Surprise ! Je vous poste le chapitre en avance car demain je ne serais pas du tout disponible!

Alors voila nos deux concurrents aux Hunger Games qui apprécient ( ou pas) le voyage en train!

Je vous annonce le premier lemon dans le prochain chapitre ! Je suis longue à les mettre en route mais vous ne serez pas déçu. Je viens d'un écrire un autre pour cette fic vous serez tous(tes) émoustillé(e)s!

Dites moi ce que vous en pensez, d'autres mises en favoris/alertes, beaucoup de nouveaux visiteurs alors PLEASE des reviews :) Je me lance dans une histoire inédite alors des avis me seraient utiles! Sachez que j'ai pas mal d'avance alors je ne vous laisserez pas en plan ;)

Et comme d'habitude, je vous invite à aller voir ma traduction de HG et ma nouvelle histoire, Xover entre DW/Sailor Moon!

Sur ce, Bonne lecture ! :-)

Voyage

Je marchais le long du couloir étriqué, me balançant au rythme du train qui avait pris de l'allure. Les champs fruitiers devenaient plus épars et je voyais des champs à l'herbe rase, verte et avec des vaches se dessiner. Les collines s'effaçaient pour laisser une vue dégagée sur l'horizon et le bétail. Je m'appuyai contre les panneaux en bois, d'un rouge acajou, et je sentais la présence de Peeta derrière moi. Je ne me retournai pas ni ne lui adressai la parole, je ne savais pas comment amener le sujet sur le tapis. Il avait l'air buté et je devais absolument lui faire entendre raison.

Je passai devant son appartement, puis le mien, et nous arrivâmes dans le wagon d'entraînement. Des appareils de musculation étaient alignés contre le mur et une sorte de tatami trônait au milieu de la pièce. Des poids et des haltères étaient étalés le long du mur du fond, recouvert par un vaste miroir. Je retirai mes bottes et mes chaussettes, pour monter sur le tapis au centre du wagon. Moelleux mais assez dur pour bien tomber. Des armes, épées, lances, poignards se trouvaient sur un petit établi à ma gauche. Pour l'instant je voulais tester sa capacité au corps à corps.

Il va être surpris...

Je me retournai après mon inspection de la pièce. « Alors Peeta, ça te dit de voir un peu de quoi on est capable ? »

Il fit la moue « Du moment que tu n'utilises pas tes capacités spéciales sur moi, je pense que je peux survivre... »

« Ne t'inquiète pas pour ça, je suis rouillée sur ce point là. Ça va , ça vient, jamais quand je le veux, et je ne le maîtrise pas. J'étais même étonnée d'avoir toujours mes dons, tu vois... Surtout qu'ici cela semble avoir disparu... »dis-je songeuse. Il faudra que je me penche sur ce problème et vite. Mes pouvoirs pourraient m'être utile dans les Jeux mais avec des caméras braquées sur moi, ce serait signer mon arrêt de mort.

Peeta s'approcha des armes et les étudia. « Mais je me demandais, c'était comme ça qu'étaient les.. hommes avant ? On avait des dons comme les tiens ? On pouvait guérir sans onguents ou sans matériel? »

Je le regardai avec des yeux ronds et m'esclaffai. « Ah non mon grand, je t'assure. On m'aurait brûlée au bûcher, avant comme maintenant. Les gens ont souvent peur de moi, ou des gens qui ont des dons spéciaux. Tu as peur de moi ? » dis-je en le regardant plus attentivement.

Il prit une épée, puis une autre. Il évaluait leur poids, leur lame, leur prise en main. Il me répondit sans me regarder, toujours à évaluer ses épées.

« Non. Enfin, je ne pense pas. Ça m'intrigue car c'est l'inconnu. Pas de mode d'emploi, pas vraiment de guide pour savoir comment tes dons fonctionnent et s'ils peuvent être dangereux pour moi. Mais je pense que si tu les possédais ou que tu les possède... enfin tu me comprends, c'est que tu dois être faite pour ça. »

Je hochai la tête. « Malheureusement, je ne suis pas si douée que ça, si je me suis retrouvée ici. » Il se retourna, me lançant un regard interrogateur. Je soupirai plus lourdement.

« Une autre partie de l'histoire, que tu n'es pas prêt à entendre. Bon, on se met au boulot ou on va rester là à se regarder dans le blanc des yeux, façon mollusque ? »

Je sautai du tatami, et rejoignis rapidement Peeta près des épées. « Tu sais te battre à l'arme blanche ? » lui demandai-je.

Il haussa les épaules. « Mon père nous apprenait avec des épées de bois, ou des répliques d'armes plus compliquées dont je ne me rappelle pas le nom. Ça nous faisait travailler la dextérité et la souplesse, d'après lui. Mais je suis quelqu'un de fort, je porte des charges très lourdes et je peux les lancer à bout de bras. »

« D'accord, » dis-je en hochant la tête « Je pense que je peux t'apprendre à manier une épée ou un katana, je sais peut-être pas soulever des poids d'une centaine de kilos mais je suis assez forte en arts martiaux. »

« En arts martiaux ? » me demanda-t-il, les yeux ronds comme des soucoupes. « C'est quoi ce truc? »

Je ris allégrement. « Une technique de combat, mon cher Peeta. Je vois que ça aussi, ça a été éradiqué, les arts ancestraux se perdent. Tu peux utiliser des armes blanches ou tu peux te battre au corps à corps. Le but, c'est d'utiliser tout ce qui te sera utile pour te battre. La souplesse est quand même requise mais en utilisant la force de ton adversaire, tu peux justement faire basculer le combat à ton avantage. Cela pourra nous être très utile dans les Jeux. »

Je me tournai vers le tatami au milieu de la pièce. « Allez enlève tes chaussures et chaussettes et rejoins moi. » Je montai sur le tapis, me mettant à une distance raisonnable. « Prépare-toi à un bottage de fesses dans les règles de l'art. »

Il fit de même et se mit en face de moi, à cinq ou six mètres.

« Compte là dessus. Et pas de triche, ok? » me dit-il avec un regard entendu.

Je ris. « Je le jure. Mais ne sois pas mauvais perdant! Allez, attaque-moi, comme si tu voulais t'en prendre à moi pendant les Jeux. Pas d'armes, juste toi et moi. »

Il sembla hésiter, visiblement mal à l'aise. « J'ai... J'ai peur de te faire mal. Et puis, tu es une fille, et toute fine ... »

« Oh, tu as peur de te prendre une déculottée par une fille ? Tu crois que les carrières de sexe féminin vont te laisser une chance ? Bats-toi, allez. » dis-je d'un air moqueur.

Cela marcha à merveille, car il sembla piqué au vif. Il se rua vers moi à une vitesse incroyablement rapide pour quelqu'un de son gabarit. J'attendis qu'il soit à moins d'un mètre de moi pour sauter en l'air. Je sautai juste assez haut pour prendre appui sur ses épaules et le faire tomber en avant. Je fis un salto avant pour retomber par terre, me réceptionnant parfaitement. Je me retournai pour voir Peeta, étalé de tout son long. Il se releva en grommelant et se tourna vers moi.

« Tu as triché ? Comment t'as fait ça ? »

« C'est un secret mon cher. Tu ne pourras pas sauter, monter aux arbres, ou faire tout autre exercice de dextérité, je le vois bien. Mais je pourrais nous aider à trouver un abri ou de la nourriture. Je veux voir ce que ça donne en combat au corps à corps. Recommence. »

Je me mis en position d'attaque, les bras pliés devant moi, paumes ouvertes et je consolidai mes appuis sur mes jambes. Peeta courra alors vers moi et balança son poing droit vers mon visage. Je le bloquai alors facilement avec mon bras gauche et lui assénai une droite dans l'estomac. Il recula d'un pas mais ça ne sembla pas l'affecter plus que ça. Il était fort et il allait falloir ruser pour l'envoyer au tapis. Il continua à m'asséner des coups de plus en plus fort que je bloquais avec mes deux bras. Il commençait à me faire mal, je pris alors appui sur ma jambe droite, placée légèrement en arrière, et lui assénai un coup de pied vers le visage. Je fus plus que surprise quand il le bloqua avec une main, le regard amusé.

Et merde...

Il prit ma cheville et me lança sur le côté comme si j'étais une brindille. Je sautai sur mes jambes, et j'eus juste le temps de m'écarter qu'il revenait déjà à la charge. Je décidai de ne plus me retenir. J'enchaînais des coups, bras et jambes, à une vitesse assez rapide, pas autant qu'avant, j'avais dû perdre de mes réflexes. Il restait en position de défense, encaissant les coups. Je fis mine de ralentir, et comme je m'y attendais, il essaya de me frapper au visage. J'attrapai son bras et le fit se retourner avant qu'il ne tombe lourdement sur le dos. Je m'accroupis près de lui, la main sur la gorge.

« Et là, un petit couteau coincé dans mes vêtements, et je te tranche la gorge. Tu as peut-être de la force mais tu n'as pas de technique propre de combat. Ne t'inquiète pas, personne ici ne saura ce que je sais faire et ne pourra le reproduire. Ce sera notre botte secrète. »

Je ris et il en profita pour m'attraper les poignets et me faire basculer sur le ventre. Il coinça mes bras derrière mon dos et s'assit dessus par la même occasion. Je gigotais dans tous les sens.

« Rhaaaaaaa ! Mais lâche-moi, t'es pas drôle ! On n'aime pas se faire mettre au tapis, hein monsieur ? »

Il s'assit plus lourdement sur moi, me plaquant encore plus.

« Oh je pourrais te retourner le compliment! On fait moins sa maligne maintenant. Je vais me poser la, ça me paraît confortable. Tu ne trouves pas ? »

J'avais l'impression d'être écrasée par un cachalot, mes joues devenaient rouge par manque d'oxygène et je grognais littéralement. Si j'avais encore mes cartes je lui montrerais... Ou tout simplement Kérobéros. Ah, il ferait moins le malin.

Il se releva alors, s'éloignant de moi rapidement, sûrement en prévision des représailles. Je me relevai, le visage écarlate et le souffle court. Il éclata de rire en voyant ma tête. Je me retournai vers le miroir au fond de la salle et on aurait dit une folle dingue : les cheveux en bataille, mon regard vert pétillait, mais de rage.

Il continuait de s'esclaffer. « On dirait un monstre. Un gentil monstre. »

Je grognai assez fort, ce qui n'aidait pas à reprendre contenance. « Je…ne …suis…pas…un monstre. » dis-je, avançant d'un pas lourd vers le présentoir à épée, pour en sortir une fine et longue, comme une épée d'escrimeur. La lame en acier semblait solide, je fis quelques mouvements avec et la lame fendit l'air avec un bruit si aigu que l'on ne voudrait sans doute pas se frotter à elle. Je lançai à regard de défi à Peeta.

« On va voir ce que ton père t'as enseigné à l'épée. Et ne pleure pas trop si je te mets encore au tapis. »

Il se rapprocha de moi, sortit une épée imposante, à vue d'œil, assez lourde pour que je ne puisse même pas la porter. Je lui lançai un regard de dédain et me mis en joue en face de lui. Il comprit et abattit son épée sur moi que je bloquai avec la mienne. Elle ne vibra même pas sous le choc. Je souris et commença à faire reculer Peeta, enchaînant des coups à l'épée, qu'il contrait avec de plus en plus de difficulté. Je donnai un dernier coup, et son épée vola dans la pièce avant de retomber dans un vacarme atroce. Je lui mis la pointe de mon épée sous la gorge.

« Tu vois que je ne suis pas à prendre à la légère. »

Il baissa les yeux vers le bout de mon arme. « Je te crois, je te crois. Je ne traiterais plus de monstre. » Me dit-il avec un sourire narquois.

Je poussai un soupir de dédain, bien décidée à bouder. « Bon, on en assez fait pour aujourd'hui, je pense qu'on fera une bonne équipe . Montre-moi ton talent caché, si tu en as un. » Le défiai-je.

Il posa son épée et s'éloigna de moi et attrapa des poids en boule qui semblait peser une bonne centaine de kilos, avec une poignée. Il prit le poids, en prenant bien appui sur ses pieds, il tournoya sur lui-même et lança le poids à l'autre bout du wagon sans aucun effort particulier. Je levai un sourcil.

« Je pourrais te broyer vu ton poids plume. Les sacs de farine à la boulangerie m'ont permis de développer une force assez spéciale. Et encore, tu n'as pas tout vu. » Me dit-il d'un ton mystérieux.

« Tu es un homme plein de ressources, dis-moi. » répliquai-je.

Il se rapprocha d'un pas rapide, le regard énigmatique. Je me méfiai et commençai à courir vers la porte du wagon. Il m'attrapa par la taille et me souleva dans les airs sans ciller. Je gigotais mais sa prise me tenait bien serrée contre lui. Je sentais son torse musclé derrière moi, je sentais son odeur si particulière que je sentais aussi sur les draps de chez Haymitch. Mon cœur commença à battre irrégulièrement. Je fronçai les sourcils et plaçai mes pieds contre le mur. En une poussée, je passai au-dessus de Peeta et retombai comme un chat sur ses pattes, derrière lui. Je le contournai et ouvris la porte à la volée. Je courrai dans le couloir le long du wagon, je me sentais mal à l'aise. Je ne savais pas ce qui lui avait prit et surtout ce qui n'allait pas chez moi. Le fait d'être absorbée dans mes pensées me fit oublier Peeta qui réussit à m'attraper. Mais un mouvement brusque du train nous projeta à terre. J'étais sur le dos et il m'écrasait avec sa carrure imposante.

« T'as l'air malin. On dirait un gamin, tu aurais pu me faire mal. » lui dis-je d'un ton énervé mais je ne pouvais m'empêcher de sourire.

« Oh, une battante comme toi, je me suis dit que je ne devrais pas te surprendre. »

« Me surprendre passe encore, mais m'écraser par terre. Tu sais, y'a d'autres moyens d'attirer mon attention, Mellark. » Dis-je d'un ton moqueur.

Il leva un sourcil. « Tu penses que je veux attirer ton attention ? Et dis-moi, Kinomoto, ça fonctionne ? »

Je rougissai alors. Je me sentais gênée, allongée de la sorte sous lui. Je me demandais à quoi tout ceci rimait. Il était mon adversaire. J'allais devoir soit le sauver soit le tuer. Il m'avait sauvée d'une mort certaine dans sa cave. Il m'avait sentie. Il était peut-être dangereux, qui sait, s'il avait des dons cachés, d'où provenait-il… Tant de questions et pourtant si peu de réponses. J'allais devoir jouer un rôle devant des milliers de caméras aux côtés d'un garçon que je ne connaissais que depuis deux semaines, qui me faisait un drôle d'effet mais qui pourrait vite devenir un ennemi mortel. Oui, j'aime les relations compliquées.

Je le repoussai sur le côté et me relevai prestement.

« Bon, assez joué. Je vais aller me reposer, fais-en autant. Ce soir après le diner, rendez-vous dans le salon pour visionner les images des autres tributs. »

Je commençai à partir, poussant la porte de séparation pour arriver directement dans le couloir de mon propre wagon. Il me rattrapa et attrapa ma main, m'obligeant à lui faire face.

« Je suis désolé si je t'ai mise mal à l'aise. Mais je suis content de cette séance, on se connaît mieux. »

Je haussai les épaules. « Oui, si on veut survivre un peu, il vaut mieux. »

« Tu sais bien qu'il y a plus. » dit-il, essayant de me fixer dans les yeux. J'évitai soigneusement son regard, il me perturbait.

« Je ne vois absolument pas de quoi tu parles. » Que je mentais mal, une calamité.

Je relevais les yeux vers lui et j'eus à peine le temps de réaliser qu'il m'embrassait. Je fus surprise et mon hoquet d'indignation se perdit quand il ouvrit la bouche pour approfondir le baiser. Je le laissai faire, entrouvrant aussi mes lèvres. Il mit ses mains autour de ma taille, me reculant légèrement. Je butai contre un panneau en bois, le couloir n'étant pas très spacieux. Il embrassait divinement bien, et je vis à quel point sa proximité physique m'avait manquée. Je répondai avec plus d'ardeur à son baiser, enroulant mon bras autour de son cou et le rapprochant de moi. Il émit un son de contentement, et nous continuâmes durant un certain temps, jusqu'à ce que nous soyons à bout de souffle. Nous nous séparâmes mais il laissa nos fronts en contact.

« Waouh » dit-il dans un souffle.

« J'embrasse si bien que ça ? » lui lançai-je, blagueuse.

Il rit et déposa rapidement un baiser sur mes lèvres.

« Tu as un humour assez acide. C'est une des choses qui me plaisent chez toi. Je pense que tu devrais aller te reposer, je vais aller faire de même… »

Il se recula et je restai plantée là, pensive.

« Peeta, ce qu'on fait… tu crois que c'est bien ? »

Il me regarda avec une étincelle dans le regard que je ne lui connaissais pas « Tu sais Sakura, il n'y aucun endroit au monde où j'aimerais plus me trouver maintenant. C'est moi qui ai eu de la chance de te rencontrer, pas l'inverse. Et je compte bien t'aider à mettre un terme à la mascarade qu'est mon pays. Coûte que coûte. Tu es quelqu'un avec une détermination et une force exceptionnelles. Et je veux être à tes côtés pour t'aider. »

Je ne savais pas dans quel sens prendre sa déclaration. Il semblait si… déterminé. Confiant. Comme s'il sentait les choses en avance. Pas vraiment un médium ou quelqu'un qui pourrait lire mes pensées. Plutôt une sensation diffuse. Un moyen pour lui de deviner rapidement et toujours correctement les choses . Il faudra que j'en parle à Haymitch. Peut-être bien que la magie perdure, mais noyée dans les différentes générations d'humains qui se sont succédées.

« J'espère que ta confiance me donnera le courage de me battre pour mes idéaux. Pour l'instant, nous ne sommes pas vraiment en position de force. »

Il soupira et regarda par les fenêtres du train. « Nous le saurons bien assez tôt. Mais je suis sûr que tout ira bien. »

Je tiquai à ces mots. Ils n'arrêtaient pas de me suivre. J'avais besoin de réfléchir.

« Je te laisse Peeta, on se voit tout à l'heure ? Je vais essayer de dormir un peu. »

Il hocha la tête et m'embrassa le front avant de partir. Je le regardai changer de wagon avant de m'enfermer dans ma propre chambre. Je m'étalai dans mon lit et me rendis compte que j'étais pieds nus. En prenant la fuite tout à l'heure, je ne m'en étais pas rendue compte. Mes pensées devenaient de plus en plus embrumées et je sombrai dans un sommeil sans rêves à vitesse grand V. Les légers cliquetis du train me berçaient alors que le soleil déclinait dans le ciel. Si seulement ce moment de paix pouvait toujours durer. Si seulement demain n'arrivait jamais.