Yep yep ! Bonjour à toutes ^^ Je galère un peu ces temps-ci et je suis bien en retard dans plusieurs trucs, j'espère que vous ne m'en voudrez pas ^^ Je vous présente donc l'avant-dernier chapitre de Récits de combats (eh oui, toute bonne chose a une fin...). Le dernier sera un peu plus long à venir parce que j'ai l'intention de finaliser et de poster mon OS Le silence des mots avant de clore cette fic. J'aime vous faire patienter :D
Sur ce, bonne lecture à toutes :)
- Où ils sont encore passés ces deux là ? râla Nami, en faisant les cents pas dans la cuisine.
- J'AI LA DALLE ! hurla Luffy comme réponse.
Depuis quand ledéjeuner n'était-il pas servit le matin ? Plusieurs hypothèses circulèrent parmi les pirates. Peut-être s'étaient-ils entre-tués ? Ou bien ils étaient tombés du bateau en se battant ? Ou bien… pendant qu'ils se battaient, ils se sont manger par un monstre marin !
- Et s'ils ne s'étaient pas battus pour une fois ? suggéra alors Robin.
- Tu veux dire… ? fit Nami, incertaine de savoir si Robin connaissait elle aussi le secret des deux hommes.
- L'AMOUR ! s'écria alors Franky, les larmes aux yeux. C'EST SI BEAU L'AMOUR ! AÏE ! Mais pourquoi tu me frappe, enfoiré de squelette ?
- Tu veux devenir une boîte de conserve ? chuchota Brook avant de se retourner vers les autres. AHHHH ! Pourquoi vous me regardez !? Vous avez entendu ? Vous n'aviez pas le droit d'entendre !
Personne ne répliqua, bien qu'ils aient tous compris… Sans comprendre. Pourquoi transformer le robot en conserve ? D'accord, c'était plutôt drôle, mais… pourquoi ?
- Bon ! s'exclama Usopp. S'ils ont disparut en même temps, ils sont certainement ensemble ! La logique du capitaine Usopp est la plus logique de tous les océans de… Ouch !
- C'est moi le capitaine, expliqua Luffy en rétractant son bras élastique. Moi, si Sanji n'apparait pas bientôt, je vais devoir manger la table…
Pendant que tout le monde parlait plus ou moins en même temps, Robin regardait intensément Chopper. Nerveux, il chercha à éviter son regard. Il était le gardien du secret des deux hommes, il ne pouvait pas les trahir… Mais il avait une petite idée de l'endroit où les trouver néanmoins…
Cherchant à ignorer Robin, Chopper regarda par le hublot de la cuisine, fixant la vigie avec intensité. Tremblant de tous ses membres, il se donna une gifle mentale et reporta son attention sur Robin, mais trop tard, elle avait les yeux clos et les bras croisés. Elle regardait ailleurs !
Rongeant ses sabots, Chopper remarqua alors que le silence c'était fait autour de la table et que tout le monde le fixait, lui, puis Robin. Celle-ci ouvrit ses paupières avec un regard alarmé qui inquiéta tout de suite Chopper. Il cessa de frissonner et la regarda d'un air sérieux.
- Tu devrais y aller, je crois qu'ils ont besoin d'un médecin.
Chopper sauta de son banc et couru chercher sa trousse pour monter à la vigie. Robin resta avec les autres membres d'équipage pour tenter de les contenir, mais évidement, ils se précipitèrent tous sur le pont pour voir le médecin ouvrir la porte de la vigie. Même d'en bas, ils virent ses yeux ronds comme des assiettes et sa langue sortir de sa bouche sous la surprise.
- Sanji a fait la bouffe ? cria Luffy.
- Robin ! Je vais avoir besoin d'aide !
Ignorant les commentaires des spectateurs, Chopper enveloppa rapidement les deux hommes dans des couvertures, et fit signe à Robin de les descendre doucement et de les transporter jusque dans la salle d'opération.
À la vue des deux hommes ensanglantés qui descendirent du ciel, chacun garda ses répliques pour soi. Ils en étaient arrivés à ce point dans leurs combats ? Ou bien… c'était autre chose ?
Dans le transport, Sanji s'éveilla. Il regarda rapidement ce qui se passait, puis referma les yeux, ne voulant pas affronter le reste de l'équipage au pied du mat. Une fois dans l'infirmerie, il s'assit brusquement dans le lit, faisant violement sursauter Chopper.
- AAAHHH ! Sanji ! Tu m'as fait peur !
- Je vais te faire cuir sale petit cervidé !
- QUOIII ?
- T'avais besoin de nous faire parader devant tout le monde comme ça ?
- …Sanji, tu vas te recoucher sur ce lit et me laisser travailler. Tu réalises la quantité de sang que vous avez perdu ?
La voix sévère de Chopper le surprit et lui fit l'effet d'une douche froide. La nuit lui revint en mémoire, brutalement, et il en perdit le souffle quelques secondes avant de détourner le regard. Chopper s'approcha de lui avec un linge humide qu'il voulu poser contre sa poitrine tachée de sang. Sanji le repoussa gentiment avec un sourire d'excuse.
- Occupe-toi de lui, moi je n'ai rien.
- C'est toi qui a le plus de sang sur toi…
Et c'est lui qui utilise des katanas, pensa le docteur, inquiet en regardant le blond.
- C'est son sang à lui… Je… c'est sa main qui… qui en a mit partout… Sa main et puis… Je l'ai frappé à la mâchoire et au ventre aussi…
Sanji parlait avec honte. Le regard du jeune renne se posa sur Zorro. Enveloppé dans son drap, il semblait dormir. Une ecchymose marquait son visage, mais il ne semblait pas autrement blessé. Sanji, pour sa part, avait du sang partout sur son corps; son torse, ses bras, son visage, ses cheveux… Mais il semblait bien. Chopper lui indiqua la douche dans la salle pour qu'il aille se laver un peu, mais il refusa.
- Je… j'aimerais t'aider… Si tu me permets…
Il n'hésita qu'une brève seconde et haussa les épaules. Si tout ce sang provenait bien du corps du vert, il devait agir et rapidement ! Pourquoi ne pas être venu le voir la veille ?
Retirant le drap, le petit animal vit le sang sur le corps du vert, particulièrement concentré sur son bras et son flanc. Il examina sa main comme Sanji le pressait de le faire et seul son professionnalisme l'empêcha de faire onduler sa langue en ouvrants de grands yeux comme plus tôt en haut du mat. Une main, ça ? Mais non ! C'était certainement un organe interne ! Tout rouge et bleu, voir noir par bout, plein de sang coagulé ou non, informe, enflé et…
- Tu peux faire quelque chose ?
- C'est vraiment horrible ! commenta le docteur. Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Sanji ne répondit pas, il attendait que Chopper lui demande le scalpel, comme dans les films.
- Écoute, vas falloir que tu me dises ce qui s'est passé, j'ai besoin de savoir avant de toucher. Avec quoi tu lui as fait ça ?
La voix dure de l'animal intimidait Sanji. Il était nu et ensanglanté, en plus d'être coupable d'avoir peut-être privé Zorro d'une main… Tout ça parce que… Il lui avait dit ? Vraiment ? Et il était toujours en vie ? Un doute énorme s'empara de lui. Il n'avait pas réussit à le tuer… Zorro voudrait-il prendre sa revanche ? Voudrait-il le faire souffrir à son tour ? Sanji devrait quitter l'équipage et…
- Sanji !
- Je… lui ai planté un katana dans la main, s'empressa-t-il de répondre en émergeant de ses pensées confuses.
- Vraiment ? Sa main n'a pas été écrasée ou lacérée ? Humm… c'est étrange… Ça saigne encore, tu as du lui couper une veine très importante pour que le sang n'aie pas coagulé, mais je suis étonné qu'il ne se soit pas vidé de son sang durant la nuit…
Tout en parlant, Chopper surveillait les signes vitaux de l'épéiste inconscient, et avait entreprit de nettoyer sa plaie. Heureux de voir que le plus hideux était en fait du sang à demi coagulé, il retrouva sous la masse sanglante une main amochée mais d'apparence humaine. Bleuie et enflée, certes, mais intacte outre la longue blessure qui traversait la main de sa jointure à son poignet.
- Eh bien… Je…
- Tu étais couché la tête sur son bras, se souvint Chopper. Tu lui as sans doute sauvé la vie… Même si tu as bien faillit lui couper une main.
Le reproche dans la voix du médecin était notable, mais la culpabilité de Sanji l'empêchait de s'en préoccuper. Il lui a sauvé la vie ? Alors… San amour l'a poussé à se blottir contre lui et à arrêter l'hémorragie sans le savoir ? D'un autre côté, il n'aurait eu qu'à lever la tête pour le laisser mourir ? Tant de questions sans réponse…
- J'ai besoin de lui redonner du sang, donne-moi une aiguille… Regarde dans le réfrigérateur là bas… Trois poches…
Un long moment passa. Chopper, concentré sur son travail de chirurgien, nettoyant la plaie, s'assurant de bien remettre le tout en place, puis larefermant. Sanji, à ses ordres, perdu dans ses pensées.
Quand, enfin, le travail fut terminé, Zorro en était à se faire transfuser sa troisième poche de sang. Il choisit ce moment pour remuer légèrement. Le réflexe de Sanji fut de courir à l'extérieur. Mais il était toujours nu et plein de sang séché. Il resta donc pétrifié à observer le vert battre lentement des paupières. Et s'il lui avait menti la veille ? Seulement pour rester en vie ?
- Zorro, est-ce que tu m'entends ? demanda Chopper.
- Hmm…
- Bien. Sanji, tu peux me donner…
- … ji…
- Quoi ?
- San… ji…
Le blond prit peur. Zorro voulait le dénoncer ! Il voulait le faire mettre à mort ! Il voulait…
- Il est là, fit Chopper, incertain.
Renne stupide ! Pourquoi lui dire ?
- Viens…
Devant la voix meurtrie du vert, Sanji eut un élan de tendresse qu'il ne put retenir. Quelle couleur faire adopter à ses émotions ? Certainement pas celle de la haine comme avant, Tout était bien trop confus pour utiliser une solution si facile… Il s'approcha donc doucement pour se mettre dans le champ de vision de Zorro, le visage troublé au possible.
- A… proche…
- Je… je suis là.
Doucement, le vert leva sa main, celle qui n'était pas couverte de bandages, et l'approcha du visage de Sanji. Une caresse maladroite frôla sa joue. Sans comprendre, Sanji resta immobile. Était-ce vraiment une caresse, ou une tentative pour le frapper ? La main continua sa course et retomba lourdement sur sa nuque. Une pression infime, mais Sanji la sentie. Toutes ses appréhendions s'envolèrent et il se pencha doucement, jusqu'à ce que son nez frôle celui de Zorro.
- Je suis désolé, chuchota le blond avec une douceur qui étonna au plus haut point le docteur, témoin interdit.
Un sourire douloureux étira les lèvres de Zorro et il appuya encore un peu contre la nuque de son amant.
- Je… ne t'en veux pas… On s'est… bien amusés… hein ?
Sa voix se brisa et Sanji ne put retenir une larme devant cet homme qui lui paraissait maintenant tellement fragile. Comment avait-il pu être égoïste au point de croire que cette brute ne pouvait pas ressentir d'émotions ? Il avait dû être aussi blessé que lui dans l'histoire… Dans un geste de rédemption, Sanji accepta de baisser encore la tête pour déposer un doux baiser amoureux sur les lèvres tremblantes de l'épéiste. Le baiser, bien que chaste, dura longtemps. Jusqu'à ce que Sanji se souvienne de la présence du docteur. Il se releva doucement en souriant à l'homme qu'il aimait, mais avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, Zorro tourna difficilement la tête vers le renne.
- Je crois… que j'ai une côte brisée…
Affolé, Chopper toucha doucement le ventre du blessé. Non. Il n'avait pas une côte de brisée… Mais trois !
- Mais… comment… ? bégaya Sanji. C'est… le coup de pied ?
- Ouais…
- Mais alors… Tu n'as rien dit ? Tu as dû avoir un mal de chien ! s'horrifia le blond, se remémorant qu'après ce violent coup, il lui avait fait l'amour, s'était blottit contre lui, lui avait fait un câlin, avait dormit presque sur lui…
- Tu allais me tuer… de toute façon, répondit le vert en grimaçant.
- Mais… après ?
- J'étais bien près de toi…
Sanji voulu frapper Zorro de toutes ses forces. Quel imbécile, vraiment !
