Oh mon dieu, deux chapitres à une semaine d'intervalle, que m'arrive-t-il? J'en sais pas plus que vous, mais voilà quand même le tout petit chapitre 10, qui nous mène enfin où on veut... je n'en dirais pas plus *sifflote innocemment* Ah oui, par contre, je vous avertis: le prochain chapitre sera M. Je ne sais pas quand est-ce que je le publierai (c'est un vrai challenge pour moi de traduire du M), mais j'espère pouvoir vous l'offrir d'ici aux fêtes de fin d'années^^ Joyeux Noël!
Disclaimer: j'ai demandé les droits à Stana Claus, on verra bien si ça marche...
Enjoy! :)
Chapitre 10:
-Je devrais essayer le conditionnement positif sur toi, dit Kate tandis que le générique de fin défilait sur l'écran après leur troisième épisode.
Rick haussa un sourcil.
-Qu'est-ce que je gagne si je suis un bon garçon ? demanda-t-il avec un regard concupiscent.
Kate leva les yeux vers lui. Elle était blottie contre son flanc, un des bras de l'écrivain autour de ses épaules, ses doigts jouant avec ses cheveux. Elle avait passé un bras autour de son ventre et il avait couvert leurs jambes avec une des couvertures légères.
-Je ne parlais pas de faveurs sexuelles, dit-elle, impassible.
Son visage se décomposa pendant une seconde avant qu'un sourire excité ne réapparaisse.
-J'aurais du chocolat ? Oh, non. Mes propres menottes? Des points pour avoir un chiot ?
Kate éclata de rire.
-Tu as vraiment neuf ans, en fait ?
-Allez ! Dis-moi ce que je peux gagner ! gémit-il.
-Je retire ce que j'ai dit, soupira-t-elle en baissant la tête.
-C'est vraiment trop injuste, dit-il avec une moue.
-Bien évidemment que c'est injuste. Je contrôle les récompenses, et j'ai décidé que tu ne la méritais pas.
-Comment me contrôler si tu n'as pas de bonne stratégie ?
Kate leva une main et lui pinça faiblement l'oreille, riant tandis qu'il glapissait et essayait de s'échapper.
-J'ai mes méthodes.
-Je suis toujours ouvert aux méthodes qui n'incluent pas de dommages corporels, tu sais, rouspéta-t-il tandis qu'elle laissait sa main tomber sur sa chemise.
-Je m'en souviendrai, bailla-t-elle.
-Fatiguée ? demanda-t-il doucement.
-Ouais, marmonna-t-elle, se fichant totalement d'être en train de s'endormir sur lui. Il était confortable.
-Tu veux rester ?
La question la sortit de son brouillard. Le voulait-elle ? Le pouvait-elle ? Ils n'étaient rien du tout… pour le moment, ils étaient juste des amis très tactiles. Les amis pouvaient être tactiles. La voix au fond de son esprit lui rappela qu'elle n'avait jamais eu d'amis « tactiles » auparavant. Ceux qui commençaient comme ça devenaient rapidement des petits amis, ou des coups d'un soir. Rick n'était pas un coup d'un soir, ni même un coup de deux soirs.
-Je… balbutia-t-elle, incapable de lever la tête pour le moment.
-Tu peux, lui dit-il, une main lui frottant l'épaule et le cou. On a une chambre d'amis aussi, si tu es plus à l'aise avec ça.
Kate Beckett ne se cachait pas. Kate Beckett ne se détournait pas des choses. Elle était Détective, bon sang, et plutôt douée par-dessus le marché. Elle pouvait supporter une conversation gênante, non ?
-Je vais être honnête avec toi, continua-t-il, la sortant de son monologue intérieur. Je ne veux pas vraiment que tu partes.
Kate sentit sa respiration s'arrêter. Etaient-ils… ? Etait-il… ? Ses mains la redressèrent de sorte à ce qu'ils soient assis face à face. Ils se regardèrent, la main de la jeune femme trouvant celle de l'écrivain, leurs doigts se liant.
-Je ne veux pas partir non plus, admit-elle doucement, mordant sa lèvre inférieure.
Il sourit.
-Au lit ?
Kate hocha la tête et ils se levèrent. Rick la mena dans sa chambre du bout des doigts. Comme la nuit précédente, Kate se tint debout et observa la chambre tandis qu'il fermait la porte et allumait la lumière. Il s'approcha ensuite d'elle par derrière et enroula ses bras autour de son ventre, leurs têtes côte à côte.
-A quoi tu penses ? demanda-t-il en pressant un baiser sur le côté de sa tête.
Kate sourit et posa ses mains sur les bras de l'écrivain.
-Je suis… je suis heureuse, soupira-t-elle.
Il la serra plus fort et elle le sentit sourire contre sa joue.
-On est… Tu as été… je…
Elle laissa sa tête tomber contre l'épaule de l'écrivain.
-D'habitude, je suis plus éloquente que ça.
Il gloussa doucement.
-Les mots ne peuvent pas toujours venir facilement.
-Dit l'écrivain de best-seller.
-Tu te souviens quand même que j'ai commencé à te suivre en partie parce que tu m'avais sortie de ma plus longue période de syndrome de la page blanche ?
Elle rit.
-C'est vrai.
-Mais vraiment, Kate, peu importe ce que tu as besoin de dire, je suis là pour t'écouter.
La dernière de ses résolutions tomba en poussière et elle sentit son corps se relaxer entièrement.
-Je veux rester là, Rick, chuchota-t-elle. Je veux me réveiller demain et te voir et… et qu'on saute le pas tous les deux.
Des bras la retournaient avant même qu'elle ait fini de parler et elle se retrouva soudainement face à face avec lui. Ils se tinrent ainsi pendant un moment, chacun perdu dans les yeux de l'autre.
-Kate, tu es sûre ? murmura-t-il en caressant sa joue.
Elle leva une main et la posa sur celle de Rick, un petit sourire nerveux et excité apparaissant sur son visage.
-Je le suis.
Il y eut une seconde de pause avant que son autre main ne vienne encercler sa joue et qu'il ne se penche sur elle. Leurs lèvres se rencontrèrent timidement, d'une manière totalement différente de leur baiser sous couverture. Ce baiser était doux et timide, et pourtant plein de promesses et brûlant de passion retenue. Son cœur s'emballa. Ses genoux tremblèrent. Son corps frissonna.
Les bras de Kate trouvèrent leur chemin autour du cou de l'écrivain tandis qu'une de ses mains se posait sur sa taille pour la tirer plus près de lui. Les doigts de Castle s'emmêlèrent dans ses cheveux et la main sur sa hanche commença à dessiner des motifs abstraits tandis que leurs lèvres s'exploraient. Elle sentit un gémissement naître dans sa gorge et eut un bref sentiment de déjà vu, se souvenant de la dernière fois qu'il lui avait fait émettre ce son. Quand sa langue sortit pour caresser sa lèvre inférieure en réponse, elle décida que ce baiser surpassait de beaucoup leur dernier.
L'air devint finalement nécessaire et ils se séparèrent, leurs fronts l'un contre l'autre tandis qu'ils essayaient de reprendre leur souffle.
-C'était… balbutia-t-il.
-Incroyable, finit-elle.
-Ouais, sourit-il.
Kate se redressa et pressa à nouveau leurs lèvres ensemble pendant un bref moment avant de l'attirer plus près et d'enfouir sa tête dans son cou, souriant tandis qu'il entourait son corps de ses bras, la tenant serrée contre lui. Il était… Ils étaient… C'était incroyable, à quel point cela semblait naturel. A quel point ils semblaient naturels.
-On devrait aller dormir, murmura-t-il après quelques minutes.
Kate hocha la tête contre son cou et ils se séparèrent doucement, seulement pour se tenir face à face, tous deux incapables de retenir leurs sourires. Kate rougit quand il l'observa, son expression lui causant un léger coup à l'estomac. Il la regardait comme s'il n'avait jamais vu aucune autre femme avant –comme si elle était le ciel et la terre. Cela la rendait légèrement mal à l'aise, mais aussi plus aimée qu'elle ne l'ait jamais été.
-Tu, euh, tu veux utiliser la salle de bain en premier ? demanda-t-il.
-D'accord, chuchota-t-elle.
Ils étaient si silencieux, si précautionneux. Il attrapa les vêtements qu'elle avait portés la nuit précédente et les lui tendit. Ils se sourirent jusqu'à ce que Kate ferme la porte de la salle de bain.
Elle s'appuya contre la porte pendant un moment, les vêtements serrés contre sa poitrine tandis qu'un énorme sourire fendait son visage. Il resta en place tandis qu'elle se brossait les dents, utilisait les toilettes et s'habillait. Elle regarda son reflet rayonnant dans le miroir, son esprit tournant à pleine vitesse. Il n'y avait pas de peur, ni d'inquiétude ou de regret l'attendant dans les sombres recoins de son cerveau. Elle en était sûre. Elle avait confiance en Castle.
Il était assis au bord du lit quand elle ouvrit la porte. Il avait tamisé les lumières, rejeté les couvertures, et s'était changé en T-shirt et caleçon. Il se leva et ils se passèrent à côté, souriant presque stupidement. Quand la porte se ferma Kate se retrouva une fois encore le visage enfouie dans le lit, les joues rouge écarlate. Cela n'allait pas marcher pour elle si elle finissait en tomate à chaque fois qu'ils se passaient à côté pour utiliser la salle de bain.
Elle se retourna et regarda à travers la fenêtre, fixant les lumières clignotantes qui filtraient des immeubles. C'était la même chose que la nuit précédente, et pourtant totalement différent. Ils avaient franchi la ligne. Elle était derrière eux. Elle était si loin derrière eux que Kate avait besoin d'une carte pour la retrouver. Et une fois qu'ils auraient amené cette… chose… cette relation… au bout du chemin, eh bien, une carte ne pourrait probablement même plus l'aider.
Elle entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir et regarda Rick grimper dans le lit à côté d'elle, son corps lui bloquant la vue de la fenêtre. Elle se rendit compte qu'elle ne lui en voulait pas.
-Hey, dit-il.
-Hey, murmura-t-elle.
Il y eut une petite pause avant qu'ils ne se rapprochent, mus par la force de leur désir de ressentir. Il l'entoura de ses bras et elle posa la tête sur sa poitrine.
-Je suis heureux que tu aies décidé de rester, dit-il après quelques minutes.
Kate leva la tête et sourit tandis qu'il se penchait pour l'embrasser.
-Je suis heureuse d'être restée aussi, répondit-elle quand ils se séparèrent. Ton lit est tellement confortable.
Il éclata de rire.
-Oh, je vois. Tu m'utilises pour mon lit.
-Et ta fille.
-Oh, bien sûr. Ça devrait probablement me déranger plus que ça, marmonna-t-il alors que leurs lèvres se rencontraient à nouveau.
-Non, ne t'inquiète pas. Il se pourrait que je t'apprécie, juste un petit peu, lui dit-elle une minute plus tard.
-Juste un petit peu ? dit-il avec une moue.
Kate sourit, toute taquinerie envolée.
-Il se pourrait que je t'apprécie énormément, admit-elle.
-Il se pourrait que je t'apprécie énormément aussi, Kate. Il se pourrait que je t'apprécie plus qu'énormément, lui dit-il, une main venant caresser sa joue.
Il aimait la toucher. Elle aimait être touchée.
-Il se pourrait que je t'apprécie plus qu'énormément aussi, Rick.
