B'soir-b'jour mes p'tites dames!

Encore beaucoup de reviews... énormément beaucoup beaucoup!

Et je vous aime beaucoup beaucoup pour ça ;)

C'est juste incroyable tous ces messages, vos suivis, vos soutiens...

Allez courage, votre patience sera bientôt récompensée,

il arrive ce chapitre 11 (du coup moi j'ai la pression de pas vous décevoir...) !

Plus que deux... Mais j'espère que vous serez encore là APRES ce chapitre 11,

parce qu'il s'en passera des choses comptez sur moi ^^

.o.0.o.

Ici, il y a la première apparition "physique" de la fameuse Chelsea...

donc ça aiguillera sans doute vos théories !

Un autre personnage apparait, histoire d'embrouiller encore plus le truc!

(J'aime ça! Je sais... )

& puis notre petit Edward et notre petite Bella continuent

leur "conquête sentimentale" si je puis dire ^^

Si vous lisez bien, vous allez piger pourquoi la suite

risque de ne pas être simple...

.o.0.o.

Sur ce, trève de blablas... Le chapitre suivant, c'est pour dimanche !

Je vous embrasse, continuez comme ça vous êtes top !

Prenez soin de vous!
Tiftouff.

Chapitre 9

Point de vue de Bella.

Edward et moi déambulions dans les rues de Seattle. Les vacances d'octobre avaient débuté depuis hier et nous avions convenu d'une petite promenade tous les deux. Depuis notre déjeuner à la pizzeria voilà dix jours, à chaque fois que nous avions pu nous avions passé du temps ensemble. Il ne cessait de me dire des compliments et j'étais plus qu'intimidée par ce comportement... mais c'était si agréable... Je m'étais surprise plusieurs fois à rêver de lui... à imaginer que ce que vit ma sœur avec Jasper, je le vivais avec lui... J'aurais aimé la questionner sur la façon dont Jasper l'avait abordé mais je ne tenais pas à lui expliquer en détails tout ce qui s'était passé !

- Tu as des projets pour ces vacances ?

- Je vais sûrement aller chez mon père à Forks... Et toi ?

- Je vais rester ici... Ma sœur et son fiancé partent trois jours dans un chalet, ils m'ont proposé de venir... enfin Rosalie me l'a proposé mais je sais que Royce ne serait pas d'accord alors j'ai refusé ! Ta sœur et ton beau-frère viennent avec toi ?

- Sûrement oui ! Charlie adooooooooore Jasper et le mot est faible !

Edward eut un petit sourire et nous avancions toujours dans le froid, mains dans les poches de nos vestes.

- C'est rare qu'un beau-père adore son gendre !

- Tu parles, Jasper fait tout ce que veut Charlie : il nous surveille, nous «fliquent» et lui fait régulièrement un compte-rendu ! Mon père aime ça !

- Comme tous les pères je suppose !

- Ouais, je pense...

- Ce qui veut dire que si c'était une autre personne que Jasper, Charlie serait moins conciliant ?

- Comment ça ?

- Been... par exemple avec tes petits-amis à toi, comment il réagissait ?

La question était plus qu'étrange... Sachant que Charlie avait déjà arrêté Edward, j'imaginais que si je le lui ramenais comme «gendre» passerait «mal» bien qu'il n'aurait pas son mot à dire !

- Je n'ai eu qu'un petit-ami... Jacob... Ca n'a pas duré mais il l'appréciait, étant donné que Jake est le fils de son meilleur ami !

- Effectivement, ça facilite les choses par rapport à d'autres hommes j'imagine...

- Je ne sais pas... Je suppose que ça dépend du type en question... Mais en général, Charlie ne s'en mêle pas trop...

J'eus l'impression qu'il soupirait à côté de moi. Avait-il pu imaginer un instant être ce «gendre» ?

- Et ta mère ?

- Renée ne cesse de me demander quand je lui en ramènerai un ! Depuis qu'elle est avec mon beau-père, la vie est selon elle synonyme d'amour à l'état pur ! C'est une écervelée !

Il éclatait de rire.

- Ce doit être dur pour toi qu'ils soient divorcés tes parents...

- J'avais deux ans quand ils se sont quittés alors tu sais, je n'ai pas vraiment de souvenirs d'eux ensemble... J'ai vécu une dizaine d'années avec ma mère et Alice... Elle a rencontré Phil mais son statut de joueur professionnel au baseball faisait qu'il bougeait beaucoup... Et comme ma mère souhaitait le suivre, Charlie a pris la relève...

- Elle ne s'est pas sentie coupable ?

- Si bien sûr ! Mais c'est Alice qui l'a décidé à partir et nous laisser chez lui ! La vie avec Charlie est tranquille... Avec Renée... disons que c'est plus mouvementé !

Nous continuions d'avancer sur le chemin caillouteux devant nous qui traversait le grand parc municipal.

- Et tu vas partir longtemps à Forks ?

- Cinq jours...

- Et tu pars quand ?

- Demain dans la matinée...

Un petit silence suivit ma réponse. Edward s'immobilisait, fixant le sol. Aujourd'hui comme hier, il était tout simplement magnifique dans sa veste en jeans noire, ses cheveux aux reflets roux en bataille et sa barbe naissante.

- Tu vas me manquer...

Je m'arrêtais net, peu certaine d'avoir bien entendu. Une boule se nouait dans ma gorge. J'avais envie à la fois de fuir, parce que je ne savais pas quoi répondre. Oui, lui aussi me manquerait. Et j'avais aussi envie de me jeter sur lui pour l'embrasser. Il me semblait parfois si facile de croire qu'il tenait réellement à moi et pourrait être mon petit-ami !

- Toi... aussi...

Alors que j'attendais qu'il rit de moi, je sentais sa main se poser sur ma hanche et son bras s'enrouler autour de ma taille. Ses doigts pressaient ma peau et je frissonnais. Il était juste derrière moi, je sentais son buste contre mon dos... c'était terriblement magique... je me sentais si bien... jamais je ne voulais quitter cet instant entre nous !

Il remontait sa main dans mon dos le long de ma colonne vertébrale et passait sa paume sur mon épaule, effleurant ma peau jusqu'à mon cou. Il entourait mon cou de son bras, me rapprochant de lui et me forçant à passer le mien autour de sa taille. Tel un couple que la passion consume... Sans un mot, il embrassait mes cheveux brièvement et reprenait son avancée. Nous marchions tous deux enlacés, en silence. Sans que je ne vois le temps passer, nous nous retrouvions devant un petit troquet.

- On va boire un verre ? Le questionnais-je, comme si je venais de sortir d'un cocon de tendresse.

- On devait retrouver Ben, Emmett et Angela... Tu ne te rappelles pas ?

- Hein ? Ah si... si, si, si !

Il m'adressait son sourire en coin le plus craquant et je voulais rester blottie contre lui. Nous traversions la terrasse pour entrer dans le petit bar qui était moitié vide. J'apercevais sans mal nos amis, en fond de salle. Angela écarquillait les yeux en nous voyant ainsi unis Edward et moi. Emmett se retournait vers nous.

- Ouh Edward ! T'es rapide mon gars !

- Fils de poulpe, va !

Ils éclataient de rire et Edward relâchait son bras autour de moi pour étreindre une seconde son pote. J'embrassais Ben et Angela puis me tournais vers Emmett.

- Je m'excuse Bella pour ta tête !

- T'en fais pas, t'es pardonné !

- Ca m'embête d'avoir fendu le crâne de ma copine de maternelle ! Quoi que j'avais bien accidentellement fait tomber Newton et il s'était ouvert le menton !

- Mais t'es un vrai danger mon pauvre ami ! s'exclamait Edward.

Je m'asseyais à côté d'Angie sur la banquette et Edward prenait une chaise pour se mettre à côté de moi.

- Vous avez commandé ?

- Non, on vous attendait ! Garçon !

Un serveur s'approchait et prenait nos boissons. Peu après, il les amenait. Angela me fixait, comme si elle cherchait à savoir ce qui avait pu se passer entre Edward et moi. Elle se penchait à mon oreille.

- S'est-il passé quelque chose que je devrais savoir ?

- Plus tard... murmurais-je, consciente du regard d'Edward sur moi.

Je portais à mes lèvres mon capuccino au chocolat, savourant la chantilly. Le cappucino était délicieux, surtout par ce froid !

- Oh bon sang ça fait du bien !

Nos amis éclataient de rire et je voyais le large sourire d'Edward. Je rougissais sous ses yeux profonds et il levait la main vers mon visage, passant son pouce sur mes lèvres.

- Tu avais un peu de chantilly...

- Merci...

Il portait son doigt à ses lèvres pour enlever la crème. Il eut un petit sourire et reportait son attention à son café.

- T'es pas obligé de piquer sa chantilly à Bella !

- Parce que tu t'imaginais que c'est sur ta bouche à toi que je serais venu la prendre ? râlait Edward à Emmett.

Ils éclataient de rire et ce dernier lui tapotait l'épaule.

- J'imagine ouais ! Je ne te plais pas autant que Bella ne te plait, hein ?

Je manquais m'étouffer dans ma tasse tandis qu'Edward soupirait. Angela me tapotait le dos.

- Emmett !

- Mais faut passer à l'action mon petit ! Ceci dit, tu sais y faire si j'en juge par la façon dont tu la tenais en arrivant !

Je ne savais plus où me mettre alors je feintais d'aller aux toilettes. Angela m'accompagnait.

- Il manque de tact, cet homme-là ! lâchait-elle.

Manquer de tact oui... mais ses déclarations avaient-elles vraiment lieu d'exister ? Est-ce que je plaisais VRAIMENT à Edward ?

- Angela ?

- Oui ?

- Comment Ben s'est déclaré à toi ?

- Hum et bien on a commencé par passer du temps ensemble... des restos, des sorties, des balades... et puis il m'a dit que je lui plaisais et je lui ai dis que je lui plaisais aussi... Et il m'a embrassé...

J'observais mon reflet dans la glace.

- Edward te tourne autour, c'est ça ?

- Je ne sais pas quoi penser de son comportement...

- Tu lui plais Bella... Ben n'arrête pas de me le dire et puis il a des gestes qui ne trompent pas...

- Il m'a dit qu'il... me trouve belle...

- Pourquoi ne te laisses-tu pas aller, alors ?

- Je l'ignore... J'ai peur que... ce soit une blague stupide ou... un pari... une idiotie... qu'il trouve quelqu'un de mieux que moi... et puis je ne sais pas qui sont ces filles autour de lui... La blonde du parc, cette Chelsea qui nous a interrompu pendant notre déjeuner à la pizzeria... Et tous ces lapins qu'il me pose...

- Il ne s'ouvre pas à toi assez facilement, c'est ça ?

- J'aimerais tellement qu'il le fasse... Avec ce que m'a raconté Charlie...

- C'est normal que ça te tracasse mais Bella... Je croyais que tu voulais lui laisser une seconde chance...

- Oui, c'est ce que je veux...

- Alors tu devrais accepter tous ces compliments...

- Tu crois ?

- J'en suis persuadée...

Je la serrais dans mes bras. C'était bon de pouvoir parler sans se sentir jugée... Nous quittions les toilettes et retournions vers les garçons. Nous passions une bonne heure tous réunis, jusqu'à 17h45. Emmett avait vraiment un super contact !

- Je vais devoir rentrer pour faire ma valise !

- Ok, j'te raccompagne !

Edward se levait et nous saluions tout le monde avant de repartir en sens inverse.

Sur le chemin, nous étions proches et j'aurais beaucoup aimer le prendre de nouveau par la taille comme à l'aller. Et comme s'il avait deviné mon envie, sa main venait prendre la mienne. Cela me semblait si naturel... j'étais envoutée ! Son pouce effectuait de tendres petits cercles sur le dos de ma main.

- J'espère qu'Emmett ne t'a pas mise mal à l'aise avec ses... réflexions déplacées...

- C'était... comment dire ? Surprenant ! Mais ça va !

- Il n'est pas méchant !

- Je sais...

Nos pas nous guidaient jusqu'à ma maison.

- Bon... Voilà mademoiselle... Vous voilà à bon port !

- C'est gentil de m'avoir raccompagnée...

- C'est bien normal et puis on ne va pas se voir d'une semaine alors je voulais en profiter...

- Ca m'a fait plaisir...

- Moi aussi... Alors, à samedi ?

- A samedi !

Il se penchait vers moi et déposait un léger baiser sur ma joue. Sans vraiment contrôler mes gestes, j'entourais sa nuque de mes bras pour pouvoir moi aussi lui embrasser la joue simultanément. Je fermais les yeux sous la douceur de ses lèvres, sentant ses mains se poser sur mes hanches. Finalement, à mon plus grand regret, il me relâchait.

- Passe de bonnes vacances...

- Merci !

Je le regardais s'éloigner à pieds et rentrais dans la maison pour finir mes bagages, la tête me tournant de façon déraisonnable.

::..

Je m'installais derrière mon ordinateur dans ma chambre d'enfance. Voilà deux jours que nous étions arrivés à Forks et je m'ennuyais un peu. Charlie travaillait, Jasper et Alice vadrouillaient à droite et à gauche. Chaque nuit, depuis mon arrivée, j'avais rêvé d'Edward Cullen ! Il me manquait beaucoup. Ce matin, c'était un texto de sa part qui m'avait réveillé, me souhaitant simplement une bonne journée. Ca m'avait enflammée d'une façon incroyable !

Je lançais internet et MSN. J'avais une invitation d'un contact. EdwardC. Edward ! Je m'empressais de l'accepter. J'ignorais qu'il avait internet ! Il m'avait bien demandé mon mail mais jamais il ne m'avait envoyé de message dessus. Il est connecté ! Je lançais sa fenêtre mais au moment où j'allais le saluer, elle clignotait déjà.

edward dit :

Hey, Bella !

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

Salut Edward !

edward dit :

je désespérais de te voir connectée !

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

Navrée... Mon beau-frère a squatté l'ordinateur un long moment ce matin ! Comment tu vas?

edward dit :

ça va, je suis chez ma sœur ce qui explique que je puisse te parler via MSN ! et toi ça va ? tu ne t'ennuies pas trop ?

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

Forks ne change pas tu sais !

edward dit :

c bien pour ça que j'évite d'y revenir trop souvent ! tu rentres toujours samedi ?

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

Oui, absolument, pourquoi ?

edward dit :

en matinée ou en soirée ?

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

j'arrive par le train de 18h17.

edward dit :

le train ? Je croyais que tu étais partie avec Alice et Jasper ?

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

Ils ont décidé de rentrer demain, Alice a reçu une réponse positive pour un stage dans un magasine de mode alors ils ne peuvent pas trop râter ça !

edward dit :

et donc tu restes chez ton père ?

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

oui j'ai beau me plaindre de la verdure, ça me plait d'être ici !

edward dit :

d'accord...

edward dit :

est-ce que tu voudrais que je vienne te chercher ? à la gare ?

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

Je ne veux pas te déranger... Jasper peut venir me chercher !

edward dit :

Laisse-moi venir te chercher... s'il te plaît !

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

C'est gentil Edward !

edward dit :

je t'en prie ! merci ! ça me fera plaisir... je m'ennuie un peu et te revoir sera un vrai plaisir !

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

c'est pareil pour moi !

J'attendais une réponse, qui semblait ne pas venir. Je patientais pendant plus de vingt minutes, me demandant ce qu'il faisait. Son statut était passé à «Absent». En bas, j'entendais la porte s'ouvrir.

- Bella ? Alice ? Vous êtes là ?

- Je suis dans la chambre, Papa ! Alice et Jazz sont partis en centre-ville !

- Elle a encore dû lui faire chauffer la carte bleue ! Sacrée gamine !

Je souriais en revenant vers mon ordinateur, la fenêtre d'Edward clignotait à nouveau.

edward dit :

excuse-moi, petit souci dans la maison ! je ne peux pas rester plus sur l'ordinateur ! Si je n'ai pas de tes nouvelles, je te dis à samedi, 18h17 à la gare ! Je serai le type avec les cheveux roux !

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

Je note ! Bonne journée !

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

et merci pour la gare !

edward dit :

pas de pb ! Bisous.

Bella -en admiration devant les sapins (trop) verts de Forks dit :

Bisous !

Il se déconnectait, me laissant tremblante sur son «bisou». Je descendais en bas pour aider Charlie à préparer un plat qui soit comestible.

- Tu étais sur internet ?

- Oui, je discutais avec un copain...

Mon père s'immobilisait, une assiette dans la main.

- Un copain ?

- Oui... Edward...

- Edward... Comme dans Edward Cullen ?

J'opinais, prête à recevoir un chapelet de conseils sur le fait qu'il est un «ancien drogué, alcoolique...». Mais Charlie conservait le silence. Je l'entendais inspirer fortement. Je craignais le pire...

- Ecoute Bella... Je sais que je n'ai pas mon mot à dire sur tes fréquentations mais...

- Tu l'as dit, papa ! Tu n'as pas ton mot à dire !

Je voulais mettre les points sur «i» et les barres sur les «T» tant que c'était possible !

- MAIS... mais... je connais Edward Cullen et je n'ai pas confiance en lui ! Mais pas du tout ! Son père est un homme bon et il s'est fâché avec lui, pour un sujet dont tout le monde ignore le contenu !

- Mais ça ne nous regarde pas, ça !

- Je sais Bella... mais écoute-moi... ce que je veux te dire... te demander plutôt, c'est de te méfier !

- Edward ne se drogue plus, si c'est ce que tu veux savoir !

Charlie se tournait vers moi, croisant ses bras sur son torse.

- Tu sors avec lui ?

- Non !

- Bien...

Il parut soulagé et reprenait son activité. Ca me mettait un peu en rogne qu'il agisse ainsi, avec tant de préjugés... si je me mettais à sa place, bien sûr que je comprenais mais Edward me semblait tellement loin de tout ça... je n'arrivais pas à l'imaginer se droguer ou vendre de la cocaïne...

Charlie parlait peu ce soir-là. Après ma douche, je redescendais pour souhaiter bonne nuit à tout le monde et entendais Jazz, Alice et mon père discuter.

- Je n'ai pas confiance en ce type ! Comment il se comporte avec elle ?

- Papa...

- Il n'y a pas de «papa», Alice !

- Rassurez-vous Charlie, je veille !

- N'essaie-t-il pas de l'influencer ou...

- Il a toujours été très correct pour l'instant ! Ils se voient souvent et je crois qu'ils se plaisent...

- Je ne veux pas qu'il l'entraîne dans la drogue et l'alcool ! Parce que s'il fait ça laissez-moi vous dire que je m'arrangerai pour qu'il ne voit plus jamais la couleur du ciel !

Mon ventre se nouait et je préférais remonter à l'étage pour ne pas en entendre plus. Je me glissais sous ma couette et me roulais en boule.

Étonnement, les larmes me submergeaient. C'était comme si un rempart se dressait entre Edward et moi... si je me laissais aller avec lui, personne ne l'accepterait dans ma famille, exceptée Alice ! Jasper se chargerait de nous chaperonner comme Charlie l'aurait fait et ce serait l'Enfer ! Je voulais vivre une histoire avec lui si elle devait exister ! Un bip me sortait de mon état léthargique et je trouvais un message d'Edward.

«Bonne nuit Bella,

je pense à toi...

peut-être même un peu plus que nécessaire !»

Je n'hésitais pas à lui répondre, me laissant vaincre par son côté spontané et doux... Il ne pouvait pas avoir de mauvaises intentions ! Impossible !

«Moi aussi je pense à toi,

peut-être un peu plus que nécessaire.

B'nuit !»

J'éteignais mon téléphone et fermais les yeux, un léger sourire flottant sur mon visage. J'étais décidée à ne pas les écouter, ni eux, ni les autres !

.

Le samedi arriva lentement. Charlie avait ressayé de remettre le sujet sur le tapis mais je m'étais fermée à ce genre de discussion. Renée avait appelé et avait immédiatement senti que ce séjour chez mon père ne prenait pas la tournure espérée.

«C'est à cause d'un garçon ?»

«Tu connais Charlie... Il s'imagine un tas de choses que je sais fausses au fond de moi!»

«C'est ce Edward ? Alice m'en a parlé, et ton père aussi!»

«Si tu veux me faire la morale toi aussi, je n'en ai pas besoin!»

«Bien loin de moi cette idée... Je te demanderai juste de faire attention mais je pense que tu peux accorder une chance à ce garçon ! Je sais ce qu'il a fait brièvement... même si évidemment ça ne m'enchante pas, j'ose espérer qu'il ait compris la leçon et puis ta présence peut l'aider...»

«J'aimerais que papa comprenne les choses comme toi!»

« C'est ton père et il t'aime ! Ca l'effraie parce qu'il a vu ce que ce garçon a fait, c'est normal... Mais tu ne peux pas l'en blâmer !»

«Je sais que ça sera mission impossible si Edward et moi devions...»

«Vis ta vie pour toi chérie, pas pour nous!»

Avoir discuté avec elle me faisait énormément de bien. Renée m'accordait toute sa confiance, ce qui n'était pas le cas de Charlie ! Et j'avais pris la décision de m'investir à 200% dans ma relation si jamais les choses devaient s'approfondir avec lui ! Et de vivre ma vie, comme me l'avait demandé Renée !

« - Gare de Seattle, terminus du train ! Tous les voyageurs descendent des wagons. Nous espérons que vous avez fait bon voyage et vous prions de nous excuser pour ce retard !»

J'attrapais mon sac et quittais la rame. Je scannais du regard le quai mais n'apercevais pas Edward. Je décidais de m'avancer au dehors. Jasper n'avait pas compris pourquoi Edward venait me chercher, mais Alice lui avait dit de ne pas insister. C'était prévu qu'il me surveille après sa discussion avec Charlie !

- Ohé, Bella !

Mon cœur se serrait violemment en entendant le ténor d'Edward. Je me tournais sur la droite et l'apercevais, garé sur le parking, clés en main, me faisant de larges signes. A la hâte, je me dirigeais vers lui, marchant puis trottinant. Impossible de me réfréner, ou de me calmer... j'étais heureuse de le revoir ! A peine à son niveau, je me jetais dans ses bras, entourant son cou. Il me serrait avec force et je le saluais, déposant mes lèvres pratiquement sur les siennes.

Oups !

J'avais été plus qu'à la commissure de sa bouche... Merde merde merde ! Non mais quelle idiote ! Je me reculais précipitamment, rougissante comme jamais je ne l'avais été en sa présence, détournant le regard. Je sentais ses doigts se poser sous mon menton et ses yeux me happaient lentement mais sûrement.

- P... pardon... je...

Sans que je ne m'y attende, son index se posait sur mes lèvres et son front contre le mien.

- Chuuut... Ne t'excuse surtout pas s'il te plaît...

Je tremblais contre lui. Je ne devais pas m'excuser d'avoir eu envie !

- D'accord... Pardon d'avoir voulue m'excuser...

Un sourire naissait contre son visage et il m'enlaçait de nouveau, nichant son visage contre mon cou. J'inspirais son odeur à plein poumons. Il m'avait énormément manqué... Je sentais quelqu'un s'approcher derrière nous, et sursautais en entendant la voix de Jazz. Edward me relâchait brutalement et je me tournais vers mon beau-frère.

- Bella...

- Jazz ? Mais qu'est-ce que tu fous ici ? Je t'avais dit qu'Edward...

- Je sais... mais j'avais peur qu'il oublie ou... enfin j'étais dans le quartier !

Je soupirais, sachant très bien qu'il n'accordait que moyennement sa confiance à mon ami.

- Je vais vous laisser ! Pardon du dérangement !

Sans plus de cérémonie, il s'éloignait à sa voiture. Il était furieux ! Il émanait de lui une grosse colère !

- Je crois que ton beau-frère ne m'aime pas beaucoup !

- C'est pas ça... c'est juste que... il n'a pas l'habitude de me voir avec un garçon alors...

Je ne voulais pas déballer directement que Charlie nous avait tout dit. Ca pourrait le mettre mal à l'aise !

- Je te ramène ? Et puis tu me raconteras ce que tu as fait de tes vacances dans ce cher Forks !

- Oui... avec plaisir !

- Donne-moi ton sac !

Il le rangeait dans son coffre et conduisait jusqu'à chez-moi, où la froideur de Jasper était encore palpable. Edward ne s'éternisait pas, un texto l'en empêchant.

- Je suis désolé, une amie m'attend... Je t'appelle ce soir, Bella ?

- Si tu veux oui... File !

Une amie ? Je le regardais sortir de la maison et à peine la porte refermée, Jasper bondissait.

- Ce type joue avec toi, Bella ! Il a déjà quelqu'un dans sa vie !

- Quoi ? mais qu'est-ce que tu racontes ?

- Mais ouvre un peu les yeux bon sang ! Il vient te chercher à la gare mais à peine arrivés ici, il te balance qu'il doit se barrer «voir une amie»... Ne me dis pas que tu es naïve à ce point !

- Ca y est, Charlie t'a demandé de «perpétrer» sa parole, c'est ça ?

- Mais non Bella mais merde ! Ouvre les yeux ! Il t'éblouit et se fout de toi !

Une boule douloureuse se forgeait dans ma gorge et mon ventre, menaçant de tout faire exploser en moi.

- MAIS MERDE JAZZ ! DE QUOI TU TE MELES ? J'EN AI MARRE TU COMPRENDS ? MARRE ! VOUS ME DITES TOUS CE QUE JE DOIS PENSER OU PAS MAIS MERDE ! JE PENSE CE QUE JE VEUX D'EDWARD ET J'OUVRE LES YEUX SI JE VEUX !

Alice arrivait à ce moment-là, sourcils froncés. Elle va s'y mettre elle aussi, c'est ça ?

- Jasper, ça ne te regarde pas !

Je grimpais les escaliers pour me réfugier dans la salle de bains.

Pourquoi ils me font ça ? Pourquoi ils n'osent pas donner une chance à Edward ? Mais en dehors de ces questions, ce qui m'embêtait le plus c'est que la théorie de Jasper était sûrement plausible... Edward voyait sûrement quelqu'un pour partir comme ça aussi vite à chaque fois... et s'il jouait ainsi avec ce que je ressentais... je ne crois pas pouvoir l'accepter !

..::..

Point de vue d'Edward.

J'avais à peine refermé la porte de chez les Swan que j'entendais la voix dure de son beau-frère et je ne pus m'empêcher d'écouter.

- Ce type joue avec toi, Bella ! Il a déjà quelqu'un dans sa vie !

La chose ne serait pas aisée... J'avais bien vu à son regard à la gare qu'il n'était pas heureux de la façon dont j'avais pris Bella contre moi.

Elle m'avait manqué plus que raisonnable durant cette semaine. Je n'avais pu me réfréner, lui envoyer des textos et divers mails. C'était une joie incroyable quand j'avais reçu ses adorables réponses. J'avais aussi squatté le salon de chez ma soeur plus que raisonnable ! Heureusement qu'elle et Royce étaient souvent en rendez-vous ! Royce ne savait pas que j'avais un double de clés ! La voix de Bella me tirait de mes pensées.

- Quoi ? mais qu'est-ce que tu racontes ?

- Mais ouvre un peu les yeux bon sang ! Il vient te chercher à la gare mais à peine arrivés ici, il te balance qu'il doit se barrer «voir une amie»... Ne me dis pas que tu es naïve à ce point !

- Ca y est, Charlie t'a demandé de «perpétrer» sa parole, c'est ça ?

Charlie... Evidemment que le chef Swan avait dû lui raconter mes «frasques» d'adolescent... Bella avait dû apprendre tout ce que j'ai fait et voudrait certainement me fuir maintenant...

Je m'éloignais de la maison et partais rapidement. Elle ne savait pas tout en plus et j'ignorais comment lui présenter la chose. Elle partirait quand elle saurait, à coup sûr ! Elle ferait comme Lauren qui m'avait mis une claque, ou Jessica qui n'avait pas su faire la part des choses...

J'avais espéré que Bella aurait su faire la différence. Elle me semblait tellement simple, naturelle. J'aimais voir son visage rougir, ses yeux s'illuminer et sa retenue quand elle m'embrassait ou me touchait. J'étais sous le charme, totalement sous le charme de cette très belle femme ! Je voulais tellement m'en sortir et prouver que je suis quelqu'un de bien, malgré les conneries que j'ai pu faire. Bella pourrait être une sorte de rédemption pour moi. Mais j'avais conscience que par rapport à sa famille, son père et son beau-frère, la tâche serait difficile. Rosalie n'approuvait pas beaucoup le fait que Bella me plaise, mais, même si je prenais toujours compte de son avis, elle n'avait pas à interférer dans mes relations sentimentales...

J'entrais dans mon appartement, marchant au milieu des cartons. Demain, j'emménageais dans le pavillon que me louaient les parents d'Emmett. C'était pas trop tôt, je devais absolument quitter ce taudis ! Chelsea était dans la cuisine en train de boire un café, en compagnie de Kim. Putain, manquait plus qu'elle ! HEY ! Elles taxent mon café en plus !

- Edward ? Où étais-tu ?

- Je n'ai pas de compte à te rendre Kim, tu sais !

- Tu sais qu'Heidi n'aurait pas apprécié la façon dont tu te comportes avec moi !

- Heidi est MORTE, Kim ! Elle est MORTE ! Je n'ai plus à te rendre de comptes !

- Ca, c'est ce que tu crois...

Elle s'approchait et, alors que Chelsea se dirigeait vers le salon, passait son bras sur mon ventre.

- Je ne te laisse pas indifférent, Edward... Je le sais !

Sa main descendait sur mon bas-ventre et elle appuyait contre mon sexe par-dessus mon pantalon. Je me reculais vivement.

- KIM ! ARRETE CA ! TU NE M'INTERRESSES PAS MERDE !

A ce moment-là, la porte d'entrée s'ouvrait et Esmé faisait son apparition.

- Edward, tu es là ?

Je fixais toujours Kim, qui était visiblement contrariée !

- Dans la cuisine, M'man !

Ma mère entrait, un sourire sur le visage.

- Bonjour mon garçon !

- Bonjour M'man !

- Oh Kim, tu es là ?

- Oui Mrs Cullen ! Je suis venue voir Edward !

- C'est une bonne initiative. J'en suis heureuse... souriait Esmé.

Elle s'imaginait que Kim et moi entretenions une relation depuis qu'elle avait été en cure de désintoxication avec moi !

- Maman, tu sais avec Kim...

- Je sais ! Je ne suis pas venue pour cela. Un camion de déménagement passera à 7h15 demain matin ! Tu as pu t'arranger avec Rose ?

- Oui, elle passera à 7h !

- Très bien !

- Combien je te dois ?

J'attrapais mon portefeuille pour rembourser ce qu'elle avait probablement avancé pour la location du camion de déménagement.

- Garde ton argent, tu vas en avoir besoin... Le loyer des McCarthy est plus élevé qu'ici !

- J'ai un arrangement avec le père d'Emmett !

- Quand même ! Garde ton argent... J'ai conscience de ne pas avoir pu t'aider ce mois-ci alors que tu as perdu ton travail...

J'observais le visage de ma mère. Je comprenais pourquoi Carlisle l'avait épousé, elle était si douce... en un sens, elle me rappelait Bella, toujours disponible et d'une tendresse sans équivalent...

Bella... Ma douce Bella...