Pauvre larvounettes. Ce chapitre n'est pas relu, pas retravaillé, pas corrigé… Ouais, c'est de la daube, total brouillon. Mes excuses absolues et éternelle, mais je me devais absolument de le poster, et je pense qu'il est sinon relativement merdique. Pardon. Éè

En plus, j'ai vraiment écourté la fin, et je dois bien avoir réduit d'au moins mille mot ce que je voulais faire à la base. Shame. Mais vu que ça faisait… Oh god. Deux mois. Et un jour. uu

Le prochain viendra plus tôt… ?

(mais d'abord je regarde et comprends Lain.)

(… barrer la notion 'comprendre'.)

(mon seul indice pour quand à une suite dont vous n'entendrez parler que dans un chapitre lointain et que n'est pas roi qui ont croit et que les pions ont l'une des plus intéressantes capacités. 8D /Honeyz, mystique depuis l'an sept-cent-quarante-deux *o*/ )

Nancy Sinatra, HH, yolo et cie.

Tout ce qui est en italic autre que mes début et fin, c'est ce que j'ai la flemme de passer dans une autre langue quand j'indique plus haut de laquelle il s'agit. Love.

(oh, pour tout problème de mise en page. Je m'en chargerais demain, probablement...)


'Nathaniel Steilsson.'

'Oublie.'

'Ice.'

'Ne regarde pas.'

'Va-t'en.'

'Glem.'

Bang Bang ?

Et puis les mots qu'on murmure se répercutent dans son crâne. Ses yeux ouverts sous ses paupières fermées le brûlent, et il veut les exposer à la lumière. Mais une fois l'acte posé, il sera même illusoire que de prétendre à nouveau dormir.

Le petit islandais finit malgré tout par se lever. Matthias dort un peu plus loin, avachi sur le divan. Avant, le lit qu'occupe actuellement seul le plus jeune, il le partageait avec son aîné. Le vrai, celui lié de sang. Une fois – avant –, rentrant des cours, il y a trouvé le norvégien endormi sur le danois. Il ne sait pas ce qu'il s'est passé ce jour-là /ne veut pas savoir/ mais sait que ça n'est rien qui ferait rougir sa puberté hésitante. Il sait pourtant qu'il y a un 'quelque chose' entre les deux grands, et il l'a vu depuis qu'il est enfant. Il ignore si eux l'on même seulement évoqué dans les rares conversations à demi-mot qu'ils partagent quand Aleks n'est pas un corps tiède et une respiration douce qui apaise le cadet. Il se doute que ça n'est pas quand Matthias parle de haute voix et rie plus fort encore qu'Aleks prend la peine de répondre. Ou alors – et Natha… Ice en a été surpris – il le frappe, avec une force qu'on n'attendrait pas de ces jolies mains blanches. C'est peut-être ça qui trahit le norvégien dans les yeux de son frère. Ce réflexe trop enfantin, même si contenue par la réserve naturelle qu'il a avec tous – sauf avec le petit frère, au grand damne de celui-ci. Non jamais je ne te donnerais la main! –.

Plus loin encore dans un avant dont il n'est séparé que de deux ans – qui sembleront toujours comme autant de décennie – il n'avait pas de frère. À temps partiel seulement, en tout cas. Il avait ce souvenir un peu trop blafard, de lumière tranchant l'ombre, et du murmure d'une voix qui vous chante comme une berceuse les bruits qui autrement vous ferez peur. Quelques mots qui brisent tout ce qui pourrait faire mal, avant de disparaître dans un soupçon de sourire. Plus tard, les lettres échangées, par ce mystérieux inconnu à cette famille dans laquelle Ice grandissait en enfant unique. Apprendre à y répondre lui avait pris du temps, mais cette présence caché sous des mots qui ne dégageait guère plus d'émotion que celui qui les écrivait lui avait apporté un réconfort dont il ignorait l'origine. Un jour, son frère était venu. Plus tard, son frère était reparti. Toujours cette même voiture noire, et son aîné s'exprimant auprès des étrangers dans une langue dont il n'arrivait pas à définir les mots sous les sonorités.

Et puis un jour il n'avait plus eu de parent, plus de frère, plus de maison, plus de nom, plus de rien. Matthias l'attendait devant son collège. Il avait le regard fuyant qu'il avait toujours quand son trop-plein d'honnêteté ne pouvait pas cacher quelque chose qu'il voulait dissimuler, et il l'avait conduit jusqu'à Berwald. Le suédois lui avait brièvement demandé si il y avait chez lui des choses d'absolument essentielles, dont il ne saurait se passer. Quelque secondes pour répondre (cette peluche de macareux avait été dans le lot, et plus tard il rougissait en y repensant.), avant de voir le plus grand se lever et dire qu'il ne serait pas long. Il les avaient retrouvé à la gare. Berwald était accompagné d'un jeune blond qui à ses côté faisait office de poupée tremblante, et avait le sac de l'islandais. C'est dans le train qu'il avait appris la mort de ses parents, et leur départ immédiat pour le Danemark. À demander pourquoi, il n'avait vu que s'échapper un sanglot du finlandais – Tino de son prénom -, et Berwald lui faire un bref non de la tête. Plus tard. Mais comme une réponse à tout, Matthias n'avait pas pu s'empêcher de dire 'Demande d'Aleks', comme si tout s'expliquait.

- C'est dans le silence que l'anciennement Nathaniel Steilsson avait compris le sens concret de la mort de ses parents. (de toute façon il ne pleurait qu'en silence, et qu'importe si dans ta poitrine quelque chose hurle.) -

Il n'avait plus essayé de comprendre, avait surtout tenté de colmater les plaies béantes à son enfance qui s'infectaient quand il versait des larmes sur elle. Il avançait en automate dans un monde qu'il voyait comme de pierre et de métal tranchant (où n'était-t-il qu'une coquille fragile d'un vent méchant poussait sur des brins d'herbes qui l'entaillait jusqu'au sang?), craignant tant ces invisibles ennemis qu'on n'évoquait pas et ces gens proches qui savait, décidait, choisissait. Ç'aurait été plus simple de reprendre le train dans l'autre sens, et se jeter à grande vitesse vers cet enfer que les autres prétendaient fuir. C'est ce qu'il aurait fait si il avait su où trouver la gare, et comment se repérer dans cette ville sans adresser la parole à quiconque.

Parce que rien ne pouvait être plus choquant que ce qui était déjà, l'arrivé un après-midi pluvieux d'un jeune homme blond à l'allure familière ne l'avait pas déstabilisé d'avantage qu'il ne l'était déjà. De toute façon, quand ils avaient reçu cet appel – ou quand Matthias l'avait reçu, puisque c'était sur le cellulaire qu'il s'était acheté en arrivant dans son pays d'origine (eh oui, pas de fixe chez eux, na.) – il n'avait vu que le danois partir d'une façon précipité, et revenir au moins deux heures plus tard en compagnie de celui qu'il avait pu identifier être son frère (ou qui aurait dû être le frère de Nathaniel Steilsson, mais Nat n'avait jamais eu de frère et Nat n'existait plus, alors qu'en était-il du frère qu'il n'avait pas?). C'était seul avec lui qu'il avait pleuré pour la première fois en compagnie d'un autre, et il avait vu les larmes glisser des yeux de son frère. Larme d'ailleurs qu'il ne revit plus jamais voyager sur ce visage.

Aleks avec eux, c'était comme si il prenait le poids des épaules de Matthias et le laissait réchauffer l'ambiance, en faisant coller à cette situation un adjectif presque proche de 'normal'. (ou alors on s'en éloignait tellement que ça n'était même plus raison de se surprendre.)

Et puis Aleksander n'était plus là.

Et peut-être qu'il aurait dû accepter cette main tendu vers lui. Sourire à ce visage qui ne manifestait jamais la moindre émotion, ne pas craindre de contact vers cet ainé. Peut-être qu'il aurait dû cesser d'être Ice pour devenir autre chose, peut-être qu'il n'aurait pas dû être si égoïste, égocentriste, gamin et insensible. Peut-être que si, peut-être que ça.

Et puis peut-être qu'on aurait pu lui expliquer, aussi.

Peut-être que ç'aurait été une bonne idée, que quelqu'un sache. Quelqu'un d'autre qu'Aleks, parce qu'il était clair que son frère savait trop.

(et ces choses qui bougeaient sans qu'on les touches et ces regards vers ce qui n'est pas là et…)

(et puis il y avait la fille aux yeux coupant, la main de son frère qui le repousse, une voiture comme celle dans ces souvenirs, des mots dont il ne distinguait toujours ni mot ni sens, le carillon d'une boutique quand il pousse la porte, - la peur -, et qu'il ne sait pas trop – n'a pas envie de savoir – pourquoi son frère lui a dit de partir, l'instant de conscience où il se dit qu'il y aurait dû avoir Mathias ou Berwald, parce que les problèmes fuient les armoires à glaces, l'instant d'inconscience où il sent quelque chose de terriblement trop froid contre sa nuque, l'instant de lucidité où il réalise que l'homme qui tient la boutique n'est pas le même que d'ordinaire, où il réalise que l'homme se tient derrière lui et que ce qu'il a en main sort de l'ordinaire, l'instant où il crie, mais le fait dans sa tête seulement, et les suivants, quand.)

(quand son frère parle à la fille, quand il tourne ses yeux vers lui, que leurs regards se croisent, que leurs regards se parlent, et qu'Ice sait comme Aleks sait et que ça n'est plus de la peur au singulier et qu'il voudrait une solution et que la fille bouge, mais pas comme un humain peut bouger avec cet amas de chair et de lourdeur qui freine et fait se trainer les corps mais plutôt avec la précision métallique des scalpels de chirurgie qui s'enfoncent dans la chair et font couler le sang, et que c'est logique que si la Reine bouge sur l'échiquier c'est que le Roi est a découvert, mais nous ne sommes pas aux Échec parce que jamais un joueur ne sacrifierait un Roi pour sauver un Pion, et c'est ce que se dit le plus jeune, c'est que jamais son frère n'aura mis autant d'effort à disparaître d'un étrange passé pour se laisser happer à nouveau par le gouffre des secrets, et.)

(et puis la fille a abattu le scalpel et c'était rouge quand l'ainé a lâché le regard de son petit frère, et l'islandais l'a vu, comme une fleur aux violent pétales carmin se déployant sur celui qui vacille, mais quand il peut croiser de nouveau les iris bleu il y voit autre chose, et la menace sur lui n'est plus, rien de froid sur sa gorge et pas de colosse dans son dos, parce que la menace est – mort – et c'est – mort – au plus – mort – point, et rien ici n'est à sa place, comme une violent tempête dans ce qui devrait être, et il sait que ça ne devrait pas, parce que les objets ordinaires ne volent pas sans qu'on les lances, et les armes encore moins, et le silence ne vous donne pas non-plus d'ordre, à moins d'être bruyant, ce qui réduit nettement sa dimension de 'silence', sauf que Prends ne sort pas du chaos non-plus, et que l'arme s'offre à lui dans cet instant où il ne sait plus rien d'autre qu'une paire d'yeux trop violent fixé sur lui qui articule des mots en russes* ou tout autre langage à consonance slave et une porte d'urgence qui s'ouvre derrière lui, avec cet être qu'il ne devrait pas savoir être là parce qu'il ne devrait pas avoir conscience de ce qui est invisible où de ce qui n'existe pas, mais.)

(mais est-ce qu'on a vraiment le temps de s'interroger sur l'existence de prétendu fantôme quand des objets flottent dans la pièce ? )

(Et puis il était parti. Et l'autre aussi, laissant chuter toutes ces choses qui retrouvait leur principe gravitationnelle avec volupté.)

(Et puis c'était son frère.)

(Et puis.)

(Et puis deux yeux mauve qui tranchaient dans ses cauchemars.)

(Et puis souviens-toi, petit frère. Ne les regardes pas, ou tu ne pourras jamais les oublier.)

(Oublier qui?)

(Oublier quoi?) **


- Il faut qu'on bouge.

Comme d'habitude il attirait aussi peu d'attention à ses propos que si il avait dit que la lune était rectangulaire. Berwald lui adressa un grognement d'ours, Tino un regard tri-curieux, inquiet et surpris ***, Ice regarda vers le frigo, à défaut de pouvoir observer l'inexistante fenêtre.

- Il va falloir qu'on dégage d'ici. Qu'on aille ailleurs, dans un coin moins… moins probable. Où ce sera plus dur de…

Avec un regard vers le plus jeune, Mathias interrompit sa phrase. L'autre essaya de ne même pas lui jeter un regard. Garder l'attitude Aleks aussi longtemps que possible. Surtout que ça n'était pas son genre de réagir, quoi qu'il advienne. (même si il n'était pas d'accord.)

C'était quelques échanges de plus avec Berwald et Tino qui avait conclu la suite, et l'islandais se sentait comme une poupée trimballé d'un quai à l'autre sans avoir le moindre contrôle sur sa destinée.

(mais si ils partaient, comment ferait Aleks pour les retrouver?)


L'aéroport changeait du train, et il ne voulait pas savoir où les Mathias leurs avaient trouvé de faux-passeport, à lui et à Tino. En tout cas, ils avaient l'air vrai, pour autant qu'il s'y connaisse. Tino avait eu un de ses sourires et dit que même peu de professionnels y verraient les différences avec de vrai. Parfois il était préférable d'oublier que le finlandais n'était pas que le mignon et pelucheux petit être collé au grand suédois, et que matière à Professionnel, il serait plus à sa place dans un film de Reno que dans les aventures de Niko le petit renne.*

Pas de Beretta dans le sac en cabine, faut s'en rappeler.

Pas plus de savoir d'où venait les passeports il ne savait où on allait. Apathique ces derniers temps, il s'était laissé trainé comme une peluche de macareux à travers les dédales de l'aéroport de Copenhague*. Pas vraiment de valise pour aucun d'un, à croire que même en arrivant au Danemark, ils avaient su que ce ne serait que temporaire. Qu'importe les deux années qu'ils y avaient passées, elles semblaient avoir été balayées par le souffle d'un Grand Méchant Loup aux dents d'argents tranchants.

Ç'aurait du se passer normalement. (aussi normale que soi la situation.)

Partant d'un point A, il aurait été tout logique qu'ils finissent au point B. (et puis si le point A n'est encré nulle part et le point B complètement aléatoire, alors ça devrait toujours fonctionner.)

Et en terme de probabilité, quelle était celle que la situation s'enchaîne plus profondément encore dans l'étrangeté ? ( 36%, soit tout de même plus que ce qu'attendait Ice.)

En fait, il faut reconnaître que toute sorte de chose aurait pu arriver. Une femme aux cheveux à la blondeur de neige – à croire qu'on ne cultivait que les blonds chez Ivan – et aux yeux de verres mauves brisés. Une voiture noire s'exprimant dans de belles tonalités slaves. Des détonations, des objets qui flottent, rien pour les supporter. Un train, tant qu'à y être. Ou alors, soyons imaginatif ! Pourquoi pas une brusque invasion de criquet?

Fin d'adolescence, châtain doré et yeux de ciel dégagé. Plutôt grand, quoique on l'oubli entre Berwald et Mathias, et dégageant une étrange aura de charisme pour un physique à première vue des plus normal du monde.

Il s'était arrêté face à eux, sac à l'épaule et air du touriste perdu. Et pourtant en danois il parlait sans (trop de) faute, et un sourire avait pris racine à ses lèvres.* Et s'était adressé à celui qui s'y attendait le moins.

- Hello ! (et ignorant les convenances, ignorant les grands, fixant son objectif avec l'habileté d'un pilote de chasse) Tu es… Ice, n'est-ce pas ?

Un temps de flottement avant qu'Ice n'associe son prénom avec celui qui venait d'être dit.

- Ou… n-non ! Enfin…

- Tu pourrais nous suivre un instant ?

Ou la question chelou du jour. Mais sinon, c'est pratique quand on dissimule son existence d'oublier sous quel nom. Pourquoi diable n'avait-t-il pas porté plus grande attention à ce passeport qu'on lui avait refilé ? Mais voilà deux colosses qui faisaient mur entre lui et ce Jack sorti de sa boîte. La suite, il ne la compris pas. Entre l'armée des blonds nordique et l'étrange personnage, ça aurait pu tourner à l'effarouchée. Ça s'excita mutuellement de part et d'autre jusqu'à ce que, expert en désamorçage de bombe, interviennent deux autres personnages souhaitant éviter la confrontation. C'est seulement là qu'ils remarquèrent cette ombre à l'allure de reflet qui se tenait derrière l'illustre étranger depuis le début même de l'échange, et avait envoyé tout au long des signaux qu'on aurait pu retraduire en 'Non, fait pas le con, non, tu vas tout faire…'. Mais que personne n'avait vu, sauf peut-être un pauvre quidam sans pouvoir. Ce qui expliquait probablement l'emploie du 'nous'. À moins que l'autre ne soi mégalomane à ce point ? Comme Tino réussissait l'exploit d'empêcher Berwald et Mathias d'enfin s'unir sur un même avis et sauter sur cet inconnu dont nous ignorons toujours le nom et pour qui se réduit le dictionnaire des synonymes, l'autre faisait de même. Quelques brides, désormais en anglais entre les deux, parvinrent aux oreilles des protagonistes (on sent que le dico des synonymes, il pleure.) Des mots qui ne faisaient pas plus de sens que ceux échangés plus tôt. Pour raison de flemme, nous ne mettrons ceux que d'un seul antagoniste (là le dico se jette du bureau, argh), à savoir le seul qu'on pouvait clairement entendre.

- Mais qu'est-ce-que j'en sais, moi, de la proba… Non Matthew, non, je… Enfin c'est de la faute à Arthur, tout de même ! Quoi! Déresponsabilisation et approche de merde ? Mais… mais il se la coule douce en… en quelque part dans le monde avec une meuf qu'avait juste l'air trop bonne et cet idiot de Francis et… non mais pas que j'ai quelque chose à reprocher à Francis, mais…

- Vous avez dit Arthur? … Kirkland ?

Tino avait cessé sa conférence sur la paix. Tourné la tête vers les étranges oiseaux.

Acquiescement.

(peut-être qu'il n'aurait pas fallu ouvrir cette porte.)

Et tendant sa main vers eux :

- Tino Väinämöinen.

(c'est étrange comme ses yeux aussi avait un éclat tranchant.)

Des deux êtres qu'on identifia précédemment comme frère, et à qui on aurait pu rajouter la mention 'jumeau', celui dont nous ignorons encore le nom mais qui portait les cheveux les plus long – tout pour ne pas dire un nom avant qu'il ne soit donné – eut dans les yeux cet éclat semblable à celui de l'élève qui vient de comprendre la question de son professeur. Tendit la main en retour.

- Matthew Williams.

(et poussant l'autre du coude)

- Alfred Jones.

Quelque temps de flottement.

- Et a en croire nos informations, vous êtes Tino, Ice, Berwald et Mathias.

Notre ex-protagoniste, qui avait été quelque peu détrôné par les récents évènements, tint à retrouver son rôle de diva sous projecteur et hocha la tête. Matthew semblait enregistrer tout détail et information que la scène pouvait lui fournir, et hésita avant d'ouvrir la bouche et reprendre la parole. Alfred ne lui laissa pas le temps de dire grand-chose, toutefois.

- Parfait ! Maintenant qu'on s'est tous reconnu mutuellement, le vol pour la ville, là, celle où tout le monde est (- Prague, dit l'autre), est dans une demi-heure. On est comme qui dirait en retard, et jamais un héros tel que moi ne pourrait se permettre d'échouer dans une mission d'une telle facilité.

Il eut un large sourire de promoteur immobilier faisant un placement de produit pour Colgate. Mathias fronça les sourcils, Berwald eut une sorte de petit tressaillement qui trahissait chez lui tant la surprise que l'absence totale de confiance en ces olibrius. Mais c'était toujours Tino qui avait les commandes. (si quelqu'un avait un doute sur celui qui porte la culotte, voilà qui est fait.)

- Ils ont parlé d'Arthur. C'est… c'était… (mordillement léger de lèvre inférieur)… un des Trois de… enfin… Un des amis d'Aleks. (hésitation, là. Vous sentez?) C'est… ce serait quelqu'un dont on peut avoir confiance.

Et puis il y avait comme qui dirait des choses dont il n'avait pas envie de parler, et qu'il n'avait pas le droit de dire.

Et des questions qu'il aurait pu être en droit de poser. Se résumer au nom seul d'Arthur n'était pas forcément la plus fiable des choses, surtout qu'ils n'étaient probablement pas les seuls à le connaître.

Et pourtant, balayant ses doutes, Tino se prononça.

- Je les suis.

(et comme il n'avait que quelques secondes de réflexions, et comme si après avoir tout laissé tout tomber en vrille il se reprenait le coût de l'élastique des responsabilité refoulés, il laissa passer sa voix hors de sa gorge.)

- De même.

Et Mathias comme Berwald n'eurent d'autre chose que d'accepter ces décisions de leurs protégés avait fait sans les consulter.

xXx


* russe blanc pour être exacte.

** Le chapitre aurait pu s'arrêter là. Haïssez-moi hypothétiquement?

*** Tri. Mi ne fonctionne pas quand il s'agit de trois choses. Parce que 'Mi', c'est une moitié. Et que Trois ne ressemble pas à la moitié d'Un. Issu d'Honeyz, les nouveaux théorèmes de la langue français, édition 2014.

* Retour à une étoile, parce que quatre c'était trop. Reconnaissez la référence de ouf 8D

* Je m'excuse si cet aéroport est parfaitement bien organisé et sans dédale aucun. Par soucis de rédaction, j'en ai bâti une carte interne en mixant mes quelques joyeuses expériences en aéroports et un plan du métro. Oui. J'ai vu le métro parisien, le métro new-yorkais. Ce qui m'a permis de ne plus jamais me perdre dans le métro montréalais.

* Deux headcanon ici. Pour un UA, America parle beaucoup plus de langue qu'on ne le croit, il laisse juste les gens parler en anglais parce qu'il aime les dominer. Huhu. Second, les sourires poussent sur l'American Dream. Enfin, ils devraient…

PS : Nouvelle déformation ! Après Caméra que remplace Canada, j'ai pas été fichu d'écrire plus de quatre et en une seule fois, il a fallu que je repasse sur tous mes y qui sortait de nulle part. xD