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Chapitre 10

Le repas promettait d'être merveilleux, tous les cadeaux étaient sous le sapin décoré par les soins de Harry et Jessy. Cette dernière ne parlait plus à Harry depuis leur conversation de l'après-midi même. Hermione et Ginny étaient montées dans sa chambre pour la réconforter et lui dire qu'Harry était un timide mais aussi qu'il avait peur de ce qui pouvait arriver pendant la guerre si il tombait amoureux.

Mais Hermione avait décidé de tout de même parler à son meilleur ami en tête à tête, elle le retrouva dans la bibliothèque où elle entra et verrouilla la porte :

-je sais que tu as besoin de parler, je t'écoute, commença-t-elle

-je ne sais plus trop où j'en suis. Hermione, je ne peux pas l'aimer comme elle le mérite, si on se met ensemble, elle sera en danger, que dois-je faire ? Lui demanda-t-il

-Harry, on est tous en danger, on a décidé de se battre pour notre liberté, ils ont renié leur famille pour se battre, ils veulent vivre en paix. Elle ne sera pas moins en danger si tu ne te mets pas avec elle, tu te berces d'illusions, si tu y crois.

-tu ne comprends pas, Mione. J'ai déjà peur de vous perdre, vous, ma famille, alors si je tombe amoureux….

-nous aussi on a peur et pourtant, on sera là dès que tu auras besoin de nous. Jessy est amoureuse de toi, comme toi tu l'es d'elle sinon tu ne te poserais pas toutes ces questions. Alors réfléchis bien avant de la perdre, fit-elle avant de partir.

Harry réfléchissait aux paroles d'Hermione. Elle avait raison, il était amoureux.

Pendant ce temps là au salon, les jumeaux Weasley étaient arrivés et amusaient la galerie avec leurs farces, des bonbons qui font changer la couleur des cheveux, de la peau et pleins d'autres choses encore. La palme revint à Ron qui avait les cheveux jaunes avec des dents de lapin et un ventre bedonnant à souhait. Tout le monde était plié en deux tellement ils riaient, même Hermione s'était joint à l'hilarité générale :

-bon, dit-elle une fois qu'elle fut calmée, vous pouvez me rendre mon chéri les jumeaux s'il vous plaît ?

-mais bien sûr ! répondirent-ils en chœur.

Ils donnèrent à Ron un bonbon et il reprit son apparence normal.

Après une heure de rigolade et de jeux en tout genre, ils montèrent s'habiller. Quand ils furent tous prêts, ils redescendirent. Des petites fées volaient à travers la pièce. Tous regardaient avec admiration la décoration qui était sublime.

-ouah, s'exclamèrent-ils en même temps

-ravie que ça vous plaise, je les ai trouvé à l'école, dit le directeur en sortant de la cuisine avec un sourire.

Il regarda ses élèves et leur dit :

-je suis fier de vous mes enfants, vous avez compris beaucoup de choses en seulement quelques jours. La guerre fait des ravages dehors donc restés unis, mais ne parlons pas de ça maintenant, joyeux Noël, finit-il

-JOYEUX NOEL, crièrent-ils en chœur

-A TABLE, cria Mme Weasley

-allez-y avant que Molly ne se mette en colère, dit Dumbledore

-oh ! Oui je confirme c'est pas une chose que vous voulez voir ! dit Ron

-il a raison, rajouta Ginny

Ils s'installèrent à table. Des plats plus appétissants les uns que les autres défilaient devant eux. Ils parlaient et riaient en mangeant, faisant honneur au festin que Molly et Dobby avaient confectionné. Tous deux furent d'ailleurs à la fin du repas ovationnés comme il se doit. Deux heures plus tard, ils sortirent de table pour passer au salon, en continuant de discuter.

Soudain alors qu'ils arrivaient à la porte, un cri se fit entendre. Harry, la main sur sa cicatrice, hurlait de douleur. Ron s'approcha et vit du sang couler entre les doigts de Harry. Dumbledore demanda à Ron d'accompagner Harry dans leur chambre. Alors qu'il montait les escaliers, la douleur avait l'air de s'être calmée. Harry marmonnait des paroles incompréhensibles pour Ron qui le déposa dans son lit.

Il fut rejoint par Hermione, Ginny et Drago. Mme Pomfresh arriva cinq minutes plus tard, mais ne comprenait pas ce qui se passait. Elle se doutait que c'était le lien avec Voldemort, mais n'avait aucune idée de comment le soigner.

-non, ne les tuez pas, ils ne vous ont rien fait, pourquoi vous, vous acharnez ? Demanda soudainement Harry.

Tout le monde comprit alors qu'il parlait avec le lord noir.

Au bout de cinq minutes qui parurent une éternité à ses amis, il se réveilla, complètement paniqué, et surtout perdu. Il les regarda et se mit à pleurer. Alors Ron, Ginny et Hermione s'approchèrent de lui et le serrèrent dans leurs bras. Il s'accrochait à eux comme à une bouée de sauvetage, il souffrait.

Il ne dormit pas cette nuit là et pleura dans les bras de ses amis, sa famille, ils étaient restés avec lui. Le lendemain matin, lorsque Harry s'endormit après avoir pris une potion de sommeil sans rêves, ils descendirent à la cuisine, les yeux voilés de tristesse. Personne ne parlait, le directeur leur avait expliqué ce qu'il s'était passé dans les grandes lignes.

Sirius avait rejoint Harry quand les autres étaient redescendus. Il voulait veiller sur son sommeil. Quand Harry se réveilla et qu'il vit son parrain le veiller, il se remit à pleurer dans les bras de Sirius qui le serrait aussi fort qu'il le pouvait.

-c'était horrible, dit-il en pleurant, il a tué une famille devant mes yeux, je ne pouvais rien faire pour l'en empêcher, il a lancé le doloris plusieurs fois sur des enfants. Ils avaient à peine deux et trois ans, puis il les a tués

-il paiera, Harry, je te le jure, on les vengera tous

-non, on s'en sortira jamais.

Il perdait pieds, Sirius le savait mais que pouvait-il faire ? Il fit boire le reste de potion de sommeil et descendit dans la cuisine

-il a torturé deux enfants sous ses yeux, il n'y croit plus, il croit qu'on va perdre, dit Sirius les larmes aux yeux, il est si fragile en ce moment, il ne sait plus ce qu'il doit faire.

-on va tous l'aider à remonter la pente, dit Molly

-j'ai bien peur que ça soit plus difficile cette fois, maman, répondit Ron,

-Ron, il s'en sortira, il ne faut pas baisser les bras maintenant, répondit Arthur

-vous ne l'avez jamais vu se réveiller en pleine nuit après un cauchemar de ce style. Moi j'en ai pas raté un, dit-il avec des sanglots dans la voix, fou de tristesse pour celui qu'il considérait comme son frère.

Hermione se leva et le prit dans ses bras, il l'a serra comme si sa vie en dépendait, il souffrait lui aussi, elle le savait.

Jessy, elle, avait décidé de parler à Harry. Quand elle arriva, il était en position de fœtus sur son lit et pleurait, elle s'approcha :

-Harry, on t'aidera à le vaincre et on y arrivera, parce qu'ensemble on est plus fort. L'amour qu'on ressent, c'est sa notre pouvoir. Je t'aime et j'espère qu'un jour tu me le diras aussi. Je suis au courant de ta discussion avec Mione.

Elle lui déposa un bisou sur la joue et s'en alla.

Trois jours plus tard, tous avaient insisté pour commencer les entraînements. Les membres de l'ordre, qui n'étaient pas en mission, passaient leurs heures libres à leur enseigner toutes sortes de sort.

-ils ont la rage, commença Lupin, après ce qui s'est passé, ils veulent être à la hauteur et il s'en donne les moyens.

-je confirme, dit Sirius, ils veulent aider Harry au mieux et être au top de leur capacité, et ils en ont.

-je vois, c'est encourageant, commença Dumbledore, et Harry, comment va-t-il ? Je ne l'ai pas vu depuis…

-mal, mais il récupère peu à peu, il va remonter la pente, j'ai confiance, dit Sirius

-moi aussi j'ai confiance en lui comme tout le monde ici

Jessy, pendant ce temps-là, avait décidé de retourner voir Harry. Quand elle entra, elle le trouva debout, le regard perdu, observant l'extérieur :

-salut, dit-elle

-bonjour, écoute, je n'ai pas très envie de parler. Ne m'en veux pas !

-si, je t'en veux ! C'est plus que difficile ce que tu as vu, mais si tu veux les venger, alors reviens te battre ! cria-t-elle

Harry fulminait.

-tu ne sais pas ce que j'ai ressenti…

-ça, c'est ce que tu crois. Mes parents sont mangemorts, je te rappelle. Je vais te raconter quelque chose. Pour mes treize ans, mon père est venu me voir en me disant qu'il m'avait préparé une surprise. A ce moment là, j'étais contente, il ne m'avait jamais ne serait-ce que témoigner un sentiment, alors une surprise d'anniversaire… ! Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux de ma « fête », mon père m'a expliqué ce qui allait se passer. En fait, il avait demandé à son maître de constituer une expédition pour que je montre de quoi j'étais capable. Il a accepté. Ce jour-là, j'aurais dû torturer deux enfants de cinq ans…

-je suis désolé, je ne savais pas

-je sais bien, toujours est-il que j'ai refusé. C'est moi qu'il a torturé, puis il m'a forcé à regarder quand ils les ont tués.

Il l'a pris dans ses bras. Au bout d'un moment, elle releva la tête. Ils se regardèrent :

-je t'aime ! lui dit-il

-moi aussi, je sais que tu as peur, mais on doit continuer à vivre et à se battre.

Il se pencha et l'embrassa. IL se séparèrent à bout de souffle.

-on va se battre ensemble, demain je me remets au travail, merci de m'avoir ouvert les yeux.

-de rien, tu sais, tout le monde aimerait te voir. Viens dîner avec nous, s'il te plaît !

-d'accord, je prends une douche et j'arrive, finit-il

-je t'attends en bas, à tout de suite

Quand Jessy arriva en bas, elle avait un sourire rayonnant. Les autres se demandaient pourquoi. Ils eurent la réponse cinq minutes plus tard, lorsqu'Harry rentra dans la cuisine.

-on va se battre et gagner ensemble ! dit-il

-ON VA GAGNER, crièrent-ils

Ils se mirent à manger sans plus de cérémonies, puis ils allèrent se coucher, sachant qu'ils allaient avoir une très dure journée le lendemain.

-heureux de te revoir, Harry ! dit Drago, avant de se coucher.

-il a raison, ça fait plaisir de te revoir, vieux frère, dit Ron à son tour

-merci, on se couche ? Demain on s'entraîne

-oui, bonne nuit, dirent les garçons

Après une bonne nuit de sommeil, Harry se leva pour prendre une bonne douche. En sortant il tomba sur Jessy qui était devant sa chambre en tenue de combat :

-tu es magnifique, mon cœur, dit-il en l'embrassant

-t'es pas mal non plus, dit-elle taquine

-on va déjeuner, Molly doit m'attendre de pieds fermes pour me remplumer, dit-il en rigolant

-d'accord, allez en route

-bonjour les enfants, bien dormi ? lança Molly d'un ton réjoui, lorsqu'ils pénétrèrent dans la cuisine.

-bonjour, j'ai très bien dormi, merci, répondit Jessy

-moi aussi, dit Harry en attaquant son petit déjeuner.

Les autres arrivèrent petit à petit, puis ils partirent dans la salle d'entraînement. Harry s'aperçut des progrès accompli pendant son repos. Il était fier de la petite armée qu'ils devenaient.

Vu les progrès accomplis en si peu de temps, leurs professeurs avaient décidé de leur accorder une soirée détente, jeux et rigolade. Ginny, Drago, Ron, Hermione, Harry et Jessy avaient décidé de rester entre eux pour discuter. Harry et Jessy avaient fini par raconter aux autres comment elle avait réussi à sortir Harry de sa chambre. Les filles avaient pleuré et les garçons étaient énervés et écoeurés par ce qu'ils venaient d'apprendre. Néanmoins, Jessy savait qu'elle avait gagné de vrais amis.

C'était le dernier jour des vacances, les gryffondors et Drago avaient planifié une discussion sur ce qui se passerait une fois à Poudlard : se cacher ou pas ? D'un commun accord, ils avaient décidé de se montrer au grand jour :

-je n'ai pas honte d'avoir changé de camp, je ne me cacherai pas, déclara Pansy

-moi non plus

-il n'en est pas questions

Les réponses avaient fusé de toute part. Ils avaient forgé une amitié à toutes épreuves : envers et contre tout ils seraient ensemble. Certes, ils se doutaient que leur arrivée à l'école ne serait pas de tout repos. Les réactions allaient être explosives et ils en étaient conscients, mais ils se soutiendraient.

Voilà, en espérant que ça vous plaît toujours