Merci, merci.

Encore un peu de Chair ?

J'espère que je n'ai pas trop forcé la dose.

Quoi, que : On en a jamais assez, 'est-ce pas ?

Ici, Chuck est un peu hors nature, je le reconnais. Mais je le voulais comme ça à ce moment-ci de l'histoire.

Donnez-moi votre avis.

x Beautiful Blass x, comme la dernière fois, ce chapitre est bien mieux avec la musique. ;)

J'espère que tu apprécieras.


Blair déposa des baisers dans son cou, sur l'arête de son visage, à l'angle de sa mâchoire.

- Je t'aime, je t'aime, pardon, murmura-t-elle encore.

Chuck prit son visage entre ses mains et dévora ses lèvres.

- Je t'aime aussi, souffla-t-il.

Elle lui rendit son étreinte avec passion. Elle se sentait enfin à nouveau vivante, son corps s'embrasait sous les doigts de Chuck, qui caressaient sa nuque, tandis que son autre main descendait jusque dans le creux de ses reins.

Une musique tonitruante résonna soudain depuis la maison de Naomi.

Dans moins d'un quart d'heure la plage serait envahie par la moitié des jeunes des quartiers huppés de Sydney.

- Si on rentrait, proposa-t-il en dessoudant à peine ses lèvres de celles de la femme de sa vie.

- Je te suis, répondit-elle en nouant ses doigts aux siens.

Il l'entraîna jusqu'à la maison qu'il avait achetée, par un chemin presque similaire à celui que Blair avait emprunté depuis la résidence voisine, pour arriver jusqu'aux abords de la plage.

- Tu veux boire quelque chose ? demanda-t-il une fois dans le salon.

- De l'eau, ça ira très bien, merci.

Blair regarda autour d'elle, cela n'avait vraiment rien à voir avec la suite qu'ils avaient partagée à l'Empire.

Tout comme chez Naomi, une immense baie vitrée donnait sur une terrasse, d'où on avait une vue imprenable sur l'océan pacifique.

Il avait tout fait décoré avec goût et il régnait une atmosphère chaude et tranquille, un peu trop tranquille sans doute.

Pourtant, elle se sentait glacée de l'intérieur.

Elle commençait à comprendre pourquoi il n'y avait aucun point commun entre le Monsieur Bass de Sydney et le Chuck de Manhattan.

Il ne voulait surtout rien qui puisse lui rappeler sa vie d'avant.

Il lui ramena son verre et l'invita à s'asseoir mais elle n'en fit rien.

Elle préférait rester debout.

Elle ne savait pas trop comment entamer la conversation et craignait la suite de la soirée, passer le premier élan de leurs retrouvailles.

Monkey aboya à la porte-fenêtre, que Chuck avait tirée derrière eux en entrant dans la pièce. Il lui ouvrit pour le laisser passer.

- Elle fait une fête ? questionna Blair, la musique résonnant jusque dans la pièce.

- Avec Naomi, c'est fête non-stop, sourit-il.

- Si tu as quelque chose de prévu… hasarda-t-elle, bien qu'elle se rappelle parfaitement les propos de la blonde pulpeuse à son arrivée.

Elle le vit carrer la mâchoire, alors qu'il lui tournait toujours le dos, fixant au loin l'océan infini.

- Je … j'aurais sans doute mieux fait de te prévenir de ma venue. Je … je ne sais pas à quoi je pensais… je… j'avais juste besoin de te voir. Je… j'étais si pressée… tu m'as tant manqué … Tu me manques tellement … je n'ai pas réfléchi… Je n'ai pensé qu'à moi en fait.

- Tu me manques aussi, dit-il d'une voix un peu tremblante, avant de se tourner vers elle et de plonger ses yeux dans les siens.

Le cœur de Blair se serra en y distinguant cette douleur immense qui l'habitait depuis qu'elle n'avait cessé de le rejeter. Après cet accident affreux. Après la perte de son bébé.

Il avait peut-être tout changé au dehors, mais en dedans, rien n'avait cicatrisé.

- Je… Je sais que tu n'as plus aucune raison d'avoir confiance en moi, hésita-t-elle. Mais…si tu veux bien me laisser une chance de te prouver que j'ai repris mes esprits… Je te promets que je ne te ferai plus jamais de mal.

- En général, c'est plutôt moi qui dis ça, commenta-t-il avec un petit sourire cynique.

Il sentait son cœur battre la chamade et il savait que c'était dû à sa présence dans cette pièce.

Pourtant, il n'arrivait pas à croire qu'elle soit réellement là.

Les plaies de son cœur et de son âme étaient encore béantes et il était terrifié à l'idée que ce ne soit qu'un mirage.

Elle laissa son verre sur le bar et s'approcha de quelque pas pour poser une main sur la sienne, elle s'aperçut qu'il tremblait.

- Je t'aime, murmura-t-elle doucement, les yeux humides.

- Je t'aime aussi, répondit-il d'une voix à peine audible.

Elle caressa son visage et il agrippa sa main. Fermant les yeux, il porta ses doigts délicats jusqu'à ses lèvres pour les effleurer d'un baiser. Elle l'attira tout contre elle et l'enlaça de toute la force de son amour pour lui.

Il se raccrocha à elle, la serrant si étroitement qu'elle pouvait à peine respirer. Elle caressa ses cheveux, à la base de sa nuque et l'entendit étouffer un sanglot sur son épaule. Elle embrassa tendrement sa tempe, remontant sa main dans les cheveux de Chuck. Elle sentait tout le corps du jeune homme frémir contre le sien.

- Me laisse plus, t'en va pas, la supplia-t-il à l'agonie.

- Je ne te quitterai plus, promis, souffla Blair, qui sentait ses larmes couler elle aussi.

- Tu avais dit qu'on finirait nos jours ensemble, que tu ne me quitterais plus, hoqueta-t-il.

Maintenant qu'il avait commencé, il ne pouvait plus s'arrêter. Toute la douleur, toute la peine, tout le chagrin qui s'étaient accumulés dans son cœur forçaient le barrage qu'il avait construit pour les contenir jusque-là. Il s'effondrait dans ses bras, comme un château de cartes, à bout de force, tout simplement.

- Pardon, pardon, je suis désolée mon amour. Je suis désolée, je ne voulais pas. Je ne recommencerai plus, je te le jure. Je ne m'en irai plus nulle part. Toi et moi, c'est pour toujours, jusqu'à la fin de notre vie, je te promets. Je t'aime. Pardonne-moi s'il te plaît. Je ferai tout pour réparer. Ne nous abandonne pas, pas maintenant, je t'en supplie. On a trop souffert, Tu as trop souffert, laisse-moi une autre chance, une dernière. Je te promets que tout s'arrangera, tu verras, on sera heureux, on sera heureux, pleura-t-elle avec lui.

Elle l'entraîna vers le canapé et ils s'y laissèrent tomber sanglotant dans les bras l'un de l'autre, tandis qu'à l'extérieur la musique continuait de résonner envahissant tout l'espace aux alentours.

Seul, l'amour s'en va tout seul
Quand nos mains le délaissent
Un cœur dans la foule

Une vie, un jour qui abandonne
Une promesse qu'on se donne
Est-ce que tu me pardonnes ?

Je n'ai pas su dire à l'amour
Que je t'aime
Je n'ai rien su, je n'ai rien fait
Que ma peine

Aime, dis à l'amour que tu m'aimes
Dis-lui de m'enlever ces chaînes
Dis-lui que tu m'aimes

Je t'en prie, aime
Dis à l'amour comme je t'aime
Dis-lui qu'il me réduise ma peine
Dis-lui que je t'aime

Je t'aime

Seul, je suis resté tout seul
Sans que le monde ne cesse
Un homme qui s'écroule

Sans vie, sans plus aucune issue
Ni raison, ni refus
La peur qui continue

Je n'ai pas su dire à l'amour
Que je t'aime
Je n'ai rien su, je n'ai rien fait
Que ma peine

Aime, dis à l'amour que tu m'aimes
Dis-lui de m'enlever ces chaînes
Dis-lui que tu m'aimes

Je t'en prie, aime
Dis à l'amour comme je t'aime
Dis-lui qu'il me réduise ma peine
Dis-lui que je t'aime

Je t'aime

Dis-lui qu'il me réduise ma peine

Aime, dis à l'amour que tu m'aimes
Dis-lui de m'enlever ces chaînes
Dis-lui que je t'aime

Oh, je t'en prie, aime
Dis à l'amour comme je t'aime
Dis-lui de me réduire ma peine
Dis-lui que je t'aime

Je t'aime


Maxime Nucci « Dis à l'amour » tirée du film « Alive »