Base : Gundam wing (Lolita : je me pose la question parfois ! Jimi : si GW ! ils sont les mêmes noms ! )
Couple : d'abord 1+2+1, et puis 1x4 et enfin, 2x1 (me demandez pas comment on a osé mettre 1 et 4 ensemble, on en revient toujours pas)
Genre : romance, yaoi un peu lemon… POV alternatif de tout le monde et parfois, ça tourne au OOC
Disclaimer : en fait, on fait tout le boulot en leur écrivant de super belles fic, alors on ne pourrait pas avoir une petite rétribution en nature ? un ou deux G-boy par exemple? Nan, mais pourquoi toujours non ?
Note : comme toujours, c'est sensé être tragique au début, et ça part en sucette en fin de compte. Impossible de faire un truc sérieux avec eux !
Fin de journée
J'ouvre les yeux. Holàlà… j'ai une impression de déjà vu fort troublante. C'est dire : je suis dans un lit, j'ai mal à la tête et j'ai mal au ventre, et c'est la deuxième fois en une journée que je me réveille comme ça. Mais à la première, si ma mémoire est bonne, je n'avais pas de perfusion au bras, et ma chambre n'a jamais eu le parfum si particulier que j'identifie immédiatement comme étant celui d'un hôpital. Donc, question : que fais-je à l'hôpital ?
Réponse made in Trowa :
- Tu te réveilles ?
- mmmh
J'ai envie d'articuler quelque chose, mais ni ma langue, ni ma bouche ne daignent m'obéir. Je me contente de tourner la tête vers mon ami. Je m'aperçois alors que mon dos aussi me fait mal, j'essaie de me tourner complètement vers lui, mais c'est trop douloureux.
- Ne bouge pas, tu t'es fait des bleus en tombant.
Je ne me le fais pas dire deux fois, et retombe mollement sur le matelas.
- « en tombant » ?
Quand est-ce que je suis tombé ? C'est pour ça que je suis à l'hôpital ?
- Tu t'es évanoui.
J'ai du mal à rassembler mes souvenirs. Il y a eu la fête… et au réveil… au réveil, il y avait Trowa dans ma chambre… et il est parti. Il m'a engueulé pour un truc… un truc que je n'ai pas compris. Je me rappelle du jardin… et puis du carrelage de ma chambre… j'étais à genoux sur le carrelage.
Comme s'il avait suivit le cours de mes pensées, Trowa vient s'asseoir sur le bord du lit et s'approche de moi.
- Je peux savoir ce qui t'a pris ?
Il pose sur moi un regard plus sévère que jamais. Pourquoi faut-il qu'il ait toujours ce genre de regard avec moi ? Comme si j'étais toujours un gamin pris en faute. Je tourne le visage pour ne plus lui faire face.
- Je ne me rappelle pas.
Il a l'air tout sauf convaincu. Mais là, ça m'est égal. Pourquoi il se mêle de mes affaires aussi ?
- Tu sais que l'homéopathie, c 'est du charlatanisme ? Surtout appliqué à l'alcool.
- Je suis encore fatigué, Trowa, j'ai mal à la tête. Alors, si tu pouvais…
- … ?
- … laisse moi. Je… on reparlera après. D'accord ?
Une vague de…tristesse me parvint de la part de Trowa. Comment ça, il est triste que je lui demande de me laisser ? C'est nouveau, ça. D'habitude, c'est plutôt lui me demande de lever le pied... façon de parler, bien sûr.
Ça m'énerve, mais quand il s'agit de lui, je suis toujours trop faible pour garder un jugement froid. D'ailleurs il le sait et je lui suis très reconnaissant de ne pas en profiter. Toujours est-il que je suis bien conscient d'être incapable de lui dire non. Et donc, fatalement :
- Tu peux rester ici ! Mais juste… ne pas poser de question. D'accord ?
En plus de ça, j'ai toujours peur de ses réactions, je guette le moindre signe d'assentiment ou de refus. Peut-être parce que je redoute le jour où il me dira non une bonne fois pour toute. Je m'en veux d'être si faible, à tel point que je voudrais parfois être délivré de cette dépendance à lui. J'aimerais pouvoir faire quelque chose sans me dire à chaque instant « qu'est-ce qu'il va en penser ? » Ce n'est pas que ça me pèse, simplement je sais que ce n'est pas réciproque.
C'est peut-être pour cette raison. Si ce n'était pas un amour à sens unique je serais probablement plus raisonnable, je serais sûr de lui. Mais vu que ce n'est pas le cas, je suis toujours à craindre pour tout, à me dire qu'il pourrait partir un jour. Je déteste cette situation de statu quo, parce qu'elle est terriblement précaire, en même temps, je n'ai pas envie d'affronter son refus si vite, alors je supporte.
Perdu dans mes pensées, je finis par ressentir les émotions de Trowa, alors que je voulais à tout prix éviter ça. A vrai dire, il sait très bien comment s'y prendre pour ça ; depuis le temps qu'on vit presque ensemble, il a parfaitement compris comment fonctionnait mon empathie.
Ce que je ressens est un mélange complexe fait de tristesse, de déception, et de soulagement.
J'esquisse au sourire. Au moins, il a eu peur pour moi. Mais ça, c'est tout à fait normal, ça prouve juste qu'il est humain, ça ne veut rien dire. C'est tout au plus la preuve qu'il ne me déteste pas. C'est déjà ça. Je me fais l'impression d'un désespéré complet.
Surtout que je commence à me rappeler, bribes par bribes, de cette nuit de fête.
Pourquoi je suis à l'hôpital. Parce que je me suis fait boire jusqu'à en tomber dans les vaps. . Pourquoi j'ai fait ça. Parce que je me dégoûte. Et pourquoi ça. Parce que je me suis souvenu de la nuit. Et Trowa… Trowa a probablement su ce que j'avais fait. C'est pour ça qu'il me parlait de Heero. Je commence, mine de rien, à chercher mentalement en lui. Du dégoût, de la honte, du rejet… Rien de tout cela, ça le laisse donc de marbre ? Non, il y a une grande incompréhension, et du… regret ? Qu'est-ce qu'il regrette ?
Ça va faire bientôt deux heures que je fais semblant de dormir en le sondant mentalement et il n'est pas dupe. Bientôt, les médecins vont venir me signaler que tout va bien, que je ne garderais pas de séquelle. Et puis, il va bien falloir qu'on rentre et là, il y aura les autres… Heero. Des complications en perspective. C'est pour ça que je sais que je vais devoir lui parler avant ça, tant qu'on est encore tous les deux tous seuls. Aller, courage, blondinet !
- Je… je me souviens de cette nuit.
Il sursaute imperceptiblement et me dévisage avec appréhension.
- J'ai vraiment honte de ce que j'ai fait.
Avec horreur, je réalise que je me mets à pleurer doucement. Ah non, c'est vraiment pas le moment ! J'essaye de ravaler mes sanglots, la gorge serrée, du coup, je ne peux plus articuler le moindre mot.
- Je… je suis…
Mais le problème avec les larmes, c'est que lorsque ça déborde, ça déborde, rien à faire pour les arrêter si ce n'est fermer les yeux pour ne plus voir l'expression consternée de Trowa.
- Quatre !
Je ne parviens pas à répondre, je suis trop occupé à pleurnicher bêtement.
- Quatre, tu n'as pas à te justifier devant moi. Tu es libre.
Mais qu'est-ce qu'il me fait, là ? Tout à l'heure il m'engueule, et maintenant, là, il fait comme si de rien n'était ! Faut savoir ce que tu veux !
- Non !
Entre deux sanglots, je tente de renifler une explication véhémente tant bien que mal.
- Je ne me considère pas comme libre. Je te l'ai déjà dit ! Tu... tu peux ne pas être d'accord… c'est…tu n'as pas d'obligations envers moi… c'est juste moi, et je veux m'y tenir. Cette nuit, ce que j'ai fait… c'était… c'est horrible, honteux. C'est pour ça que je me suis fait boire… je me dégoûte. Tu as eu raison ce matin, j'ai vraiment… vraiment … tu ne devrais pas perdre ton temps avec moi… je me dégoûte…
Mes paroles se perdent dans une nouvelle vague de larmes. Je saisis l'oreiller dans mes bras. Il me faut bien ça pour servir à la fois de mouchoir et de cache visage… et c'est le premier truc qui me tombe sous la main (help fait l'oreiller). Dans lequel je fourre mon visage avant d'éclater à nouveau en sanglots.
Je dois donner un spectacle misérable à Trowa. Si je fais pitié, tant mieux, c'est tout ce que je mérite. Toute honte bue, je peux enfin me laisser aller. Trowa peut bien parti maintenant, il sait à quel point je regrette ce que j'ai fait. J'attends anxieusement le moment où j'entendrais la porte se refermer derrière lui.
Au lieu de ça, je sens deux mains m'arracher l'oreiller avec douceur.
- Arrête de maltraiter ce pauvre oreiller, il ne t'a rien fait. (vive la SPO : société protectrice des oreillers)
Puis les deux mains viennent faire connaissance avec mon dos et me ramènent d'autorité vers leur propriétaire. Je me laisse faire sans un mot.
- Moi, en revanche, je ne peux pas en dire autant.
Les mains me serrent encore un peu plus contre lui, et deviennent, pour le coup, très intimes avec mon dos.
Et avant que j'aie pu faire un seul geste, elles m'ont poussées sur le dos, allongé, sauf qu'elles ont gardé ma blouse avec elles. Vous savez cette petite blouse de patient d'hôpital qui se ferme plus ou moins dans le dos à l'aide de trois misérables bouts de ficelle. C'est vrai qu'elle est faite pour être enlevée très facilement, mais ce n'est pas précisément à CET usage là que songeaient les concepteurs du principe. Du moins, je l'espère.
Il me pousse encore, ce n'est plus seulement ses mains, c'est tout Trowa qui vient me coller au matelas. (help, fait le matelas). Et une fois que je suis bien encastré et que je ne vais plus bouger, il se redresse, et me contemple.
J'en ai le souffle coupé, si je n'étais déjà nu, je dirais qu'il me déshabille du regard, mais là, c'est presque de la vivisection. Il va falloir qu'il m'explique ce que j'ai fait pour qu'on en arrive là, parce que dans ce cas, je remets ça demain. Je devrais être un peu gêné d'être nu ainsi devant lui mais bien au contraire, j'ai envie que cet instant ne s'arrête jamais. Rien dans notre situation ne me parait indécent, ça me semble être la chose la plus naturelle du monde d'être offert ainsi à son regard. C'est complètement surréaliste mais pas désagréable pour un sou.
Et puis d'un seul coup, le charme se rompt, des pas résonnent dans le couloir. Je sens mes joues prendre feu. Trowa réagit plus vite, il remonte le drap sur moi, et se rassoit sur sa chaise, l'air de rien. Mais sa main tremble en saisissant le bord du tissu. Finalement, ça n'aura pas servi à grand chose, les pas s'éloignent, passant devant la chambre sans s'y arrêter.
Je parviens miraculeusement à murmure un seul mot.
- Pourquoi ?
- Je voulais te voir.
- …
- Tu as maigris.
- …
- Depuis quand est-ce que tu te fais vomir ?
La question me scie. C'est quoi ces dons soudains de devin ? Mais effectivement, je crois me rappeler que les symptômes éthyliques touchent plus souvent les gens qui ont des problèmes de digestion, dont les boulimiques, qui se font vomir. D'accord, il se peut aussi que j'aie maigri.
- … Quatre…
Son ton est presque suppliant et je déteste ça.
- Chaque fois qu'on se dispute. Mais je ne le fais pas exprès, c'est juste que je n'arrive pas à digérer quand je suis énervé.
- Et quand je ne suis pas là ?
- Ça va.
- Tu manges bien ?
- Mmh.
- D'accord.
- Je ne fais pas d'anorexie, ou quelque chose comme ça, Trowa. Si c'était le cas, je me ferais soigner. Je ne suis pas suicidaire non plus, puisqu'on y est.
Il soupire, à moitié convaincu, à moitié soulagé.
- Bon, je vais régler les papiers pour ta sortie.
- Mmh.
- Bouge pas de là.
Comme si je pouvais, j'ai toujours une aiguille dans le bras, je vous signale.
A SUIVRE....
3 *sort un gros flingue*
Jimi : heuuu on va mourireuuuuhhh !
Loli : allons, allons, calmons-nous, agissons en adultes ^^
4 : trowa, attends, je suis sûr qu'ils ont une bonne explication
Loli : exactement : les blondinets tout mignons doivent en prendre plein la gueule, impératif cosmique !
4 : non, ben tu peux les tuer finalement.
Jimi : Naaaann atteeeeeennnd vous allez avoir votre câlin au prochain chapitre !
