Bonjour tout le monde !
Pas de blabla spécial cette fois-ci, mis à part que je vous remercie toujours de me suivre, et à ma bêta de me corriger.
Bon chapitre à vous !
Distance
Voilà deux semaines que le Fullmetal Alchemist, accompagné de son jeune frère, était parti en mission pour l'armée.
Le premier jour, Roy l'avait bien vécu. Il faut dire que tous ces papiers à étudier, qui semblaient apparaître comme par magie, étaient fort distrayant. Enfin, distrayant, faut le dire vite. Ça l'occupait pas mal.
Trois jours plus tard, malgré tout le boulot, il sentait bien que quelque chose lui manquait. Mais quoi ? Non … ça ne pouvait pas être …. Non...
Le lendemain, il savait qu'il s'agissait d'Edward.
Il avait d'abord cherché une autre explication, mais non, ses conclusions étaient toujours les mêmes. C'était bien le jeune homme qui lui manquait. Merde. Il était atteint à ce point là ?
Le jour suivant, il s'était demandé si le blond allait l'appeler. Et quand. Il le faisait à chaque mission, histoire de le tenir au courant. Pourquoi cela aurait-il changé après tout ? Parfois, lorsque le téléphone sonnait, il se mettait à espérer que ce soit son petit ami à l'autre bout du fil. Il avait bien du mal à cacher sa déception par moments. Il se fit donc une raison et se dit qu'il finirait bien par l'avoir au bout du fil.
Son jour de congé, Roy l'avait passé avec Hugues. Inutile de dire que durant toute la journée il avait eu l'esprit bien occupé, pas un moment pour souffler ou laisser son esprit s'égarer.
C'était le soir que c'était le plus difficile. Toutes ses pensées allaient vers Edward, encore et toujours.
Sans rire … ça craint vraiment la …
Au petit matin, il ne pouvait qu'avouer qu'Ed lui manquait énormément. Plus qu'il ne l'aurait cru. Certes, les jours où le blond était présent à Central, ils ne se voyaient pas tout le temps, mais il savait qu'il était là. Qu'il y avait la possibilité de se voir. Là c'était pas possible.
Les jours suivants furent pénibles. Une habitude à prendre sûrement. C'était leur premier éloignement depuis le début de leur histoire secrète. Et si ça continuait entre eux, il allait devoir s'y adapter, pas le choix. Son blond aurait encore des missions à durée indéterminée et ce plus d'une fois, l'envoyant aux quatre coins du globe. Pendant que lui resterait sagement ici. Pour le coté sage on repassera par contre. Mais il resterait bel et bien ici à Central.
Mais aller avouer à Edward qu'il lui manquait ? La bonne blague ! C'était bien la première fois que quelqu'un lui manquait comme ça. Voilà une sacré nouveauté dans sa vie. Non ce n'était pas la mort non plus. Roy n'allait pas tout plaquer et rejoindre Edward là où il était, des fleurs à la main et autre conneries … Il survivrait le temps qu'il faudrait. Pas le choix.
Mais voilà, il lui manquait.
C'était ainsi. Alors il préféra se pencher complètement sur son boulot pour éviter de trop penser à lui. Histoire de limiter les dégâts. S'il passait son temps à se lamenter, il n'irait pas bien loin. C'est qu'il avait toujours un poste de Généralissime à gagner et c'était pas en soupirant tout le long de la journée qu'il y arriverait.
Il venait de recevoir de nouveaux dossiers à remplir et à relire lorsque le téléphone sonna. Il décrocha machinalement en demandant qui était à l'appareil :
« Salut Colonel. »
Roy ne put que sourire en entendant cette voix. Rien que ces deux mots venaient d'égayer sa journée entière.
« Bonjour Edward, alors, tu n'a pas encore détruit la ville ?
- Hé, je sais me retenir, tout de même !
- Laisse moi douter …
- En fait j'ai pas encore eu de phase d'action. C'est plutôt calme.
- Ça explique tout. Peut être que pour une fois je n'aurai pas à te sermonner quant à ton taux de destruction.
- Comme si j'étais un démolisseur.
- Non, une catastrophe ambulante.
- Très drôle ….
- Donc ça veut dire que pour une fois je peux espérer ne pas avoir à râler après toi ?
- Peut être bien. C'est foutrement calme ici. »
De l'autre coté du fil, Ed était content d'avoir Roy en ligne. Ça lui faisait du bien d'entendre sa voix. En temps normal la conversation se serait arrêtée la. Encore deux trois banalités, une vanne et puis voilà. Mais leur conception de la normalité avait bien changé depuis un moment maintenant.
« Et sinon, commença Roy, toi, tu vas bien ?
- Ouais ça va... La bouffe est pas dégeu, il fait beau mais pas trop chaud … Non, c'est cool. Et vous ?
- Oh, comme d'habitude. J'ai toujours autant de papiers à remplir qui viennent de je ne sais où, Hugues ne cesse de me vanter les progrès de sa fille … Tout roule.
- Bah cool alors. »
Si Roy avait énormément envie de dire quelque chose à Edward, quant au fait qu'il lui manquait, que maintenant, les jours étaient différents lorsqu'il n'était pas là … Mais ce ne serait pas lui. Il fallait juste trouver autre chose, de moins gnangnan. Comme si le blondinet allait le rendre débile... Enfin, c'était un peu le cas.
« J'ai tout de même hâte que tu reviennes me déposer ton rapport de mission.
- Ah oui ? fit Ed de l'autre coté d'une voix intéressée.
- Vu ce qui s'est passé la dernière fois que tu m'en as remis un, je me demande ce qui se passera.
- Vous êtes d'un comique, Mustang … »
Ledit Mustang entendit Edward rire doucement de l'autre coté du combiné.
« Mais franchement … moi aussi. »
Ed ne pouvait pas nier l'évidence non plus.
Quelques secondes d'un silence agréable passèrent, avant que l'un des deux ne reprenne la parole.
« Dites Mustang, simple question …
- J'écoute.
- Vous pensez que quelqu'un se doute de quelque chose ? Je veux dire, pour nous ?
- Franchement, non, répondit Roy. Je ne vois pas pourquoi quelqu'un aurait des soupçons.
- Pas faux, lui concéda Edward. Que quelqu'un puisse imaginer une histoire entre nous, faudrait avoir un esprit plutôt tordu.
- J'avoue ! Je crois que la seule façon dont on pourrait avoir des doutes, c'est nous prendre sur le fait.
- A ce niveau ce ne serait plus des doutes … »
Et sérieusement, s'ils se faisaient repérer, ils étaient morts. C'était quitte ou double. Oui, ils étaient un peu suicidaires sur les bords. Comme s'ils ne menaient pas une vie déjà assez mouvementée !
« Mais bon, lança Roy, pas la peine de s'inquiéter pour l'instant.
- Vous avez raison cette fois.
- Cette fois ? A chaque fois oui !
- Bah voyons, souffla le blond.
- Non, sérieusement, tant qu'on ne se fait pas repérer, que tu reviens indemne de ta mission, c'est déjà très bien.
- Dites, Mustang …
- Oui ?
- Elle est surveillée, votre ligne ? »
Bonne question n'est ce pas ? Il n'avait pas pensé à le lui demander un peu plus tôt, avant de commencer à parler de sujets plus personnels, alors si c'était le cas …
« Non elle ne l'est pas, assura Roy.
- Vous en êtes sûr ? Ce serait con que ce ne soit pas le cas.
- Certain. Tu penses vraiment que je me mettrais à parler de tout et n'importe quoi si j'étais sur écoute ?
- Sait-on jamais !
- Edward …. fit Roy d'une voix plus douce.
- Euh, oui ?
- Si notre histoire doit se terminer un jour, ce sera uniquement parce qu'on l'aura décidé. Non pas parce que d'autres pensent savoir ce qui est mieux pour nous.
- Je comprends … Enfin, qui est-ce qui pensait savoir ce qui était mieux pour moi y'a peu ? répondit Edward d'une voix moqueuse.
- Tu as décidé de me suivre avec ça pendant longtemps ?
- Peut être. »
En fait non, Ed était déjà passé à autre chose. C'est juste que c'était bien trop amusant d'emmerder son supérieur.
« Je vais te laisser, Edward, fit Roy. J'ai bientôt une réunion qui va commencer.
- Ça roule, je ne vous retiens pas plus longtemps.
- Prends soin de toi.
- Vous aussi.
- Et ne démolis pas la ville !
- Euh … ouais ouais, prenez soin de vous ! »
Puis la conversation se termina.
Edward raccrocha, plus heureux qu'avant le coup de fil. Il pencha sa tête en arrière contre la cabine, fermant les yeux, un sourire aux lèvres. Oubliant pour un temps ce qu'il avait à faire. Il avait laissé Alphonse à ses activités, lui disant qu'il allait prévenir le Q.G de l'avancée de la mission. C'est quelque chose qu'il avait toujours fait, aucune raison que son frère trouve ça louche. Ainsi, il avait pu parler à Roy sans se soucier de quoi que ce soit. Et d'avoir entendu sa voix l'avait rendu heureux. Remotivé pour la fin de sa mission.
C'est quand même débile, comme un rien peut vous rendre le moral.
Et il n'allait pas s'en plaindre.
Enfin, Roy lui manquait vraiment. Ça lui faisait bizarre de ne pas l'avoir vu pendant ce temps, et de savoir qu'il ne le reverrait pas avant un moment encore. Et il se doutait que ça n'allait pas être la dernière fois qu'ils aient à passer du temps loin de l'autre – dans l'optique où leur couple dure bien entendu. Du moins jusqu'à ce qu'il ne quitte l'armée. Il se voyait mal y rester une fois le corps de son frère retrouvé.
Enfin, il n'y était pas encore.
Pour le moment, il y était et ce pour une durée indéterminée. Oh, ça ne le dérangeait pas plus que ça, le fait de devoir garder cette liaison secrète. Pas de problème. Il savait bien qu'il ne devait pas dire quoi que ce soit à qui que ce soit. Pour eux deux, et surtout pour Roy. Bon, et le côté interdit ajoutait du piquant, il ne pouvait pas le nier. Même si ce n'était pas pour ça qu'ils avaient entamé leur histoire.
Par moments, ça l'emmerdait de devoir cacher sa joie. Surtout à Al. Par exemple là, il allait devoir éviter d'étaler son bonheur naissant, sous peine de subir un interrogatoire poussé. Déjà qu'il se doutait bien qu'Al n'était pas totalement dupe …
Mais bon, pas le choix ! Une promesse était une promesse, donc, Edward ne dirait rien à personne.
Le jeune alchimiste sortit de la cabine téléphonique pour rejoindre son frangin, qu'il avait laissé explorer les alentours. Il était de nouveau motivé, boosté à bloc, pour terminer sa mission. Il déambula dans les rues de la petite ville dans laquelle il se trouvait, marchant d'un pas déterminé.
Allez, finissons cette mission à la con, qu'on rentre rapidement !
