Titre : Glimpses

Auteur : LilyIsAwesomerThanYou

Traducteur : Gini95

Correcteur : Merci à lucy in the sky 14

Résumé : Quand Harry est retiré de chez les Dursley par les services sociaux, Severus Rogue est obligé de l'adopter. Mentions d'abus (non détaillés). NO SLASH.

Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne suis qu'une simple traductrice. L'univers d'Harry Potter est du ressort de J.K Rowling.

Commentaires de la traductrice : Merci pour vos reviews!

Ce chapitre va être tournant dans la fic, il est magnifique et très émouvant! J'espère que ma traduction sera à la hauteur.

Sinon nous sommes arrivés à la moitié de la première partie, puisque cette fic est composée de 20 chapitres. Même si elle donne l'impression d'avancer lentement, la fic va jusqu'à la répartition d'Harry. Une deuxième partie a vu le jour, About a Boy. Elle reprend un peu avant la répartition, et est composée de 4 chapitres pour l'instant. Je me suis fixée un objectif de finir la traduction avant la fin de l'année de la partie actuelle.

Pour ceux qui attendent le chemin de traverse, il faudra patienter ce n'est pas avant le chapitre 15 si je me souviens bien!

Chapitre 10

Cela faisait maintenant une heure que Rogue était de retour dans ses quartiers. Il était dans un état second, complètement épuisé et incapable de penser à autre chose que de dormir. Il n'était pas quelqu'un de doué pour réconforter les gens, mais il n'avait jamais vu Albus Dumbledore dans un état pareil et il s'était senti obligé de rester. Et maintenant il essayait de se faire à l'idée que le fils de Lily avait été abusé, et même s'il détestait James Potter, dont le fils était si semblable, il n'aurait jamais souhaité qu'on abuse de lui. Encore moins sur un enfant. Surtout quand il pensait à ce qu'il avait vécu dans sa propre enfance.

Sans vérifier où était Potter et ce qu'il faisait, Rogue s'effondra sur son divan, tombant dans le sommeil réparateur dont il avait besoin, tout en occultant ses pensées pour éviter d'être troublé.

oOoOo

L'homme portait des lunettes. Lunettes identiques à celles qu'il avait. Exactement comme les siennes. Et ses cheveux… Ils étaient trop similaires pour faire penser à une coïncidence. Cet homme était son père. C'était James Potter, son père qui avait été tué dans un accident de voiture. Contrairement à ce qu'il imaginait, il avait l'air bien conservé et beau pour un ivrogne. James lui sourit, levant sa baguette qui émit une douce fumée bleue. Puis son visage se défit, son regard se tournait vers quelque chose qui se tenait derrière Harry.

Sans avertissements, Harry fut comme happé, entrainé vers l'étage. Une femme le plaçait dans un lit, situé dans un coin d'une chambre, avant de commencer à barricader la porte. Elle s'approcha d'Harry, lui prenant la tête entre ses mains, murmurant des mots qu'il ne comprenait pas. Il n'entendait plus rien, comme si le monde s'était vidé de tout bruit. Ça ressemblait étrangement à un film muet. Le seul film qu'il avait vu avec ses tuteurs. Tout était embrouillé dans sa tête.

La femme avait les cheveux roux, et il réalisa avec stupeur que ses yeux étaient l'exacte réplique des siens. Il s'agissait donc de sa mère. Elle était belle.

Mais brutalement, une lumière verte apparut et brisa la porte. Lily se retourna craintivement en larmes. Elle lâcha le visage d'Harry et se plaça devant lui, pour le protéger.

Harry vit les lèvres du nouvel arrivant bouger, puis une lumière verte jaillit de la baguette fine de l'homme. Et sa mère s'effondra. Puis l'homme s'approcha d'Harry.

Ce dernier leva les yeux. L'homme avait les yeux rouges. Ses cheveux noirs quant à eux étaient regroupés vers l'arrière. Il pointa sa baguette en direction du front d'Harry. Il vit les lèvres de l'homme bouger. Harry s'attendait à ce que son rêve s'arrête à ce moment-là, comme les fois d'avant, mais ce ne fut pas le cas.

Il sentit la douleur plus qu'il ne vit le sort le frapper. La douleur éclata dans tout son corps. Le plafond s'effondra, laissant apercevoir les étoiles au-dessus de Godric Hollow. Le son revint à ce moment brutalement. Il criait, criait à éveiller les morts. Ses propres cris résonnant dans ses oreilles. Il n'arrivait pas à bouger, il ne pouvait rien faire. Le sang coulait de son front lui brouillant la vue.

Agonie. Il était à l'agonie.

oOoOo

Le cri qui retentit dans l'appartement de Rogue le réveilla immédiatement. Il sauta sur ses pieds, baguette à la main. Qui était là ? Puis son cœur s'arrêta. Potter. Était-il blessé ?

Non pas que je m'inquiète.

Il se précipita vers sa chambre à coucher. Mais quelle fut sa surprise de ne voir personne dans le lit. Potter n'y était pas. Par Merlin, où était-il ?

Il referma inconsciemment la porte derrière lui en sortant, quasi en panique. Il se figea pour reprendre ses esprits lorsqu'un autre cri parvint à ses oreilles. Il commença à chercher le gamin frénétiquement dans toutes les autres pièces. Il y avait tant de choses dangereuses que le garçon aurait pu trouver, en particulier dans son laboratoire.

« Le placard », murmura-t-il pour lui-même, réalisant tout à coup où était le garçon. Il courut vers son placard à ingrédients. Avant même d'ouvrir la porte, il sut ce qu'il allait trouver. Il tourna la poignée et fut surpris de tomber nez à nez avec le garçon qui se gesticulait violemment dans son sommeil, gémissant et transpirant. Il cria de nouveau et sa tête heurta sans grâce l'étagère.

Finalement j'ai bien fait de placer des sorts d'amorti sur elles.

Rogue resta pendant quelques secondes sans bouger, ne sachant pas quoi faire. Ses Serpentards avaient déjà faits plusieurs fois des cauchemars mais en général le soutient de leurs amis et la présence d'un adulte les réconfortait. Mais Rogue avait le pressentiment que sa présence seule ne suffirait pas à Potter.

Il tomba à genoux et murmura:

« Potter ». Le garçon se tordit de nouveau, la douleur et la terreur était présente sur son visage tendu. « Potter », appela plus fort Rogue. Le garçon ne répondit pas.

Pas encore.

Avec un soupir résigné, Rogue tendit une main hésitante vers le garçon. Ne sachant pas comment il allait réagir. Cela pouvait au mieux l'aider, au pire le blesser. Il se décida et saisit fermement les épaules du garçon.

« Harry », dit doucement Rogue en le secouant. La réaction fut immédiate, les yeux d'Harry s'ouvrirent brusquement. Voyant Rogue si proche de lui, il tressaillit et recula rapidement.

Et bien…

Rogue se leva, se brossant la poussière qui s'était collée sur son pantalon noir. « Vous avez eu un cauchemar », annonça-t-il calmement au garçon. Ce dernier respirait encore difficilement, mais il lui lança un regard plein de gratitude. Rogue commença à faire demi-tour lorsqu'il sentit quelque chose solide le heurter. Il laissa échapper sa respiration dans un soupir. Potter, le fils de James Potter le serrait. Rogue, hésitant, tendit un bras et tapota le dos du garçon pour tenter de le réconforter maladroitement.

« Je vous remercie Monsieur », murmura le garçon tout en tenant ses robes. Rogue regarda le garçon avec surprise. Il le remerciait ? Pourquoi ?

« De rien M. Potter, maintenant retournez au lit ! » Ordonna-t-il doucement. Voyant Potter commencer à retourner sur le plancher du placard, il l'arrêta : « Dans votre chambre à coucher. Pas sur le sol ! Nous allons devoir avoir une discussion à propos de vous et de ce placard, mais plus tard. »

Potter le regarda avec un sourire penaud, et se précipita dans sa chambre.

Rogue quant à lui retourna se coucher sur le canapé et s'endormit rapidement.

oOoOo

Harry se réveilla doucement, les lumières de la chambre étant tamisées. Les évènements récents de la journée lui revinrent brusquement en mémoire, et ses joues virèrent au rouge, honteux. Il avait serré dans ses bras Rogue. L'homme ne voudrait plus de lui, il en était sûr. Surtout pas après qu'il ait côtoyé sa monstruosité.

Il chercha ses lunettes à l'aveuglette et les posa sur son nez en se traitant d'imbécile. Il était stupide.

Il se glissa hors du lit et fut surpris de trouver une petite paire de pantoufles juste à côté. Ces dernières avaient l'air d'être à sa taille. Il les mit et eut l'agréable surprise de voir qu'elles s'adaptaient parfaitement à ses pieds. Puis se rendant compte de ce qu'il faisait, il ôta brutalement ses chaussons, les envoyant valser à travers la pièce. Il aurait des problèmes s'il touchait aux affaires de l'homme.

L'estomac d'Harry se mit à gronder fortement alors qu'il se dirigeait en silence vers la porte. Il prit la direction de la cuisine en notant mentalement qu'il devait trouver de la nourriture avant d'être puni. Il vit rapidement une corbeille de fruits posée sur une table et il attrapa une pomme avant d'arranger le plateau pour combler le trou laissé par son larcin. Il reprit la direction du salon et s'installa dans un fauteuil.

En examinant plus précisément le canapé de cuir, Harry réalisa que Rogue dormait dessus, la tête posée sur un oreiller, ses pieds dépassant du divan. Un bras pâle recouvrait son visage et sa tête était tournée vers le dossier.

Harry sourit légèrement en voyant la position dans laquelle l'homme dormait. Il était tellement moins sur la défensive, plus détendu.

Il frissonna légèrement, il faisait froid dans cette pièce. En jetant un œil vers la cheminée, il se rendit compte que le feu était presque éteint. Il débattit mentalement de ce qu'il devait faire. Attiser ou non le feu ? Chez ses anciens tuteurs il était responsable de la cheminée et les cicatrices qu'il avait sur ses jambes et ses bras en étaient la preuve. L'homme avait été en colère lorsqu'il avait essayé de faire les travaux qu'il était obligé de faire chez les Dursley et il ne voulait surtout pas qu'il le soit de nouveau, surtout que sa monstruosité avait déjà déteint sur lui. De plus Rogue avait l'air si paisible pour le moment.

Harry sauta délicatement sur ses pieds et se fraya un chemin vers la porte. Il resta en suspens, la main posée sur la poignée. Il ne méritait vraiment pas de vivre avec Rogue, l'homme était si gentil avec lui. En plus tout ce qu'Harry avait réussi à faire, c'était de contaminer Rogue sa maison avec sa monstruosité. Oui c'était décidé. Il allait partir d'ici et laisser Rogue avoir une vie normale, la vie qu'il méritait.

Il tira sur la porte pour l'ouvrir et sortit des quartiers de l'homme, ne se laissant pas impressionner par le long couloir de pierre.

oOoOo

Rogue ouvrit brutalement les yeux. On était au milieu de la nuit et sa baguette l'avait averti que quelqu'un était entré ou sortit de ses quartiers. Potter n'était pas censé être assez stupide pour partir, ce qui voulait dire que quelqu'un était entré. Il sortit rapidement sa baguette, prêt à lancer un sort sur l'intrus.

Il la pointa sur les flammes, les ranimant. Avec un autre geste de la baguette, il alluma les lumières et se mit à fixer tout autour de lui, méfiant.

« Hominum Revelio », chuchota-t-il. Puis réalisant qu'il était seul, il se leva brusquement pour voir la porte ouverte. Petit idiot, pensa-t-il avec irritation avant de se précipiter en direction de la porte. Il jeta un œil dans le long couloir et vit que le garçon n'était pas très loin.

« Potter, revenez ici, imbécile ! ». Le garçon s'arrêta et se retourna, lui lançant un regard plein d'excuse.

« Monsieur ? »

« Revenez. Revenez à l'intérieur » gronda-t-il entre ses dents, énonçant durement chaque mot. Voyant que le garçon ne bougea pas, il s'énerva et cria : « Maintenant ! ».

A ces mots, Harry revint en courant sur ses pas. Il tressaillit en passant entre Rogue et la porte ouverte et se retrouva dans le salon. Rogue se retourna, refermant la porte derrière lui, et se dirigea vers la cheminée.

« M. Potter, je suis sûr que vous n'êtes pas assez stupide pour aller vous balader en dehors de mes quartiers accidentellement. Par Merlin, expliquez-vous ! »

Le garçon grimaça nerveusement. Rogue le regarda sévèrement. Il se tenait au bord du canapé, tête basse.

« Asseyez-vous ! » Quand il vit le garçon commencer à s'asseoir sur le sol, il rectifia : « Sur le canapé, idiot. » Un sourire penaud se dessina sur le visage d'Harry alors qu'il prenait place sur le divan. Rogue s'assit gracieusement sur le fauteuil, étudiant le garçon soigneusement. « Maintenant dîtes moi ce qui est arrivé ? »

« N'agissez pas comme si vous ne saviez pas », murmura le garçon avant de se recroqueviller comme s'il s'attendait à être frappé. Rogue cligna des yeux, essayant de comprendre où voulait en venir le garçon. Il croisa les bras et fixa le garçon, attendant une réponse complète. Voyant que le monsieur n'allait pas lui répondre, il s'énerva : « Je suis un monstre ! »

Rogue se raidit et ses yeux se rétrécirent : « Excusez-moi ? », dit-il d'une voix dangereuse.

« Arrêtez ! Arrêtez d'agir comme si vous ne savez pas ! Je suis un monstre, rien qu'un sale petit monstre ! Je ne peux pas arrêter de faire de la magie ! », Cracha Harry. Il fit une pause pour trouver ses mots, et continua : « Pourquoi ne pourrai-je pas être normal ? Je suis désolé ! Je suis désolé ! »

« Au nom de Merlin, de quoi êtes-vous désolé ? », demanda sèchement Rogue, choisissant de traiter un seul des deux problèmes pour le moment. Il aura une discussion avec le garçon sur la façon dont il se considérait plus tard. Pour l'instant il voulait entendre ce qu'il avait à dire.

« Je suis désolé de vous avoir touché, je suis désolé de vous avoir étreint ! » Des larmes coulaient le long de son visage. « Je sais que vous ne voulez pas me toucher, je suis dégoutant. Vous n'avez qu'à me renvoyer, je vais retourner à l'orphelinat. Ou chez mes parents si vous préférez. Je ne mérite pas ce que vous faites pour moi… » Potter regarda ses mains, honteux. Rogue lança au garçon un regard calculateur, essayant de ne pas laisser éclater sa colère. Il prit plusieurs inspirations profondes, les yeux fermés et le visage enfouit avant de répondre d'une voix dure :

« M. Potter, vous vous considérez comme un monstre, n'est-ce-pas ? » Le garçon hocha la tête en continuant de fixer ses mains. « Puis-je vous demander pourquoi ? »

« Je suis un sorcier, un maudit sorcier. Je fais de la magie ! Les gens normaux ne sont pas censés en faire ! » Rogue leva un sourcil, se questionnant sur ce que venait de dire Potter. « Oncle Vernon et Tante Pétunia me disaient toujours que la magie n'existe pas, que j'étais un satané monstre parce que j'étais différent, parce que je faisais des choses bizarres ! »

Ah…

« M. Potter, est ce que je suis un monstre ? »

Potter fut surpris en entendant ces paroles, il leva la tête : « Non monsieur, oh que non ! » protesta-t-il rapidement.

« Mais je suis comme vous… Je suis un sorcier aussi, monsieur Potter. Je fais de la magie bien plus souvent que vous. » Pour appuyer ses paroles, Rogue agita sa baguette et les lumières s'éteignirent avant de se rallumer de nouveau. Potter leva les yeux, étonné.

« Mais… Mais… »

« Mais quoi M. Potter ? »

« Je… Je… Regardez-moi ! », Cria-t-il, de nouveau en colère. « Je suis stupide, je ne peux pas faire quelque chose de bien ! Je sais que vous me détestez car je continue à courir vers ce foutu placard tout le temps. Je ne peux pas me rappeler que je ne vis plus chez mes parents ! »

Les yeux de Rogue se noircirent brutalement. « J'espère que vous serez tenir votre langue en ma présence, Potter. Maintenant écoutez-moi attentivement. Je ne suis pas votre oncle. Je ne vous déteste pas. Et vous n'êtes pas un monstre. Et si vous croyez que vous êtes stupide, par tous les moyens, continuez à vous donner raison en me balançant des mensonges. »

Le garçon déglutit : « Je suis désolé, monsieur. »

« ARRETEZ DE VOUS EXCUSER, FOUTU GARCON ! », rugit-il. Voyant que le garçon reculait dans le canapé, Rogue se pinça l'arête du nez, tentant de se contrôler. Puis poursuivit : « Maintenant M. Potter, vous allez m'expliquer pourquoi vous avez décidé tout d'un coup d'aller vous promener dans le château à trois heures du matin ! » Il regarda attentivement Potter, avant d'être frappé d'une intuition : « Est-ce que vous partiez ? » Potter hocha la tête, tout en regardant le sol de pierre. Rogue sentit sa colère monter de nouveau. Il savait qu'il n'était pas le meilleur gardien, mais il faisait de son mieux. Et maintenant le garçon le critiquait : « Pourquoi ? »

« Je pensais que vous ne vouliez pas de moi ! » répondit le garçon calmement, mettant à nu la douloureuse vérité. « Je suis juste une nuisance ! »

Ce qui est la vérité.

Rogue prit une profonde inspiration, passa ses deux mains sur son visage puis dans ses cheveux et dit : « Harry, si je ne voulais pas de vous, je ne serai pas venu vous chercher à l'orphelinat. Si je ne voulais pas de vous, je ne me serai pas assis pendant trois longues heures dans ce foutu métro moldu parce que vous dormiez. Si je ne voulais pas de vous, je ne vous aurais pas empêché de faire le petit déjeuner pour moi le premier jour. Si je ne voulais pas de vous, je ne dormirai pas dans le canapé pendant que vous dormez dans mon lit. Si je ne voulais pas de vous, je n'aurai pas lancé des sorts d'amorti sur les étagères basses de mon placard vu que vous avez une fâcheuse tendance à vous frapper la tête dessus. » Il leva la main pour empêcher le garçon de poser sa question, et s'agenouilla devant lui et de saisir le visage du garçon fermement entre ses mains, ignorant son tressaillement. « Si je ne voulais pas de vous, je ne vous aurais pas nourri à la petite cuillère et assit à votre chevet quand vous étiez malade. Si je ne voulais pas de vous, je ne vous aurais pas réveillé lorsque vous criiez et pleurez à cause d'un cauchemar. Harry, si je ne voulais pas de vous, je vous aurais laissé partir. Si je ne voulais pas de vous, je ne me serai pas précipité dans le couloir pour vous retenir. Harry, croyez-moi, si je ne voulais pas de vous, vous le sauriez. » Le garçon pleurait de nouveau. Merlin, qu'est ce qui ne va pas chez moi ? Je ne peux pas l'empêcher de pleurer. « Est-ce que vous comprenez ? »

Po… Harry hocha la tête. Rogue sentit soudainement un bras osseux l'entouré et un nez froid se presser contre son cou. Harry le serrait encore contre lui. C'était rassurant, ses paroles avaient donnés un résultat probant. Peut-être est-ce que je deviens meilleur dans ce poste de gardien ? Il tendit ses bras, qui étaient auparavant sur son visage, et enveloppa délicatement le garçon avec, le rapprochant contre lui.

« Harry… » En entendant son nom, le garçon retira son visage de l'épaule de Rogue et regarda le visage de l'homme. « Il y a quelque chose que je ne vous ai pas dit. » Rogue déglutit, réfléchissant au moyen d'aborder le sujet. Mais il fut interrompu par une petite voix :

« Oui, qu'est-ce que c'est un 'sort d'amorti', monsieur ? » demanda Harry, confus.

Rogue cligna des yeux. Il ne s'attendait pas à ça. « C'est un sort pour rendre mou certains objets, comme les coins de meuble. C'est pour si un bébé se heurte à une telle chose, il n'ait pas mal. » Il lança ensuite un regard pénétrant à Harry et continua : « Mais aussi quand certains enfants, comme vous, se tape la tête de façon répétitive. »

Harry rit, posant sa tête sur la poitrine de Rogue. Le rythme cardiaque régulier et le son de la respiration de l'homme étaient rassurants.

« Harry », commença Rogue, pour avoir l'attention du garçon. « Quand je vous ait adopté, je ne suis pas… Je ne suis pas devenu votre gardien. » Harry fut frappé par la surprise, son visage devenant blanc. Rogue quant à lui regarda le garçon et déglutit, cherchant ses mots, avant de reprendre : « Eh bien, je le suis, mais je suis aussi plus que ça. » Il prit une profonde inspiration. « Harry, selon les documents, je suis votre père… ton père adoptif. » Bien, il l'avait dit. Il s'arma de courage, se préparant à la réaction du garçon en face de lui.

Harry prit une profonde inspiration. Oh Merlin ! Puis une autre. Et encore une autre, avant de finalement se décomposer. Il enfouit son visage dans la chemise de Rogue et se mit à pleurer tout en l'embrassant. Quel genre de réaction est-ce ? Est-ce un bon ou un mauvais signe ? Rogue regardait confus le garçon qui pleurait contre sa poitrine. Après une brève hésitation, il sera le garçon contre lui en lui frottant le dos.

« Suis-je vraiment mauvais comme père ou quoi ? Je n'arrive pas à te faire arrêter de pleurer ! » s'exclama-t-il en lançant un regard confus à Harry. Ce dernier se mit à rire et s'essuya les yeux.

« Tu es absolument génial dans ce domaine ! » Puis après une brève hésitation, il ajouta : « Papa » !

L'homme sentit comme un coup de poing lui frappant l'estomac. Mais il se sentait aussi tellement bien. Haletant il tira le garçon vers lui pour le rapprocher encore plus et proposa : « Que dirais tu d'un peu de thé ? » Puis après une brève hésitation il ajouta : « Fils ? »