Voilà le chapitre 9 ! :D
Je n'ai pas encore commencé a écrire le suivant, je suis déjà occupée avec la traduction et tout, j'y vais piano :D
En espérant que ça vous plaise
Chapitre 9
Je monte les escaliers et me dirige vers la porte de la chambre de Rye. Je toque, mais il n'y a pas de réponse. J'ouvre alors la porte, et le voit assis sur son lit.
«Rye, pourquoi tu ne réponds pas ? Viens manger.»
«Je n'ai pas faim.»
Rye, pas faim ? C'est une première.
«Maman a fait un ragoût avec de l'écureuil. Tu adores ça d'habitude.»
Il tourne enfin la tête vers moi. Je discerne pour la première fois de la colère dans ses yeux.
«Je te dis que je n'ai pas faim. Laisse-moi tranquille.»
Je m'assois à côté de lui sur le lit et tente de l'entourer de mon bras, mais il me repousse.
«Qu'est-ce qu'il t'arrive Rye ? Tu as eu un problème à l'école ?»
Il me pousse alors, et crie : «Mais laisse-moi ! Tu comprends pas ?! Laisse-moi !»
Il me pousse hors de la chambre et claque la porte. Je reste bouche bée. Jamais avant il ne m'avait parlé comme ça. Deux secondes, après, je l'entends sangloter derrière la porte. Mais que lui arrive-t-il ? Mon frère, mon petit frère. C'est la première fois que je le vois comme ça.
Je redescends les escaliers d'un pas morne.
«Il n'a pas faim. Je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais il pleure.» dit-je à mes parents qui étaient en train de m'attendre.
Mon père écarquille les yeux.
«Il n'a pas faim ?»
«Papa, il est en train de pleurer !»
«Je vais aller le voir.»
Il revient cinq minutes après, tout aussi indécis que moi, mais avec Rye traînant les pieds derrière lui. Face à son père, il n'a pas osé refuser.
Pendant tout le repas, Rye ne parle presque pas. Lui qui est un moulin à parole d'habitude. J'essaye de croiser son regard, mais il l'évite. Ma mère le force pour la première fois depuis très longtemps à finir son assiette.
Je remarque très vite que c'est après moi qu'il en a. C'est à cause de moi qu'il est comme ça. Mais pourquoi, je ne saurais le dire.
Nous nous disputons rarement, mon frère et moi. Et quand nous le faisons, c'est souvent pour des choses sans importance. Comme qui aura la dernière part de gâteau (mais c'est souvent moi qui cède), ou qui a triché aux cartes (c'est toujours lui). Mais je ne l'ai jamais vu aussi triste que maintenant. Je suis sûre que cela ne concerne pas une chose sans importance.
Après le repas, je décide d'aller lui parler. Je souhaite une bonne nuit à mes parents, enfile mon pyjama, me brosse les dents, et vais toquer à la porte de la chambre de mon frère. N'obtenant pas de réponse, j'ouvre moi-même la porte. Rye est sous les couvertures, et respire doucement. Je m'assois sur le côté du lit et dis,
«Rye, tu ne dors pas.»
Il continue de faire semblant de dormir. Je me penche alors pour lui faire un bisou sur la joue. Il plaque alors une main sur ma bouche en marmonnant,
«Garde ça pour ton petit ami.»
«Rye, regarde-moi.»
Je lui dis ça d'un ton autoritaire inhabituel que je ne me connaissais pas jusqu'à présent, ce qui fait qu'il m'obéit tout de suite.
Je plonge mes yeux bleus dans ses yeux gris. Je fouille sa chevelure blonde de mes doigts, comme je fais souvent à Cory.
«Dis-moi ce qu'il y a.»
Je vois qu'il commence à avoir les larmes aux yeux, et il baisse le regard pour ne pas que je remarque qu'il pleure.
Je déteste tellement le voir pleurer. J'ai l'impression de ne pas bien jouer mon rôle de grande sœur. Je commence moi aussi à pleurer, comme une idiote.
«Rye, dis-moi ce qui ne va pas. Est-ce que c'est ma faute ? Dis quelque chose, s'il te plaît.»
Il respire profondément avant de murmurer,
«C'est à cause de Cory.»
Je suis tellement surprise que je ne sais pas quoi répondre. Heureusement, il continue.
«Depuis que vous êtes ensembles, tu passes tout ton temps libre avec lui. Il n'y a plus que lui qui compte, on dirait que je n'existe plus.»
Ce que je viens d'entendre me brise le cœur. J'ai négligé mon petit frère, et il en a souffert. J'ai envie d'éclater en sanglots, mais ce serait ridicule, alors je me retiens.
«Rye, je...je ne sais pas quoi te dire. Je suis désolée. Je suis tellement, tellement désolée. Ne garde pas ces choses-là en toi, Rye, dis-le moi quand il y a un problème.»
Il se redresse en position assise pour mieux me regarder.
«Je suis vraiment désolée, Rye. Tu...tu es mon petit frère. Je t'aime plus que tout, tu le sais.»
Il s'enfouit dans mes bras, et je dépose un baiser sur son front.
«Si tu veux, demain, on passe la journée ensemble, d'accord ? On est en week-end, on fera tout ce que tu voudras.»
«Je ne veux pas que tu te sentes obligée...»
Cela me tue presque qu'il dise ça. Bien sûr que non, je ne me sens pas obligée. C'est mon frère. C'est le monde à l'envers d'entendre ça.
Je l'embrasse de nouveau sur le front.
«Bien sûr que non, mon chou. Je ne me sens pas obligée, c'est avec plaisir.»
Je vois un sourire réapparaître sur son visage, et c'est l'un des meilleurs sentiments que j'ai connus.
«Dors bien.» lui dis-je en me levant du lit après lui avoir ébouriffé les cheveux.
«Toi aussi.» me répond-il en s'enfouissant dans les couvertures.
Je sors de la chambre sans bruit, et vais me coucher à mon tour.
_
Le lendemain, je passe mon dernier jour de week-end avec Rye, et c'est formidable. Je lui paye des glaces, deux, pour me faire pardonner. Il m'assure que ce n'est pas la peine, mais je le connais trop bien. J'insiste, et il les déguste avec plaisir.
Pendant notre promenade en ville, nous croisons Emmett, un ami de Rye. Après s'être présentés, nous partons chacun de notre côté, et mon frère me chuchote à l'oreille,
«Emmett te connaissait déjà. Je lui avais parlé de toi, et il te trouve super belle.»
«C'est gentil ça. Pourquoi il ne m'a rien dit ?» dis-je en souriant.
«Je suppose qu'il sait qu'il n'a aucune chance avec toi. Et, en fait, presque tous mes copains te trouvent à leur goût. Je sais, ils sont bizarres.» rit-il.
«Dis donc toi, fais attention à tes commentaires !» dis-je en lui pinçant légèrement la joue.
Il pouffe, et je sais que je suis pardonnée. Il a recommencé à me taquiner, c'est très bon signe.
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