. Sonnée, c'est tout juste si elle le sentit s'allonger de tout son poids sur son corps, léchant et mordant chaque parcelle de peau qu'il pouvait atteindre. Ce n'est que lorsqu'il releva sa robe que la pensée de son fils s'imposa à elle.
— Les enfants ! Pas devant les enfants ! hurla-t-elle en se débattant. Je t'en supplie arrête ! Tom, s'il te plaît !
Tom.
Tom.
Cela faisait si longtemps que personne ne l'avait appelé ainsi. Tom Jedusor était mort. Soudainement figé, Voldemort leva les yeux vers elle. Olga fixait le plafond, les yeux humides, les mains crispées sur ses épaules dans un geste de rejet. Comme brûlé, il se redressa subitement.
Sa compagne était étendue au sol, sa jolie robe relevée et froissée, déchirée par endroits. Un hématome violacé commençait à apparaître sur sa tempe, ses épaules, sa gorge et ses seins étaient recouverts de traces de morsures et de succions. Il ouvrit les doigts, laissant échapper une poignée de cheveux arrachés, puis se tourna vers son fils, toujours recroquevillé dans le fauteuil, le prit par la main et les guida vers le couloir, jetant vers elle un dernier regard méprisant.
— Viens, il faut laisser maman se reposer en attendant tu vas jouer avec le serpent de papa.
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J'espère que vous avez apprécié, j'ai personnellement pris beaucoup de plaisir à écrire ce dernier souvenir (oui, je suis une auteur sadique qui aime maltraiter ses personnages et je m'assume x) )
À bientôt pour le prochain chapitre, n'oubliez pas de me dire ce que vous en avez pensé, votre avis m'importe beaucoup ! =DD
