NB : La première partie de l'histoire qui s'intitule ''L'enfance'' est terminée maintenant nous allons attaquer la deuxième qui est ''L'éveil de soi''.


Chapitre 10 :

''La règle du jeu était de ne rien changer, et ce que l'on pouvait appeler taquinerie lorsqu'on était gamin devait à présent s'appeler perversion.''

Ses yeux s'ouvraient doucement, il avait l'impression que tout son corps était emprisonné. Il essaya de bouger. Lorsqu'il se concentra pour mieux regarder, il commença à pousser de toutes ses forces le couvercle où il était allongé. Il avait l'impression d'être dans un cercueil. Il commença à appeler, à crier pour que quelqu'un puisse l'entendre. Il manquait de souffle, il n'allait plus tenir comme ça.

Il commença à se rappeler petit à petit comment il était arrivé ici. Il se souvenait avoir eu une dispute avec l'autre abrutit à propos de ses souvenirs qu'ils partageaient ensemble. Le brun l'avait frappé pour lui faire du mal comme le blond lui avait fait. Il n'y avait pas de mots pour décrire combien il l'en voulait en ce moment même. Il était dans une situation plutôt dangereuse. Personne n'était là pour l'aider.

C'était juste une énième dispute par rapport à leur passé commun. Il a été bête de penser que cet idiot allait le laisser tranquille lorsqu'ils s'étaient rencontrés pour discuter. Il avait espéré, il avait eu de l'espoir. Cela faisait longtemps qu'il ne pensait pas comme ça, mais il a suffit que cet imbécile apparaisse dans sa vie pour que tout parte en vrille. Il faisait nuit, il savait qu'accepter de le rencontrer à une heure pareille n'était pas la chose la plus intelligente qu'il avait dans sa vie.

Allen a été son premier grand amour. Maintenant il pouvait le dire, il avait aimé passer chaque jour avec lui. Leur tout premier baiser et leur dernier dans ce restaurant. Il avait été furieux de voir avec quelle facilité, il pouvait retomber dans les bras du blond. Il n'avait pas du tout apprécié et il s'était enfui pour ne plus le revoir.

Ce n'était pas lui, il ne fuyait pas devant le danger ou de qui se soit mais Allen était différent. Cet idiot lui avait prouvé à mainte reprise qu'il voulait tout simplement l'aider même s'il devait le détester comme il avait fait à une époque. Il se souvenait maintenant de toutes ses vies antérieures et surtout à une époque bien précise. C'était voir à travers un voile qui l'empêchait de venir ici enfin il espérait.

- Il y a quelqu'un ?'' cria-t-il,- montrez-vous bande de pleurnicheurs, je sais qui vous êtes ?

Il n'aurait jamais dû accepter ce stupide rencart et d'être sorti même pas au bout d'une demi-heure. Il avait été attaqué par des individus habillés comme s'ils allaient à l'église. L'habit ne faisait pas le moine. Une chose maintenant qu'il devait retenir s'il voulait survivre. Bien sûr, il s'était battu avec eux, il avait même mis trois chaos, mais ils étaient nombreux, il avait alors crié le nom du blond tellement fort qu'il vit noir avant de se réveiller ici.

Il entendit un bruit venant des enceintes. Il mit ses mais sur ses oreilles, ses yeux commencèrent à se brouiller lorsqu'il distingua des voix mais une seule s'éleva dans la pièce où il était.

- Cessez de vous débattre ou nous serons obligés de vous calmer,'' il y eut une pause avant que la voix ne continue,- vous êtes ici sur la demande de quelqu'un.

- De quoi est-ce que vous parlez ?'' cria Kanda qui perdait patience même dans ce genre de situation, il aimait avoir un peu de contrôle même si ce n'était qu'un mirage.

- Vous êtes important monsieur Kanda et j'espère que vous allez vous intégrer dans votre nouveau chez vous…

- Laissez-moi sortir bande cons'' c'était bon maintenant il n'en pouvait plus, être enfermé dans une sorte de cercueil n'était pas de son goût et surtout, il commençait à sentir la fumée qui se propageait à l'intérieur,- qu'est-ce que vous faites ?

- Calmez-vous, vous allez juste vous re...'' il n'entendait plus rien, sa toux prit de l'ampleur, il ne pouvait plus respirer. Il commençait à sombrer dans le noir le plus total.

XOXOXOXOXOX

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était dans une pièce attachée au lit. La lumière était trop forte, une voix le sortit de sa liturgie.

- Je vois que vous êtes réveillé,''dit une femme,- j'espère que vous n'allez pas causer beaucoup de résistance, je dois vous soigner.

- Comment je le pourrais si je suis attaché, ah ?'' dit-il sarcastique, il n'aimait pas du tout cette femme. Elle était brune aux yeux noisettes, elle était grande. Il se tortilla lorsqu'il vit dans son champ de vision une seringue,- vous savez je déteste les aiguilles'' termina-t-il lorsqu'elle s'approcha de lui , prit son bras et tapota,-qu'est-ce que vous allez me faire ? Demanda le brun. Elle enfonça l'aiguille sur sa peau, il grimaça. Qu'est-ce qu'il pouvait détester ça. Ses yeux commencèrent à se fermer tout seuls. Tout autour de lui s'embrouillait.

- Vous allez juste vous souvenir, Kanda'' dit-elle avant de sortir de la chambre qu'elle ferma. Elle marcha jusqu'à une grande porte, elle frappa avant d'ouvrir,- bonjour, monsieur.

- Ah vous voilà, Ambre'' dit un homme assit sur un fauteuil,- comment va le patient ?

- On a eu du mal à le maîtriser'' dit-elle en s'asseyant en face de lui,- c'est un combattant hors pair que nous avons là.

- Je sais c'est l'un des meilleurs et les autres vous avez réussi à les localiser…

- La plupart oui, les autres qui se sont réveillés tôt nous fuient'' elle fit une pause,- je ne comprends pas…

- De quoi Ambre ?

- Pourquoi fuitent-ils, c'est leur devoir…

- Le choix leur appartient, ils ne l'ont jamais eu pendant toute leur vie maintenant ils veulent s'en échapper et on commence avec les mêmes problèmes, les obliger à revenir ici.

Elle posa un dossier écrit ''classifié'' sur son bureau. Il le prit.

- C'est leur devoir'' dit-elle catégoriquement,- le monde est en train de s'effondrer et on a besoin d'eux.

Il rigola avant de dire :

- Ne dis jamais cela devant Kanda, il pourrait vous trancher en deux, je le connais'' il fit une pause pour la regarder,- ces personnes sont importantes mais n'oubliez jamais que chacun a un choix à faire, j'ai fait le mien comme vous l'avez fait, mais eux, ils n'ont aucune possibilité.

- Je comprends, je vais voir les autres patients,'' elle se leva avant de s'arrêter devant la porte,- je vais apporter le sabre dans la salle d'armement'' dit-elle.

Il hocha la tête avant qu'elle ne sorte. Si sa sœur le voyait. De l'autre côté, Kanda était en plein rêve ou plutôt en plein cauchemars. Il avait l'impression de se balader dans ses chimères les plus intimes qu'il ne révélera jamais. Il se voyait enfin en elle.

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''Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle'' de Albert Einstein.

XOXOXOXOXOX

Elle regardait le combat depuis son siège. Cet amphithéâtre était le monument le plus important de la architecture qui était entièrement conçue en rapport avec sa vocation de lieu à grands spectacles, accueillant un nombreux public. Les gradins pouvaient recevoir environ 21 000 spectateurs, dont les flux étaient savamment organisés par un réseau de portes, galeries et escaliers, sur plusieurs étages.

C'était sa seule distraction pour le moment. Son père n'aimait pas qu'elle vienne ici mais c'était devenu son passe-temps et aujourd'hui cela ne faisait pas exception. L'arène accueillait toute la ville entière pour venir voir les combats à l'épée. Elle regardait le peuple s'asseoir dans la cavea qui était un espace réservé aux spectateurs, qui comprenait 34 gradins, divisés en quatre séries : les maeniana, où le public étaient répartis selon leur rang social.

Et pour que les spectateurs puissent accéder aux différents gradins, il y avait un dispositif de galeries circulaires, de passages horizontaux, et d'escaliers disposés alternativement. Au rez-de-chaussée, la galerie extérieure était particulièrement remarquable, notamment par sa couverture de grandes dalles monolithes. Elle donnait accès à une galerie intérieure, voûtée en plein centre, qui s'ouvrait sur le premier maenianum et sur la partie basse du deuxième.

Puis, il y avait la partie centrale, réservée aux jeux et combats l'arène proprement dite, était séparée des gradins par un mur soigneusement appareillé : le mur du podium revêtu de grandes dalles de pierre. Le sol de la piste était plus élevé d'environ 2 mètres. Il était en effet formé d'un plancher en bois, dont les lames reposaient sur un bourrelet de pierre, au sommet de la partie inférieure du podium. La machinerie nécessaire aux spectacles logeait entre les murs et socles qui assuraient la stabilité de l'arène.

Elle portait une robe ample : la partie poitrine ajustée et la partie jupe évasée, avec encolure en V garnie d'un ruban de satin couleur sable non froncé et d'une petite dentelle écrue, taille haute obtenue par fronçage et piquage en V à l'envers créant le moulage des seins, manches longues étroites et ajustées aux poignets bordés du même ruban ourlet garni de ruban gros-grain beige arrivant aux genoux au-devant et augmentant en arrondi pour se terminer en train de robe.

Tout le monde était déjà assis en attendant que le commentateur puisse parler. Le silence était revenu, il prit la parole en criant très fort pour que tout le monde entende.

- Soyeux les bienvenues au vingtième combat mais avant tout rappelons les règles qui doivent être appliquées,''il prit un papier qu'il déroula et parla.

Elle s'ennuyait déjà, pourquoi c'était toujours la même chanson ? Pourquoi elle ne pouvait pas venir en retard ? Ce commentateur était d'un ennui mortel. Au signal donné, des groupes d'une centaine de chevaliers se jetèrent furieusement les uns contre les autres. Les épées s'entrechoquaient, la foule était en délire alors qu'il y avait des chevaliers qui tombaient déjà. Elle regarda attentivement les combats diverses, mais elle se focalisait sur un seul.

Elle n'avait jamais vu quelqu'un combattre comme ça avec autant d'élégance dans cette mêlée. Elle le regarda attentivement en oubliant les autres chevaliers. Elle sursauta lorsque quelqu'un s'assit à côté d'elle.

Au fond de lui il savait qui c'était, sa façon de marcher, sa façon de se tenir. Il le connaissait, il l'avait toujours fait.

- Bonjour, Aurore'' dit la personne.

- Bonjour, messire Thibault'' dit-elle en essayant de ne pas soupirer. Pourquoi cet homme ne la laissait pas tranquille ? Ah oui, elle était fiancée avec lui. Ses parents avaient décidé de la marier avec un homme riche. Ce n'est pas qu'elle ne l'aimait pas, c'était juste que ce n'était pas son genre mais parler avec ses parents s'étaient hors de question. Et puis même, elle n'avait aucun mot à dire.

- Puisse-je m'asseoir à votre côté ma douce princesse ?''.

''Ne pas rigoler, ne pas rigoler. Que quelqu'un lui vienne en aide'' pensa-t-elle avant de regarder dans l'arène. Pourquoi les femmes ne pouvaient pas combattre, aussi pourquoi elle n'était bonne à rien ? Qui avait dicté cela ? Elle avait dû se battre pour que ses chers parents la laissent venir ici. Elle repensa ce qu'ils avaient dit qu'elle était une femme fragile qui ne devait pas sortir de chez elle par peur d'être attaquée.

Pourquoi doit-elle subir les bêtises des autres ? Elle regarda du coin de l'œil le chevalier faire un déplacement vers l'avant.

- Est-ce que je pourrais s'il vous plaît suivre le combat ?'' dit-elle en regardant dans l'arène.

- Bien sûr ma douce, je ne savais pas qu'une dame comme vous pussiez aimer les combats.

Elle tiqua mais laissa tomber, elle savait qu'elle n'avait pas un mot à dire. Les femmes ne savaient que faire le ménage et faire des enfants. Oui, sa mère lui avait assez répété pour son bien. C'était très difficile parfois. Pourquoi elle pensait différemment des autres, qu'est-ce qui la différenciait des autres êtres humains ? Les chevaliers attaquaient à l'aide de leur épée, le bruit de métal retentit dans l'arène. Le peuple était en effervescence, ils criaient pour leur favori, d'autres voulaient juste voir du sang et voir les chevaliers être piétinés.

Elle venait ici juste pour le voir, s'évader un peu plus de ce mariage arrangé qu'elle ne voulait pas de son vivant. Ses parents étaient des bourgeois et ils n'autoriseraient jamais que sa fille épouse quelqu'un qui n'était pas de son rang. Enfant, elle avait eu le béguin pour un gamin qui n'était pas noble. Ses parents avaient osé renvoyer les parents du gamin parce qu'ils s'entendaient bien.

Les combats se poursuivaient, le chevalier accéléra ses mouvements pour surprendre son adversaire et transpercer sa garde. Il tenait son épée à l'aide d'un pommeau, il avait immobilisé le bras armé de l'adversaire avant qu'il ne puisse plus attaquer, il esquiva le cou de pied avant d'envoyer l'épée de l'ennemi au loin. Il porta le cou de grâce en l'envoyant par terre.

Il esquiva un cou mortel qui venait de derrière lui, il eut de la chance de voir l'ennemi dans le reflet de son épée. Il allait attaquer lorsqu'un grand bruit retentit dans la ville. La terre tremblait, les secousses étaient de plus en plus violentes lorsqu'il vit une fumée noire se diriger vers eux. Il laissa tomber son épée et commença à courir, il devait se mettre à l'abri.

Tout le monde était en panique, les cris, les pleurs. Ils devaient sortir de cet endroit avant qu'elle ne s'effondre. Aurore regarda un peu partout pour chercher son fiancé qui était allé parler avec quelqu'un de sa connaissance. C'était tellement violent, même ici, elle entendait la ville paniquer. Ces gens n'avaient pas l'habitude de ce genre d'accident, pourtant tout avait bien commencé.

Elle le trouva enfoui dans un tas de débris, elle essayait tant bien que mal de l'extraire, sa voix ne portait pas. Personne ne voulait l'aider. Les gens devenaient dingue après une telle secousse. Elle le sortit tant bien que mal en se blessant à la jambe gauche. Elle esquiva de justesse un gros bloc de pierre qui était tombé près d'elle.

- Ça va... ?' dit-elle en l'aidant à marcher.

- Oui et vous ?!

- Oui'' elle n'avait pas remarqué sa jambe blessée, elle était sous adrénaline. Elle voulait juste quitter cet endroit qui tombait en pièce, mais elle aurait jurée avoir vu quelque chose tomber sur la Terre avant d'avoir cette secousse. Lorsqu'ils arrivèrent à sortir, ils virent les dégâts causés. Les maisons étaient en ruine, les gens couraient pour se mettre à l'abri. Après quelques minutes, il n'y avait plus de tremblement. Elle savait déjà que des gens allaient dire que c'était l'œuvre du diable. ''Laissez Lucifer tranquille'' pensa-t-elle. Elle posa son fiancé par terre pour aller aider les autres mais fut arrêtée par une main.

- Où vous allez ? Demanda Thibault.

- Aider les gens qui sont coincés…

- Laisser faire les autres, vous n'avez pas…

- Ne finissait jamais cette phrase'' dit-elle avec hargne, elle savait ce qu'il allait lui dire. Aurore était partie en colère en cherchant qui avait besoin d'aide. Elle le laissa là, il n'avait plus besoin d'elle.

Bien sûr qu'il savait, ça toujours été le cas. Il ne le laisserait jamais tranquille. Il lui avait promis au bord de sa mort. Une promesse qui baignait dans ses songes.

Elle courait dans tous les sens, en criant lorsqu'elle entendit un petit gémissement venant de la droite. Elle s'arrêta et vit une maison en ruine, les pierre tombaient peu à peu. Elle marcha avec prudence, elle n'avait pas envie de se blesser encore plus.

Elle commença à regarder.

- Criez pour que je puisse vous localiser…

Elle entendit une voix d'enfant, elle courut jusqu'à ce qu'elle puisse le voir. C'était un garçon, sa jambe et son bras droit étaient coincés sous un bloc de pierre. Sa tête saignait, elle s'agenouilla et commença à tirer et après plusieurs minutes, elle réussit. Le gamin lui sauta dans les bras pour la remercier. Ils devaient vite sortir de cette maison avant qu'elle ne tombe.

Aurore poussa le gamin vers la porte lorsque le plafond tomba sur elle. Au moins, elle avait fait quelque chose de bien. Son corps lui faisait mal, ses parents allaient la tuer de ce qu'elle venait de faire. Sauver quelqu'un qui aux yeux de ses parents ne le méritaient pas. Ses yeux se fermaient tous seuls, sa tête allait exploser. Elle n'essayait pas de bouger, elle savait qu'elle causerait plus de mal que de bien. Elle espérait juste que quelqu'un lui vint en aide mais les heures passèrent sans que personne ne vint.

Elle avait appelé à l'aide, crié et essayé de toutes les façons de tirer les débris tombés sur elle mais s'arrêta lorsqu'elle sentit une douleur vive. Elle regarda son ventre qui était perforé par un bout de métal. Elle ne s'était même pas rendue compte. L'adrénaline était en train de tomber, elle commençait à tout ressentir. Elle commença à perdre connaissance lorsqu'elle vit un pied dans son champ de vision.

Pourquoi cette douleur revenait en lui, ce n'était qu'une parmi tant d'autres. Pourquoi c'était plus intense. Il ne l'avait jamais vu de cette façon. Il avait commis l'irréparable comme à chaque fois mais dans son cœur tout y était.

Elle ouvrit les yeux douloureusement. Elle avait mal partout. Elle regarda un peu aux alentours, elle ne connaissait pas cet endroit. Elle essaya de se relever mais s'arrêta tout de suite avant que la douleur n'augmente. Les pas devenaient de plus en plus proche lorsqu'une la porte s'ouvrit sur une femme âgée, elle soupira de soulagement.

- Ma fille, vous êtes réveillée !

- Bien sûr,'' dit-elle faiblement,- qu'est-ce qui c'est passé, mère ?

- Le majordome vous a trouvé inconsciente dans un bar qui n'était pas de mon goût. Comment avez vous osé faire cela ?'' dit-elle en colère.

- Mère, je ne sais pas de quoi vous parlez'' elle était perdue.

- Ne faites pas l'idiote avec moi, vos escapades, j'en peux plus. A partir d'aujourd'hui vous serrez escortée et privée de sorties pour aller voir vos amis.

- M...mais de quoi vous parlez ?'' elle était de plus en plus confuse,- j'étais à l'arène lorsqu'un tremblement de terre a ravagé cette ville.

- Ma fille, vous avez trop bu. Ce n'est pas de votre rang,'' Aurore roula des yeux,- c'est un manque de respect que vous avez là, jeune-fille'' sa mère perdait patience, - si vous voulez que je vous traite comme un enfant, je vais le faire.

- Vous n'avez pas le droit, j'ai dix-huit ans…

- Mais vous vivez dans ma maison donc mes conditions.

- Vous ne me laissez pas vivre ma vie comme je l'entends et avant que vous ne décidiez de dire pourquoi je mérite une fille comme ça, je refuse d'épouser sire Thibault.

Sa mère fronça les sourcils.

- Vous avez dû prendre un coup sur la tête pour penser que je vous laisserai épouser quelqu'un de son rang ? Je veux vous mariez à un prince ou un noble mieux que son rang.

Aurore s'étouffa.

- La folie vous a déjà atteint ma chère mère'' dit-elle amusée. Elle commençait à comprendre un peu plus, elle ne faisait qu'un cauchemar et elle devait écouter les serments d'une mère parfaite en tout point. Sa mère s'approcha d'elle, Aurore savait ce qu'elle allait faire mais esquiva,- mère voyons ce n'est pas digne de votre rang de battre votre fille. Qu'est-ce que les aristocrates vont penser de vous ?'' elle s'amusait comme jamais. Elle tournait toujours sa mère en bourrique.

- Bien j'espère que vous allez être présentable pour ce soir, Aurore'' dit elle avant de partir furibond. Elle s'allongea sur le lit avant de comprendre une chose, qu'est-ce qu'elle faisait ici au lieu de sa chambre ? Elle se leva et quitta cette pièce pour rejoindre la sienne. Le couloir était long, dans chaque recoin il y avait des immenses fenêtres rouges qui reflétait la lumière à l'intérieure. Elle était au premier étage. Il y avait plusieurs chambres ainsi que des salles de bains. Ses parents avaient la folie des grandeurs dans cette ville. Les bourgeois ainsi que les paysans qui venaient leur visiter appelaient cette maison : les quatre saisons qu'elle n'avait jamais compris. Mais au moins, c'était vrai que chaque face correspondait plus au moins aux saisons.

Maintenant il comprenait mieux qui était-elle et pourquoi il était ici. l'un devait rejoindre l'autre. Ça a toujours été comme ça.

Elle rentra dans sa chambre lorsqu'elle vit une robe poser sur son lit. Elle soupira, sa mère n'allait pas la laisser tranquille pour le moment. Elle serait obligée de participer à cette stupide réception. Le soleil reflétait dans les immenses fenêtres qu'elle ouvrit pour aérer l'endroit. Elle possédait un balcon qui donnait vue sur le jardin. Elle s'occupa comme elle put en lisant des livres jusqu'à ce que l'heure arrive. Elle prit un bain avant de mettre la robe.

Au moins, sa mère avait du goût. Elle portait une tunique de dessous ample à taille haute avec fronçage au niveau du corsage et de la jupe, encolure ronde élargie soutenant un empiècement, manches longues et étroites ajustées par pinces au coude, la partie jupe a un rempli décoratif à l'ourlet, elle était faite de lainage chiné brun et l'empiècement façon chemise était de coton rayé.

La tunique de dessus était ample, avec encolure carrée, des manches pagode arrivant au niveau du coude avec smoking en forme de croissant sur l'épaule, tailler haute créée sur la partie centrale de la poitrine par un smoking fait de surpiqûres espacées, découpe en princesse, cousue au niveau poitrine seulement, fendue pour le reste, ce survêtement s'arrêtait aux genoux au-devant mais se prolongeait au dos et il était fait de lainage rouille à tissage chevrons.

Elle mit ses escarpins de couleur rouge avant de descendre pour la réception qui se tenait dans le salon immense où il y avait des milliers de tableaux ainsi que des lustres.

- Bonsoir, Aurore'' elle se retourna.

- Bonsoir, père.

- Je suis content que vous ayez pu venir'' dit son père en la regardant.

- Vous connaissez mère, si je ne fais pas ce qu'elle dit, elle ne me laissera jamais tranquille'' dit-elle en saluant au passage des gens.

- Je vais vous laisser'' dit son père avant de partir, elle soupira avant d'aller s'asseoir dans un recoin où personne n'allait la déranger. Les secondes, les minutes et les heures passaient. Tous les cavaliers avaient passé le mot pour venir l'inviter à danser. Sa mère la regardait tellement de travers qu'elle accepta la proposition d'un jeune homme. Elle s'ennuyait, ce n'était pas possible autrement lorsqu'elle vit dans un vacarme, un jeune homme blond courir à travers la salle en criant pardon.

Il était pressé, ce même jeune homme la regarda avant de sourire. Elle avait l'impression d'un déjà vu avant que sa mère n'ordonne de l'attraper. Elle sourit discrètement. Cet homme venait de l'aider. Elle se retourna pour aller s'asseoir. En marchant, son pied rencontra de l'eau. Elle commença à tomber lorsque deux bras la reçut.

- M...merci'' dit-elle soulagée. Elle leva les yeux vers cet inconnu. Elle ne voyait pas bien son visage mais pouvait voir des cheveux bruns ainsi qu'il était d'origine japonaise.

- J'espère que vous allez l'aider à sortir de prison'' dit cet homme avant de regarder dans la direction opposée, elle fit de même pour voir le jeune être arrêté. Elle fronça les sourcils, il avait un drôle de cicatrice.

- De quoi vous parlez, je ne vous connais pas'' dit-elle en se dégageant.

- J'espère que cet idiot à raison. Je n'ai pas envie d'avoir sa mort sur la conscience'' l'homme la regarda plus attentivement avant de dire,- vous lui ressemblez en quelque sorte. Vous allez l'aider ?'' Aurore pouvait entendre de l'impatience dans sa voix, elle aussi commençait à s'impatienter. Elle en avait marre.

- Je ne vous connais pas et non je ne vais pas aider quelqu'un que je ne connais pas, si vous n'avez pas envie d'être arrêté aussi, alors éloignez-vous de moi'' sa voix augmentait comme sa colère. Elle était devenue rouge.

- Alors Aurore, vous allez m'aider sinon je vous embarque, vous m'entendez'' dit-il, cet homme n'avait plus de patience.

- Ce n'est pas en me menaçant que vous allez réussir à me convaincre'' dit-elle en croissant ses bras sur sa poitrine.

- Vous êtes tous pareils'' il sortit quelque chose de sa poche avant de lui remettre. Elle le regarda attentivement avant d'écarquiller les yeux. Elle hocha tout simplement la tête avant de partir rejoindre sa mère qui était enfermée dans le bureau avec l'autre homme.

C'était la troisième dimension, de voir comment, l'univers se fichait de lui. Comment être là alors qu'il ne faisait rien pour y remédier. Maintenant, il le savait comme il a toujours su. Il ne contrôlait plus rien, il l'attendait comme à chaque fois.

XOXOXOXOXOX

Aurore était assise alors que l'homme était en face d'elle. Elle avait réussi à convaincre sa mère de ne pas le tuer. Ce n'était pas gratuit, elle devait rencontrer un des prétendants que sa chère mère avait choisi pour elle. Ils étaient là à se regarder en se disant qui allait parler en premier. Ils étaient enfermés dans ce bureau depuis un quart d'heure.

''Il ne possédait pas un physique commun'' pensa Aurore. C'était un jeune homme de taille moyenne avec un physique musclé. Il avait des cheveux mi-longs gris/blanc, les yeux gris argentés et sa peau était un peu pâle. Il avait une cicatrice inhabituelle sur le côté gauche de son visage : un pentagramme sur son front qui était relié par une ligne verticale à une autre oblique, sous son œil. La ligne verticale contournait sa bouche et se terminait sur sa joue, près du menton.

- Votre ami qui est resté dans le salon m'a demandé, non ordonné de vous aider'' elle le regarda en essayant de voir où elle le connaissait,- me voilà. Comment vous vous appelez ?

- Merci de votre compréhension et désolé que mon amant vous ait ordonné, il est comme ça ?

- Votre amant !'' elle était stupéfaite.

- Cela vous dérange !

Elle soupira en hochant la tête de gauche à droite.

- Non pas tant que cela, alors vous devrez changer d'amant. Celui-là est un vrai plaie'' le jeune homme rigolait.

- Heureusement qu'il ne vous entend pas'' dit-il d'un sourire lumineux qui lui faisait mal aux yeux.

- Si vous le dites alors j'attends, mystérieux jeune homme, je viens de vous sauver la vie, la moindre des choses est de me dire votre nom.

- Bien sûr, où sont mes manières ? '' Aurore roula des yeux,- cela aussi est impoli, jeune fille.

Il était plutôt amusé alors qu'elle perdait patience. Peut-être qu'elle allait laisser sa mère s'en occuper.

- Ma chère mère me le dit tout le temps.

- On s'est déjà rencontré'' dit le blond tout en continuant,- mais vous ne vous souvenez même plus de moi.

Aurore attendit.

- Je m'appelle Allen Walker et on a vraiment besoin de votre aide.

Il a toujours su, cet imbécile le suivait de partout. Il comprenait mais c'était encore confus,il a été là-bas mais comment et elle. Il essayait d'aller plus loin mais tout était en train de s'assombrir, il avait l'impression qu'il allait bientôt…

Ses yeux s'ouvrirent. Son cœur battait à la chamade, il avait l'impression d'avoir couru un marathon.

- Vous êtes enfin parmi nous,'' il suivit la voix et se retrouva avec la même dame.

- Mais qu'est-ce que vous m'avez fait, ce ne sont pas mes souvenirs, je n'ai jamais été là-bas.

Elle lui sourit avant de parler :

- C'est l'une de vos nombreuses réincarnation, je ne sais pas laquelle mais au moins vous commencez à vous souvenirs…

- Mais qu'est-ce que vous voulez ?'' il la fusilla des yeux. Ses poignets étaient toujours attachés.

- On veut que vous vous souveniez pour pouvoir être en communion avec vous-même'' dit-elle en préparant une autre seringue.

- Non, non je ne veux pas y retourner'' il essayait de s'extirper de sa nouvelle prison mais peine perdue,- vous n'avez aucun droit de me faire ça, vous m'entendez !

- Je ne fais que mon boulot, Kanda'' dit-elle alors qu'elle enfonçait une deuxième aiguille sur sa peau,- bientôt vous allez me remerciez.

- Vous pariez'' dit-il monotone, il avait une rage en lui qui voulait juste exploser, il devait attendre juste le bon moment. Il referma les yeux avant de sombrer dans ses rêves.

''Dans la vie on ne fait pas ce que l'on veut, mais on est responsable de ce que l'on est.'' de Jean-Paul Sartre.

L'arche était attaquée, ils étaient en train de perdre en puissance. Il ne savait pas combien de temps il pourrait tenir. Faire revenir leurs souvenirs n'étaient pas une si bonne idée mais c'était urgent.

- Combien de temps avant qu'il nous retrouve ?

- J'en sais rien si tu n'avais pas joué au petit exorciste abruti peut-être qu'on ne serrait pas dans cette situation'' il était vraiment énervé.

- Oh ça va, Kanda. Tu voulais que je fasse quoi, les laisser les tuer'' il reçut un bon coup de poing dans la gueule, -ça fait mal.

- Tu mérites bien pire, moyashi. Je ne sais pas ce qui m'a pris de venir avec toi alors que tu avais disparu pendant quinze ans'' l'énervement de Kanda était un euphémisme. Il essayait de se contrôler. Cet abruti lui avait fait du mal, jamais il ne pourra oublier cette souffrance.

- Je suis désolé, ok. Ce n'était pas de ma faute si j'étais...'' mais il ne finit pas sa phrase lorsque l'arche commença à tomber, - écoute on parlera après, là maintenant on est occupé.

- Parce que je ne l'avais pas remarqué'' dit Kanda alors qu'Allen faisait un virage de dégagement, mais ils étaient trop loin maintenant pour attaquer.

- Kanda je crois que tu ne vas pas aimer'' dit Allen alors qu'il essayait de maintenir l'arche en marche, mais il savait que l'appareil était gravement touché.

- Qu'est-ce que je ne vais pas aimer ?!

Kanda était salement amoché. Le sang coulait tout le long de son visage alors que ses blessures ne se refermaient pas. Il n'avait pas eu encore l'occasion d'avoir ce qu'il cherchait. Son ventre saignait , les bandages ne faisaient rien.

- On va atterrir brutalement, je n'ai plus le contrôle.

- Et au moins tu sais où on va atterrir.

- Non,'' dit Allen sérieusement, - on voyage dans le temps pour échapper à ma famille.

- J'espère juste pour toi, moyashi qu'on ne va pas être coincé nulle part'' dit-il avant que l'arche s'écrase.

Il bascula dans un autre souvenir. Celui-là il se rappelait plus au moins. C'était des cauchemars lorsqu'il était enfant. Ça a été horrible d'être enfermé dans une pièce surveillait 24 heures sur 24 pour leur expérience. Comment ils avaient pu faire ça ?

Le silence total, ni plus ni moins. C'était l'angoisse qu'il apercevait devant toutes ses personnes. Il n'aimait pas leur faiblesse. Il avait tendance à fuir ce genre de comportement. Ceux qui étaient faibles partaient en premiers. Komui leur avait donné un jour de repos avant que les choses ne puissent s'envenimer.

Dans la tour, il n'y avait que le silence. Il se souvenait maintenant le calme avant la tempête. Être attaqué dans leur camp à eux. Il y avait une grande explosion alors qu'il dormait avec le blond. Il avait été réveillé de manière brutale. Lorsqu'il s'était réveillé en trombe, il ne le trouva nul par ailleurs. Il avait pris son sabre et était parti. Les dégâts étaient considérables, il avait l'impression qu'à chaque instant le bâtiment pouvait s'effondrer à tout moment.

Il y avait tellement de gens blessés. Il ne l'avait pas vu mais fut attaqué par un Akuma de niveau deux. L'impact était autant important qu'il fut projeté contre un mur qui s'était effondré sur lui. Il avait craché du sang alors que son corps était en train de se couvrir de noir, mais son innocence ne se laissa pas faire, qu'il commençait déjà à guérir. Il vit une main qu'il prit.

Il se trouva nez-à-nez Lavi.

- Ça va Yu ?

Le brun regarda les dégâts de son corps alors que le roux regardait les survivants.

- Il faut les mettre à l'abri Kanda !

- Je sais ce que j'ai à faire, ne me donne surtout pas des ordres, crétin de lapin'' dit-il avant de partir.

- Eh bah, il ne changera jamais celui-là'' dit le roux avant de commencer à aider les quelques survivants. Il n'y en avait que quatre alors qu'une trentaine était devenue poussiéreuses,- vous allez bien ?!

Les autres hochèrent la tête.

- Je vais vous accompagner pour que vous pussiez sortir de cette tour.

- On peut le faire tout seul'' dit une femme, elle était blessée au coin de la tête mais heureusement qu'elle ne fut pas touchée par l'akuma,- on sait où on doit se réunir, vous devez aider votre ami, il ne pourra pas tout affronter tout seul.

- Je ne peux pas vous laisser seuls'' dit-il mais lorsqu'il les regardait, il sut qu'ils n'allèrent pas changer d'avis. Il leurs dit au revoir avant de rattraper Kanda qui était déjà en plein combat contre un akuma de niveau trois. Le brun l'avait attendu, ils étaient si peu qu'ils ne devaient plus perdre même s'il ne le dira jamais, il était inquiet pour le roux.

Lavi se lança lui aussi dans le combat. Ils étaient plus nombreux qu'eux. Ils savaient qu'ils avaient besoin d'aide mais tout le monde était occupé avec les leurs et le brun qui se préoccupait d'où était moyashi. Il ne l'avait pas encore vu. Au bout de trois heures, ils en étaient venus à bout. Des explosions suivirent au plus loin, ils se regardèrent avant de se séparer pour couvrir mieux le terrain.

Kanda trouva Miranda qui avait activé son innocence pour mettre des blessés à l'abri pour les soigner temporairement. Il se lança dans la bataille et détruit un d'un coup. Il n'avait plus assez de force lorsqu'il vit au coin de l'œil un akuma attaqué un scientifique. Il courut jusqu'à lui et le prit par le col de sa blouse avant de le lancer dans la boucle temporelle de la brune.

- C'est entre toi et moi'' dit-il avant d'attaquer. Il ne pouvait plus récupérer comme dans le temps. Il savait que sa vie touchait à sa fin. Il activa son innocence, des illusions sortaient de son épée. Lorsqu'il lança sa troisième illusion, deux sabres identiques parurent chacun dans ses mains reliées à une aura bleu autour de lui.

Il vit Lenalee de l'autre côté du bâtiment en train de se battre avec des akumas, il y avait aussi deux exorcistes avec elle. Il vit des fleurs blanches le couvrir avant qu'il ne comprenne. Il regarda en bas et vue le maréchal Tiedoll.

- Yu'' cria-t-il. Le brun descendit en le frappant sur la tête du vieux qui tomba raide sur le sol.

- Ne m'appelle pas comme ça'' dit-il avant de regarder d'autre cadavres au sol. Il y avait un vrai massacre.

- Tu es méchant'' dit le plus vieux avant de continuer plus sérieusement,- c'est trop tôt. Cela aurait dû tenir un jour de plus.

- Parce que vous pensez qu'ils allaient attendre sagement'' dit-il alors qu'il regardait un peu partout,- il faut m'ouvrir un passage et pour votre gouverne. Votre groupe craint, vous êtes que des vieux séniles qui croient encore qu'on a un choix à faire. Tout ça ce n'est que l'œuvre de l'égoïsme humaine'' dit-il avant de sauter, une brèche c'était ouverte qu'il sortit.

- Il ne nous tient pas vraiment dans son cœur'' Tiedoll se retourna pour voir Cloud Nine. Elle possédait comme arme anti-akuma une innocence de type parasite, il s'agissait d'un petit singe du nom de Lau Shimin qui était toujours sur l'épaule de sa maitresse et auquel elle tenait beaucoup. Il suffisait d'un ordre de Cloud pour que l'innocence réagisse et s'active, transformant Lau en un singe gigantesque. Il était très puissant en attaque au corps à corps comme à distance. Cloud le contrôlait grâce à un fouet.

- Il n'a jamais aimé cet endroit. Il a grandi et vécu ici'' dit le maréchal Tiedoll tristement alors qu'il voyait son élève partir de l'autre côté.

XOXOXOXOXOX

Lorsqu'il était sorti, la vue était encore pire qu'à l'intérieur. C'était un paysage baigné de sang. Il fronça les sourcils avant de continuer sa route, il devait le trouver. Il savait qu'il y avait quelque chose qui clochait avec le blond. Il esquiva encore une autre attaque. Des explosions d'akumas étaient de partout, ils essayaient de faire le plus de dégâts possible dans la ville en bas de la colline.

Il s'arrêta à mi-chemin, ses cheveux étaient en train de devenir blanc comme la neige. Sa vie était en train d'être inspirée. Quelques secondes plus tard, c'était redevenu normal. Il avait passé un marché et maintenant l'innocence réclamait son dû. Il y avait des cris partout, des civils qui couraient pour échapper aux massacres.

- Bonsoir, Kanda'' dit une voix derrière lui, il recula. Comment il n'avait pas su l'apercevoir. La confiance règne dans les deux sens.

- Je ne te ferais jamais du mal voyons'' son sourire était mauvais.

- Ce n'est pas comme ça que tu gagneras'' dit-il en mettant son bras en forme de combat.

- Je vais adorer te voir mourir de mes propres mains'' dit le Noé.

Les deux regardèrent au ciel lorsqu'une forme de feu illumina clairement toute la ville.

- Qu'est-ce...'' le brun n'eut le temps de finir sa phrase qu'il se fit attaquer par surprise trop pris par le ciel,- merde.

Il s'en voulait à lui-même d'être autant distrait. Un verre de cristal énorme était en train d'apparaître dans le ciel alors que les combats faisaient rages au sol. Il y avait comme un déjà vu.

- Il ne voit jamais en petit celui-là''murmura le brun avant de contre-attaquer. Le bruit du sabre résonnait dans la colline. Il n'a pas eu le temps de descendre. Il avait l'impression que quelque chose d'autre se tramait. C'était trop facile et il n'aimait pas du tout ça.

- Qui es-tu ? Demanda Kanda, - j'ai besoin de savoir celui que je dois tuer.

- Tu es très en confiance exorciste mais comme j'ai dit, j'en pleure de joie de devoir t'affronter. Je m'appelle Tryde. Je suis le deuxième apôtre'' finissait-il alors qu'un mauvais sourire apparut sur le visage de Kanda. Il allait beaucoup s'amuser.

Le brun ne vit pas son attaque, avant de disparaître dans un halo de lumière dorée et entendit une phrase : le jour du jugement était arrivé.

- Qu'est-ce que ?!'' il soupira. Il était maintenant dans une chambre blanche, il n'y avait qu'un vase où était déposée une fleur qu'il reconnaissait mais aucune fenêtre ni porte. Il s'assit au milieu de la pièce et posa son sabre par terre. Il devait se concentrer, il ferma les yeux et commença à méditer.

Après quelques minutes, un aura commença à apparaître sur son corps, le plafond commençait à se fissurer. De large et en long : c'était comme des racines qui prenait le pas sur cette blancheur qui arrivait jusqu'au centre. Un cercle s'était formé, il prit son sabre et l'enfonça sur le début du périmètre et une lumière bleu se propagea dans le mur en le détruisant.

Les pierres étaient en lévitations alors qu'il les traversait, il se trouva dans une ruelle. Il avait l'impression d'être dans l'arche mais c'était impossible. Ce serait bête d'envoyer un exorciste surtout lui ici. Il y avait des pots de fleur, il se retourna lorsqu'il entendit un bruit.

Sa tête le faisait mal, il voyait anormalement. Il vit une silhouette et la suivit en l'appelant. Il avait l'impression de la connaître. Lorsqu'il rentra dans la pièce, il eut le souffle coupé : c'était un jardin qui était composé essentiellement de lotus. Il marcha à travers elle, il a toujours aimé cette fleur majestueuse. C'était une fleur forte et fragile.

Il avait envie de s'endormir, c'était tellement paisible qu'il fit ce qu'il pensait. Les fleurs s'élevèrent dans les aires alors qu'il fermait les yeux. Tout était silencieux.

Repose en paix…

Il cria lorsqu'il revenait à lui.

- Enfin de retour Kanda'' dit la femme.

- Qu'est-ce que… ?

La pièce était remplie de Lotus, d'autres qui tombaient de nul part.

- Mais...comment ?

- C'est vous qui l'avez fait, vous êtes en train de vous réveiller'' elle lui sourit,- Ambre.

- Quoi ?!'' le brun était perdu.

- Mon nom c'est Ambre…

Il remarqua que ses poignets étaient libres. Il se leva vite et la prit par la gorge.

- Où je suis ?'' dit-il alors que les lotus étaient en train de se faner, le brun les regarda mourir.

- Je..ne..peux...pas'' dit-elle alors qu'il serra encore plus fort.

- Vous savez, je ne suis pas du genre à ne pas tenir mes promesses'' dit-il alors qu'il entendit quelqu'un l'interrompre.

- Kanda, laisse-la. Je t'expliquerais tout'' le brun se retourna pour se retrouver nez-à-nez avec Komui,- tu fais encore les mêmes erreurs,'' termina-t-il en lâchant Ambre.

- Je suis content que tu sois ici ? Dit Komui.

- Et moi pas'' dit-il en se rapprochant de lui d'un air menaçant, à chaque pas les fleurs s'envolaient,- comment avez vous pu faire ça encore une fois ? C'est quoi votre problème à vous tous...ah

- Kanda, calme-toi'' dit l'intendant.

- Ne...me... dis... surtout... pas... de... me... calmer''il appuya chaque mot avant de lui frapper au visage de toute ses forces,- où je suis ?

Mais au plus profond de lui, il connaissait déjà la réponse.

- Tu es dans la congrégation de l'ombre'' dit Komui.

- Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez vous'' dit le brun avant de sombrer. Komui le rattrapa. Ambre l'aida à le transporter.

- Ses souvenirs deviennent de plus en plus puissants, il est en train de se réveiller'' dit Ambre essoufflée en déposant Kanda dans son lit.

- Il faut le transférer dans sa chambre'' dit Komui.

- On n'a pas encore réveillé tout, monsieur.

- Non, ça suffit, il a failli y rester.

- Je comprends mais la cour ne sera pas contente de votre agissement.

- Qu'importe, j'ai déjà assez donné...'' dit-il avant d'appeler pour qu'il récupère le brun,- on a encore d'autre sujet à traiter en commençant par les deux nouveaux.

- Monsieur quand il va arriver ?

- On n'en sait rien, on a perdu sa trace...peut-être bientôt pour venir le chercher.

Deux hommes déposèrent le brun dans un lit avant qu'il ne referme la porte. Des pétales tombèrent sur son corps comme un murmure Kanda.

À suivre…


à une prochaine fois.