Bonjour !
Comme d'habitude, les remarques et avertissements sont les mêmes. Cependant, je tiens à rappeler que c'est une fic classée M…
Merci à Petite Amande, Clina9, FTVS et anna-lisa black pour leur review.
Bonne lecture…
Chapitre 10
« Excuse-moi, Bob ! Pourrais-je utiliser ta cheminée pour contacter Molly ? C'est important !
-Pas d'problème, Arthur ! La poudre de cheminette est dans le pot, là, à terre. Je sors. Préviens-moi quand tu as terminé ! »
Arthur remercia son collègue, puis, sans tarder, il prit une poignée de poudre qu'il jeta dans le feu et se mit à quatre pattes devant l'âtre.
« Le Terrier ! », cria-t-il.
Arthur Weasley sentit sa tête voyager à travers le réseau de cheminées, puis vit enfin le salon de sa maison.
« Molly ? MOOOOLLLLYYYY ? TU ES LA ? »
Molly accourait de la cuisine.
-Oh ! Arthur ! C'est toi ! Oh ! J'étais si inquiète ! Pourquoi n'es-tu pas rentré hier soir ? Je me faisais un sans d'encre !
- Désolé, Molly, la fatigue… Je me suis endormi sur le dossier et ne me suis réveillé que ce matin. »
À cette nouvelle, Molly se mit dans tous ses états.
« Oh, mon pauvre chéri ! Tu as déjeuné ? Mais tu n'as même pas pu te laver ! Comment tu vas faire ? Et Malefoy ? Il s'est aussi endormi ? Ne me dit pas qu'il est parti avant toi, quand même ! Tu veux que je te prépare des toasts ? Et pour ce…
-Molly, je n'ai vraiment pas le temps de parler. »
Si Arthur n'avait pas coupé sa femme, celle-ci aurait pu continuer à le harceler de questions pendant longtemps encore.
« T'inquiète pas, je me débrouillerai. Et ce soir, je rentre tôt, promis ! J'y vais ! Bisous ! »
Mrs. Weasley aurait voulu lui répondre, mais l'homme était déjà parti.
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Même s'il était crevé, Arthur se sentait d'humeur joyeuse. La veille, il avait passé une merveilleuse soirée au pub et, par la suite, tout avait été encore plus beau : il avait embrassé Draco et il avait dormi avec lui. Et, bien qu'il eut conscience d'avoir trahi sa femme, il ne pouvait avoir de remords : Arthur se sentait trop bien avec le jeune homme pour en ressentir.
La jeunesse de Draco était tellement vivifiante. Il avait l'impression d'avoir rajeuni de trente ans ! Mais, ce qui l'enchantait le plus, c'était d'avoir enfin osé assumer son homosexualité.
Les mentalités avaient bien changé en trente ans. Il avait épousé Molly, parce qu'à son époque, il était inconcevable que deux hommes ou deux femmes puissent s'aimer. Oh, il ne s'était pas pour autant marié avec la première venue, non ! Il avait épousé Molly parce qu'il l'appréciait énormément. C'était son amie. Mais il ne l'avait jamais désirée. D'ailleurs, il se demandait encore comment il avait fait pour concevoir autant d'enfants ! Mais, désormais, l'homosexualité n'était plus taboue, autant dans les mentalités de la société actuelle que dans l'esprit d'Arthur. Et ce dernier point était une réelle révolution. Arthur était homosexuel ! Il aimait les hommes. Et ce, depuis le début.
« J'aime les hommes ! », se disait-il joyeusement. « J'aime les hommes ! Je suis homosexuel, donc j'aime les hommes !»
Maintenant, Arthur ne rêvait que d'une chose : il désirait ardemment vivre pleinement son homosexualité. Et, si possible… avec Draco !
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Draco Malefoy se présenta au bureau d'Arthur à 12h02. Il boudait encore un peu, mais quand il vit son compagnon lui sourire, sa rancune disparut en un rien de temps.
« Salut », fit-il timidement.
« Bonjour Draco ».
L'homme lui lança un regard brûlant. Il alla discrètement fermer la porte, puis se retourna vers le jeune homme et l'embrassa passionnément.
« Je suis désolé pour ce matin. J'ai cruellement manqué de tact. », annonça-t-il peu après.
« Tu ne me le fais pas dire », bougonna Draco.
Arthur eut un sourire attendri et embrassa le front du jeune homme.
Par Merlin ! Il avait l'impression d'être un adolescent qui vivait sa première histoire d'amour ! Il ressentait des papillons dans l'estomac et il en était tout simplement heureux. Ça le mit encore de meilleure humeur.
Arthur prit le visage du garçon en coupe et demanda, plein d'entrain :
« Où veux-tu manger ce midi ? »
Draco, le regard taquin, répondit :
« J'ai ma petite idée… »
L'homme sourit. Il souriait souvent ces derniers temps.
Draco poursuivit :
« Tu ne viendrais pas dîner chez moi ? »
Toujours souriant, Arthur, réaliste, raisonna le garçon :
« Voyons, Draco, nous n'avons pas le temps de faire à manger.
-On peut commander un plat par cheminée. »
Le sourire d'Arthur s'effaça : les plats livrés étaient extrêmement chers.
Draco, qui semblait avoir compris le tracas de l'homme, régla le problème :
« Et c'est moi qui invite ! Hier, c'était ton tour aujourd'hui, c'est le mien. »
Mr. Weasley hésitait encore. Il ne voulait pas profiter de l'argent du garçon. C'était lui le plus âgé, donc, logiquement, c'était à lui d'inviter Draco.
« Allez, viens ! De toute façon, tu n'as pas le choix ! », dit le jeune homme, le sourire espiègle.
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Après avoir mangé, les deux amoureux s'installèrent dans le divan. Arthur s'était jeté sur Draco pour l'embrasser, mais ce dernier l'en empêcha d'un geste.
« J'ai quelque chose à t'annoncer. »
L'homme se redressa, quelque peu inquiet.
« J'ai parlé au Ministre de ta précieuse collaboration et des nombreuses heures supplémentaires que tu as effectuées pour que je puisse mener à bien mes travaux. Je lui ai également dit que tu t'investissais énormément dans ce projet. Par conséquent, je l'ai sommé de te donner le salaire qui va en conséquence…
-Draco !
-Non ! Arthur, au stade où tu en es, ce n'est plus une simple aide que tu apportes, mais une science, des conseils et énormément de temps ! »
Arthur cacha son visage dans ses mains en émettant un léger grognement.
« Sans toi, les chances de voir mon projet aboutir auraient été nulles. Tu as passé beaucoup de temps là-dessus. Tu mérites d'être payé ! »
L'homme lança des yeux de reproches à Draco.
« Je ne voulais pas être payé. J'ai fait ça pour t'aider. Et, vu comme je t'ai traité au départ, je ne mérite pas de récompense.
« Oui, mais tu te rattrapes bien ces temps-ci. », répondit-il avec malice. « Par contre, je ne vois vraiment pas pourquoi tu ne veux pas de ce salaire. », lança-t-il ensuite, plus vivement.
« C'est pas que je n'en veux pas… » L'homme avait l'air hésitant. « Mais, je ne veux pas passer pour un arriviste, c'est tout. »
Draco haussa les sourcils. Il ne savait vraiment pas quoi répondre à de telles absurdités !
« M'enfin, Arthur ! Si tu étais un arriviste, ce côté de ta personnalité se serait déjà manifesté depuis longtemps ! »
L'homme n'avait pas l'air convaincu. Il ne cessait de se tordre les mains.
« Oui, mais… Les gens le penseront ! » répliqua-t-il d'un ton catégorique.
« De toute façon, Arthur, on est tous le véracrasse de quelqu'un. », philosopha le jeune homme. « Et Shacklebolt te connait depuis longtemps et il sait bien que tu n'es pas un arriviste. »
Arthur avait l'air de se calmer. Il s'avachit contre le dossier du canapé et poussa un faible soupir.
« Un salaire supplémentaire est une bonne chose », admit-il. Puis, il tourna la tête vers le jeune homme. « Je pourrais te payer des verres plus souvent ! »
Draco se pencha sur l'homme.
« J'y compte bien ! », a-t-il répondu. Puis il embrassa Arthur.
Les deux hommes passèrent le reste de l'heure à se bécoter.
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En fin de journée, Arthur et Draco venaient à peine de transplaner du Ministère qu'ils se jetèrent immédiatement l'un sur l'autre pour se dévorer la bouche. Ayant terminé ses dossiers plus tôt que prévu, Arthur avait décidé de passer une heure chez le jeune homme avant de rentrer au Terrier.
Toujours enlacés, Draco ouvrit la maison d'un coup de baguette magique. Ils se séparèrent brièvement pour ouvrir la porte, mais reprirent leurs baisers aussitôt que celle-ci fut fermée.
L'un contre l'autre, ils se dirigèrent lentement vers le divan dans lequel Draco se laissa tomber lorsque l'arrière de ses genoux rencontra l'accoudoir du meuble. Arthur se plaça au-dessus de lui. Il l'embrassa sur la joue, sur les lèvres, dans le cou… Il descendit un peu plus bas, vers le torse du garçon, mais la chemise de ce dernier empêchait sa progression. Il défit alors les trois premiers boutons et embrassa chaque parcelle de peau qui lui était offerte, puis ouvrit complètement la chemise.
Draco poussait des soupirs de bien-être. Ses mains s'étaient glissées dans les cheveux de son compagnon et les caressaient. Sous le plaisir et le désir qui l'envahissait, il frottait inconsciemment son bassin contre l'érection d'Arthur.
L'homme gémit et il remonta vers le visage de Draco pour l'embrasser fiévreusement. Son bassin répondit au bassin du garçon, ce qui leur envoya des bouffées de chaleur dans tout le corps. Ils gémirent plus fortement.
Draco entreprit de déboutonner la chemise d'Arthur, pendant que l'homme suçait la peau délicate du cou du jeune homme. Il écarta vivement les pans de la chemise et caressa avec dévotion le torse de l'homme.
Un feu ardent habitait Arthur. Il brûlait de désir pour Draco. Il avait tellement envie de lui. Les mouvements de ses hanches se firent plus prononcés, ainsi que leurs gémissements à tous les deux.
Arthur se coula sur le corps de Draco et il caressa toutes les parties accessibles de son corps. Draco y répondit avec autant d'intensité. Il lécha l'oreille d'Arthur, puis la mordilla. L'homme avait l'air d'adorer : il frotta plus durement son érection contre celle de Draco. Puis, ne tenant plus, Arthur déboutonna le pantalon de son amant et abaissa le boxer.
La passion des deux hommes s'apaisa soudain. Le calme avant la tempête…
Il contempla un moment le corps languide du jeune homme, puis, pencha son visage vers l'érection offerte à sa vue. Il la caressa doucement de son nez et y déposa ensuite un léger baiser. Il en déposa un autre, puis encore un autre.
Draco se cambrait peu à peu. Une langue timide vint lécher la peau du pénis. Elle descendit vers la base et entreprit d'y faire le tour. Puis, elle remonta peu à peu, lentement, doucement, vers le gland. Draco ouvrait la bouche de plus en plus grande à chaque centimètre parcouru par la langue. Arrivée enfin au sommet, cette dernière titilla la fente du membre, goûtant ainsi au liquide qui s'y trouvait.
Arthur s'amusa à la titiller encore, puis ouvrit la bouche et posa ses lèvres autour du prépuce.
Le jeune homme poussa un long râle de plaisir et ferma les yeux. Le plus âgé lécha le gland et commença à faire des va-et-vient avec sa bouche, pressant ses lèvres sur la peau si fine et sensible du membre.
Draco se tordait sous ces attentions. Il serra l'accoudoir au-dessus de sa tête de toutes ses forces. Il sentait son sang affluer dans son membre. Des ondes de chaleur se propageaient dans tout le corps.
Il ouvrit les yeux, pour regarder son amant. Le voir ainsi, appliqué, pénis en bouche, excita encore plus Draco. Mais, au même moment, Arthur leva les yeux vers lui. À cette vision, Draco faillit jouir, tellement elle était érotique.
Il ne le voulait pas. Pas sans Arthur.
Aussi, il repoussa gentiment son compagnon. Il prit ensuite la baguette qui se trouvait sur la table et, d'un sort, le pantalon et le boxer d'Arthur se retrouvèrent à ses chevilles.
Il attira l'homme à lui, posa la main sur son pénis et commença à le masturber. Arthur gémit, discrètement d'abord, puis de plus en plus fort, au fur et à mesure que son excitation grandissait. Quand il sentit qu'il ne tiendrait plus longtemps, il masturba également Draco. Ses mouvements étaient énergiques. Les deux hommes gémissaient sans retenue. Ils n'allaient plus tarder à atteindre la jouissance.
Soudain, la respiration de Draco se fit erratique. Il poussa un cri plus important que les autres et éjacula sur son torse.
Suite à son orgasme, sa prise sur le sexe de l'homme se fit plus molle. Mais il se ressaisit rapidement et, bientôt, l'homme jouit également.
Épuisé, Arthur se coucha aux côtés de Draco, après que celui-ci leur ait jeté un sort de nettoyage.
Ils s'enlacèrent tendrement, reprenant leur souffle. Puis, après un silence bienheureux qui suit généralement les moments d'amour, Draco approcha sa bouche de l'oreille d'Arthur et lui souffla :
« Je t'aime. »
À suivre…
