Et voilà, c'est terminé! J'espère que vous serez pas trop déçus par la fin (c'est bien connu; y'en a toujours qui sont déçus par la fin =_=) en tout cas je fais toujours de mon mieux avec les derniers mots. C'est très important, nous sommes d'accord. Remarquez le milieu n'est pas si mal, enfin j'espère...

Bref, à vous de juger! Et de m'inciter à recommencer si c'est pas bon! T.T (je deviens parano)


Vendredi. Cool. Demain c'est le week-end.

Plus je repense à hier et plus je suis content de moi.

Ça lui fera les pieds, tiens !

Je fais mon sac, patati patata j'arrive devant le lycée et - Oh, le ballon!

Le ballon, le ballon, le ballon... Hm...

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

Hiruma s'était éloigné prudemment et regardait, caché derrière un arbre.

"Hiruma-san? Qu'est-ce que t…"

"Shhh!"

"Quoi?"

"J'attends Sena, il devrai pas tarder à arriver..."

Ce fut à ce moment qu'Hiruma vit un boulet de canon foncer et décocher un coup de pied magistral au ballon; qui s'envola, et Hiruma le perdit de vue. Sena aussi allait disparaître, vu à la vitesse à laquelle il se ruait dans le lycée, tout sourire.

"Home run!" Fit l'amnésique, lorsqu'Hiruma fut trop loin de lui pour le rattraper. Le quarterback jura sur sa tombe future qu'il aurait la peau du 'putain de chibi schizo'. C'était de la provocation pure et simple.

La journée se passa très bien, le matin, avec les discussions des frangins:

"Comment tu l'as démonté !"

"Oui, bon, ça va..."

"Mais t'es une racaille, en fait!"

"Mais naaan, j'ai juste pété une durite!"

"Donc t'es psychopathe!"

"Ou alors t'es schizo!"

"Mais non, ça c'était av..."

"Hein, de quoi?"

"Oublie."

Le midi se passa très bien:

"Dis Mon-mon, Sena nous cache un truc, il est devenu bizarre quand on a dit qu'il était schizo. T'en penses quoi?"

"Euh..."

"Les mecs, le babouin est au courant! Faut l'interroger!"

"Ramène du wasabi!"

Et l'après-midi, en sortant dans la cour et en allant sur le terrain d'entrainement, pour, selon les termes d'Hiruma-san, vérifier deux-trois trucs:

"SURPRIIIIIISE!"

"Waaaaaah!"

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

Les skouataires étaient revenus: entre autres Shin, Sakuraba, Takami et Ootawara, et puis Kidd avec Tetsuma et Riku, sans oublier Kakei et Mizumachi, avec en plus Yamato et Taka (Si-si!), et en prime un Ikkyu déjanté et un Habashira qui avait hésité à venir et se tenait dans un coin, à siroter une bière.

Une méga-teuf, quoi. Avec des banderoles et tout le tintouin.

"On se disait," Dit Mizumachi dans le vacarme ambiant, "qu'on allait profiter que nous on a des pauses, pour vous encourager, puisqu'ils ont décalé votre match à auj-Mmmf!"

Sena regarda Yukimitsu, Juumonji et Monta bâillonner tant bien que mal l'immense perche: avec un air dubitatif: un sourcil plus haut que l'autre et hésitant à siroter son coca. Le petit brunet, tout innocent, leur fit savoir:

"Vous savez, je peux faire comme si j'avais rien entendu, de toute façon j'ai rien compris."

"Ah? Ah ben c'est bon, parfait!" Sourit Juumonji en relâchant Mizumachi.

Mizumachi fit la moue, ne sachant même pas quelle question poser et changea de sujet. La fête allait bon train quand Hiruma, regardant sa montre, interrompit les festivités:

"Ok, c'est fini les gars, on décolle! Prenez vos affaires!"

Les Devil Bat partirent dans les vestiaires récupérer leurs sacs, leurs équipements et ressortirent. Riku, adossé au mur, à côté de Sena, lui demanda:

"T'y va pas?"

Sena fit non de la tête en haussant les épaules. Après une gorgée de coca, il ajouta:

"Pas encore."

Il s'en félicita en voyant la mine réjouie de son pote. Et puis après tout, il ne faisait pas énormément de progrès?...

Hiruma, juste avant que le camion des Devil Bat ne roule, lança:

"Et vous seriez bien gentils de le raccompagner jusqu'à chez lui, pour sa sécurité!"

"Né?"

"Il vous expliquera!"

Sena se retint de traiter Hiruma de tous les noms alors que le camion partait dans un rire sadique. Évidemment les treize joueurs présents avaient tourné leur perplexité vers lui qui n'avait pas, mais alors vraiment pas envie de raconter à tous ces mecs que pas plus tard qu'hier il avait tabassé un de ses agresseurs. De si jouissifs coups de poing dans la gueule... Plutôt se laisser couler dans le béton. Riku se mit en face de lui, ou plutôt de trois quarts.

"...Sena?"

"Il déconnait."

Quelqu'un pouffait, ou riait bouche fermée. Contre toute attente, c'était Habashira.

"Quoi? Qu'est-ce que t'as à t'marrer?" Demanda Ootawara en ponctuant sa phrase d'un pet sonore.

Habashira les regarda tous, savourant un peu son moment:

"Hier, un des types qui l'avaient cogné est venu le voir pour lui mettre la pression, avec un gorille pour l'accompagner."

"Oh merde! Tu crois qu'il vont revenir pour recommencer?"

Et Yamato de sourire: "Ce serait super, on leur en mettrait plein la gueule! Mwahaha! Allez, les gars, on y va? Histoire qu'on les trouve en premier!"

"Laisse-moi finir, bordel de merde!" Grogna Habashira, récupérant l'attention. Sena commença à marcher, mort de honte, et bien sûr tout le monde le suivit. Aucune chance de les semer avec de si courtes pattes. "Donc, celui qui devait donner les ordres était venu, avec un gorille au cas où."

"Et?"

"Eh ben d'après ce que j'ai vu..." Dit-il lentement, se replongeant dans le souvenir. Shin parla (car Shin parle, Shin questionne, Shin répond. Mais il rétorque, grogne et s'écrie rarement) donc Shin parla:

"Tu veux dire que tu les as vu à l'action?"

"Nan, j'ai vu cet espèce de meneur repartir. La gueule cassée."

"Quoi?"

"Vu qu'il y mentionnait Sena entre deux insultes, j'en déduis que Sena lui a pété la gueule."

Sena, en tête de file, entendit tous les pas cesser. Il finit par s'arrêter, les oreilles cramoisies. Après un court instant il se retourna à demi et vit treize têtes hébétées. Toutes semblaient dire: "Sérieux?..."

Il se retourna tout à fait, les mains serrées sur les bretelles de son sac, le visage tendu. Et répondit d'une seule traite, raide comme la justice :

"De toute façon, si vous aviez étés à ma place vous auriez fait exactement la même chose !"

Ce fut l'allumette qui manquait à la dynamite: il y eu une explosion de cris enthousiastes. Ils se jetèrent tous en même temps pour le féliciter avec de vigoureuses claques qui auraient fait mal à des joueurs de la trempe d'Hiruma, Juumonji ou même Habashira. Alors évidemment:

"Aïe, aïe, stop! Par pitié!"

Ce fut très dur de les arrêter et Sena dû se masser le dos un moment avant de repartir.

"C'est génial!"

"C'est super!"

"Et ça lui fera les pieds!"

"Il l'avait cherché."

"C'est trop dommage."

"Hein?"

"Ben oui! Honnêtement, y'a peu de chance pour qu'ils reviennent se venger, alors on n'aura pas l'occasion de leur renvoyer l'ascenseur."

"Bah, tu parles! C'est encore mieux que ce soit Sena qui l'aie démonté!"

"Sena?" demanda Riku.

"Chuuut..." chuchota Sena en souriant. Il les observait.

Ces joueurs n'avaient plus rien d'effrayant. Ils étaient tous très impressionnants, sans aucun doute. Mais tous ces sourires et cette façon qu'ils avaient eue de le féliciter (et surtout la raison qu'ils avaient trouvé de le faire), les présentait sous un nouveau jour. Une bande d'idiots qui rigolaient bien. Sauf Tetsuma et Shin, mais ça comptait pas.

"Mais d'où tu savais ça, Habashira?"

"Je t'ai dit, je passais par là et j'ai vu ce type qui pleurnichait comme une gonzesse, et qui traitait Sena de tous les noms. Je me suis dit que c'était Sena qui lui avait cassé la gueule."

"Comment ça ce fait que tu te sois trouvé là?"

"Nos deux lycées ne sont pas loin."

"Aaaaah!"

"Ben oui, tu croyais quoi? Que je faisais du tourisme?"

Sena pouffait en sourdine. Sena regardait les autres, Riku regardait Sena. Il avait l'air d'aller mieux.

"Je suis rassuré, aujourd'hui, t'es pas tombé dans les vapes."

"Hein?" fit son petit poto, émergeant de sa rêverie.

"Ben oui, à chaque fois que je suis venu, tu trouvais un prétexte pour t'évanouir!" marmonna Riku en lui mettant un affectueux coup de coude dans les côtes.

"Tu oublies la première fois que tu es passé. Je suis pas tombé dans les vapes."

"Mouais, tu t'es juste taillé sous une pluie torrentielle..."

"Naaaan! Celle-là ça compte pas! Je parle de celle d'après!"

"Je sais, j'déconne!"

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

Tandis que Sena continuait son bonhomme de chemin avec les autres, les autres bavassaient. Le nabot en profitait pour simplement les écouter.

"Faudra que tu me redonnes la marque de tes chaussures. Elles sont bien."

"T'en avais pas déjà acheté une paire?"

"Si, mais j'ai perdu la gauche." [n.d.a: ça m'est arrivé U_U elle était au cdi]

"T'as perdu la gauche?"

"Tu es sourd?"

"T'as fait comment?"

"Est-ce que je te demande si ta grand-mère faisait du vélo?"

"Non, il te demande comment t'es foutu de perdre une chaussure! Et pour être franc ça m'intrigue aussi."

"Mais j'en sais rien, moi!"

"C'est qui?"

"Hein?"

"Nan, je parle à Sakuraba, il a un sms!"

"Ah? Et alors?"

"Et merde."

"Quoi?"

"C'est encore une fan qui a réussi à trouver mon nouveau numéro. Je m'en sortirai jamais."

"Elle a écrit quoi?"

"Des conneries. Laisse tomber... Non, rendez-moi ça !"

"Alors, alors, alors... arrêtez de me secouer, j'arrive pas à lire... Hé!"

"Merci, Shin-san, tu peux me le rendre ?... qu.. qu'est-ce que tu fais?"

"Je réponds à cette fille qu'elle a fait un faux numéro, avec un peu de chance elle te laissera tranquille."

"Mais… Shin... depuis quand tu arrives à te servir d'un..."

"C'est Sena qui m'a montré comment faire."

"Ah bon?"

"C'est vrai ça!? Sena? Tu... euh... ...ça va?..."

Visiblement non: Sena, un peu en retrait depuis qu'il s'était arrêté, s'appuyait d'une main à la rambarde à côté de lui, de l'autre se tenait le ventre ou les côtes, les jambes fléchissant sous son propre poids, le souffle court.

Seule l'allonge légendaire de Habashira permit de le rattraper avant qu'il ne touche le sol.

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

"Une crise?"

"Oui, enfin c'est ce que j'avais compris. Ce qu'on nous avait expliqué, à Sakuraba, Ikkyu et moi."

"Quel genre?"

"Monta n'avait pas dit grand-chose. Si je ne me trompe pas, par moments, il a des sortes de flash et dans le même temps des vertiges. Des trucs comme ça."

"Et il tombait dans les vapes?"

"Ben..."

"Accouche!"

"J'en sais rien. On est passé le voir chez lui une fois, Monta et moi, et il était étalé par terre, au bout du rouleau. Il pouvait même pas en placer une et quand ça s'est calmé, il s'est assoupi."

"Ouais, donc on est toujours à la case départ, quoi. Il est encore jamais tombé dans les vapes, hein?"

"Mais j'en sais rien, j'te dis..."

"Et pour toi, Takami?"

"Rien de rien, ils ne répondent pas. Ils ont dû tous couper leur portables."

Mais... j'entends, au fait... oui, ce sont les autres...

"Du coup on fait quoi? On appelle ses parents?"

"Je sais pas trop, je suis déjà allé voir Hiruma une fois et il m'avait dit que Sena évitait de tout leur raconter."

"Mouais. Ça peut se comprendre."

Alors attends, on est... mais oui, on est vendredi, oui... il y avait ce...

Attends... Attends voir...

"Bon, ben au pire on attend de voir, il n'a pas l'air trop mal en point. Je veux dire, il respire normalement, il a l'air de piquer un bon petit somme."

"Il marmonne souvent dans son sommeil?"

"J'en sais rien, c'est pas à moi qu'il faut poser la question!"

Si... je me souviens... vendredi... le premier vendredi... ce jour-là... le lendemain, c'était... mais merde, c'était le début des éliminatoires, le lendemain où y m'ont cassé la gueule! Ce qui veut dire que...

"Bon, donc en gros, c'est râpé, quoi." fit Ikkyu, bras croisés.

"Qu'est-ce qui est râpé?" demanda Kakei.

"Ben le week-end des premières sélections, il était chez lui, tout frais sortit de l'hosto avec interdiction de pratiquer, la fois d'après il ne devait pas être très frais non plus, aux demi-finales ils ont préféré le laisser tranquille à cause de la pression et ensuite, à la finale du tournoi, ils se décident à avancer la rencontre à ce vendredi au lieu de samedi, et voilà qu'il repart en crise de machin-chose. Pas de cul. Je sais pas comment Hiruma fait pour gérer ça." répondit Ikkyu, platement.

"Boarf, les équipes adverses ne sont pas si terribles, Monta à lui seul aurait géré toutes les actions si ils l'avaient voulu, c'est juste pour ne pas l'épuiser ou pour jouer la sécurité qu'Hiruma a fait travailler Ishimaru et Taki à des postes d'attaque." Répondit simplement Kidd.

"J'avoue, il n'a pas eu de difficultés stratégiques, mais pour les fans, ils se sont pas posés des questions?" Fit Sakuraba.

"Ah, là, tu me poses une c..."

VAM

"Woaw!"

"Nom de dieu, c'était quoi?"

"Ben, il est passé où Sena?"

VAM

"Ouah!"

Sena venait de repasser, traversant le local de la porte menant aux vestiaires à la porte de sortie, disparaissant d'un coup. On aurait dit qu'il avait un gros sac avec lui, mais il avait réussi à traverser la salle en glissant, dérapant sous la table et ouvrant la porte en la percutant.

"Il a dit quoi?" demanda Ootawara en se grattant.

"J'ai cru entendre 'J'y vais'..." marmonna Yamato sur un ton intrigué. Taka demanda:

"J'y vais? Où ça?"

Habashira fouilla sa poche, sorti un trousseau de clé et avec un demi-sourire:

"Où vous voulez qu'il aille? Au stade! Nan mais vous le faites exprès ou vous êtes juste cons?"

Les autres étaient interdits. Certains commençaient tout juste à entrevoir une hypothèse. Sakuraba, lui, demanda:

"Et toi, tu comptes aller où?"

Habashira sortit. Dehors, aucune trace de Sena, comme s'il s'était évaporé. Habashira enfourcha sa moto, mit le contact.

"Moi, je l'y amène."

Vroum, vroum, vrouuuuum...

"…"

"Putain d'merde les gars, y faut qu'on s'magne!"

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

"Hey!"

Je tourne la tête.

"Habashira-san?!"

"Écrase et monte!"

Je prends de l'élan sans ralentir ma course, en m'écartant de lui, puis je saute et atterris sur le siège passager (ne jamais refaire ça, jamais...)

"Alors, t'es enfin guéri, bordel de merde?"

"Beeen... pas tout à fait." J'ai souri.

"Quoiiii?"

(On a failli avoir un accident)

"En fait j'ai conscience de ne pas avoir tout récupéré, mais j'en sais largement assez."

"Oho. Autrement dit, va y'avoir une séance de bottage de cul?"

"Comme qui dirait."

"Ôte-moi d'un doute: ces types qui tenaient à te mettre hors-course, ils faisaient bien partie de l'équipe que vous devez dégommer aujourd'hui, hein?"

"Ouaip. Sinon pourquoi tu veux qu'ils s'en prennent à moi? C'est comme les Dokubari Scorpions qui se disaient qu'en retirant le pion principal, la partie était gagnée."

"Ils devaient se dire que sans toi, vous étiez finis.*" (voir l'animé)

"Ce qui est totalement faux, puisque c'est grâce à Hiruma-san que ça marche."

"On est d'accord. Pis au final c'est lui qui s'est fait prendre* par Dokubari." (*kidnapper : voir l'animé)

"Et avec leur logique ceux d'aujourd'hui auraient tout aussi bien pu tabasser Monta."

"Ton lémurien de pote? C'est pas faux. N'empêche que même si on peut dire que c'est ton équivalent en réception, il n'a pas la même réputation que toi. Tu t'attireras toujours toutes les emmerdes tout seul. Mais on peut dire que pendant que tu lambinais, il a pas mal assuré."

"Monde cruel. C'est encore loin?"

"Pleure pas, microbe, on y sera avant le début du match."

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

L'équipe est au complet moins un joueur. Elle est prête, elle vient de sortir des vestiaires, noire et écarlate, parée au combat. Hiruma rêvasse.

"À quoi tu penses?"

"Oh, rien..."

"Moi je crois que je sais. On a déjà vécu ça." sourit Monta, plongé dans ses souvenirs.

"Hein?"

"Contre Amino. Les Cyborgs. On était tous partis à pied et Sena et Taki se sont fait retarder par des journalistes et avaient pris le mauvais bus. Résultat, on a passé le match à se démener en se demandant quand est-ce qu'ils arriveraient."

Hiruma mit une calotte derrière la tête du fuckin' singe et s'autorisa à sourire.

"Ouais, c'est ça. Jusqu'au moment où on a pu entendre un bruit de moteur. Une moto..."

Vrrrm, vrrrrrm...

Hiruma s'arrête. Les autres aussi et se taisent en se demandant ce qu'il a.

Vrrrrrrrrm!

Ils entendent, sourient, Suzuna rit.

"Ah ben ça, faut le faire!"

"Y'a des coïncidences qui n'arrivent qu'une fois dans une vie..." Ajouta Ishimaru.

Kriiiiiiii!

Dérapage contrôlé. Odeur de caoutchouc brûlé. Un pneu qui a dérapé, sûrement.

Todododododododododo Skweeeeek...

Galopade et dérapage contrôlé: semelle de caoutchouc sur sol carrelé.

Sblam. Porte qui s'ouvre. Hiruma se retourne. Quelqu'un vient de se magner pour entrer dans le stade et aller dans leurs vestiaires. Les autres se retournent pour regarder Hiruma. Hiruma est suffisamment surpris pour les regarder, comme s'il les concertait du regard. Or, Hiruma concerte rarement quelqu'un, son opinion lui suffit la majeure partie du temps. Mais pour une fois, il fait comme tout le monde:

Il est perplexe.

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

"Mais qu'est-ce qu'ils foutent?"

"Si ça se trouve, Deimon déclare forfait..."

"Ta gueule."

"Oh, ça va, c'est pas parce que ce nabot pleurnichard t'a refait le portrait que tu peux nous cracher à la gueule, c'est clair?"

"Oh merde... visez un peu."

Horreur, enfer et damnation. C'est ce que se dit le numéro 62 lorsqu'il vit une visière colorée dans l'équipe adverse, qui s'attira les acclamations enthousiastes de la foule. Des cris, des sifflements aigus, des coups de pieds sur le sol et finalement:

"Se-na! Se-na! Se-na!"

Ledit Sena, l'air intimidé, s'inclinait respectueusement, totalement ridicule. Plusieurs coups de pied simultanés le ramenèrent à la raison, coups de pied auxquels il répondit, pour le plus grand bonheur de ses supporters hilares. Les deux équipes vinrent se saluer. Ils n'avaient aucune chance. Sena était revenu et apparemment, ça allait bien. Il avait même l'air d'avoir guéri de son amnésie. C'était foutu, quoi. Ils avaient moins de chances de gagner le match que de gagner au loto. Les deux nabots, le 21 et le 62, finirent par se retrouver face à face. Impossible de discerner son regard sous la visière. Pratique, s'il ne veut pas montrer sa peur, se dit le 62. Ce dernier lâcha difficilement :

"Alors, on est pas stressé?"

Sena, comme s'il venait de remarquer sa présence, se mit bien face à lui, à trente centimètres:

"Qu'on soit bien clairs: je considère qu'on est quittes pour ce qui est de m'avoir tabassé. Mais pas pour ce qui est d'avoir essayé de m'empêcher de jouer."

"Où est la différence?" Coupa le 62.

"Ok, regardes-moi bien... attends."

Contre toute attente, justement, il retira son casque. Très étrange, comme réaction, se disait le 62, ce n'était pas le genre du numéro 21 de demander à ce qu'on le regarde dans les yeux. Il n'a pas ce tempérament, pourtant. Ce qui était vrai: Sena trouvait souvent bien pratique d'être abrité derrière sa visière. Mais aujourd'hui...

"Aujourd'hui, je vais jouer comme je jouerais si j'étais contre des types de la trempe de Shinryuuji, Seibu, Teikoku, Ojou ou Hakushuu, peu importe, ce qui est sûr, c'est que vous allez... vous allez vous prendre une branlée dont vous vous souviendrez toute votre vie. Comme ça, à l'avenir, tu y réfléchiras à deux fois avant d'essayer de me mettre hors-jeu."

Judicieux, d'avoir retiré le casque, que Sena remettait à présent: il lui avait permis de le foudroyer du regard et maintenant que ce regard était masqué, le brunet avait vaguement l'air d'une machine à tuer sans émotion, sans pitié. Écraser l'ennemi.

Vaguement, hein? Vaguement.

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

"Oooohééééé!"

La troupe chercha qui les appellait. C'est ce bon vieux Onihei qui leur a gardé les places. Habashira en occupait déjà une.

"Vous êtes en retard!"

"Pas du tout, ça n'a pas commencé!" soupira Habashira.

"Et vous savez la bonne nouvelle? Regardez là!"

Onihei leur indiqua au milieu du terrain parmi les casques rouges ailés de noir une chétive silhouette qui s'étirait.

"OOOOOOOOOYYYY!" Brailla toute l'équipe en traumatisant les spectateurs alentours.

Une autre silhouette chétive les vit, numéro 80. Elle alla voir le numéro 21 qui cessa de s'étirer et regarda dans la direction que lui pointa son coéquipier. L'équipe fit de grands signes des mains, même Tetsuma (par imitation de Kidd, probablement). Le numéro 21 les regarda, regarda son camarade qui le regardait, puis se mit face à la troupe de supporter: au garde-à-vous, comme un soldat américain.

"Hein?"

"Ça veut dire quoi?"

"Oh, attends!"

Riku se leva, se mit près de la rambarde de sécurité et mima maladroitement un tir de sniper en direction de l'équipe adverse, quoique ça aurait tout aussi bien pu être un tir de roquette. Sena lui décocha deux pouces affirmatifs. Et les autres de brailler:

"Ouaaaais! Butsubas', Ya-Haaaa!"

Habashira soupira de lassitude.

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

"Set!"

Ça commençait déjà. Le kick avait été pour eux. De toute façon, si ça avait été à Deimon de kicker la balle, ça n'aurait pas changé grand-chose. Toujours est-il que leur lémurien de receveur avait fait son boulot, il avait récupéré le ballon aussi sec et ils avaient un peu plus de la moitié du terrain à parcourir, maintenant.

Deimon avait le ballon, ils étaient en attaque.

"Hut!"

Leur domaine de prédilection.

"Hut!"

La balle disparaît des mains de Kurita. Sa ligne a réagi une demi-seconde à l'avance. Il faut dire que les autres savent qu'ils vont perdre. Ils n'y mettent pas autant de cœur qu'ils le devraient.

La balle réapparait, sécurisée dans les bras d'Eyeshield 21. C'est pour sa pomme, au 62. Le quarterback a mis son numéro 62 en retrait, comme dernier rempart. Ils avaient une petite chance de bloquer Eyeshield avant qu'il ne pénètre leur défense de trop loin.

Eyeshield...

Le bolide fonce dans sa direction. Il va lui faire le coup des pas de côté et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire merde, il sera sorti de son champ de vision.

Mais Eyeshield 21 pour le moment fonce tout droit, droit vers lui. Il ne cherche même pas à l'éviter. Le 62 se borne à l'attendre. Une attente qui n'est pas faite pour durer.

Le bolide fonce tout droit, à la vitesse de l'éclair.

L'éclair...

Le cauchemar reprend vie devant lui. Le Devil Bat ne tient la balle que d'un bras, il arme l'autre. Pour le frapper.

"Dégage!"

Le 62 se « prend le coup avant de se le prendre ». Il en tombe à la renverse. L'éclair vert: un reflet des projecteurs sur sa visière. Le tonnerre: le martèlement grondant des quarante-quatre pieds sur le sol. Le déluge, les cris et sifflements continus de la foule.

Toute une poésie pour résumer une situation plutôt simple et stupide, au final: Sena n'avait pas pris la peine d'esquisser une seule feinte, il avait couru tout droit, à fond, mais tout droit, comme s'il voulait s'approprier la Charge de César, made in Yamato. Il s'était libéré un bras au cas où pour renverser l'obstacle, comme l'aurait fait un joueur de la trempe du même Yamato, ou comme un bourrin de la ligne aurait cogné sur un autre lineman. Le 62 avait choisi le ridicule; il était tombé par terre avant même que son adversaire n'arrive. Sena avait aussitôt rengainé son bras en un dixième de seconde tandis qu'au dixième suivant il l'avait dépassé. Est-ce qu'il savait que son adversaire avait cru revivre un cauchemar ?

"Touchdown!"

Hiruma alla voir son 'précieux' joueur.

"Ça va? T'as pas l'air en forme."

"Hein? Oh, c'est..."

"C'est rien?"

"C'est... c'est des merdes... enfin non! C'est pas ce que..."

"Si, c'est tout à fait ça, n'ayons pas peur des mots. Mais que veux-tu, les affronter c'est le prix à payer pour un plus gros gâteau. La prochaine fois on se fait des scandinaves, ça nous changera. En attendant, y'a un moyen très simple de pimenter ce match. Huddle!"

L'équipe se rassembla.

"Aujourd'hui, ça va être très simple. Beaucoup trop simple. Tellement simple que vous allez vous empâter. Alors on va fixer un quota."

"Un quota?"

"À la fin du match, si on est en dessous de 100 points, vous avez un gage."

"Oh non!"

"Non!"

"Merde, tu fais chier!"

"Par contre, plus on dépasse les 100 points, plus la récompense que je vous ferai vous plaira."

"…"

"…"

"Il en pense quoi, notre running back revenu des enfers?"

"… ça va être marrant!"

"Oulah, il a changé depuis qu'il l'a tabassé, on dirait qu'il a pris goût à la violence..." Chuchota Juumonji de manière parfaitement audible.

"Eh, ça va!"

"Bon, par contre inutile de préciser que si on s'prend un seul point, je vous arrache les couilles."

"Inutile," précisa Sena. "Si ça arrive je me serait fait seppuku bien avant."

"Oulalà..."

"Ma parole, c'est qu'il s'y croit, l'animal!"

~~~~~~~~~~§~~~~~~~~~~

"Fin du match! Vainqueurs: Deimon Devil Bat!"

Remarquez, c'était un poil évident. Surtout à 147 – 0. Les Devil Bat s'étaient démenés comme jamais, ils avaient dépensé plus d'énergie que leurs adversaires qui pourtant étaient au bout du rouleau. Les Devil Bat, probablement mieux entraînés et motivés, étaient juste un peu crevés, sans plus (vous me ferez remarquer: où est la différence? Ben ils sont essoufflés mais ils rigolent et trouvent encore moyen de se courir après pour se taper dessus)

"Alors, Hiruma-san, ce sera quoi la récompense?"

"Patience, fuckin' macaque, le temps que je trouve un truc à la hauteur de cette victoire. Qu'il va falloir savourer tout d'abord."

"Ouais, grave! On n'a qu'à passer chez moi, c'est petit mais ma mère s'en fout, on pourra se faire une teuf'!"

"Mouais, je préfère encore un endroit public."

"Monsieur Kobayakawa!"

Le Kobayakawa en question était encore plus désarçonné qu'on l'appelle monsieur que de voir autant de journalistes affluer d'un seul coup. ("Je suis un lycéen ordinaire, bon sang! Foutez-moi la paix et allez filmer la belle gueule photogénique de Sakuraba, par pitié! ")

"La question que tout le monde se pose, en ce moment: que faisiez-vous lors des précédents matchs? Pourquoi n'y assistiez-vous pas?"

Le running back (qui avait tout juste eu le temps de retirer son casque) contempla la bonne femme l'air interdit avant d'avoir un sourire embêté. Il se pencha vers tout ce beau monde, comme pour chuchoter. Les journalistes par réflexe se penchèrent tous eux aussi (cameramen compris) et eurent donc l'air remarquablement idiots.

"Si je vous le disais... vous n'y croiriez même pas!"

Et il sauta à terre et fila en direction des vestiaires. Ils se débrouillèrent pour semer les journalistes et leurs sourires fatigués trouvaient encore la route pour faire trois fois le tour de leurs visages radieux, alors qu'ils partaient vers chez eux:

"C'était super! J'adore comment tu leur as mis ces vents! Ils t'ont presque jamais effleuré!"

"Mais non, c'est quand on était en défense et qu'il en plaquait deux en même temps que c'était génial!"

"Tant que j'y pense, ta mémoire, c'est bon?"

"Le peu qui manquait est revenu au fil du match, sans effets secondaires."

Suzuna se mit pile en face de lui, sous le choc, si vite avec ses rollers qu'on aurait dit qu'elle s'était matérialisée là.

"Attends! T'es guéri? Ça y est?... t'es complètement guéri?"

Les autres finirent par s'arrêter eux aussi. C'est vrai, ça, ça voudrait dire que... enfin?...

"Oui. Complètement."

Les défenseurs se mirent à hurler et Sena failli tomber dans les vapes tant on le cogna et on lui pétrit le crâne.

"C'était énorme!" reprit finalement Kuroki, au bon d'un long et douloureux moment.

"Fnnnn!"

"Ouais mais quand même, la trouille que j'ai eu quand j'ai vu le 44 foncer vers les buts!" fit Suzuna.

"Ouaip, heureusement que Sena s'est magné, on l'avait pas vu venir, celui-là!"

"C'est triste." fit le concerné. "C'est un bon joueur, c'est dommage qu'il se retrouve dans une telle équipe. Des tricheurs et des perdants alors qu'il la joue à la loyale et qu'il a l'air motivé."

"Rien à branler!" Trancha Hiruma. "C'est pas not' problème!"

"Roh, je sais, ça va..." fit Sena avant de se masser le crâne.

"Euh... ça va?"

"Oui, je crois... ou-là..."

Il tituba et tous se précipitèrent en un éclair pour l'assoir.

"C'est pas possible! Ça recommence?!"

"Je croyais que c'était fini?"

"Moi aussi..."

"Qu'est-ce que ça veut dire?"

Et Sena comprit soudain.

"Aaah, zut! C'est vrai!.."

"Quoi? C'est quoi?"

"Je pense qu'après ces trois semaines, j'ai dû perdre un peu le rythme... ça fait longtemps que j'ai cessé l'entraînement."

"Oooooh... ben crotte alors."

"Ça va, c'est que ça, ça peut s'arranger."

"Tu peux marcher?"

"Oui-oui, ça va mieux."

"Tiens, prends des bonbons. Le sucre, ça aide à rester debout."

"Merci."

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Je prends des bonbons, je mâchonne et je pense. Ah, c'est si doux de pouvoir penser avec une tête pleine! Savoir ce qu'on voulait à la base (et qu'on le veut toujours, accessoirement) et savoir où on va, précisément. Et puis savoir que tout va bien...

C'est plus fort que moi mais j'y repense, surtout maintenant que j'ai toute ma tête et que mes souvenirs, tous, sont plus clairs que jamais car ils sont connectés les uns aux autres. Je repense à ce fameux vendredi…

D'un côté, il y avait cette ruelle avec ces gens qui m'avaient appelé. Le grand qui s'était appuyé au mur en me dépassant, attendant que je me retourne vers le petit chef de meute, ce que j'ai fait, moi, petit naïf qui croyais rendre service. Je proposais gentiment mon aide, comme on apprend ça aux gosses, de nos jours, on me répondit que je pouvais effectivement aider et c'est là que j'ai su que c'était pas bon: le grand derrière moi me ceinturait le cou, pour m'étouffer un peu mais surtout me tenir en place pendant que je me faisais marteler de coups de poings. Au bout de quelques coups, je réalisais que j'allais me faire tabasser et c'était pas vraiment ce que je préférais. Un coup de (mon) pied au menton suffit pour l'arrêter. Mais juste un instant. C'est à ce moment-là que l'autre grand yéti m'a fait perdre le sens de l'orientation. Un coup sur la nuque et je n'ai plus su où j'étais, ce que je faisais là, je savais juste qu'il y avait plusieurs personnes qui cognaient de partout et quand je suis tombé à terre, ils m'ont achevé pendant longtemps à coup de pieds. Dans le brouillard, je ne pensais qu'à une chose: « faites que ça s'arrête » je n'avais même pas la force d'émettre un seul son. Je respirais, je vivais, sans plus. Et ils s'étaient arrêtés.

C'est tout.

J'étais toujours embrumé, endolori et je n'entendais que quelques voix, il m'a même semblé entendre l'un d'eux rire, puis ils se sont rapidement concertés, ou alors ils parlaient de banalités. Finalement j'ai senti une main m'attraper les cheveux, me soulever de terre, et tout devint noir.

C'était là qu'il avait dû envoyer ma tête visiter le mur, oui.

C'est étonnant que je me souvienne de tout ça, dis donc. Faut dire qu'avant c'était pas fameux, mais quand même.

Bref, d'un côté, y'a ça.

De l'autre, y'a ce soir. Y'a Monta qui se fait encore provoquer par les frangins et qui se met en colère illico, Mamo-nee qui cherche à calmer la tendance avec Kurita alors que Hiruma regarde avec un sourire (très mauvais, le sourire) et que Suzuna le regarde, les mains dans le dos, les pieds dans ses rollers. Komusubi se fait provoquer aussi. Yukimitsu balance entre l'idée de s'en mêler ou pas, Ishimaru ne dit rien, ça ne va pas arranger sa capacité de présence, et Doburoku-sensei qui boit:

Le panard intégral, quoi.

"Imaginez si ça avait pas été Sena, l'amnésique, mais genre... Kurita, tiens!"

"Bwaaaaahahaha! J'te raconte pas comment on aurait galéré!"

"À lui faire reprendre confiance en lui? Je suppose, mais en attendant on s'est bien démerdé en défense, non?"

"Pas faux, par contre si c'était vous trois les amnésiques je vous raconte pas le bordel..." marmonne Monta avec un sourire en coin (c'est vrai que trois personnes en moins...)

"Pourquoi nous trois? Ensemble?"

"Parce que vous l'êtes toujours, fuckin' frangins. Vous passez autant de temps ensemble que des frères siamois."

"Berk! Ça va pas non?!"

"Oh, le merdier si ça avait été Hiruma-san!"

"Lol, va jouer sans quarterback, toi! Pire: va jouer sans CE quarterback!"

"C'est ce que je dis: le merdier!"

"Et la torture d'essayer de le ramener dans l'équipe tandis qu'il nous tirerait dessus..."

"Euh, là, je passe mon tour."

"Oh putain, le fuckin' singe amnésique... encore en train de chercher à entrer dans le club de base ball..." Hiruma se marre en silence en se tapant les cuisses. Avant de se reprendre brusquement : "Par contre, avec Ishimaru, personne n'aurait rien remarqué."

Tout le monde s'esclaffe, sauf moi qui tapote gentiment les reins d'Ishimaru, seule partie de son dos que j'atteins sans peine.

"Vous êtes vraiment pas gentils."

"Oh..."

On s'arrête. Hiruma-san est le roi de la perception, ou alors c'est autre chose, mais il a déjà repéré les autres au loin, nos supporters personnels, Ootawara en tête, prêt à nous casser les dents par pure gentillesse. Accompagnés d'autres enthousiastes que je ne reconnais pas encore: je vois Mizumachi qui tient une bouteille verte, probablement du champagne, ou autre. Ils ont prévu de nous doucher avec, je pense, et si on compte chaque personne qui a une bouteille ça fait tout de même quelques litres. Je réalise qu'il ne reste que très peu de temps avant qu'ils n'arrivent (c'est qu'ils courent vite, les saligauds!) en même temps que Hiruma-san constate:

"Impact dans dix secondes."

Ça remue dans mon estomac. Je ne sais pas trop pourquoi. Ça n'a vraiment pas grand-chose à voir avec les bonbons ou les fous furieux qui vont nous broyer de toute leur affection. C'est juste que... je l'ai sur le bout de la langue. C'est une impression bizarre et désagréable comme quand on sait qu'on a oublié quelque chose, mais qu'on ne peut pas s'en rappeler. Subitement, je dis:

"Les gars?"

Ils se retournent vers moi. On dirait que la fatalité qui galope gaiement dans notre direction ne les inquiète pas tant que ça. Ils m'écoutent tous. C'est un peu embarrassant mais pourtant je trouve ce que je cherchais:

"Merci."

Je souris, bêtement, simplement. Je suis content. Hiruma-san, perplexe, demande pour tout le monde alors que le troupeau se rapproche dangereusement:

"Pour quoi?"

Pour tout.

"D'être là."

Ils me regardent encore un moment et sourient aussi. Mais ils n'ont pas le temps d'ajouter quoi que ce soit que nous sommes violemment fauchés par plusieurs centaines de kilos de muscles. Personnellement, je suis content de voir que c'est Riku qui vient d'expulser joyeusement tout l'air de mes poumons, parce que si c'était Shin qui avait subitement décidé de se joindre à la ruée, il m'aurait probablement buté sur-le-champ.

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Voilà, c'est le moment ou jamais de poster une review, quelque soit le message! ^^ et n'hésitez pas non plus à faire des réclamations! J'espère que vous avez passé un bon moment! Si vous en voulez encore, je prépare une autre fic d'amnésie sur eyeshield pour exploiter complètement l'idée des caboches vides! C'est le moment de mettre votre grain de sel ^^

Merci encore à Nahrya pour son aide précieuse, correctrice implacable qui a traqué avec moi les smileys morts-vivants, merci aussi à Ambroisine de m'avoir encouragée tout autant à chaque chapitre, merci à Louna qui s'est joint à elles dans la traque aux erreurs de caractère des personnages, merci à Hiruma-kun (c'est une fille!) qui m'a dédié sa première review, s'est inscrite sur le site pour mieux poster et qui n'a pas hésité, elle non plus, à me dire ce qui lui plait (parce qu'on aime tous se faire brosser dans le sens du poil U_U /SBAFF/ j'y peux rien je suis humaine!) et merci à Lulu Murdoc qui ne s'est pas gênée elle non plus à commenter tous les passages qui l'intéressaient!

Tous vos messages m'ont fait chauds au coeur, compliments et critiques, je ne m'attendait pas à tant! X) voilà, je suis une fictionneuse fan d'eyeshield 21 comblée et je compte pas m'arrêter là, dussé-je crever de bosser le bac et fiquer en même temps!

YA-HAAAAAAAAA! DEVILUBAT POWA!