Bonjour ! Merci pour tous vos messages et encouragements ! Pour vos follows et favoris !

Comme je l'expliquais à ceux qui me lisent sur « Réapprentissage », je suis désolée de ne pas avoir publié plus tôt sur « Endoctrinement », mais la fac me prend beaucoup de temps. J'ai cependant pas mal travaillé sur ce dernier chapitre et votre attente sera récompensée par un chapitre plus long.

J'espère qu'il vous plaira, il répond à quelques questions qui m'ont été posées :)

Bonne lecture !

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Chapitre 9

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L'heure H était arrivée beaucoup trop tôt et pourtant si lentement. Harry avait passé son repas à se triturer les ongles et les lèvres à coups de dents. Ergyd avait pratiquement du lui donner la béquée pour qu'il se nourrisse un peu.

Il attendait maintenant sa directrice de maison, bien immobile, debout près d'un des piliers qui supportait les Grandes Portes. Celle-ci ne tarda d'ailleurs pas à arriver. Elle portait une cape d'un brun chaud en bien meilleur état que les robes qu'elle portait dans ses cours. Sûrement qu'elle ne se souciait que peu des habits avec lesquels elle faisait du jardinage. Cependant, pour sortir, elle enfilait de plus beaux vêtements.

- Prêt, Harry ?

- Oui, madame.

- Bien, ne t'inquiète pas. Nous resterons ensemble et si tu as un quelconque problème ou une question, n'hésite pas.

Elle se pencha sur lui, une main posée sur son épaule et plongea son regard dans le sien.

- Promets-moi de me le dire, Harry. Je veux que tu n'hésites pas, d'accord ?

Le cœur de Harry se mit à battre à cent à l'heure. S'il répondait, il serait obligé de dire la vérité, il était totalement inconcevable qu'il en soit autrement.

Alors, après une grande inspiration, il répondit :

- Oui, madame.

La professeure lui fit un grand sourire et lui tendit la main. Harry rougit. Jamais personne ne lui avait tendu la main de cette façon, comme un parent le fait avec son enfant. Timidement, il plaça sa petite menotte dans celle beaucoup plus grande de Mme Chourave et, ensemble, ils prirent le chemin du bureau du directeur.

Là-haut, elle lui expliqua :

- Nous allons emprunter le circuit des cheminées. C'est un moyen de transport sorcier, il faut prendre une poignée de poudre de cheminette, la lancer dans le feu, donner sa destination bien distinctement, puis faire un pas dans les flammes vertes. La magie nous transporte alors directement dans la cheminée du lieu énoncé.

Harry avait largement pâli à l'entente de l'explication.

- Préfères-tu que nous passions ensemble ? Demanda la professeure. Cela ne me dérange pas, seulement, il faudra pour cela que je te prenne dans mes bras.

Cette fois, Harry rougit. Mais que faire ? Se risquer à prendre ce moyen de transport totalement monstrueux seul ou se laisser porter comme un petit enfant ?

- Je passerai la première et t'attendrai de l'autre côté et Albus sera là pour t'aider à partir. C'est comme tu préfères, Harry.

- Je … Je vais faire tout seul.

- Bien.

La professeure jeta un coup d'œil au directeur, comme pour s'assurer qu'il fasse exactement ce qu'elle venait de dire, puis s'empara d'une bonne poignée de poudre avant de crier :

- Chemin de Traverse !

Une gigantesque flamme verte engloutit sa professeure et Harry eut un mouvement de recul, effrayé.

- N'aie crainte, c'est indolore.

Harry ne comprit pas un mot de ce que le vieil homme lui dit, mais il s'efforça d'avaler sa salive et à faire un pas en avant. Il se devait d'écouter les adultes, aussi monstrueux soient-ils, il devait faire ce qu'on lui demandait. Il carra donc les épaules, prit une aussi grande poignée de poudre que sa petite main le lui permettait, prit une grande inspiration et s'approcha du feu.

- Prononce bien distinctement, clairement, en articulant haut et fort « Chemin de Traverse ». Et tout se passera bien.

Il secoua la tête et lança la poudre dans le feu. Aussitôt une grande flamme verte vint lui lécher les genoux. Il sursauta et faillit tomber en arrière, mais une main dans son dos le retint et l'exhorta à avancer.

Il cria alors :

- Chemin de Traverse !

Avant de sauter dans le feu les yeux fermés, le cœur battant à la chamade et la peur aux tripes. Il sentit alors la chaleur intense du feu, puis une impression de tournis. Il avala de la cendre et plusieurs images défilèrent devant ses yeux, comme en accéléré. Il eut un haut le cœur puis se sentit expulsé à toute vitesse.

Heureusement, Mme Chourave n'avait pas failli à sa promesse et l'attendait de l'autre côté, réceptionnant son arrivée catastrophique. Il atterrit directement dans ses bras, toussant encore à cause de la cendre coincée dans sa gorge.

Il mit plusieurs secondes à récupérer sons sens de l'espace. Il papillonna des yeux et les posa sur son environnement. Il était dans un pub miteux, indéniablement monstrueux, où plusieurs monstres buvaient ou s'affairaient ici et là. Puis, il réalisa qu'il était toujours avachi dans les bras de sa professeure et se redressa soudainement.

- Pardon, madame. Je suis désolé, je ne voulais pas …

- Tout va bien, Harry. C'est normal, lui assura-t-elle d'un ton apaisant. Viens.

De nouveau, elle lui tendit la main et, le rouge aux joues, Harry s'en saisit. Il était très mal à l'aise. Cette fois, il allait rencontrer un village entier de monstres et monstruosités et, pourtant, une indicible excitation montait en lui. Il fit tout pour la faire disparaître, l'étouffer, ce n'était pas normal, il ne devait pas céder aux tentations, moins encore y prendre du plaisir, mais c'était irrésistible.

Sa professeure les conduisit au fond du bar, dans une arrière cour aux murs hauts. Il y faisait sombre et froid. Le bruit y était étouffé et ils étaient seuls. Soudain, Mme Chourave tira sa baguette et la pointa vers une petite cavité, créée par un manque de briques sur l'un des murs.

Harry attendit avec appréhension un signe de ma … monstruosité. Tout à coup le mur bougea. Les briques pivotèrent sur elles-mêmes laissant une large ouverture apparaître. Et le bruit, les odeurs, les couleurs envahirent leurs sens. Ils venaient de pénétrer dans le Chemin de Traverse.

De la fumée sortait des cheminées, de la buée des bouches et de la condensation se formait sur les vitres des magasins. Magasins de toutes les couleurs, vendant toutes sortes de choses plus ou moins étranges, accolés les uns aux autres desquels sortaient ou entraient les foules. Le mois de septembre était à peine entamé, mais les températures avaient déjà commencé à chuter.

Harry était captivé. Sur l'un des trottoirs un homme marchandait le prix d'un bidule.

- Mais c'est trop cher, pour un lunascope ! Disait l'un.

- Mais celui-là est en argent ! Précisait l'autre.

Harry ne savait pas ce qu'était un lunascope, il se fit une note mentale de demander à Ergyd, tandis que le ton montait entre les deux hommes.

Bientôt, Mme Chourave le tira plus loin. Là, il y avait un magasin plein d'animaux : des hiboux avec leurs aigrettes, des chouettes aux plumages immaculés, des crapauds verts, rouges ou violets, des chats de toutes les couleurs et autres petites bestioles poilues, à écailles, à plumes ou à la peau nue. Harry avait du mal à garder son regard quelque part, tant il y avait à voir.

- Pour commencer, nous allons passer à Gringotts, c'est la banque des sorciers.

- Oui, madame.

Ils montèrent alors plusieurs marches de marbre blanc et pénétrèrent dans un immense bâtiment blanc d'aspect ancien.

Et soudain, Harry redescendit sur Terre. Au milieu du grand hall majestueux se trouvaient des dizaines de petites créatures hideuses et effrayantes. Qu'importe où il posait le regard, ces êtres monstrueux évoluaient partout autour de lui. Il tourna plusieurs fois sur lui-même, à la recherche d'une issue. Il lui fallait quitter les lieux, impossible pour lui de rester au milieu de ça. Son rythme cardiaque s'emballa, sa respiration accéléra, la tête lui tourna et de petits points noirs apparurent dans sa vision.

Madame Chourave s'aperçut très vite que la situation échappait à son petit protégé. Harry perdait les pédales et, de toute évidence, avait besoin d'aide. Elle le prit dans ses bras pour endiguer sa crise de panique et le serra fort contre elle. D'un même geste, elle le berça en lui chuchotant des mots réconfortants. Elle n'était pas très grande, mais l'enfant était tellement petit que sa tête reposait sur sa poitrine.

Harry reprit doucement conscience. Sa vision s'éclaircit peu à peu et il perçut les mots de sa professeure.

- Tout va bien, Harry. Je sais que les gobelins sont assez laids et ils ne sont sûrement pas gentils, mais tu ne crains absolument rien. Je suis là, je reste là. Tout va bien, Harry …

Les mots finirent par percer la brume de son esprit et prirent sens. Ses muscles se relâchèrent et il souffla mieux. Puis, il s'aperçut qu'il se trouvait dans les bras de sa directrice de maison. Son cœur battit de nouveau à la chamade et ses joues devinrent écarlates. Il se redressa vivement et sa professeure le tint à bout de bras en lui souriant gentiment.

- Ça va mieux ?

Harry rougit davantage et madame Chourave passa sa main sur sa joue avec affection.

- Préfères-tu m'attendre sur le parvis ?

- Je … Je ne comprends pas, madame, bafouilla l'enfant. Désolé.

- Oh, il n'y a pas de mal, c'est moi qui suis navrée. Veux-tu m'attendre devant la banque, sur les marches ?

Harry acquiesça timidement, avec gène.

- Seulement, il faut que tu me promettes de ne pas bouger, de ne parler à personne et d'être sage.

Mme Chourave était certaine qu'il n'y aurait pas de problème avec le dernier point, mais elle craignait que quelqu'un ne s'aperçoive de son identité et ne crée une émeute.

- Je promets, madame, répondit l'enfant avec sincérité.

- Bien. Va, je me dépêche.

La professeure le regarda partir et rejoindre l'extérieur, puis se dirigea vers un guichet. Harry, quant à lui, se posta comme promis sur le parvis de la banque et se laissa disparaître aux yeux des passants. C'était une seconde nature chez lui. Les sorciers qui vaquaient à leurs occupations se fichaient pas mal d'un gamin mal fagoté qui traînait là. Rares fut ceux qui gardèrent leur regard posé sur lui plus de quelques secondes. Peut-être qu'une ou deux mères de famille se demandèrent ce qu'un garçon de cet âge faisait seul au milieu du Chemin de Traverse, mais aucune ne fit un geste vers lui, ayant peur plutôt et ramenant leurs enfants auprès d'elles.

Il ne sut combien de temps il passa à regarder les badauds passer, mais il lui sembla qu'assez peu s'était écoulé quand sa professeure revint vers lui.

- Tu n'as pas eu de problèmes ? Lui demanda-t-elle.

Harry ne savait pas si elle s'était inquiétée pour lui ou si elle avait peur qu'il ne crée une catastrophe. Cependant, le regard chocolat qui se planta dans le sien lui répondit. C'était un regard sollicitant, inquiet pour lui.

Alors, il sourit timidement et lui répondit tout bas :

- Ça va, madame.

- Bien.

Elle sortit de sa poche une grosse bourse pleine, l'ouvrit et en sortit trois pièces. L'une était plutôt rousse, l'autre argentée et, enfin, la dernière était dorée.

- Celle-ci est une Noise de bronze, celle-là une Mornille d'argent, quant à elle, c'est un Gallion d'or. Un Gallion vaut dix-sept Mornilles et une Mornille vaut 493 Noises. Ne t'inquiète pas, tu t'y feras vite. Oh ! Je pense que savoir qu'un Gallion équivaut environ cinq livres doit plus te parler.

Le regard de l'enfant s'éclaira quelque peu et Mme Chourave en fut satisfaite.

- Cette bourse t'appartient, Harry. Je l'ai prise depuis ton coffre personnel qui t'a été laissé par tes parents spécialement pour ta scolarité. Lorsque tu seras majeur, tu hériteras de la totalité de leurs biens.

Les yeux de Harry étaient maintenant écarquillés, il n'en croyait tout simplement pas sa professeure. C'était un peu trop d'informations d'un coup pour l'enfant qui se sentit encore tourner de l'œil. Ses parents lui avaient laissé de l'argent. Il n'en avait jamais rien su et se demandait si son oncle et sa tante étaient au courant.

- Bon, il nous reste encore beaucoup d'achats à faire. Que dirais-tu de commencer par les vêtements ?

Dans un état second, Harry suivit successivement sa professeure dans la boutique de Madame Guipure, qui lui fournit ses robes d'écoles ainsi que toute une panoplie d'habits en tous genre qui renouvela totalement sa garde-robe, dans celle d'Eeylops « le royaume des hiboux » d'où il sortit avec une magnifique chouette blanche, dans celle de Fleury et Bott, une librairie spécialisée dans les apprentissages magiques où il fut atterré de laisser apparaître son illettrisme – même si Mme Chourave le rassura à ce sujet, lui assurant que Poudlard comblerait vite ses lacunes, surtout avec l'aide de tous les Poufsouffle –, ainsi que dans d'autres toutes plus fantasques les unes que les autres. Harry resta tendu tout l'après-midi, aux aguets, stressé par la moindre rencontre, balançant constamment entre émerveillement et dégoût.

Soudain, il s'aperçut du silence environnant. Il n'avait pas remarqué qu'ils étaient entrés dans une énième boutique. Cette dernière était assez sombre, vide de tout client, mais encombrée de centaines de toutes petites boîtes.

Harry regarda la pièce avec curiosité, à peine éclairée par la lumière de jour qui passait tant bien que mal à travers les carreaux sales de la vitrine. Un petit bureau trônait au milieu, tout aussi surchargé que les étagères qui couvraient les murs. Il n'y avait nulle trace de vendeur et Harry se demanda pourquoi ils étaient là. Il jeta un œil à sa professeure, mais celle-ci restait immobile, semblant attendre quelque chose, ou peut-être quelqu'un.

Ce « quelqu'un » ne se présenta qu'une poignée de minutes plus tard. C'était un homme assez âgé aux yeux très pâles et ses premiers mots furent très étranges :

- Vingt-quatre centimètres, bois de chêne, crin de licorne, très flexible.

- Bonjour, monsieur Ollivander.

- Harry Potter. Je vous attendais bien plus tôt !

Depuis qu'il était sorti de l'arrière-boutique, l'homme n'avait pas dévié son regard de l'enfant, ce qui avait le don de le mettre incroyablement mal à l'aise. Heureusement, sa professeure vint à son secours, une fois de plus. Elle posa ses deux mains sur ses épaules, les serrant doucement et lui dit :

- Harry, voici monsieur Ollivander. Il est fabriquant de baguettes magiques. Il va faire quelques mesures, te poser une ou deux questions, puis tu essaieras des baguettes jusqu'à trouver celle qui te convient.

Et l'homme fit exactement ce que la femme avait décrit, puis il lui présenta un premier étui. Harry prit alors la baguette qui lui était présentée et les deux adultes le regardèrent.

- Et bien fais le geste ! S'impatienta l'homme.

Harry sursauta et s'empressa de remuer le poignet, comme il avait vu faire ses camarades en métamorphose. Seulement, il ne s'attendait pas à ce qu'un vase explose et fut pris d'une véritable terreur. Un cri s'échappa de ses lèvres malgré lui et il fit un bond en arrière. Sauf que la pièce était si petite qu'il se cogna à l'étagère qui longeait le mur, déclenchant une avalanche de petites boites. Bientôt, il se trouva enseveli.

Entre la douleur des chocs et la peur, il ne trouva qu'à se replier sur lui-même, tremblant de tous ses membres. Il n'eut pourtant pas à attendre longtemps avant que la lumière ne revienne. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il découvrit toutes les boites en suspension dans les airs. Une femme et un homme se trouvaient au-dessus de lui.

- Harry, tout va bien ?

- Monsieur Potter, vous n'êtes pas blessé ?

Harry cligna des yeux plusieurs fois, le visage de la femme lui était familier. Elle l'aida d'ailleurs à se relever et le tint près d'elle.

- Harry, répond moi, as-tu mal quelque part ?

Puis toute la mémoire lui revint peu à peu.

- Non, madame … Chourave.

Ses yeux se posèrent tout autour de lui et il redécouvrit le carnage qu'il avait commis. Ses yeux s'écarquillèrent.

- Je … Je suis désolé, je ne voulais pas ! Je ne sais pas … Je suis désolé !

- Harry, Harry, tout va bien. Ce n'est pas ta faute, les accidents avec les essais de baguettes sont normaux.

- Vous êtes-vous blessé, monsieur Potter ? Demanda l'homme à nouveau.

- Non, ça va, je suis désolé, monsieur.

- Il n'y a pas de mal, monsieur Potter.

Les deux adultes mirent plusieurs minutes à le rassurer complètement et les essais suivants se poursuivirent avec plus de précautions. Harry trouva sa baguette, ou plutôt sa baguette le trouva après de longues tentatives.

Ollivander resta silencieux, mais le regardait d'un air circonspect. Seulement, il ne dit rien de plus et se contenta d'écrire sur un bout de parchemin qu'il tendit à sa professeure. Il n'adressa qu'un signe de tête à l'enfant avant de s'en retourner dans l'arrière-boutique. Madame Chourave le prit sous son bras et l'entraîna vers l'extérieur.

À l'extérieur, il faisait sombre, la nuit tombait doucement. La professeure jeta un sort qui lui indiqua l'heure et soupira.

- Dépêchons-nous ou nous serons en retard pour le dîner.

Le duo rejoignit Poudlard rapidement, la directrice de Poufsouffle le laissa aux portes de la Grande Salle, lui promettant que ses affaires monteraient seules au pied de son lit. Harry ne fit même pas mine de s'y rendre et prit directement le chemin de son dortoir. Il était plus que fourbu.

Il n'eut pas à attendre pour se glisser sous son lit, il n'y avait personne, tout le monde se trouvait au repas. Il vit effectivement ses nouvelles affaires posées non loin. La cage de sa chouette était vide, elle devait sûrement déjà avoir rejoint la volière, comme le lui avait expliqué sa professeure au moment de l'achat.

Tirer son baldaquin et se coucher lui prit ses dernières forces. Des images de sa journée tournaient en rond dans sa tête. Il y avait véritablement tout un monde de monstres, qui vivait en Angleterre au milieu des gens normaux. Une image de lui évoluant librement et sans honte parmi eux lui serra le cœur et un vertige le prit. Il n'avait pas le droit de penser ainsi. Son oncle et sa tante avaient été très généreux de l'accueillir chez eux et il avait une dette à rembourser. Cependant, l'idée qu'il ne soit pas seul au monde à être étrange le rendit triste. Comment cela aurait été s'il avait été accueilli par l'un de ces monstres ? Dans une maison monstrueuse, il n'y aurait pas de problème à ce qu'il touche à tout.

Il n'eut pas le temps de chercher même un semblant de réponse et tomba endormi.

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Ergyd fut inquiet de ne pas voir son ami à la table des Poufsouffle alors que leur directrice était présente à celle des professeurs. Dès qu'il eut fini son repas, il ne traîna pas dans les couloirs et se dirigea vers leur salle commune.

Il était le premier à arriver, la pièce était vide. Dans le dortoir, un seul lit avait les rideaux tirés, ce fut vers lui qu'il se dirigea. Harry fermait toujours le baldaquin de sorte à ce qu'on ne voie rien de l'intérieur. Ergyd respectait ça, mais il était inquiet.

Il hésita un instant, tendit le bras et empoigna un pan de rideau. Après une autre petite appréhension, il tira. Il voulait juste jeter un coup d'œil. Il resta coi devant le spectacle qui se présenta à lui. Les draps étaient faits, exactement de la façon dont ils étaient dressés à leur arrivée, pour la rentrée. Les elfes de maisons étaient très méticuleux et faisaient toujours un pliage parfait, très complexe et esthétique.

Ergyd était maintenant certain que Harry n'avait jamais dormi dans son lit. Il déglutit fortement, mille scénarios se jouant dans sa tête. Il faillit partir immédiatement à la recherche d'un professeur ou du préfet en chef, mais il fut soudainement pris d'un mauvais pressentiment. Au ralenti, il se pencha et se mit à genoux. Il posa lentement sa tête au sol et découvrit son ami.

Son cœur se serra et il du retenir le cri de peine et d'injustice qui voulait franchir ses lèvres. Qu'avait donc fait sa famille pour que son ami aie toutes ces peurs et comportements anormaux ?

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Merci pour votre lecture, j'attends vos retours !

A bientôt !