Résumé : Sasuke, assassin amateur, voit sa chère routine malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses camarades de classe. Que faire ? /!\ UA, police
Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !
Les pensées du personnages en POV sont en italiques.
Le début et la fin des flash back sont marqués en gras.
Bonne lecture ;)
POV Sasuke
Il vérifia que son très cher Sai ne soit pas près de lui, le grand manitou aimant venir l'accueillir lui-même au début de chaque nouvelle journée, pour se faufilé jusqu'à son casier. L'absence du Maître, d'ailleurs, lui sembla étrange, mais Sasuke ne risquait surtout pas de s'en plaindre. Le regard de l'Inspecteur était toujours posé sur lui. Heureusement pour le jeune homme, son casier se trouvait dans un angle mort. Même si l'inspecteur était capable de lire sur les visages, ses yeux noirs ne pouvaient certainement pas voir à travers les murs.
A genoux, le jeune homme sorti de sa sacoche, un sac en plastique dans le lequel se trouvait un sac à main mauve. Il s'agissait de celui d'Ino qu'il avait ramassé après avoir poignardé la jeune fille. Mis à part son téléphone qu'il avait jeté dans la rivière ce soir-là, tout était intact et Sasuke l'avait bien désinfecté pour ne pas qu'on trouve de quoi le relier au sac.
Il transféra le sac en plastique de son sac de cours à son sac de sport, qui était resté dans son casier. Il posera le sac de la jeune fille dans un endroit bien précis du lycée, dans un endroit reculé. Il avait décidé de ne pas le laisser dans son casier pour ne pas que l'inspecteur Hatake se décide à opérer une petite fouille à l'intérieur de ce dernier en son absence. Il ne faudrait pas qu'il tombe là dessus.
Les policiers devaient retrouver le sac d'Ino dans le lycée et non pas dans la ville au hasard car le sociopathe voulait que le sac soit trouvé le plus vite possible.
A l'intérieur du sac d'Ino se trouvait l'élément le plus important de son plan. Il avait eu l'idée dès que la jeune fille avait évoqué ses rapports chaotiques avec sa famille.
A l'intérieur de ce sac se trouvait une lettre, écrite par les mains d'Ino elle-même.
Lettre, dans laquelle, elle expliquait les raisons qui l'avaient poussée à commettre un acte définitif : le suicide. Ses parents violents, la jalousie qu'elle éprouvait pour sa sœur qu'elle aimait malgré tout, le fait que son petit-ami ne l'aimait pas et sa tristesse dû à ses nombreuses et fréquentes tromperies, son amour honteux pour Sasuke qu'elle ne voulait pas assumer. Tout autant de raisons qui éliminaient le moindre rapport entre le sociopathe et la disparition de la jeune fille.
Très bientôt, il sera innocenté et l'Affaire YAMANAKA sera définitivement bouclée.
Ainsi, il pourra reprendre sa routine, celle qui lui faisait défaut ces dernières semaines. Et il pourra recommencer ses petits meurtres tranquillement pour finir par celui d'Ino, d'ici quelques mois. Il devra faire en sorte que cela ressemble à un suicide mais ce n'était pas le plus dur. Sasuke était sûr que s'il lui demandait, Ino le ferait pour lui. Elle n'avait même pas bronché lorsqu'il lui avait ordonné d'écrire sur le papier la culpabilité de ses parents à l'encre noire.
Il l'avait observé quand elle écrivait, il avait rédigé le texte et elle n'avait eût qu'à le recopier. Il ne voulait pas prendre le risque qu'elle demande au secours au travers d'un code secret qu'elle partagerait avec sa sœur ou autre. Quand il lui avait dit cela, la jeune fille avait rit si fort qu'elle avait des larmes qui coulaient le long de ses joues.
Le jeune homme n'avait aimé qu'elle se moque de lui de la sorte. C'était Udon qui lui avait raconté que c'était ce qu'il était arrivé dans la série qu'il suivait depuis déjà un moment. Et le criminel avait été arrêté sans avoir eu le temps de fuir.
Des rires graisseux le sortirent de sa rétrospection, il leva la tête juste à temps pour voir une tête avec des cheveux blancs s'enfuir vers le gymnase devant un Sai hilare. C'était donc pour elle que le grand manitou n'était pas là. Trop occupé à victimiser quelqu'un d'autre, Sasuke n'allait crier contre cet adultère.
Son regard se laissa guider vers son sac. Le brun se souvint du visage de la blonde après avoir reprit l'écriture, parfaitement calme et serein, on aurait dit qu'elle écrivait une lettre à un vieil ami.
« SASUKEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE, TU ES PRÊT ?! »
Quelqu'un arriva comme une tempête et s'affala sur le dos courbé du pauvre sociopathe pour ensuite refermer ses bras autour du cou du jeune homme. S'il crut au début à une tentative de meurtre, le parfum « vanille-qui-sent-trop-fort » fit comprendre au jeune homme qu'il ne s'agissait que d'une marque d'affection de la part de Shion. Sasuke n'avait pas réussi à éviter la jeune fille, malgré les bruits persistants qui accompagnaient la blonde aux yeux roses lors de chacun des ses déplacements (bruits produits par elle-même), il ne l'avait pas vu venir.
Elle est pourtant si bruyante*
Et c'est accompagné que ses « amis » qu'il rejoignit le gymnase pour le cours en question. Il passa le grillage sous le regard inquisiteur de l'inspecteur aux cheveux gris.
« 9-2 pour l'équipe rouge ! Uchiwa, remues toi ! »
Voilà l'une des raisons qui faisait qu'il détestait le lundi, le cours de sport était de plus en plus insupportable, surtout le professeur en fait. Dans ce grand gymnase, on n'entendait que les hurlements du professeur sur tel ou tel élève et les respirations rauques et accélérées des élèves qui rêveraient tous de retourner sous la couette plutôt que de faire du handball le lundi matin à 8h.
Est-ce que le fait qu'il soit DEJA à son maximum ne se voyait pas suffisamment ? C'est le visage aussi rouge que son maillot, sa respiration courte et ses jambes tremblantes qu'il lança le ballon à l'aide de ses dernières forces en direction des cages bleues. Il continua à se demander pourquoi Kiba s'obstinait à lui faire la passe dès qu'il avait le ballon entre les mains, probablement pour se moquer de lui...
Shino, qui était aux cages bleues, réussi avec une facilité enfantine à renvoyer le dit ballon à l'autre bout du terrain.
Merci Shino. Pensa Sasuke, amer. Il jeta un dernier regard dur à son « ami » avant de se retourner.
Il ne restait plus qu'un seul point à marquer pour l'équipe rouge et ils étaient libres. Libres de voguer dans le gymnase à leur bon plaisir en attendant que le match de l'équipe jaune et de l'équipe verte se finisse. Les membres des deux autres équipes étaient déjà tous revenus de leur voyage, prêt à y aller à leur tour.
Courant pour attraper désespéramment le ballon, tous les élèves se retournèrent et coururent en direction du Saint Graal. Sai intercepta la balle en l'air, avec (pour une fois Sasuke devait l'admettre) classe et voulu faire la passe à Shion, la seule démarquée de l'équipe rouge, qui ne réussi pas à l'attraper et le ballon sorti du terrain sous des soupirs de soulagements des élèves qui y voyant enfin une chance de faire une mini-pause.
Même si le lycéen aux lunettes n'aimait pas le grand manitou, il lui reconnaissait cette qualité de sportif qui faisait défaut chez le jeune sociopathe. Sai reparti dès qu'Ayame envoya la balle vers les cages de l'équipe rouge, prêt à défendre Udon coûte que coûte. Il courut si vite que lorsqu'il passa près de Sasuke ce dernier crut s'envoler. Udon avait la chance de pouvoir se cacher dans les cages et de ne pas avoir à courir dans tous les sens pour attraper une stupide balle rouge.
Sasuke, qui avait du mal à comprendre ses semblables, ne se sentait jamais aussi proche d'eux et de ce qu'ils ressentaient que lors des cours de sport. Ils entendit des soupirs plus ou moins prononcés avant que ses camarades ne reprennent la route du ballon, signe qu'ils étaient tous sur la même longueur d'onde.
Temari attrapa finalement la balle avant de tirer droit dans les cages rouges absolument pas défendues par Udon qui était caché derrière un poteau. Mais elle fut malheureusement stoppée par Sai qui, d'une simple petite claque dans la balle, envoya cette dernière dans l'autre sens à l'autre bout du terrain. Son meilleur ami récupéra la balle et lorsqu'il vit Sasuke qui tentait de se cacher derrière une certaine blonde aux yeux roses, il lui envoya immédiatement le ballon.
« Allez Uchiwa, mets un but ! » hurla le professeur quelque part dans la grande salle.
Sasuke regretta armement de ne pas s'être caché dans la foule d'élèves plutôt que dernière Shion. Pourtant elle était plus grande et plus large que lui. Non pas qu'elle était en surpoids ou trop grande, c'était juste lui qui était bien trop petit et trop fin pour son âge et son sexe. Ce n'était pas faute de manger.
Le jeune brun attrapa le ballon malgré lui et commença son ascension vers les cages bleues avec personne devant pour le contrer. Il fit de nouveau face à Shino qui était plus que jamais décidé à défendre ses cages. Et alors qu'il courait, il senti deux bras s'enrouler autour de sa fine taille puis le sol d'une fraîcheur certaine contre son visage et la voix du professeur retentir dans le gymnase :
« Karui, on est pas au rugby ! C'est interdit les placages ! »
Le ballon vola dans l'autre sens. Et les élèves, comme vidé de leur énergie, suivirent d'abord des yeux le ballon puis se dirigèrent mollement vers la direction indiquée. Comme des moutons suivaient leur berger, sans se préoccuper de l'homme à terre qui avait faillit mettre fin au match et à leurs souffrances.
Toujours à terre, le lycéen senti deux mains le soulever par les aisselles et le remettre sur pied. Les yeux jaunes de Karui lui faisaient face, elle lui épousseta ses vêtements avant d'ajouter :
« Alors, pas trop de bobos ? »
Sasuke se figea sur place. Il ne comprit pas ce soudain geste de gentillesse et préféra simuler du mieux qu'il pouvait une grande douleur au visage. Il n'attendait plus que une chose depuis le début du cours c'était la fin de ce match pour s'occuper de la lettre qui l'attendait sagement dans son sac. Sac, qu'il avait bien évidement caché dans le faux plafond des toilettes, on est jamais suffisamment sûr.
Cela ne parut pas étrange à qui que ce soit, il avait l'habitude de se changer dans les toilettes et d'y laisser ses affaires. Sai et Kiba avaient eut trop tendance à le harceler sur sa pauvre stature qui en un coup de vent s'envolerait loin de Konoha, d'après eux. Si les filles avait la chance d'avoir plusieurs toilettes par vestiaires, les garçons eux, devaient se contenter de partager tous les mêmes WC quelque soit leurs vestiaires.
« J't'accompagne à l'infirmerie, s'tu veux. »
Quelque chose n'allait pas. Karui, gentille ? De façon générale, elle avait tendance à râler sur tout et n'importe quoi depuis qu'il la connaissait et ne supportait pas les « mauviettes », ce qui avait fait naturellement de Sasuke, son opposé. Elle était une grande féministe qui ne supportait pas les clichés sur les filles et avait tout fait pour être à l'égal des garçons, notamment à l'école. La jeune fille aux cheveux rouges les avait longtemps coupé courts et avait même refusé à l'école primaire d'assister aux cours de couture, réservé aux filles. Un scandale plus tard et elle avait été autorisée à assister au cours de bricolage des garçons.
Il la fixa sans répondre. Est-ce que c'était un piège et qu'elle allait l'attaquer par surprise dès qu'il aurait le dos tourné ? C'était malheureusement une possibilité que le jeune homme ne devait pas exclure. Même si le fait d'être le suspect n°1 pour le meurtre de son amie devait, en théorie, rester secret, Sasuke avait imaginé que cela ne le resterait pas trop longtemps. Comment réagirait-elle avec lui si elle pensait qu'il était le meurtrier d'Ino ? Voudrait-elle se venger elle-même sans consulter la Police ?
Elle croisa les bras sur sa poitrine. Elle avait un corps d'athlète, des épaules plus larges que la plupart des garçons de la classe et des bras finement musclés par des années de clubs de sport. Il remarqua que malgré ses aboiements sur la femme objet, elle n'avait pas su résister à souligner son regard de traits marrons qui avec sa peau chocolat se faisaient plutôt discrets, mais donnaient du relief à son visage et ouvrait ses yeux. Son regard dur, était tout aussi interrogateur que celui du jeune homme.
Sasuke savait que s'il devait avoir un combat entre eux deux, il ne s'en sortirait pas. Elle était bien trop forte pour lui. S'approchant de lui, elle lui chuchota à l'oreille :
« En plus, j'ai quelque chose à te dire... »
Le lycéen se raidit en entendant cette phrase. Il senti ses mains devenir moites et ses oreilles bourdonner. Maintenant qu'il y pensait il n'avait jamais su si Ino avait finalement dit quoi que ce soit sur le meurtre qu'elle avait vu. Il ne savait même pas si finalement elle avait vu quoi que ce soit. Il avait été bien trop rassuré par le fait qu'elle semblait lui être totalement soumise.
« Karui, arrête de draguer et reviens sur le terrain ! » hurla Ayame depuis l'autre bout du terrain, qui semblait en difficulté devant un Sai enjoué et qui visiblement ne voulait pas la laisser marquer un but.
Et la rousse reparti en lui disant qu'ils se verraient plus tard.
Le sociopathe ne savait pas s'il devait être rassuré de ce départ ou inquiet. Il l'observa gambader joyeusement après la balle rouge tout en donnant des coup de coudes à Sai qui semblait bien à son aise. On n'aurait pas dit que sa petite amie, avec laquelle il était depuis plusieurs mois, avait disparue il y a un mois de cela. Au contraire, il semblait en parfaite forme.
Sur la route des toilettes, il avala difficilement sa salive. Il avait l'étrange sensation d'avaler des lames de rasoir. Il entra dans un toilette et rabaissant le siège, il monta dessus et manqua de tomber. Il n'avait jamais été un très bon équilibriste. Une fois sûr de sa stabilité, il souleva une plaque du faux plafond et récupéra son sac.
C'était presque trop beau. Il tenait dans sa main le fin mot de l'Histoire. Fini les sueurs froides et les regards incessants de l'inspecteur Hatake. Fini le manque de sang et les courses folles à 3 heure du matin.
Sasuke aurait aimé assister au moment où l'Inspecteur découvrirait la lettre. Le moment où il compara très tard dans la nuit, éclairé par une petite lampe de bureau, l'écriture des cahiers de cours d'Ino et l'écriture sur la lettre. Le moment où il annoncera avec amertume et dégoût, la triste vérité aux parents de la jeune fille. Ce moment où il se rendra compte que quelqu'un aura été plus fort que lui.
Le jeune lycéen ne connaissait pas l'inspecteur Hatake, absolument pas. Mais il parvenait sans grande difficulté à comprendre que l'homme aux cheveux argentés avait une fierté et était doté d'une arrogance certaine. Cette façon de se tenir droit, de parler avec une voix forte et claire, lui rappelait son paternel.
Sasuke prit sa sacoche et sorti des toilettes sans faire de bruit. Il jeta un coup d'œil près des vestiaires des filles et attendit quelques secondes. N'etendant rien, il se dirigea vers le bureau des professeurs de sport, là où étaient rangées les clés. On aurait pu croire qu'avec la disparition et maintenant décès d'une élève, le personnel de l'école ferait plus attention à ses élèves, mais ce ne fut pas le cas, pour le plus grand bonheur de l'Uchiwa. Personne dans les parages, personne pour surveiller, il se faufila et récupéra une clé au hasard. « Vestiaire 6 ».
Parfait.
Sur ses gardes, il avança doucement et eut un sursaut de surprise quand il entendit le professeur hurler depuis le gymnase. De toutes évidences, un membre de l'équipe rouge avait encore raté un but.
Shino n'avait jamais été sportif dans leurs années collège. Il faisait toujours parti, avec Sasuke et Shion, des derniers choisis pour les équipes. Apparemment tout peut arriver. Udon, à l'époque du collège, avait toujours été choisis parmi les premiers. C'était avant qu'il fasse une réaction allergique qui endommagea ses poumons, l'empêchant de respirer normalement, de courir ou même de faire le moindre efforts et qui provoquait de façon systématique une crise d'asthme chez le jeune homme dès qu'un effort lui demandait plus d'énergie que d'habitude.
Mais le terrible résultat que Sasuke ne pouvait supporter, c'était cette infâme goutte qui perlait toujours sur le bout de son nez depuis l'incident, amenant le jeune homme aux lunettes à renifler d'une manière peu ragoûtante. Le jeune sociopathe avait appris à faire avec même s'il se retenait souvent de lui moucher lui-même le nez.
Soi-disant que monsieur n'aimait pas déranger les autres pendant les cours en mouchant de façon incessante. Mais ne pensait-il pas à Sasuke plutôt qu'aux autres qui se fichent constamment de lui ? Lui, qui était pourtant maniaque de l'hygiène, faisant le ménage deux fois par jour dans l'intégralité de sa maison durant des heures, devrait supporter ça ? Maniaque, au point de ranger lui-même la chambre d'Udon qui était dans un état CHAOTIQUE le soir où il avait pris le bus pour suivre Ino jusque chez elle. Il y avait passé toute la soirée !
Le jeune homme se ressaisit. Il inspira fortement, face à la porte du vestiaire, puis enfonça la clé dans la serrure. Cette histoire lui avait bien servi de leçon, il ne fera plus jamais la même erreur.
Laisser vivre Ino avait été une terrible erreur.
Il ouvrit la porte.
« Kyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyaaaaaa ! »
Sasuke fit un bond en arrière et tomba à la renverse sur son derrière. A force de le prendre pour un airbag, il finira par se casser le coccyx. Il ne savait pas ce qui venait de l'attaquer mais ce genre d'animal avait une capacité d'ultrason plus puissante que Shion, ce qui était tout à fait remarquable quand on connaît le spécimen originel.
Il recula de quelques centimètre discrètement, toujours les fesses à terre. Avec un peu de chance, qui qu'elle soit, elle ne l'avait pas reconnu.
« Sasuke ?! » fit une voix au fond du vestiaire.
C'est pas vrai...
Il ne lui restait plus qu'à jouer la carte du pervers pour ne pas se retrouver directement à la case prison.
Il se releva et avança, pas du tout sûr de lui. Une fois entré entièrement dans le vestiaire, de longs cheveux blancs emmêlés apparurent dans son champs de vision. Coiffés en une queue de cheval basse. Des lunettes aussi rondes et épaisses que celles qu'il avait sur le visage, les sourcils levés, résultant probablement d'une interrogation et des larmes coulant sur les joues. Il était face à Shiho.
Il ne la connaissait pas vraiment, elle ne venait pas du même collège que lui et tous les autres. Il s'était rapproché d'elle au début de l'année quand il avait voulu lui demander des cours en informatique. Elle était LA fille la plus intelligente de tout le lycée. Elle était apparemment douée en tout mais son excellence était encore plus apparente en informatique. Elle passait beaucoup de temps à coder, démonter des ordinateurs, les remonter, etc.
Elle avait reçu des médailles et autres diplômes. Sasuke ne se souciait nullement de son histoire mais comme tous les professeurs ne pouvaient s'empêcher de la félicité au début, au milieu et à la fin de chaque cours, (caressant doucement leur ego, pensant être à l'origine de ce qui avait fait de la jeune fille un génie) il avait finalement fait attention à elle.
C'était d'ailleurs, cette attention constante des professeurs, la prenant toujours en tant qu'exemple de réussite et exemple à suivre qu'elle s'était attiré les foudres de la bande du grand manitou et d'Ino. Sai ayant l'habitude d'être au centre du monde n'avait pas dû aimer. Ils s'étaient mis à la tyranniser de la même façon qu'ils tyrannisaient Sasuke. C'était par cette ressemblance qu'il s'était approché de la jeune fille. Bien qu'elle soit solitaire, elle avait même finit par intégrer de temps à autre leur petit groupe mais avait finalement décidé de couper les ponts quand elle avait remarqué qu'elle se ferait moins harceler si Sasuke se trouvait loin d'elle.
Shion avait senti ceci comme une autre trahison, surtout que Shiho** les avait quitté quelques temps après qu'Ayame fut partie elle aussi et il avait été décidé par le « quatuor des moches » (comme les surnommait Sai) qu'ils ne lui adresseraient plus la parole. Un acte prouvant le peu de maturité que possédaient ses « amis » mais Sasuke s'en fichait, il avait eu ce qu'il voulait de la jeune fille aux cheveux blancs.
« Qu'est ce que tu fais là ? » demanda Shiho
« … Je... je … t'ai vu pa-partir … juste-te après la répartition des équipes ...et ça... n'avait pas l'air.. d'aller ? »
Il fallait vraiment que Sasuke s'entraîne à mieux mentir.
« Tu es vraiment un pervers, alors ?
-Mais … non !» tenta de se justifier le jeune homme.
« Suzette ! Alors ma grande, qu'est ce que tu fais ici toute seule ? »
Une serviettes sur la tête, le visage en sueur, des gouttelettes dégoulinantes le long des ses tempes et tombant de ses cheveux mouillés sur son torse nu. Sai apparu derrière Sasuke qui fit les gros yeux. Apparemment le match venait de finir, il n'avait plus de temps pour son plan. Le jeune homme à lunettes faillit hurler de dégoût tout en lui sommant de prendre une douche. Qui pourrait supporter de rester dans la saleté de cette façon là ? Il se retourna et fit face à Shiho qui avait le visage aussi rouge qu'une tomate, elle regardait d'une façon étrange Sai en tentant de prononcer des mots mais rien de bien compréhensible sorti de sa bouche.
« Oh... » Fut la seule réaction de Sai une fois rentré dans la pièce.
« Vous faîtes des trucs entre moches, dites-donc... Bon en même temps, vous n'avez pas le choix, sinon vous allez vous reproduire comment ? Il faut bien des moches à la société pour que les gens comme moi sache que l'on est beau. Ça s'est passé comme ça pour tes parents aussi Suzet- »
Des bruits de pas stoppèrent Sai dans son discours sur la tolérance et l'humanité.
« Qui est là-bas ? C'est interdit d'aller dans les vestiaires qui ne sont pas réservé à votre classe ! »
Sasuke fut aussi surpris que Shiho quand Sai les attrapa tous les deux et les enferma tous les trois dans un des toilettes du vestiaire. Ils montèrent à trois sur la lunette s'agrippant comme ils le pouvaient les uns aux autres pour ne pas tomber. Son bras agrippé par Shiho et le haut de son sac par Sai, avaient rappelé au jeune sociopathe qu'il détestait les contacts physiques. Lui, était à moitié affalé sur l'épaule du grand manitou qui était accroupi et ayant un genoux à 2 cm au dessus de l'eau. Shiho, quant à elle avait son arrière train en équilibre juste au dessus de la chasse d'eau et avait attrapé le bras de Sai in extermis, si elle se laissait tombé, elle activerait la chasse d'eau.
Sasuke n'était pas parvenu à comprendre comment ils avaient fait pour en arriver à ces positions là, ni même comment ils réussirent à tenir ces positions le temps que Monsieur Yamato entre dans les toilettes, ouvre une porte au hasard, vérifie brièvement en dessous des portes et parti.
Le sociopathe ne comprit pas ce soudain moment de générosité de Sai, d'avoir emmené avec lui les deux jeunes personnes à lunettes. Puis il se souvint que le professeur de sport, malgré les aptitudes exceptionnelles de Sai dans cette discipline, ne supportait pas le jeune homme. Il devait bien être le seul de tous leurs professeurs à avoir un minimum d'autorité sur le grand manitou et il n'hésitait pas à asperger joyeusement de mauvaises appréciations le bulletin du plus sportif pour tout ce qui concernait son comportement en classe (et ses notes aussi).
Cela n'avait d'ailleurs pas plus à ses parents qui n'avaient pas aimé voir le dossier de leur fils « salit » par un « misérable professeur de sport », mais ils ne s'étaient nullement offusqué du comportement de leur fils avec ses professeurs ou avec ses camarades. Ce fut à partir de ce moment là, que Monsieur Yamato gagna le respect de Sasuke, il était difficile dans un environnement comme le leur de s'opposer ouvertement aux « lobby » des plus riches.
Une fois que les pas du professeur furent assez loin pour que les trois comparses d'une fois ne les entendent, Sai se releva d'un coup, faisant tombé dans le même temps les deux autres. Puis il inspecta son pantalon avant de partir, n'oubliant pas d'adressé un regard remplis de menaces de mort à Sasuke.
« Non ! Ce n'est pas ce que tu crois, Sai ! » Hurla Shiho dans une vaine tentative, mais ce dernier était déjà parti.
Sasuke eut l'impression que cette phrase sortait d'un vieux téléfilm ou d'une série à l'eau de rose concernant le quiproquo d'un couple sur une tromperie.
Le jeune sociopathe sorti à son tour se jurant de ne plus jamais se cacher dans des toilettes.
Le cours de sport étant fini, il retourna docilement dans sa cachette, rompant immédiatement la promesse qu'il venait de se faire il peine quelques secondes. Il trouva un autre moment dans la journée pour poser la preuve de son innocence et surtout dans un autre endroit. Il ne faudra pas que l'Inspecteur en trouvant le sac à main mauve dans le gymnase apprenne de la voix de Shiho que le suspect avait voulu se retrouver seul là où le sac avait été retrouvé. Une voix le sorti de sa trans:
« Pourquoi ton sac est ouvert ? » suivit d'un « zip ».
« Voilààà ! Fais attention tu pourrais perdre quelque chose. Sai et les autres pourrait te voler aussi. »
Sasuke se retourna violemment vers Udon qui venait de parler puis il s'enferma dans un toilette.
Il ouvrit sa sacoche, mais ses mains tremblantes ne lui facilitaient pas la tâche. Le bout de métal lui échappait des mains, elles étaient maintenant toutes humides. Ses yeux n'arrivaient pas à faire de focus, tout était flou dans son sac quand il réussi enfin à l'ouvrir.
« Tu as bientôt fini ? J'ai besoin d'y aller ! »
Le sac d'Ino n'était plus dans sa sacoche.
Udon frappa à sa porte.
Sasuke pressa fortement sa main contre sa bouche pour ne pas laisser passer un cri.
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non NON.
Le sac en plastique dans lequel il avait mis celui d'Ino. Il l'avait touché avec ses mains. Sans gant, sans aucune protection. Ses empreintes étaient sur le sac plastique !
* Ça ne se voit pas beaucoup mais en vrai, j'aime beaucoup la Shion de cette histoire x).
**Je remarque avec un certain retard que la plupart des gens qui sont proches de Sasuke (Shion, Shiho, Shino) ont leur noms qui commence par « Shi », c'est drôle (?) quand on sait qu'en mandarin cela peut dire « mort » :X
Réponses aux reviews :
j'men baleck : Merciiiii pour tes reviews !
C'est vrai que « le crime » est un sujet très peu exploré dans la fanfiction, pourtant intéressant x)
Sai en brute, ça fait bizarre au début mais je me suis dit que ça lui irait bien justement parce que c'est le complet opposé de ce qu'il est dans la série.
Je connais Dexter (J'vais regarder ça !), je n'ai pas vu la série, mais je me souviens du speech et c'est vrai que « ces pulsions » qu'ils ont en commun se ressemblent, je pense que c'est comme ça pour toutes les personnes dans leurs situations. :) Aujourd'hui on ne peut plus vraiment imaginer le protagoniste en criminel réellement « méchant », pas juste en « anti-héros » de l'histoire sans penser à Dexter x)
Merci de me suivre et à la prochaiiine :)
J'espère que ce chapitre vous a plu !
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